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Montée en puissance

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Le catalogue Polytropic s’enrichit depuis 2013 de modèles de pompes à chaleur de grosse puissance pour répondre aux attentes des infrastructures collectives telles que les campings et les hôtels.
La gamme R.A.K. comporte par exemple deux modèles de 45 et 90 kW, mais elle est personnalisable et peut atteindre 300 kW. Toutes les séries bénéficient désormais d’un habillage interne qui isole phonétiquement les pompes à chaleur pour réduire leur volume sonore en fonctionnement.

www.polytropic.fr

Tout pour l’Eau

Nous avons rencontré à Lyon Philippe Perrot, responsable du réseau Tout pour l’Eau. Moteurs Prat, la société dont est issue Tout pour l’Eau, est née en 1956 avec pour vocation d’origine la fabrication de moteurs électriques.

Tout pour l’Eau : un peu d’historique

L’entreprise évolue tout d’abord vers la fabrication de pompes électriques et, dès 1970, vers la fabrication de pompes pour piscines de collectivités. Le grand tournant dans l’activité de l’entreprise a lieu en 1980 avec notre décision d’arrêter la fabrication des pompes afin de nous consacrer au négoce de matériel pour piscines. En 1983, nous débutons notre activité de constructeur de piscines. Le réseau Tout pour l’Eau est né en 2000 et au fil de nos apprentissages des chantiers. Face aux difficultés récurrentes d’approvisionnement, nous nous sommes convaincus que nous devions disposer de notre propre procédé de construction. C’est ainsi que nous avons créé notre structure de piscine SolidPool.

Le magasin Tout pour l’Eau de Lyon.

Quelles sont les caractéristiques de SolidPool ?

Nous avons conçu SolidPool en nous appuyant sur notre expérience de constructeur. Afin de disposer d’un produit qui corresponde parfaitement à nos attentes, nous avons réalisé d’importants investissements pour maîtriser totalement cette structure, fabrication comprise ! C’est ainsi que nous sommes propriétaires des brevets, mais également des moules servant à la fabrication de SolidPool, une structure qui présente de nombreux avantages. Le plus remarquable d’entre eux est certainement la possibilité de construire une piscine en seulement 4 jours (hors terrassement), de la dalle à la mise en place du liner. Les modules sont légers (seulement 3,5 kg) s’emboîtent facilement et la rigidité de la structure permet un coulage facile du béton. À titre d’exemple, ici à Lyon, nos 3 techniciens vont réaliser cette année jusqu’à 45 piscines à eux seuls ! Cette rapidité de mise en œuvre est aujourd’hui recherchée par la majorité des constructeurs, car les saisons sont devenues plus courtes. En effet, les clients consacraient plusieurs mois à la réflexion entre leur décision de faire une piscine et le moment de la signature. Aujourd’hui, ils se décident plus vite et une fois qu’ils sont décidés veulent leur piscine très rapidement. SolidPool répond parfaitement à cette attente ! Autre avantage de SolidPool : la possibilité pour le client de choisir le revêtement de son bassin entre liner et carrelage. En effet, la structure SolidPool carrelage dispose sur sa face avant de miniperforations qui, tout en empêchant le béton de s’échapper, permettent d’optimiser l’accrochage du carrelage. Une autre évolution de SolidPool est disponible depuis début 2014 : une structure permettant de réaliser un débordement, pour piscines de forme libre ou géométrique, et pouvant recevoir un revêtement carrelage, liner ou membrane armée.

Quatre jours seulement sont nécessaires pour construire une piscine SolidPool.

SolidPool est-il « Made in France » ?

Oui, tout à fait ! Nos moules ainsi que l’injection des panneaux sont réalisés dans l’Ain, un département dont les entreprise disposent d’un savoir-faire reconnu en plasturgie. Cette proximité permet une grande souplesse dans nos approvisionnements, et c’est pour nous primordial. De plus nous apprécions le professionnalisme de nos partenaires ainsi que leurs conseils avisés. En ce qui concerne les équipements de filtration, nous appliquons la même politique. Notre nouveau mur filtrant, développé cette année pour SolidPool par Filtrinov, est fabriqué dans la Loire, donc tout proche de chez nous.

Tout pour l’Eau : combien de magasins aujourd’hui ?

Notre réseau comprend aujourd’hui 37 points de vente dont 23 font, en construction, uniquement du SolidPool. Nous allons ouvrir prochainement un point de vente intégré, près de Bourgoin (38). Nous sommes également présents en Europe et tout particulièrement en Suisse, en Belgique, en Italie et au Portugal.

Notre groupement est organisé afin de permettre à nos adhérents de consacrer la grande majorité de leur temps à leurs clients et nous gérons le reste. Nous éditons pour eux 3 catalogues chaque année, à savoir :

• Prêt à plonger : 32 pages
• SolidPool Kit : 48 pages
• Matériel : 112 pages et 2 500 articles

Comment choisissez-vous les fournisseurs du réseau ?

Pour faire simple, je dirai que nous prenons en compte 4 critères principaux, par ordre d’importance :

• La capacité pour les fournisseurs de segmenter leur offre produit par circuit de distribution : une gamme dédiée au web, une gamme dédiée au circuit discount et une gamme pour le circuit traditionnel.
• Un SAV fiable.
• Une logistique performante.
• Un prix.

La réunion de ces 4 critères est pour nous le fondement d’une collaboration intelligente qui, lorsqu’elle est mise en place, porte ses fruits.

Philippe Perrot et Rémi Frachon, responsable export.

Et l’export ?

L’export représente actuellement près de 8 % de notre CA total. Si des régions comme le Maghreb sont en chute, l’Europe se maintient, le Moyen-Orient progresse et l’Asie présente des potentiels de développement importants. Afin d’affirmer nos ambitions à l’international, nous avons d’ailleurs recruté un responsable export, Rémi Frachon. Rémi était présent sur notre stand lors du dernier salon Piscine Splash! à Singapour et a eu des contacts intéressants et prometteurs avec plusieurs pays de la zone dont la Malaisie.

Force est de constater que la France et ses produits piscine bénéficient sur de nombreux marchés d’une image très positive que nous nous devons d’exploiter car elle représente un potentiel de développement important.

www.solidpool.fr

Le cloud computing

Beaucoup de gens en parlent, et plus encore l’utilisent sans forcément le savoir. Le cloud est devenu incontournable dans le quotidien des particuliers et des sociétés, multinationales comme PME. Appliquée à l’entreprise, cette révolution numérique est la promesse d’une efficacité accrue et de frais réduits. Des avantages considérables qui convainquent même les plus réticents aux nouvelles technologies.

Le cloud, une nébuleuse pourtant simple

Le cloud computing, c’est littéralement « l’informatique dans le nuage ». Ce concept se traduit concrètement par une nouvelle approche de la ressource numérique. Traditionnellement, l’utilisation en entreprise de programmes informatiques s’opère à partir d’un logiciel installé sur un ordinateur ou un serveur physique dans les locaux de la société. Abolissant ces contraintes physiques, le cloud computing permet à l’utilisateur d’accéder aux mêmes applications à partir de n’importe quel support connecté à Internet. Ce n’est plus un ordinateur qui exécute le programme mais une plateforme multitenant située dans un datacenter, un gigantesque parc de serveurs.

Pour fonctionner, le cloud utilise la virtualisation des applications. Lorsqu’un utilisateur lance un programme, le système créé une image qui s’affiche sur son écran. De cette manière, l’utilisateur peut se servir du programme à partir de n’importe quel support (ordinateur, tablette, smartphone, etc.) et à n’importe quel moment. Surtout, plusieurs utilisateurs peuvent travailler simultanément sur un même programme et sur une même base de données. Le cloud se charge de centraliser ces données et de mettre à jour en temps réel toutes les informations collectées auprès des différents utilisateurs.

L’exemple le plus simple du cloud, ce sont vos boîtes mails. Elles sont stockées sur un serveur à distance et vous pouvez accéder à leur contenu à tout moment de la journée, où que vous soyez. Le stockage ou le partage à distance de fichiers, photos et vidéos est une fonctionnalité un peu plus aboutie du cloud, largement plébiscitée par les particuliers. Il s’agit des prémices du cloud computing, des applications relativement sommaires. Depuis le début des années 2000, avec l’avènement des smartphones et de l’Internet mobile, le cloud est passé dans une autre dimension en proposant des solutions concrètes pour les entreprises.

Un levier pour l’activité d’une entreprise

Anthony Body, créateur du logiciel de gestion Extrabat porte un jugement sans équivoque : « Le cloud constitue véritablement une révolution numérique. De manière évidente, c’est l’avenir des entreprises. » Et pour une fois, le bon en avant technologique profite autant, et peut-être plus, aux PME qu’aux grosses structures cotées en bourse.

• Améliorer la productivité
Le principe de fonctionnement du cloud repose sur la centralisation des données. Ces informations sont consultables et modifiables à tout moment, à tout endroit et surtout par tous les employés à qui la société a autorisé l’accès. L’utilisateur n’est plus obligé de se connecter à partir de son poste de travail. Il peut agir depuis son smartphone ou sa tablette autant que de son ordinateur. Il lui suffit d’un accès Internet.

Le cloud est donc un outil nomade qui renforce la disponibilité des employés et favorise leur collaboration grâce à un échange d’informations systématisé. Les données sont en effet synchronisées en permanence sans qu’il n’y ait besoin d’un échange de mails, de papiers ou de paroles. Pour la société, c’est un gain de temps et d’efficacité considérable.

Le cloud a par ailleurs la particularité d’être flexible : évolutif, il peut s’adapter aux besoins de l’entreprise. Le cloud, c’est donc une puissance illimitée au service des professionnels. Concrètement, il peut y avoir autant d’utilisateurs que l’on souhaite et une capacité de stockage sans limite.

• Réduire les coûts
Le nombre illimité d’utilisateurs constitue l’une des principales différences avec un système traditionnel. Dans une configuration classique, l’entreprise est toujours confrontée à un problème lors de l’acquisition d’un logiciel : combien de postes et combien d’employés vont-ils bénéficier d’une licence leur permettant d’utiliser ce logiciel ? Bien souvent, les considérations économiques et le coût que peut supporter la société impliquent des décisions contre-productives. Avec le cloud computing, la question ne se pose plus : l’ensemble des employés peut accéder à l’application sans que cela n’entraîne de surcoût pour l’entreprise.

Pas de surcoût donc. Et même des économies : le cloud est bien moins cher qu’une solution classique. Le système multitenant sur lequel repose le cloud permet de réduire les coûts. Les datacenters qui hébergent les plateformes exécutant les applications à distance peuvent être assimilés à des plateaux de bureaux. Ces espaces de travail sont partagés entre plusieurs entreprises qui mutualisent les coûts de location, d’entretien, de chauffage et d’électricité mais aussi peut-être un service d’accueil, de secrétariat voire de comptabilité. Avec le cloud, la logique est la même. Les économies d’échelle ainsi réalisées permettent de réduire le coût des prestations, ce qui rend le cloud bien moins onéreux qu’un système classique basé sur l’acquisition de logiciels et de serveurs pour la sauvegarde de données. Le service est donc moins cher et en plus il consomme moins. Étant donné que ce ne sont plus des équipements propres à l’entreprise (ordinateurs, serveurs) qui exécutent les tâches, le cloud computing permet en effet aux PME de réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone de 30 % à 90 % !

• Optimiser la comptabilité
Adhérer au cloud passe par la souscription d’un abonnement. Pour l’entreprise, la différence est majeure. Cela revient à échanger des capex (dépenses d’investissement lors de l’acquisition de licences logicielles) contre des opex, des charges de fonctionnement consistant en un abonnement mensuel ou annuel. L’intérêt pour la gestion de la société est multiple. Une formule sous forme d’abonnement permet d’avoir une vision des dépenses sur le long voire le très long terme : les frais sont fixes, il n’y a pas de dépenses de maintenance ou de renouvellement. Surtout, le poste budgétaire ne figure pas dans le passif de l’entreprise et n’a donc pas d’impact sur son bilan comptable. Par extension, un tel système permet de ne pas mobiliser des ressources financières ni de faire appel à un financement extérieur auprès des banques. C’est la raison pour laquelle le cloud rencontre un tel succès auprès des PME et des TPE : il s’agit d’une excellente opportunité pour moderniser la structure de son entreprise sans investissement de départ.

• Toujours être à la page
Un système cloud est très rapide à mettre en œuvre. Techniquement parlant, l’évolution depuis une configuration classique s’opère en quelques jours seulement. Le plus long, c’est la modification de l’organisation de la société qui doit avoir lieu, avec en filigrane l’adoption de nouvelles méthodes de travail.

L’énorme avantage du système réside dans les mises à jour automatiques. Pour l’entreprise, c’est l’assurance de bénéficier en permanence des dernières améliorations des applications qu’elle utilise. Avec le cloud, fini le temps où la licence d’un logiciel valait pour une seule et unique version. L’intérêt de ces mises à jour régulières est de ne pas être exposé à une obsolescence technologique tout en bénéficiant d’un avantage concurrentiel. Grâce au cloud computing, la PME accède à des technologies identiques à celle des multinationales.

Que fait-on s’il n’y a plus de nuage ?

Avec le cloud computing, l’entreprise utilise un service localisé dans un datacenter. Ses données sont donc confiées à une société tierce, généralement un mastodonte de l’économie numérique comme Google, Amazon, Microsoft ou IBM. Beaucoup de dirigeants sont réticents à l’idée d’externaliser ce qui fait la richesse de leur entreprise, généralement le fichier clients. Pourtant, le cloud computing semble aujourd’hui plus fiable qu’une installation informatique traditionnelle.

• La sécurité des données
C’est à la fin des années 1990 que le cloud computing a été introduit dans le monde professionnel, Salesforce étant le premier à proposer aux entreprises des applications utilisables à partir d’un simple site web. C’était il y a près d’un quart de siècle, une éternité dans le monde de l’informatique. On peut donc considérer que le cloud est aujourd’hui arrivé à maturité, notamment en terme de sécurité. Si l’on peut regretter qu’il n’y ait pas encore de standard de sécurité obligatoire, il faut cependant reconnaître que les principaux acteurs du marché respectent la certification ISO 27001 relative à la gestion et à la sécurité de l’information. De cette manière, les PME bénéficient d’un très haut degré de sécurité pour la sauvegarde de leurs données.

« Nous avons choisi OVH comme hébergeur pour notre application Extrabat », analyse Anthony Body. « C’est l’un des leaders français en la matière. Il propose des procédures de sécurité avancées, avec des sauvegardes systématiques répliquées sur différents serveurs en temps réel. Nous bénéficions de pratiques identiques à ce qui se fait dans le milieu bancaire : nous passons par un protocole de transfert https, avec un niveau de sécurité très élevé. Les données sont par exemple cryptées de manière systématique ».

Les protocoles de sécurité du cloud sont mis à jour en permanence pour se prémunir d’éventuelles attaques de hackers. « Il ne faut cependant pas se leurrer » sourit Anthony Body. « Bien plus que les informations détenues par un piscinier, ce qui intéresse les pirates informatiques ce sont les données bancaires ». Quoi qu’il en soit, une sauvegarde sur le cloud semble aujourd’hui bien plus sécurisée et fiable qu’une sauvegarde des données sur un serveur physique installé dans l’entreprise. Cet appareil n’est pas à l’abri d’un bug ou d’une défaillance, il ne bénéficie pas de mises à jour de sécurité aussi régulières que sur le cloud et s’avère ainsi très vulnérable aux cyber-attaques. La maintenance d’un serveur d’entreprise est de toute manière bien souvent externalisée auprès d’une société tierce dont les compétences sont bien éloignées des exigences du cloud.

• L’accès aux informations
C’est la deuxième faiblesse du cloud computing que ses détracteurs mettent en avant : il est impossible d’assurer à l’utilisateur d’avoir en permanence accès à ses données. Si d’évidents problèmes ont pu être observés dans les années 2000, aujourd’hui l’accessibilité au cloud est quasiment parfaite grâce à la construction de gigantesques datacenters. Microsoft n’hésite pas à avancer des taux de disponibilité des applications de 99,9 %.

Le seul facteur qui peut empêcher un utilisateur d’accéder au cloud, c’est la disponibilité de son réseau mobile. Mais avec l’extension des réseaux de téléphonie et la volonté des gouvernements successifs de supprimer les “zones blanches‿ qui ne sont desservies par aucun réseau, l’ensemble du territoire devrait à terme être intégralement couvert. « Mais si le technicien n’a pas de réseau » rappelle Anthony Body, « cloud ou pas cloud, dans tous les cas il sera dans l’impossibilité d’accéder à l’information recherchée. En effet, il ne pourra pas lancer d’application. Mais il ne pourra pas non plus passer un appel au siège de sa société ». La question de l’accessibilité du cloud semble donc être un faux problème aujourd’hui.

Le cloud appliqué au piscinier

C’est dans le cadre de la gestion des relations clients (CRM) que le cloud computing exprime tout son potentiel. Pour illustrer le gain de temps généré, Anthony Body a détaillé pour nous un exemple concret : un problème SAV traité par l’intermédiaire de son application Extrabat.

1. Appel d’un propriétaire qui informe la standardiste d’un problème affectant un équipement de sa piscine. Via Extrabat, la standardiste se connecte sur sa fiche client et sélectionne l’appareil en question. Elle crée alors une fiche SAV avec le détail de la panne, Extrabat intégrant automatiquement toutes les informations relatives au client, au bassin et au produit concerné. Par un simple glisser-coller, la standardiste programme l’intervention SAV dans le planning d’un technicien.

2. Grâce à la synchronisation permanente des données, l’agenda du technicien est automatiquement mis à jour sur son smartphone. L’employé est donc immédiatement informé du SAV. Si elle est urgente, l’intervention peut ainsi avoir lieu dans la foulée. Une fois l’intervention terminée, le technicien renseigne, via la reconnaissance vocale, la fiche SAV en dictant son rapport. Le cas échéant, il peut éditer sur place un devis et le présenter directement au client, ou bien lancer une procédure de retour fabricant si le produit est sous garantie. Dans ce cas, il est alors connecté à l’application cloud du fabricant.

3. La fiche SAV étant validée par le technicien, le service comptable édite la facture qui est ensuite envoyée au client.

« Le cloud computing supprime énormément d’opérations. Combien de fiches SAV sont gérées chaque jour ? Combien de retours garantie ne sont pas réalisés faute de temps ? Sans le cloud, il s’écoule énormément de temps entre l’intervention des différents services. C’est le temps nécessaire au traitement et à la communication de l’information. Avec le cloud, c’est instantané. L’organisation de l’entreprise est améliorée. Elle est plus rentable et augmente la satisfaction client. Le piscinier passe en mode confort, mais avec une efficacité accrue. Le cloud computing est un accélérateur de productivité ! »

www.extrabat.com

Les phénomènes de corrosion

Nous sommes régulièrement interrogés par des lecteurs sur des phénomènes de corrosion affectant des métaux dans l’environnement piscine. Manuel Martinez, professeur en électrotechnique au CFA de Pierrelatte (26), a réalisé le diagnostic électrique d’une installation dont certaines pièces du volet automatique avaient connu une corrosion. Il identifie des causes multiples et nous livre les conclusions de son expertise.

Le constat

Un volet immergé est installé dans une piscine traitée par électrolyse du sel et l’électrolyseur dispose d’un équipement de type pool-terre. Quelques semaines après son installation, le volet, lors de son déplacement, se met en travers détériorant ainsi les capuchons des lames PVC. Une corrosion importante des pièces de blocage de l’axe du volet est alors constatée.


Cette pièce de blocage de l’axe (mâchoire) en alliage d’aluminium est serrée par une vis inox. La corrosion sur cette photo est constatée au bout d’un mois entre mi-octobre et mi-novembre, électrolyseur à l’arrêt.

L’oxyde d’aluminium blanc se place autour de la vis inox. C’est une oxydation caractéristique d’une corrosion galvanique (mauvaise association de métaux).

2 types de corrosion sont possibles : la corrosion galvanique et la corrosion électrolytique. Petit rappel :

Le principe de la corrosion galvanique

Les métaux ont des potentiels électriques différents. Si des métaux de nature très différente sont mis en contact dans une eau conductrice, le métal avec le potentiel le plus bas (ici l’aluminium) devient anode, alors que le métal avec le potentiel le plus élevé (les vis inox) devient cathode. La “pile‿ produite provoque une corrosion accélérée de l’anode.

La notice technique n°39 Octobre 2008 du COPREC (Confédération des Organismes indépendants de Prévention de Contrôle et d’Inspection), fixant le comportement de l’aluminium en contact avec d’autres métaux, explique qu’en milieu pouvant présenter une agressivité chimique, il faut proscrire le contact direct entre l’aluminium et les inox.
Or l’eau d’une piscine, et qui plus est traitée au sel, représente une ambiance chimiquement agressive (sel, chlore, variations acides…)

Les couples galvaniques à proscrire

Cliquez pour agrandir le tableau et découvrir les couples galvaniques à proscrire.

La corrosion électrolytique

Le bassin est soumis à un autre type de corrosion : une corrosion électrolytique. Elle intervient lorsque l’ensemble du bassin est soumis à une source extérieure de courant électrique. Afin de réaliser ce constat la tension de l’eau a été mesurée à proximité des pièces corrodées. La mesure a révélé la présence d’un potentiel électrique de 2 volts que l’on ne devrait pas trouver ici.

Tous les appareils de la piscine étant à l’arrêt, cette tension est la conséquence des courants de défaut de l’habitation qui se transfèrent vers le bassin. Un bassin chargé électriquement à 2 V au contact de la terre végétale à 0 V produit une corrosion de type électrolytique (comme sur les bateaux).

C’est un facteur de corrosion plus global, susceptible d’attaquer l’ensemble des éléments métalliques du bassin y compris les aciers inoxydables, mais particulièrement les métaux moins nobles dont les mâchoires en aluminium. 2 V, cela peut paraître peu car c’est une tension très faible dans nos habitudes et usages domestiques, mais une corrosion électrolytique apparaît dès 500 mV, soit 0,5 volt.

Comment les courants de défaut de l’habitation se retrouvent-ils dans la piscine ?

Les courants de défaut de l’habitation se transmettent au bassin par la liaison équipotentielle de la pompe de filtration car il y a continuité entre la masse métallique et la vis de serrage de la turbine.

Pourtant les mesures sont conformes


La mise à la terre de l’habitation est conforme (en dessous de 100 Ω) selon NF C15-100. Cela signifie qu’elle est sans danger pour les habitants et, par extension, les baigneurs. Mais il n’en reste pas moins qu’elle décharge une partie de ses courants de défaut dans le bassin et provoque une corrosion électrolytique.


Ci-dessus le point de mesure du pool-terre, qui est installé pour évacuer les courants générés par l’électrolyseur.


La mise à la terre du pool-terre est acceptable pour assurer la protection des baigneurs, mais elle peut être améliorée pour évacuer les courants indésirables plus efficacement. L’installation d’un simple goutte à goutte au dessus du piquet pour l’humidifier suffit à abaisser la résistance autour de 20 Ω ce qui est excellent.

Conclusion

Nous sommes bien ici face à 2 facteurs de corrosion :

1- Une corrosion galvanique. Les assemblages Aluminium-Inox sont à proscrire dans une piscine car de nature à créer un effet de “pile électrique‿ et corroder ainsi l’aluminium de manière accélérée. Cela rend l’assemblage trop intolérant à une eau acide (même modérément), surtout si elle est salée.

2- Une corrosion électrolytique. Les courants de défaut de l’habitation ont tendance à s’évacuer en partie dans le bassin, ce qui vient aggraver les problèmes de corrosion des pièces de blocage de l’axe.

À retenir pour éviter des problèmes de corrosion

Séparer les terres de l’habitation de celle de la piscine. Cela a pour objectif d’éviter que la maison ne décharge une partie de ses courants de défaut dans la piscine et aggrave la corrosion des éléments métalliques du bassin. Attention, il convient alors d’installer impérativement un différentiel propre à la piscine conformément à la norme NF C15-100.

Éviter les liaisons équipotentielles des échelles et plongeoirs, cela équivaudrait à les mettre en contact avec les autres métaux du bassin et donc à favoriser une corrosion galvanique.

Certains “pool-terre‿ comportent un goutte à goutte vers le piquet de terre pour obtenir une évacuation optimale des courants de défaut, ainsi qu’une anode sacrificielle en zinc ou en magnésium (ce sont des métaux plus faibles que les aluminiums qui viendront se corroder en lieu et place de ceux-ci, comme sur les bateaux). Ils sont à privilégier dans les installations jugées sensibles aux risques de corrosion.

Cas particulier des spas hors sol

Les spas hors sol étant très isolés électriquement, ils ont tendance à se “charger‿. Lorsque le baigneur pose un pied par terre en sortant de son bain, il est possible qu’il puisse ressentir une légère décharge semblable à celle que l’on peut recevoir en descendant d’une voiture.

La solution reste la même : créez une terre propre au spa, protégez l’installation avec un différentiel dédié et déconnectez celle de l’habitation.

Manuel Martinez
Formation et expertises en électricité de piscines et spas
Professeur en électrotechnique au CFA des métiers de la piscine.

La FPP à Lyon

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Comme à chaque présaison, la FPP est venue à la rencontre de ses adhérents et des acteurs du marché dans le cadre des journées professionnelles. Au programme, un rappel des actions menées par la fédération, des conseils juridiques et commerciaux ainsi qu’un point sur la démarche de labellisation initiée il y a plus d’un an.
Parmi les objectifs de la FPP, la valorisation de la profession est un enjeu majeur. Un plan d’action pour aider à la performance commerciale a été dévoilé aux participants. Une ambitieuse campagne de communication sera ainsi mise en place à compter du mois de mars 2015. Des spots publicitaires seront diffusés à la télévision sur les principales chaînes avant d’être repris dans un format plus large sur Internet et les réseaux sociaux. C’est dans cette même optique que le label ProPiscine a été initié, les processus de qualification étant déjà en cours et la certification en phase d’élaboration.

Prolongement concret de l’étude Les Mots de la piscine menée par l’institut Médiascopie, un discours narratif a été présenté : il ambitionne de rassembler les pisciniers autour de valeurs communes pour mieux répondre aux attentes et aux craintes des particuliers.

De gauche à droite : Joëlle Pulinx, Philippe Bach et Gilles Mouchiroud (FPP).

Jean-Michel Susini, responsable juridique de la FPP, a pour sa part exposé aux participants les incidences de certaines évolutions normatives sur leur activité. Il a ainsi rappelé les conséquences concrètes de la loi Hamon relative à la consommation en matière de vente à distance ou de délais à respecter, un sujet que nous avions déjà traité dans le numéro 88 de L’Activité Piscine. L’accent s’est ensuite porté sur les modifications de la perception de la taxe d’apprentissage et les modalités d’utilisation des heures créditées sur le Compte personnel de formation (CPF) de tout salarié. Après que Vincent Quéré eut détaillé le baromètre du marché, Jean-Michel Susini a pour finir analysé les spécificités des opérations de rénovation et les responsabilités qui incombent au piscinier dans ce domaine.

Cette journée professionnelle était complétée par une mini-convention durant laquelle les pisciniers ont pu échanger avec la quinzaine d’industriels présents. Vous trouverez plus de détails sur cet événement dans la prochaine édition de votre magazine professionnel L’Activité Piscine que vous recevrez dès la fin du mois.

www.propiscines.fr

Ils ont choisi un réseau de pisciniers

Jean-Louis PUECH, Dominique SIBOTTIER, Christian PRIEUR et Thierry WINÉ, quatre pisciniers bien différents, nous expliquent pourquoi ils ont choisi de rejoindre un réseau.

Jean-Louis PUECH

Sud-Ouest Piscine (24) Creysse – Réseau Mondial Piscine

Je suis professionnel de la piscine depuis plus de 30 ans et j’attache une importance toute particulière à la qualité du produit que je propose à mes clients. Appartenir au réseau Mondial Piscine me permet de bénéficier de tout le savoir-faire industriel de la marque. C’est l’assurance d’avoir accès à un produit performant, testé et qui représente pour mes équipes un véritable gain de temps lors de la réalisation des chantiers. J’apprécie également les services R&D du réseau qui permettent de faire évoluer les procédés. En effet, un produit, quel qu’il soit, n’est jamais parfait à 100 % et doit toujours progresser. La “culture industrielle‿ de Mondial Piscine est un “plus‿ que j’apprécie tout particulièrement.

 

www.sud-ouest-piscines.com
www.mondial-piscine.eu

Dominique SIBOTTIER

Châteauroux (36) – Réseau Piscines Magiline

À 45 ans, après une carrière passée en région parisienne comme cadre supérieur dans le BTP, j’ai décidé de rejoindre “mon Berry‿ natal. Ayant une piscine, et connaissant bien le monde du bâtiment, j’ai été impressionné par la technique proposée par Magiline et tout particulièrement le fait qu’elle permettait de concevoir des piscines selon les règles de calcul BAEL (Béton armé aux États Limites). J’ai alors racheté il y a 4 ans la concession Magiline de ma région qui bénéficiait d’un historique positif. Outre le produit lui-même qui m’a séduit, j’apprécie également le soutien marketing apporté par l’enseigne, nos outils d’échange et de communications internes et la puissance du service R&D. Autre point important : le contrat proposé qui nous permet de conserver totalement notre indépendance de chef d’entreprise tout en bénéficiant de la puissance d’un réseau.

www.piscines-magiline.fr

Christian PRIEUR

Thouaré (44) – Réseau Irrijardin

Ingénieur de formation, j’ai passé 23 ans comme salarié dans l’industrie. Lorsque j’ai pris la décision de créer mon entreprise, le choix de la franchise s’est imposé ! Il m’a fallu découvrir “la piscine‿ de A à Z et le contrat de franchise s’est avéré être un formidable accélérateur. Encadrement lors de la création de l’entreprise, interlocuteurs disponibles pour répondre aux inévitables et multiples questions sans oublier une formation technique efficace. J’ai été séduit par la puissance de communication du réseau et les économies d’échelle qu’il permet de faire lors de la réalisation des catalogues, dépliants, etc. Le réseau, c’est aussi un lieu d’échanges entre la soixantaine de magasins regroupés sous la même enseigne !

www.irrijardin.fr

Thierry WINÉ

Piscine ES (67) Geispolsheim – Réseau L’esprit piscine

L’entreprise Piscines ES existe depuis plus de 40 ans et bénéficie d’une excellente notoriété régionale sur le segment des piscines “moyen / haut de gamme‿. Nous avons rejoint le réseau L’esprit piscine il y a maintenant 3 saisons car je ne souhaitais plus “rester seul‿ face à mon entreprise, à ses tableaux de bords et face à mes clients ! Le fait de rejoindre ce réseau, composé d’entreprises ayant la même typologie que la mienne, mais implantées dans différentes régions, me permet d’échanger et de partager avec d’autres chefs d’entreprise. En un mot, de mutualiser nos expériences réciproques afin d’être moins seuls et donc plus forts tout en restant totalement indépendants. Autre point important : les acheteurs modifient en permanence leurs réflexes d’achats. Aujourd’hui, le fait pour eux de s’adresser à une entreprise disposant d’une enseigne nationale est rassurant.

www.piscines-es.fr
www.esprit-piscine.fr

Le marché piscine vu par ses acteurs

Notre secteur a connu de profondes transformations qui sont venues modifier les données : crise économique, morosité ambiante, météo capricieuse, changement dans les habitudes de consommation… Les entreprises de la filière piscine se sont adaptées afin de répondre à ces nouvelles exigences.
À la veille du salon de Lyon 2014, nous avons contacté certains acteurs du marché parmi le Club des Majors, afin qu’ils nous fassent part de leur analyse et de leur vision des évolutions à venir.

Une baisse des prix et des marges

Patrick Negro, responsable communication marketing, Nextpool

« Plusieurs faits ont marqué le marché de la piscine depuis quelques années, parmi lesquels je retiendrai :

– le tassement de l’activité dû à une conjoncture difficile. Ceci a pour conséquences directes une concurrence accrue et une baisse constatée des prix et des marges. Les pratiques des consommateurs s’en sont trouvées modifiées : ils sont plus enclins à comparer les offres et cela signifie plus de devis à établir et encore plus de négociations. Cette conjoncture difficile induit également une réduction de la taille moyenne des bassins, la baisse de fréquentation des showrooms ainsi que celle des foires et salons.

– L’explosion des pratiques d’information / consommation via Internet qui modifie les chemins d’accès aux produits et entraîne des changements sur la notion de prix psychologique. L’offre Internet a entraîné la banalisation de certains équipements et seule une petite partie des professionnels s’est adaptée à ce virage majeur. Rares sont ceux qui ont fait d’Internet un allié plutôt qu’un ennemi.

– Le renouvellement des premières générations de pisciniers. Le marché arrive sur une fin de cycle, laissant la place à de nouveaux venus sur le secteur de la piscine, le plus souvent recrutés par les enseignes / réseaux structurés pour cela. Les pisciniers indépendants qui géraient des affaires de famille peinent parfois à assurer la suite, ou à vendre leur fonds de commerce. De nouveaux acteurs apparaissent, moins spécialisés sur le métier de la piscine, mais davantage familiarisés avec de nouvelles pratiques commerciales. Le métier en mutation est aujourd’hui difficilement lisible pour le consommateur final.

– L’émergence du marché de la rénovation et du renouvellement des équipements. Le potentiel de la rénovation est particulièrement important dans une large partie sud de la France où le parc est le plus ancien. C’est une réelle opportunité pour les professionnels de relancer leur activité, à condition de modifier leurs offres et leurs pratiques en conséquence.

– L’internationalisation du marché de la piscine qui se traduit par la structuration des fabricants et des distributeurs pour capter de nouveaux marchés. Le savoir-faire des acteurs français s’exporte très bien mais nous constatons en retour l’émergence de nouveaux acteurs internationaux, y compris en France.

Concernant les évolutions de notre marché dans un proche avenir, je vois principalement 4 tendances :
– le renforcement de l’impact d’Internet dans les prises de décision du client final. Il faudra compter avec le web, de gré ou de force, et apporter une vraie valeur ajoutée de conseil et de service pour ne pas voir échapper certains pans entiers d’activité.

– Le développement du marché des piscines publiques (collectivités et CHR) qui va générer de nouvelles offres et favoriser l’apparition de nouveaux produits spécifiques.

– Une structuration plus nette de l’offre de bassins : du bassin low-cost, petit format, aux piscines de prestige, le grand écart va se creuser, positionnant au passage les coques, les semi-enterrées, les modulaires, les enterrées “classiques‿. Le prix et le financement seront des paramètres plus pesants dans la décision des clients finaux. Les acteurs devront adopter un positionnement lisible, diversification ou spécialisation, renforcer et valoriser leur offre d’équipement et de services.

– Une redéfinition de la notion de “piscinier‿. Mieux vaudra être fort, diversifié et à plusieurs, que seul et spécialisé. La multiplication et diversification des canaux de distribution va nécessiter une mobilisation des acteurs du marché autour de leur fédération. »

www.nextpool.com

Faire face à la mutation du marché

Sébastien Gauthier, directeur général Zodiac France

« Depuis 3 ans, l’environnement économique européen ainsi que les mauvaises conditions météos durant les printemps et les étés sont venus impacter négativement le marché piscine. Il s’agit d’événements contre lesquels nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais ils ont pesé sur le nombre des constructions ainsi que sur la fréquentation des points de vente.
Du côté des circuits de distribution, les changements ont été significatifs avec la montée en puissance des GSB, des magasins spécialisés et de la vente sur Internet. Ces changements ont entraîné une baisse des prix qui a perturbé le marché. Le consommateur, mieux informé, compare les prix. Cette pression sur les prix a été encore renforcée par l’arrivée de produits d’importation particulièrement dans les équipements autour de la piscine : pompes à chaleur, robots, etc.

Face à une uniformisation de l’offre et pour répondre à la meilleure connaissance des produits et des prix qu’ont les consommateurs, Zodiac propose des innovations avec des produits et des services à forte valeur ajoutée. Notre objectif est d’accompagner nos clients dans toutes les étapes de la vente, au sens large :
– Avant la vente : notre bureau d’étude, en collaboration avec le marketing, conçoit des produits innovants et adaptés aux exigences nouvelles du marché.

– Pendant la vente : renfort de notre force de vente, formation technique et commerciale des professionnels, communication puissante et opérations trade marketing dynamiques (offres consommateurs).

– Après la vente : logistique adaptée et en cas de problème un SAV rapide, efficace et réactif.

Concernant les prévisions d’évolutions du marché pour les années à venir : moins de bassins construits mais plus équipés et plus connectés. Ces prévisions nous confortent dans notre conviction de proposer des produits haut-de-gamme et innovants ainsi que des gammes exclusivement dédiées aux professionnels. Dernier point important : il y a en France plus de 10 millions de maisons avec jardin et seulement 1,6 million sont équipés d’une piscine ! Le potentiel de développement de notre marché est bien réel. »

www.zodiac-poolcare.fr

Réaliser 50 % du CA à l’export

Jean-Louis Desjoyaux, Piscines Desjoyaux

 

 

 
« Nous constatons que le marché s’est écroulé en l’espace de quelques années puisque nous sommes passés de 14 500 piscines fabriquées durant la saison 2007-2008 à 7 687, export compris, au 31 août de cette année. Cela nous oblige à gérer l’entreprise au boulon près et cette gestion serrée nous permet de rester profitables. En 2013, par exemple, année où nous avons fabriqué seulement 6 700 bassins, notre résultat a été de 2 millions d’euros nets après impôts et cette année nous tablons sur un profit en augmentation. D’une manière générale depuis quelques années, ralentissement économique et crises géopolitiques dans certains pays sont venus pénaliser les ventes de Piscines Desjoyaux. Concernant les années à venir, nous sommes confiants et nous le prouvons par les investissements que nous sommes en train de réaliser. Nous recrutons par exemple pour notre service recherche et développement qui a pour objectif de mettre au point les produits qui seront générateurs de croissance.

Nous maintenons un budget communication important et nous investissons massivement dans nos filiales aussi bien en France qu’à l’export. Les premiers résultats sont d’ailleurs perceptibles. Des marchés comme l’Égypte sont en train de redémarrer tout comme l’Irak, tandis qu’un pays comme la Tunisie est encore à la peine. Nous misons sur l’Asie en développant notre filiale de Shanghai où le potentiel de développement est considérable et où nous sommes en lice pour réaliser un projet de 500 piscines privées à Shenzhen. À court-moyen terme, notre objectif est de réaliser 50 % du CA total à l’export, mettant ainsi l’entreprise à l’abri des fluctuations de marché régionales. Notre optimisme se traduit également par nos objectifs à court terme : + 5 % à l’export et + 7 % en France pour le prochain exercice. »

www.desjoyaux.fr

L’Europe : près de 90 000 nouvelles piscines par an

Gery Hayart, directeur général Hayward Pool Europe

« Nous constatons que depuis 2008, la crise a gagné une grande partie de l’Europe et que le premier pays touché sur notre continent a été l’Espagne : le marché s’y est effondré dès 2008, même s’il semble reprendre aujourd’hui quelques couleurs. L’Italie a suivi il y a 3 ans avec un fort ralentissement et la France, qui avait plutôt bien résisté, marque le pas à son tour depuis 2 ans. La conjoncture économique européenne est responsable de cette situation que les conditions météo n’ont fait qu’amplifier. Malgré tout, nous restons convaincus que le marché reste porteur comme le démontrent les chiffres. Nous estimons qu’il se construit chaque année en Europe entre 80 000 et 90 000 nouvelles piscines, et la France est toujours le pays leader sur ce continent. À titre de comparaison, il se construit actuellement aux États-Unis environ 70 000 bassins.

Quoi qu’il en soit, cette crise a eu plusieurs conséquences :
– une pression sur les prix, tout d’abord, et tout particulièrement sur certaines familles de produits telles que les robots et les pompes à chaleur, avec pour conséquence la baisse des marges des entreprises.

– Une saturation du marché avec certains équipements. C’est le cas du chauffage où la baisse des prix a entraîné des ventes importantes et de ce fait les bassins ayant vocation à être équipés le sont aujourd’hui.

– Une moindre anticipation dans les commandes. Les trésoreries sous tension et les incertitudes du marché font que nos clients fractionnent leurs commandes tout au long de la saison et que chaque commande est urgente. Cela engendre pour nous la nécessité d’une logistique encore plus performante et des frais de stockage et de distribution plus importants.

– La consolidation de canaux de distribution tels que le web.

Chez Hayward, malgré une année 2013 difficile, nous avons augmenté notre activité de 50 % depuis 5 ans, et pour 2014, nous avons pour objectif une progression à 2 chiffres. Pour les 2 années à venir, l’Europe reste pour nous un marché stratégique et ce dans un environnement difficile. Nous sommes conscients que si l’Europe bénéficie d’un potentiel important, nous devons rester prudents car dans plusieurs pays (dont la France), les classes moyennes supérieures seront fiscalement exposées. Heureusement, Hayward bénéficie de sérieux atouts, d’une belle notoriété et d’une capacité à pouvoir réaliser des investissements stratégiques et des acquisitions afin de renforcer ses positions. »

www.hayward.fr

Une piscine ne peut pas être un produit low-cost

Gérard Benielli, président du directoire Diffazur Piscines

L’événement marquant pour Diffazur depuis 3 ans est très certainement l’orientation low cost du marché de la piscine.

En France, les circonstances économiques ne sont pas favorables, avec une croissance en berne générant des doutes dans l’esprit des futurs possesseurs d’une piscine. Certains n’osent plus passer à l’acte et s’offrir leur rêve au prétexte que la piscine n’est pas indispensable. D’autres ont même arbitré entre un investissement en France ou ailleurs. D’autres encore se laissent bercer par les sirènes du low cost. Le prix, toujours le prix et rien que le prix. La croissance étant passée aux oubliettes, l’acheteur exige des prix bas. Certains n’ont pas eu le choix et sont entrés dans une guerre des prix. Il n’y a pas de mystère au regard des marges constatées dans notre activité, pour que les prix baissent en maintenant un niveau de marge acceptable, il faut en donner moins aux clients. Bientôt, si la croissance de l’activité n’est pas rapidement au rendez-vous, les conséquences de ces choix seront palpables et des intervenants sur ce marché déréglé disparaîtront.
Quel que soit le secteur d’activité, la tendance du low cost c’est essentiellement : réduire les services, la qualité des matériaux et les coûts salariaux pour un bénéfice immédiat.

Diffazur a toujours préféré privilégier le long terme plutôt que le court terme, car les questions en matière de piscine arrivent souvent après leur construction. Diffazur ne peut donc accepter de faire construire un ouvrage par des ouvriers non spécialisés qui seraient payés moins cher, ni de réduire la qualité des matériaux au risque d’en limiter la durabilité, et encore moins d’abandonner nos clients après avoir mis en service leur piscine.

Nous sommes donc à l’opposé de cette tendance du « prix avant tout ». C’est au contraire la « qualité avant tout » qui permettra au marché de se retourner. C’est en tout cas ce que Diffazur privilégie avec succès depuis 40 ans. Même si l’évolution du marché va vers des piscines plus petites au regard notamment de la difficulté de disposer d’un foncier suffisant, nous n’en profitons pas pour les proposer à des prix cassés. Enfin, si je dois émettre un souhait, ce serait que le consommateur redevienne lucide et réfléchisse bien à son projet piscine, avec autant de considérations que lors de la construction de sa maison, car ce choix l’engage pour des années.

www.diffazur.fr

La tendance aux produits interconnectés

Philippe Grard, Pool Technologie

« Nous avons constaté ces dernières années des évolutions certaines sur le marché de la piscine.On note d’abord une prise en compte de la qualité de vie et de l’environnement. La clientèle est aujourd’hui extrêmement soucieuse de sa santé. Elle s’intéresse aussi, et de façon croissante, à l’impact environnemental des équipements de la maison. Par ailleurs, la tendance est aux produits communicants interconnectés. En revanche, le marché étant plus tendu que par le passé, les professionnels recherchent la fiabilité des produits avant la technicité. On observe aussi un marché en train de s’européaniser : les acteurs développent leur stratégie non plus au seul plan national mais a minima au plan européen.

Portée par sa démarche d’amélioration continue, Pool Technologie s’est naturellement adaptée à ces nouvelles tendances. Mais nous avons aussi procédé à une structuration et à une consolidation de notre démarche R&D et réalisé des investissements. Depuis quelque temps déjà, nous nous sommes lancés dans une démarche d’éco conception. Cela nous a conduits à faire le choix des meilleurs matériaux pour améliorer la recyclabilité de nos produits, nous avons aussi significativement amélioré leur rendement… Plus récemment, nous avons travaillé à rendre nos appareils communicants entre eux et ouverts sur d’autres équipements. Au niveau des hommes et de l’organisation, nous avons fourni de sérieux efforts par la structuration des services avec à la clé une importante campagne de recrutement. Nous avons développé une véritable politique RH pour renforcer les compétences. Cela s’est traduit par un plan de formation très ambitieux sur 18 mois. En résumé, nous avons profondément travaillé notre offre et adapté notre organisation.
Au niveau des partenariats commerciaux, nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs européens majeurs et cherchons à étendre cette démarche à l’international.

Notre vision à 2 ans
Je pense que la consolidation du marché va se poursuivre avec une concentration des acteurs ou du moins la mise en place de partenariats croisés au plan européen pour la fabrication, la distribution et la maintenance des équipements. L’innovation va continuer à bousculer l’ensemble des acteurs. Les vérités d’hier ne sont plus des vérités absolues. L’empirisme qui a prévalu dans le domaine va être remis en cause. Techniques de construction, systèmes de traitement et maintenance : des métiers qui nécessiteront une gestion de plus en plus fine et de plus en plus intégrée. Cela va impliquer bien sûr des passerelles entre les acteurs, chacun spécialiste dans son métier.

Le contexte extrêmement concurrentiel fait la part belle à la guerre des prix. Si les acteurs sont incapables de proposer des solutions innovantes, d’écrire et de proposer une histoire, le marché sera tiré vers le bas. Or, seule l’innovation permettra à chacun de donner un avenir au marché.

Pour Lyon 2016, j’imagine un salon en partie virtuel : après avoir identifié les stands l’intéressant, le visiteur virtuel pourrait avoir des rendez-vous à distance avec les exposants. Ces derniers proposant, sur leur stand, un personnel dédié à ces visiteurs web. Un nouveau modèle qui serait le signe de l’arrivée des nouvelles technologies dans notre métier. »

www.pool-technologie.com

Un regroupement des entreprises et des enseignes

Marc Maupas, groupe FIJA

 « Trois faits majeurs ont marqué ces dernières années :

– La stagnation du marché de la construction liée au contexte économique.

– Le développement du parc de piscines existant impliquant des comportements consommateurs très différents de ceux de l’acquéreur d’une piscine neuve.

– La recomposition de la filière piscine qui se traduit de différentes façons : le développement des ventes Internet, l’émergence des grandes surfaces spécialisées, le regroupement des fabricants ainsi que la présence accrue des fonds d’investissements au capital des entreprises.

Pour les années à venir, le marché va devenir très certainement plus concurrentiel avec pour les entreprises un coût d’accès au client, professionnel ou particulier, plus élevé, accompagnant un besoin d’innovation encore plus important. La conséquence directe sera un regroupement des entreprises et des enseignes. »

www.del-piscine.fr
www.cecpiscine.com

Le parti pris de la qualité et du service

Jean-Luc Marchal, DLW delifol

« Les dernières saisons se sont plutôt bien déroulées, même si nous avons eu à faire face à de fortes attaques, en termes de prix, de produits qui se sont révélés être de qualité médiocre mais qui ont pu tenter ponctuellement certains de nos clients. Ces clients sont eux-mêmes engagés dans des négociations prix serrées avec leurs propres clients. Malgré cela, nous sommes restés fidèles à notre politique consistant à ne faire aucune concession en matière de qualité et à apporter des formations à nos clients installateurs.

Nous apportons aussi la gamme de couleurs la plus étendue du marché permettant d’offrir “une piscine personnalisée‿. Cette politique porte ses fruits et le bouche-à-oreille favorable dont nous bénéficions chez les professionnels conforte notre position sur le marché. Je dirais même que la qualité d’un produit comme la membrane armée est encore plus importante aujourd’hui et beaucoup de poseurs en ont pris conscience. Depuis quelque temps, j’ai personnellement constaté dans beaucoup de régions de France une baisse généralisée de la qualité des eaux du réseau avec parfois, comme en Vendée, un TAC à 5 °F !

Dans ces conditions, la qualité de la membrane est encore plus primordiale. C’est ainsi que nous avons vu revenir vers nous des clients qui nous avaient quittés uniquement pour un problème de prix. Cette expérience leur a démontré que la qualité et le service avaient un prix et qu’au final, l’utilisation d’une étanchéité de qualité, même plus chère, était un investissement rentable. Chez DLW delifol, nous en sommes convaincus et nous poursuivons nos efforts dans ce sens. »

www.delifol.de

Faire face aux coupes budgétaires

Julien Moussin, responsable commercial France, Syclope

« Plusieurs points caractérisent l’évolution du marché de la piscine publique depuis quelques années :

– le regroupement des projets en communauté de communes ou d’agglomération permet de mettre à jour des centres aquatiques de plus en plus complexes au niveau du nombre et de la surface de bassins à gérer. Cette augmentation du nombre de bassins permet de compenser la stagnation du nombre de centres en création. Pour répondre à cette nouvelle demande, nous avons donc développé des solutions de mesures et de gestion multi-bassins, permettant de diminuer l’investissement initial et les coûts d’exploitation globaux.

– Le développement durable, les économies d’énergie, la démarche HQE sont de plus en plus au goût du jour dans toutes les nouvelles réalisations. C’est pourquoi, grâce à notre bureau d’études, nous mettons au point des solutions globales : l’ultrafiltration pour la réutilisation des eaux de lavage de filtre, les mesures en continu des chloramines dans l’eau pour gérer les appoints d’eau, des systèmes de comptage de personnes, couplé à nos systèmes de traitement d’eau, pour gérer au mieux les apports d’eau et les renouvellements d’air par exemple.

Concernant les évolutions du marché, nous devons tenir compte des coupes budgétaires dans les secteurs privés et public qui sont quotidiennes aujourd’hui. La recherche de nouvelles solutions chez Syclope est continuelle pour essayer d’avoir toujours un temps d’avance. Le marché nous demande des solutions toujours plus techniques et technologiques mais avec des tarifs marché de plus en plus bas. Par conséquent, nous nous adaptons et avançons dans ce sens, en gardant toute notre expertise et notre qualité de service et de matériel. »

www.syclope.fr

Une activité moins planifiable

David Hamouni, Weltico

« L’une des principales évolutions que nous avons constaté ces dernières années concerne la demande qui est devenue non planifiable. Économie fragilisée et météo défavorable depuis plusieurs saisons ont rendu les professionnels de la piscine prudents car ils n’ont plus de visibilité sur leur activité future. De ce fait, ils passent désormais leurs commandes au coup par coup.

C’est pour nous industriels la nécessité d’être encore plus flexibles en ce qui concerne la fabrication de nos produits et la gestion de notre logistique, toutes les commandes devenant plus urgentes ! Nous avons dû nous adapter. Pour les saisons à venir, nous visons une progression sur le marché français entre 3 % et 6 % par an et nous souhaitons gagner des parts de marché à l’export. La France est un pays pionnier en Europe sur le marché de la piscine et ses industriels bénéficient à l’international d’un savoir-faire reconnu et d’une belle image de marque. À nous de capitaliser dessus. »

www.weltico.com

Des produits écologiques

Sophie Peralta, Eotec

« Il est indéniable que depuis quelques années, il y a une poussée de la demande pour tout ce qui est écologique, respectant à la fois la nature et la santé. Dans le domaine du traitement de l’eau de piscine, comme dans l’alimentation, les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits sains.

Notre produit Ecoswim correspond totalement à cette demande, d’autant que sa formulation originale (brevetée) a fait ses preuves depuis 15 ans. Notre production connaît d’ailleurs une croissance à 2 chiffres depuis plusieurs années. Cette adéquation couple produit/marché nous fait prévoir l’avenir avec sérénité. »

www.eotec.eu

L’atout du Made in France

Yves Le Souëf, directeur commercial Régul’Électronique

« Régul’Électronique conçoit, développe et fabrique ses produits en France et c’est un point que nos clients, essentiellement composés de revendeurs installateurs, prennent aujourd’hui en compte. Ils associent maintenant le “made in France‿ d’une société comme Régul’Électronique avec l’emploi dans l’Hexagone, le pouvoir d’achat de leurs clients et le niveau de l’activité des entreprises françaises. C’est une bonne chose pour nous. Bien évidemment, cela nous demande en permanence des efforts d’organisation et de recherche afin de rester compétitifs malgré des coûts de production plus élevés. Le prix supplémentaire acceptable pour du made in France reste tout de même limité !

L’autre point qui nous est favorable est que nous avons fait le choix de ne pas distribuer nos produits via Internet. Cela permet à nos clients de les vendre avec un prix qui leur permet de toucher la juste rémunération de leur travail. L’ensemble de ces choix, associé à une présence commerciale terrain importante, nous a permis de faire progresser notre chiffre d’affaires de plus de 60 % depuis 4 ans. Pour les années à venir, nous allons poursuivre la politique mise en place en nous positionnant comme le spécialiste du traitement de l’eau et plus seulement comme le spécialiste de l’électrolyse du sel.

www.regul.fr

Un service adapté aux nouveaux besoins des pros

Éric Galais, directeur marketing SCP Europe

« SCP est présent dans les principaux pays européens et dans chacun de ces pays, la situation du marché de la piscine est différente. En France, le marché de la construction a connu une baisse sensible compensée en partie par ceux de la maintenance et de la rénovation. SCP s’est adapté à cette évolution. Une autre caractéristique du marché français est qu’il est devenu très compétitif, que ce soit en termes de prix ou de services. Les professionnels se trouvent désormais confrontés à la concurrence de produits bon marché, souvent importés d’Asie, et de celle d’Internet avec les prix que nous connaissons. Face à cette situation, notre rôle de distributeur est d’accompagner les professionnels en segmentant notre offre afin de leur apporter des produits de qualité à forte valeur ajoutée qui leur permettent de recevoir la rémunération des services qu’ils procurent à leurs clients. Au-delà des produits, notre rôle est également de leur offrir un service adapté et performant. La mise en place chez SCP de Pool 360 répond parfaitement à cet objectif. Où qu’il se trouve, un client SCP, via son ordinateur ou son smartphone, peut passer une commande en ligne, connaître le stock disponible, accéder à nos références de pièces détachées et être informé sur le délai de livraison. Il peut ainsi tout au long de la saison passer ses commandes au fil de l’eau et gérer ses stocks au plus juste et améliorer de ce fait sa trésorerie.
Concernant les tendances à venir, nous sommes convaincus que les consommateurs seront de plus en plus demandeurs de produits économes en eau et en énergie : pompes à vitesse variable, PAC performantes et systèmes de traitement plus écologiques »

www.scpeurope.fr

Une clientèle plus informée et plus exigeante

Ronald Grison, chargé de communication, Clair Azur

Quelles sont d’après vous les principales évolutions qui ont caractérisé notre marché depuis 3 ans (grandes tendances) et comment votre entreprise s’est adaptée ?

« Concernant le marché du spa, nous constatons qu’avec l’arrivée des spas low-cost en provenance de Chine (souvent déguisés en spas français, canadiens ou australiens), les clients se sont davantage intéressés à ce type d’équipement. Nous avons donc affaire à une clientèle plus informée et exigeante que par le passé. Notre cœur de métier étant la fabrication et la commercialisation de spas haut-de-gamme ainsi que les services qui vont avec, nous avons décidé de faire face à cette tendance en allant dans le sens du client et en l’informant d’avantage sur le spa : sa composition, son fonctionnement et ses bienfaits. Nous avons toujours souhaité maintenir un haut niveau de qualité pour nos spas, il n’était donc pas envisageable de nous positionner également sur du low-cost. Ce choix nous a permis de sortir notre épingle du jeu et de maintenir notre statut de leader. »

Quelles sont, d’après vous, les tendances (ou évolutions) du marché piscine pour les 2 années à venir ?

« Il se peut que, comme en 2008, le marché du spa se tasse un peu au détriment de quelques acteurs dont ce n’est pas le métier initial. Autre possibilité, le marché du spa va évoluer dans le sens des nouvelles technologies. Aujourd’hui, nous commençons à voir arriver la possibilité de contrôler son bassin à distance, dans le futur nous aurons des équipements toujours plus performants (afin de consommer moins d’énergie et d’eau), plus intuitifs et mieux dotés en nouvelles technologies. Le marché s’adaptera ainsi naturellement à la demande et aux habitudes du client qui s’oriente de lui-même vers la domotique, par exemple. »

www.clairazur.com

Ruptures technologiques : de réelles opportunités

Emmanuel Baret, CCEI


« Depuis 2011, notre marché se comporte de façon un peu paradoxale. Nous observons une stagnation globale de la demande tandis que certains segments sont dynamisés par des ruptures technologiques qui créent de réelles opportunités.

Ainsi, notre croissance est fortement stimulée par la généralisation des éclairages à led, l’émergence de la vitesse variable des pompes ou encore la progression des ventes de nos produits domotiques. »

www.ccei.fr

La marque est une valeur refuge

Cyrille Mayolle, directeur marketing et commercial Europe, hth

« La première évolution notable est que nous vivons dans un contexte économique difficile depuis 3 ans qui a notamment affecté la construction de piscines (signatures tardives de devis, report des investissements, voire annulation).

Ce contexte a mis en évidence l’importance pour les pisciniers de développer leur activité de négoce en se reposant sur des marques à forte valeur ajoutée qui leur sont dédiées pour limiter la concurrence et la course aux prix bas. La marque est une valeur refuge en période de crise. Il faut combattre l’idée que crise = prix bas. Bien au contraire, pour combattre la crise, il faut se différencier des autres en apportant du service, de la qualité, de l’innovation. C’est pourquoi nous continuons d’investir massivement dans la marque hth qui a une place prédominante dans le circuit revendeurs. Cette marque reste l’une des seules marques exclusivement dédiée aux revendeurs. Nous investissons chaque année en soutien publicitaire, en merchandising, en promotions, en visibilité sur Internet avec des services type localisation des revendeurs ainsi que dans notre club de fidélité et en innovations produits.

En second lieu, nous notons une tendance au regroupement des différents acteurs du marché. C’est une évolution logique sur un marché qui se professionnalise. Nous avons nous-mêmes été intégrés au groupe Lonza en 2012. Ce groupe international de 10 000 personnes, leader dans le traitement microbien, nous apporte des ressources R&D et un savoir-faire dans le traitement microbien, ce qui ne nous empêche pas de garder à Amboise notre esprit “PME‿. Concernant les évolutions futures, la notion de service au consommateur va être de plus en plus prépondérante. Nous allons accompagner nos clients dans ce sens avec un programme de formations renforcé, des outils plus performants pour l’analyse de l’eau et une sensibilisation des vendeurs en magasins plus forte à la vente au particulier de produits de négoce. L’innovation demeure un levier clé de croissance.»

www.hthpiscine.com

Valoriser les équipements

Stéphanie Morin, directrice marketing Fluidra Commercial France

« Nous sommes face à deux grandes tendances. Depuis quelques années et dans la plupart des régions de France, l’augmentation du prix des terrains et une plus grande frilosité en matière d’investissements ont réduit la taille des terrains et donc la taille des piscines. De nombreux projets n’incluent d’ailleurs pas la piscine initialement et les propriétaires passent souvent alors par l’étape de la piscine hors sol.

Une deuxième tendance radicalement différente concerne l’amélioration de l’équipement. Cela concerne les équipements eux-mêmes (accessoirisation de la piscine avec des nages à contre-courant, du matériel wellness, etc.), ainsi que la gestion même de ces équipements. La domotique qui était pour l’instant réservée aux équipements de la maison touche désormais la gestion du jardin et de la piscine.

L’accompagnement d’un groupe comme Fluidra porte sur la valorisation de ces équipements additionnels et sur l’automatisation de leur gestion. Des pompes à vitesse variable pour diminuer les coûts de consommation énergétique, des solutions clés en main pour un premier investissement, des douches ultra-design pour accessoiriser la piscine, ou encore AstralPool Mac, illustration parfaite de notre engagement vers la gestion “tout-intégré‿ de la piscine. Concernant les tendances et les évolutions du marché, les solutions qui vont faciliter la piscine pour le client final vont très certainement continuer leur progression. En présentant en avant-première AstralPool Mac sur le salon de la piscine en 2012, Fluidra a posé les premiers jalons de cette (r)évolution. Après 2 ans d’implantation sur des piscines tests, nous avons présenté le concept à des pisciniers lors de formations en septembre dernier.

Le concept séduit sur le plan technique, sur le plan esthétique mais aussi sur le plan commercial : unique, dédié aux professionnels, AstralPool Mac valorise parfaitement le métier de piscinier. Les résultats après 2 ans d’exploitation en Europe sont très positifs du côté des utilisateurs qui apprécient les avantages esthétiques et pratiques de l’AstralPool Mac. Au vu de ces résultats, le groupe Fluidra poursuit ses développements domotiques et a même dédié un service R&D à la “piscine connectée‿. D’ailleurs, un espace Fluidra Connect complétait le stand Fluidra cette année à Lyon… »

www.fluidra.com

Debernardi Piscines

C’est à 14 ans que Stéphane Debernardi fait ses premiers pas dans le monde de la piscine. Son père, Christian, a créé en 1966 une entreprise de cheminées qui s’est diversifiée dès 1975 en intégrant une activité piscines hors-sol. Stéphane passe alors une partie de ses étés à monter et à installer des piscines.
En 1985 il rejoint l’entreprise familiale. Parallèlement, l’obtention d’un BTS Action CO en 1988 l’encourage à voler de ses propres ailes. Il crée alors son entreprise : Debernardi Piscines, tout près de Bourgoin (38).

Des débuts difficiles

Tout en proposant à ses clients particuliers la construction de piscines panneaux acier galvanisé, l’entreprise développe une activité entretien pour les piscines de collectivités. « Cette activité n’a pas été très rémunératrice », se souvient Stéphane Debernardi. « Mais elle a été très formatrice puisqu’il nous a fallu apprendre et appliquer sur l’ensemble des bassins les normes de la Dass ! Ce fut pour moi une excellente école ! ». En 1990, l’entreprise se recentre sur la construction et recrute alors ses premiers collaborateurs. C’est en 1995 qu’elle adopte, pour la construction de ses bassins, le procédé de coffrage béton polystyrène Keps, toujours utilisé.

Professionnalisme et innovation

Aujourd’hui l’entreprise emploie, de façon permanente, 15 personnes : 2 commerciaux, 1 technicien SAV, 12 techniciens de chantier, tandis que Nathalie, l’épouse de Stéphane, s’occupe de la partie comptable et du secrétariat. « Nous construisons environ 100 piscines par an dans un rayon de 35 km, nous précise Stéphane Debernardi, il s’agit de bassins plutôt bien équipés : étanchéité membrane armée, volet, traitement automatique et appareil de nettoyage, pour un budget moyen de 40 000 € hors terrassement. » Un point de vente de 500 m², clair et bien organisé, accueille la clientèle. En rez-de-chaussée sont présentés les produits consommables, tandis que le premier niveau accueille et valorise la partie construction, un espace bien-être avec 2 spas en eau et une superbe boutique maillots de bain très “cosy‿. À l’extérieur, 4 piscines de démonstration accueillent les clients. Une partie du parking est dédiée au “Debernardi Drive‿. Sur cet espace, les clients viennent retirer les produits qu’ils ont achetés sur le site internet de l’entreprise !

Fidélité et éthique

Pour Stéphane Debernardi, la fidélité en affaires est une force. « Je suis fidèle à mes fournisseurs que je considère réellement comme des partenaires, au vrai sens du terme, et ils me le rendent bien. Le climat de confiance qui s’est instauré au fil des ans avec des sociétés comme Bayrol, Zodiac ou Procopi nous permet d’être plus performants. Cette fidélité existe également dans l’entreprise et une grande partie de notre personnel partage notre aventure depuis plus de 20 ans ! Enfin dans nos relations avec nos clients, nous mettons un point d’honneur à mettre en avant les valeurs de notre entreprise, ce que nous savons faire, sans jamais dénigrer nos confrères. C’est une règle à laquelle nous ne dérogeons pas. »

Debernardi Piscines

Création : 1988
Effectif : 15 personnes
Site : www.debernardi-piscines.fr

121, route de Lyon
38080 Saint-Alban-de-Roche
Tél. 04 74 28 20 22

Loisirs d’eau édition 2015 !

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Le 16 janvier dernier, Didier Mareau, créateur et organisateur du salon Loisirs d’eau, avait convié la presse afin de lui présenter l’édition 2015, la quatrième, qui va se dérouler du 6 au 9 février à Lyon Eurexpo sur 22 000 m² d’exposition.

Plus de 200 exposants, représentant un total de près de 450 marques, présenteront au public les dernières nouveautés Piscines & Spas – aménagements extérieurs, mais également celles du nautisme, de la thalassothérapie, du traitement de l’eau, du tourisme et des croisières. Le secteur Piscines & Spas – aménagements extérieurs, quant à lui, va réunir plus de 90 exposants, faisant de cette manifestation le premier salon grand public de France de notre profession. 25 000 visiteurs sont attendus cette année et les organisateurs ont mis en place à leur intention un programme d’animations impressionnant : 2 bassins indoor, un de 500 m² et un autre chauffé de 150 m² avec un gradin de 2 000 places, qui recevront démonstrations de planche à voile, baptêmes de plongée et de flyboard, spectacle de natation synchronisée. Stéphane Prayas, 2 fois vice-champion du monde de jet ski freestyle et champion du monde de flyboard, se livrera également à d’impressionnantes démonstrations.

Notre équipe sera présente à Loisirs d’eau, sur le stand de notre magazine grand public Côté Piscine, afin de vivre ces 4 journées avec nos lecteurs et les professionnels de la piscine.

www.loisirs-deau.com

À la conquête de l’Ouest !

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Emmanuel Baret & Pierre-Yves Flattot (responsable CCEI Canada).

Fraîchement lauréat d’un trophée Top 100 au Salon de Lyon 2014, le fabricant français CCEI investit désormais le marché nord-américain. Déjà présent dans plus de 40 pays à travers l’Europe et l’Afrique, CCEI poursuit donc le développement de sa marque à l’export.

Basée à Montréal, la filiale CCEI Canada a été créée pour suivre au plus près le marché outre-Atlantique. Logo, flyers et site Internet, tout a été fait en termes de communication pour lancer cette filiale de manière optimale. L’équipe de CCEI Canada aura en charge la certification des produits et leur développement commercial sur le marché américain.

Afin d’appuyer ce lancement, CCEI sera présent sous ses nouvelles couleurs canadiennes au salon Atlantic City Pool & Spa Show, stand 3654. L’occasion de présenter la société et ses principaux produits, notamment ses innovations primées par plusieurs trophées : le Plug-in-Pool et l’électrolyseur lumineux Zelia.

Un logo adapté aux couleurs du Canada…

www.ccei.fr