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Bayrol : une nouvelle dynamique pour le marché du galet de chlore

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Le 15 septembre dernier, Bayrol a présenté à la presse sa stratégie destinée à redynamiser et à revaloriser le marché très concurrentiel du galet de chlore
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Générateur de trafic dans le point de vente pour le piscinier. Pour relancer sa gamme de galets de chlore, Bayrol capitalise désormais sur la notoriété du nom Chlorilong® qui existe depuis plus de 45 ans et qui devient la « marque ombrelle » des galets de chlore de Bayrol. Elle s’orchestre selon une nouvelle segmentation qui facilite la compréhension de chaque produit et s’adresse aux différentes cibles d’utilisateurs :
• Chlorilong® Classic (hebdomadaire et longue durée) pour les utilisateurs qui souhaitent s’occuper intégralement du traitement de leur piscine (désinfectant + stabilisant de chlore) ;
• Chlorilong® Power5 (hebdomadaire et longue durée) pour les pragmatiques qui veulent se simplifier la vie en allant à l’essentiel (désinfectant + stabilisant + clarifiant + anti-calcaire + anti-algues) ;
• Chlorilong®Ultimate7 (hebdomadaire et longue durée) pour ceux qui attendent le meilleur résultat pour leur piscine (désinfectant + stabilisant + clarifiant + anti-calcaire + anti-algues + traitement choc du filtre + traitement choc du bassin).
L’ensemble de cette gamme, disponible pour la saison 2017, bénéficie d’une nouvelle identité graphique destinée à faciliter les ventes.
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Toujours pour la saison 2017, Bayrol lance une innovation, la capsule Clorodor Control®. Placée dans tous les seaux de chlore de la marque, cette capsule, contenant un type précis de charbon actif absorbeur d’odeur, sera capable de neutraliser les odeurs de chlore. Cela se traduira par un point de vente plus confortable pour les clients et le personnel, et chez l’utilisateur par un local technique sans cette odeur de chlore jugée souvent dérangeante.

 

www.bayrol.fr

L’évidence d’un positionnement

Une piscine n’est magnifique que si elle est en lien complet avec la maison et s’intègre parfaitement dans le jardin. C’est le cas pour cette réalisation contemporaine édifiée de concert avec un architecte. L’enjeu était de la positionner dans la ligne de mire de la façade vitrée et d’absorber le dénivelé de 1,50 m entre la maison et le terrain par un jeu en cascade de paliers végétalisés où il fait bon vivre.

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Si d’évidence les sols sont contigus entre le dedans et le dehors, la descente vers la piscine se fait en douceur par différents emmarchements dissymétriques. À l’aplomb de la façade vitrée, un premier niveau de jardin ravit la perspective. Surplombant la piscine, le second palier s’habille d’une rangée de buis dont la taille en rectangles masque graphiquement le dénivelé de terrain. Dans sa continuité, la passerelle en bois fait le lien entre les deux terrasses latérales. Animée d’une lame d’eau, elle abrite dans son coffrage le local technique et le volet roulant.
La lecture du jardin se fait sur trois niveaux : un premier au plus près de la maison, un second au niveau de la piscine avec de petites plages en bois délimitées par des carrés de buis et d’oliviers, et un troisième qui intègre le paysage environnant pour prolonger la perspective.
Côté matériaux, l’unité est au minéral dans une dominante de gris neutres (pierre naturelle, grès cérame, bois, béton). Côté végétation, le parti pris vert des persistants associés à des feuillages grisés, des graminées et des vivaces en ponctuation privilégie une approche graphique pour un minimum d’entretien à l’année.

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Réalisation : Sandrine Ligonnet-Roger, architecte paysagiste, www.idesia-outdoor.com
Architecte : Rémi Fourmaux (69)
Photos : Agence Idesia Outdoor

 

Vendre ou céder son entreprise

Pour beaucoup de chefs d’entreprise, la vente est l’étape la plus redoutée de leur parcours entrepreneurial.
Il faut dire qu’un processus de transmission est jalonné d’obstacles. Pour réussir, le cédant doit être déterminé, mais tout autant patient et prudent.

Chaque année en France, plus de 5 000 PME se transmettent. Parmi elles, 75 % font l’objet d’une cession à une personne extérieure à l’entreprise contre 25 % transmises en interne. Des opérations réalisées au terme d’un processus souvent long, au cours duquel beaucoup de chefs d’entreprise se découragent. En effet, la vente d’une entreprise est très rarement une affaire menée sans encombre, ni sans déception. « Il n’existe aucune règle en matière de transmission d’entreprise. Un tel processus dépend de la personnalité du cédant et des attentes du repreneur », résume Jean-Yves Lestrade, consultant en transmission d’entreprise. C’est pourquoi cette ultime étape de l’investissement personnel d’un entrepreneur dans son entreprise réclame non seulement une démarche structurée sur le plan comptable, mais aussi une prise de position intellectuelle.

Vouloir vendre
La première étape d’un processus de vente est de l’ordre de la psychologie. « Si le dirigeant entame un processus de vente avec l’idée de voir ce qu’il se passera, mais sans avoir vraiment envie de vendre, il ne vendra pas », assène Jean-Yves Lestrade. Derrière cette absence de motivation, il faut bien évidemment voir la peur de se trouver dessaisi de ce que l’on a passé tant d’années à construire. Les signaux ne trompent pas : certains avancent toujours une bonne raison de repousser la vente à plus tard, d’autres font un petit pas en avant et attendent, pensant que la vente se fera toute seule (et en réalité la redoutant) ; d’autres encore ne donnent pas véritablement suite aux acheteurs potentiels. Or un vendeur est un chef d’entreprise qui a déjà fait le deuil de son entreprise.

Prendre son temps
Une fois que l’idée de vendre est acceptée, rien ne sert de se précipiter. « On avait coutume de dire qu’il fallait 10 à 12 mois pour trouver le repreneur et vendre sa société. Aujourd’hui, il faut plutôt compter entre 18 et 24 mois », prévient le conseil en transmission. Durant cette longue période, les hauts vont succéder aux bas. Pourtant, le vendeur devra garder une attitude positive et accepter de répondre aux nombreuses interrogations du ou des acheteurs potentiels. « Vendre oblige à être proactif et à adopter une démarche construite et professionnelle, notamment en rédigeant une note confidentielle de présentation de son entreprise que l’on pourra transmettre aux repreneurs sérieux qui se manifestent, lesquels doivent signer un engagement de confidentialité. »

Se faire aider
« Pour réussir à vendre une entreprise, il est indispensable de se faire aider par un professionnel qui va “marketer‿ l’entreprise dans le cadre d’une démarche réfléchie, volontariste et persévérante. Sans cela, on n’avance pas et on perd un temps précieux », estime Jean-Yves Lestrade. Avocats, experts-comptables, notaires mais aussi services dédiés au sein des chambres consulaires sont autant de portes auxquelles il faut aller frapper lorsque l’on veut vendre son entreprise.

Jouer la transparence
« Le cédant doit accepter de se découvrir. » Voilà, résumée en quelques mots, la posture que refusent d’adopter de nombreux cédants. Méfiants, pas tout à fait prêts à céder, ou agacés par les questions des acheteurs potentiels, certains vendeurs se ferment. « Un chef d’entreprise a eu l’habitude de gérer seul. Lors d’un processus de vente, il se retrouve face à quelqu’un qui ne cesse de lui demander des informations, lui demande de justifier certains de ses actes de gestion, voire les critique. C’est un passage extrêmement déstabilisant pour la plupart des dirigeants qui doivent pourtant s’y plier. En effet, personne n’acceptera de s’engager s’il a l’impression de ne pas tout savoir sur la structure qu’il achète. Au contraire, les explications mettront le repreneur en confiance et lui donneront de la visibilité pour hiérarchiser ses risques et construire un projet de reprise cohérent », explique Jean-Yves Lestrade. À la transparence s’ajoute la disponibilité. Baignant dans la culture de l’immédiateté, les repreneurs d’aujourd’hui n’acceptent pas de devoir attendre plusieurs jours pour être renseignés. Reste que pour ceux que cette mise à nu inquiète au plus haut point, il est possible de faire signer un accord de confidentialité aux repreneurs avec lesquels on négocie afin qu’ils s’engagent à ne pas faire mauvais usage des informations dévoilées.

Ne pas se mettre en “roue libre »
Dès lors que l’idée de vendre les habite, certains chefs d’entreprise lèvent le pied, d’autres vont même jusqu’à poursuivre la direction de leur entreprise en étant retraités, pensant ainsi alléger les charges de la structure. De très mauvaises idées… « Souvent, cette situation constitue un obstacle majeur pour les repreneurs car le retraitement des dépenses tenant compte d’une rémunération normale de dirigeant conduit à une rentabilité négative », souligne le consultant. Ce sont aussi des signaux très négatifs envoyés au repreneur, qui voit dans cette passivité le signe que la société qu’il convoite est sur le déclin.

Prendre de la distance vis-à-vis de la valorisation…
Avec l’acceptation qu’il est temps de faire le deuil de son aventure entrepreneuriale, la définition du prix de l’entreprise est une autre étape très délicate à franchir. D’autant que bien souvent, le prix calculé par l’expert-comptable ou le conseil est bien en deçà de celui défini par le vendeur, sans parler de celui proposé par l’acheteur… « Il ne faut jamais fixer un seuil de valorisation psychologique de son entreprise. C’est le meilleur moyen d’échouer. La valeur d’une entreprise dépend de beaucoup de paramètres. Elle fluctue au fur et à mesure de la négociation, mais aussi en fonction de l’évolution du marché de la transmission d’entreprise, de la situation financière de l’entreprise à vendre, des investissements à réaliser, du carnet de commandes et de bien d’autres paramètres encore. Plutôt que la valorisation théorique, mieux vaut s’attacher à considérer la valeur qui résulte d’une offre crédible, écrite et financée de la part d’un acquéreur potentiel », conseille Jean-Yves Lestrade. Cela étant, une valorisation réalisée par l’expert-comptable est indispensable pour servir de base de discussion.

… et de la fiscalité
Bien évidemment, la vente d’une entreprise n’est pas sans conséquence sur le niveau d’imposition du vendeur. Là encore, ne penser qu’à réaliser des montages juridiques et fiscaux permettant de “faire de l’optimisation fiscale‿ est le meilleur moyen de signer une mauvaise vente.

Accepter de sortir des sentiers battus
Comme dans bien d’autres domaines, les pratiques en matière de financement d’une entreprise évoluent. « La tendance actuelle est que les cédants doivent parfois s’impliquer dans le financement de l’opération de leur repreneur en acceptant de faire le complément du financement du banquier avec un crédit vendeur. En pratique, le crédit vendeur se situe dans une fourchette de 10 % à 20 % de la valeur de l’entreprise avec un remboursement sur une durée de deux à quatre ans », note Jean-Yves Lestrade. Pour réaliser de tels montages, l’assistance d’un conseil est indispensable. À l’image du financement, la fixation du prix peut elle aussi prendre différentes formes. « On peut définir un prix après l’audit d’acquisition, un prix révisable, un prix avec clause d’earn-out (prix dépendant des résultats futurs de l’entreprise) », égrène le consultant. Là encore, il est primordial de soumettre de telles propositions à un conseil. À travers toutes ces étapes, le secret d’une transmission d’entreprise réussie relève bien souvent plus de la psychologie que du bon maniement des chiffres. La conjoncture ne doit pas non plus être prise à la légère. En la matière, Jean-Yves Lestrade livre son analyse : « Les vendeurs vont retrouver des marges de manœuvre et pourront mieux valoriser leur entreprise. Les acquéreurs auront la chance de reprendre en cycle bas dans une conjoncture en amélioration. » Les prochains mois pourraient donc faire remonter les statistiques de ventes d’entreprise qui n’ont guère varié ces dernières années.

La loi Hamon encadre les processus de cession
La loi sur l’économie sociale et solidaire, ou loi Hamon, instaure l’obligation d’informer les salariés pour toute cession d’une entreprise de moins de 250 salariés. Un dispositif partiellement censuré durant cet été par le Conseil constitutionnel, lequel a jugé contraire à la Constitution la sanction de nullité attachée à l’absence d’information des salariés en cas de projet de cession de plus de 50 % du capital social d’une PME. La nouvelle loi Macron devrait encore venir réformer cette loi. En attendant, l’employeur est toujours légalement tenu d’informer ses salariés, préalablement à une cession de fonds de commerce ou de plus de 50 % de son capital social. Le cédant et/ou l’entreprise n’ont obligation d’informer les salariés que de la volonté du cédant de procéder à une cession et du fait que les salariés peuvent présenter une offre d’achat. La loi n’impose la transmission d’aucune autre information et d’aucun document relatif au fonctionnement,
à la comptabilité ou à la stratégie
de l’entreprise.

Texte : Françoise Sigot

Labels et certifications

à suivre ou à fuir ?
Toutes les grandes entreprises affichent au grand jour leurs labels et leurs certifications. Les PME ont tendance à leur emboîter le pas et le phénomène gagne désormais les TPE. Ces démarches seraient-elles un passage imposé pour gagner en efficacité ?

label

Certains et certaines sont attachés à un secteur d’activité, d’autres à une catégorie de produits et d’autres encore visent l’ensemble des entreprises. Résultat, on dénombre plusieurs centaines de labels et moult dizaines de certifications. Une véritable jungle au sein de laquelle les entrepreneurs ont bien du mal à se retrouver. Pour cause, ces démarches présentées comme des moyens de parfaire l’organisation de l’entreprise ou de garantir la qualité ou la traçabilité d’un produit ou d’un service sont le support de véritables business. Les chefs d’entreprises sont donc très souvent sollicités pour se lancer dans une démarche de certification et/ou de labellisation. Résultat, beaucoup s’interrogent sur la pertinence de telles démarches, sur leur coût et surtout sur leur valeur ajoutée.

Label ou certification ?
À l’heure de faire le grand saut (ou pas) vers une démarche de labellisation ou de certification, il convient d’abord de bien distinguer les deux. « Une certification est la validation des exigences d’une norme. Un label est une formule qui réclame moins d’exigences, souvent attachée à un métier », résume Philippe Roux, responsable du cabinet Strategik, conseil en organisation qualité. Concrètement, une certification va demander bien plus de temps et souvent de bouleversements pour être mise en place, alors qu’un label pourra être obtenu au terme d’un processus plus rapide. De fait, alors qu’une certification est délivrée par un auditeur accrédité par un organisme de certification indépendant qui va vérifier que l’organisation en place est bien conforme aux exigences de la norme, un label est délivré souvent sur dossier, sans qu’une tierce personne n’ait besoin de mettre les pieds dans l’entreprise. Reste un point commun : les deux visent à donner un gage de sérieux aux clients et aux fournisseurs. Un label garantira ainsi la qualité, la sécurité ou la traçabilité d’un produit ou d’un service, quand une certification sera garante plus largement d’une bonne organisation qui s’inscrit dans une démarche de progrès permanent. Outre le label et la certification, on parle aussi parfois de qualification, laquelle s’apparente dans la majorité des cas à un label.

Lequel choisir ?
Contrairement à ce que beaucoup d’organismes de certification et de labellisation laissent entendre, l’une et l’autre de ces démarches n’ont aucun caractère obligatoire. Certes, certains labels – à l’image de RGE dans le bâtiment – s’en rapprochent, puisque seules les structures ainsi labellisées peuvent faire bénéficier leurs clients d’avantages fiscaux ; mais une entreprise peut se développer avec succès sans label ni certification. Pour ceux qui souhaitent entreprendre une démarche de labellisation, le choix de la reconnaissance convoitée doit d’abord se faire au regard du secteur d’activité de l’entreprise. La plupart des labels, mais aussi nombre de certifications, sont en effet attachés à une profession. C’est ainsi que les professionnels de la piscine optent le plus souvent pour le label Propiscines ou pour une certification délivrée par les organismes Qualibat ou Qualisport, le premier étant actif dans le secteur du bâtiment et le second dans celui du sport. Quant aux certifications, certaines sont généralistes à l’image de la très répandue ISO 9001 qui vise à parfaire l’organisation et le système de management de l’entreprise. D’autres sont attachées à des métiers, notamment l’automobile, l’armement, l’agroalimentaire et d’autres comme l’ISO 14001 à une problématique spécifique, en l’occurrence l’amélioration de la stratégie environnementale. En marge du lien à établir avec l’activité, il s’agit aussi de faire son choix en fonction de l’objectif poursuivi. Ceux qui souhaitent pouvoir afficher un gage de sérieux vis-à-vis de leur clientèle opteront plutôt pour le label, alors que pour ceux qui souhaitent attester de leur conformité à des pratiques garantes de qualité ou de traçabilité, la certification sera préférable. « Lorsque l’on exerce une activité auprès de clients, le label peut suffire. En revanche, quand on travaille avec d’autres professionnels, la certification est un avantage concurrentiel évident », résume Philippe Roux.

Comment se déroule la démarche ?
Une fois les objectifs bien en tête et donc le label ou la certification choisi, reste à conduire la démarche qui mènera à l’obtention du précieux sésame. Pour un label, dans la plupart des cas, cette démarche prend la forme d’un dossier à remplir et d’échanges de pièces attestant de la véracité des informations fournies. Il revient ensuite à une commission de définir si le demandeur entre bien dans les critères du label. De fait, quelques mois suffisent en général pour l’obtention du label. Côté prix, il faut compter quelques centaines d’euros, au plus un bon millier, pour mener à bien la démarche, qui n’est pas une simple formalité. « Cette procédure de sélection rigoureuse aboutit à une décision d’attribution ou de renouvellement dans 50 % des cas seulement », prévient-on chez Qualibat. Une certification qualité, en revanche, est un engagement au long cours. « Une démarche de certification qualité débute par un état des lieux à partir duquel on va pouvoir se fixer des objectifs. Il peut s’agir par exemple de diminuer les délais de réalisation de travaux ou d’avoir un niveau de stock minimum sur les produits les plus demandés. Une fois les objectifs clairement fixés, on définit un certain nombre d’actions à mettre en place, comme de la formation ou une autre organisation de l’entreprise, pour atteindre ces objectifs. Ces derniers sont d’ailleurs suivis de près grâce à des indicateurs qui là aussi sont définis au cours de la démarche pour être certain que les objectifs sont bien tenus. C’est ainsi que l’on s’inscrit dans une démarche d’amélioration », explique Philippe Roux. Ce faisant, l’ensemble des équipes est tiré vers le haut. Un point primordial, car une démarche de certification qualité est une aventure collective à laquelle chacun doit adhérer. « Une démarche de certification doit être expliquée, il faut que l’ensemble des salariés en comprenne l’intérêt pour la structure, mais aussi pour eux », insiste Philippe Roux. Cette étape est primordiale, car sans cet élan collectif, inutile de penser que les résultats seront au rendez-vous. Il revient ensuite à un auditeur indépendant mandaté par un organisme de certification habilité à cet effet de réaliser un audit qui s’étale sur deux jours (pour une entreprise d’une dizaine de personnes) et permet de vérifier que les objectifs ont bien été définis, que les pistes d’amélioration sont cohérentes, et qu’il n’existe donc pas (ou très peu) d’écarts avec les exigences de la norme. Le cheminement vers la certification est donc long, entre un et deux ans au moins. Il est aussi plus coûteux. Il faut compter au minimum 1 200 euros pour le seul audit de certification dans une entreprise d’une petite dizaine de personnes, mais en pratique environ dix fois plus, car il est illusoire de penser pouvoir conduire une démarche de certification ISO 9001 ou ISO 14001 sans le concours d’un conseil. Reste ensuite à “faire vivre ces labels et certifications. En effet, ceux-ci sont accordés pour un laps de temps précis. À l’issue de cette période, il faut donc engager une procédure de renouvellement de la labellisation ou de la certification, qui est plus rapide et moins coûteuse que la première. Choisis et mis à profit pour des raisons souvent différentes, labels et certifications nécessitent donc un véritable engagement humain et financier, spécialement la certification, mais comme conclut Philippe Roux, « si la certification est bien menée, le retour sur investissement est largement supérieur puisqu’elle permet d’améliorer le fonctionnement d’une structure et donc son efficacité. Quant aux labels, ils sont souvent un avantage concurrentiel apprécié par la clientèle ».

Et les normes alors ?
En marge des labels et des certifications, il faut également compter avec les normes. Éditées par l’Afnor (Association française de normalisation), ces normes visent à garantir la sécurité et la traçabilité des produits. Dans l’univers de la piscine, elles sont nombreuses et concernent principalement les éléments de sécurité (barrières de protection, alarmes, couvertures, abris, etc.) et de filtration. Il appartient donc aux professionnels de faire homologuer leurs produits ou de vérifier que ceux qu’ils commercialisent sont bien conformes à la norme. Il appartient aussi et surtout au client de s’assurer que les produits qui équipent sa piscine sont bien homologués par l’Afnor. En effet en cas de non-respect de l’obligation d’équiper une piscine d’un dispositif de sécurité, le particulier s’expose à une amende allant jusqu’à 45 000 e. En outre, le constructeur ou l’installateur qui ne fournit pas la note technique prévue risque une amende du même montant. Reste encore d’autres normes, obligatoires aussi pour toute entreprise, mais qui sont liées non plus aux prestations que fournit l’entreprise, mais à son organisation interne. On peut par exemple classer dans cette catégorie l’obligation faite aux entreprises recevant du public de se conformer à la norme concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap, dont l’application est repoussée en 2017.

La Fédération des professionnels de la piscine mise sur les labels
Lancé fin 2013, le label Propiscines a depuis été décliné pour les spécialistes des abris piscines avec Proabris. Derrière ces formules et les différents niveaux que propose Propiscines, un seul objectif. « C’est toute une démarche globale pour aller vers la qualité que la Fédération a souhaité ainsi mettre en place », résume Joëlle Pulinx-Challet, déléguée générale de la FPP. Pour inciter et accompagner les professionnels de la piscine vers la labellisation, la FPP a conçu une offre évolutive. Les premiers pas se font ainsi avec le label “Propiscines engagé‿ accordé sur dossier aux professionnels adhérents de la FPP qui s’engagent à se former eux-mêmes et à former leurs équipes pour garantir leur expertise et à respecter la charte du label. Celle-ci impose notamment d’être assuré en RC/décennale « constructeur/installateur de piscine », de fournir un devis détaillé accompagné d’un plan d’implantation, d’informer les clients en cas d’intervention de sous-traitants sur le chantier ou de modifications du déroulement des travaux. Plus sélectif encore, le label « Propiscines qualifié » est accordé aux entreprises présentant à la Fédération une attestation en cours de validité, relative au référentiel de qualification proposé par Socotec Certification. Enfin, le label « Propiscines certifié » s’adresse aux entreprises déjà détentrices d’une certification de services ou de systèmes de management de la qualité (ISO 9001, ISO 14001, ISO 26000, OHSAS). À ce jour, plus de 350 professionnels de la piscine sont labellisés Propiscines. Un véritable gage de sérieux auprès de la clientèle en quête de garanties. « Nous avons testé notre charte auprès des consommateurs afin de nous assurer que nos exigences correspondaient bien à leurs attentes », explique Joëlle Pulinx-Challet. Afin de faire connaître son engagement pour la qualité, chaque entreprise titulaire du label Propiscines dispose d’un kit de communication lui permettant d’informer ses clients.

LES CMA

Instituées par une loi de 1925, les Chambres de métiers et de l’artisanat couvrent 71 domaines d’intervention ayant trait à toutes les phases de la vie d’une entreprise. De quoi en faire les partenaires incontournables des artisans, de leurs conjoints collaborateurs, mais aussi de leurs salariés. Les CMA mettent ainsi à disposition de leurs ressortissants toute une palette d’offres qui accompagne les artisans dans la gestion quotidienne et le développement de leur structure. Pour hiérarchiser cette offre, les CMA ont opté pour une organisation axée sur le type de “client‿ susceptible d’avoir besoin de leurs services. « Les Chambres de métiers et d’artisanat proposent des services à six types de “clients‿ : les jeunes, les apprentis et demandeurs d’emploi, les porteurs de projet et créateurs, les repreneurs et cédants, les artisans, conjoints collaborateurs, salariés et maîtres d’apprentissage, et enfin les collectivités locales et autres partenaires », explique Philippe Perfetti, en charge à l’APCMA (Assemblée permanente des Chambres de métiers et de l’artisanat) du service d’appui aux actions du réseau. Concrètement, les services des CMA se déclinent à travers des offres visant à accompagner les créateurs ou repreneurs par du conseil et de la formation, mais aussi par de l’information stratégique.

Créer ou reprendre en étant accompagné
Les CMA sont incontournables et même obligatoires, puisque la vie d’une entreprise artisanale passe forcément par son inscription au répertoire des métiers et de l’artisanat. « Les CMA sont les seules habilitées à inscrire les entreprises au répertoire des métiers et de l’artisanat », souligne Philippe Perfetti. Loin d’être une simple formalité d’enregistrement, cette inscription est précédée d’un stage au cours duquel les futurs artisans vont pouvoir se sensibiliser à la gestion d’une entreprise, une exclusivité des CMA. « Les CMA organisent le SPI (stage préparatoire à l’installation), animé par des formateurs de la Chambre avec la participation de professionnels tels que banquiers, avocats, experts-comptables. Il est obligatoire pour tout artisan qui reprend ou crée une entreprise. D’une durée de 30 heures, il permet aux futurs dirigeants d’entreprise d’avoir une vision globale de l’entreprise et de ses rouages en matière de fiscalité et de gestion », résume Philippe Perfetti. En marge de ce stage, les conseillers des CMA sont aussi à la disposition des chefs d’entreprise qui se lancent pour les accompagner dans leurs formalités administratives.

La formation
La formation est l’action majeure des CMA. Elle se décline d’une part avec des formations initiales diplômantes par l’apprentissage, dispensées dans les centres de formation d’apprentis des Chambres de métiers et les centres de formation d’apprentis dont les CMA sont partenaires. En matière de formation, les Chambres de métiers et d’artisanat sont également à la disposition des artisans qui cherchent à parfaire leurs compétences en gestion, mais également dans tout autre domaine par la formation continue. « En partenariat avec les organisations professionnelles représentatives de l’artisanat, les CMA élaborent et mettent en œuvre des formations individualisées répondant aux besoins de développement et de perfectionnement managérial et professionnel du secteur des métiers. Elles préparent à passer des diplômes du ministère de l’Éducation nationale et des diplômes de la filière artisanale comme le Brevet de maîtrise qui sont inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles. Le réseau des CMA propose également des formations techniques de courte durée et toute une palette de formations spécifiques. Nous faisons notamment beaucoup de sur-mesure pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises artisanales », explique Philippe Perfetti. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à se rendre dans la CMA de son territoire afin de rencontrer un conseiller, avec lequel chaque artisan pourra construire son propre parcours.

Un maillage régional puissant
Implantées dans toute la France, les Chambres de métiers et de l’artisanat assurent, dans une relation de proximité, des missions de service public essentielles à la structuration de l’artisanat et au développement des entreprises. C’est pourquoi leur implantation constitue un véritable réseau de proximité. Au total, on dénombre une Chambre de métiers et d’artisanat par département et une par région. L’échelon régional assure d’abord une mission de représentation et de développement des entreprises artisanales dans la région en coordonnant des actions communes aux Chambres de métiers et de l’artisanat. Et ce dans tous les domaines de compétence des CMA. Implantées dans chaque département, les CMAD sont de ce fait les interlocuteurs privilégiés pour accompagner les chefs d’entreprises artisanales dans chaque étape de leur vie professionnelle. Ainsi, les 10 000 collaborateurs des CMAD accueillent et orientent plus d’un million de personnes chaque année.

Texte : Françoise Sigot

Espagne, la reprise semble se confirmer

Un premier semestre 2015 satisfaisant
Il est vrai que le marché espagnol a été très durement touché par la crise de 2008 et les chiffres sont là pour en témoigner
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La construction de piscines familiales est passée de 38 000 bassins en 2008 à 8 000 durant les années 2012 et 2013. 2014 avait marqué une reprise avec 16 800 bassins construits et 2015 annonce une poursuite de cette reprise. En effet, le 1er semestre de cette année a vu une augmentation des ventes de 8 %, soit 11 000 nouvelles unités ; de ce fait, Pedro Arrebola prévoit pour la totalité de 2015 la construction de 18 500 nouvelles piscines résidentielles. Le taux de pénétration moyen des piscines est pour le pays de 4,6 % (nombre de piscines par rapport au nombre de maisons individuelles). Près d’un quart des piscines familiales se situent en Andalousie (279 000 unités). Suivent la Catalogne (189 000), le Levant (168 000), la région Centre (162 000), le Nord (150 800), Madrid (133 000), les Baléares (58 000) et les Canaries (23 200).

L’autre facteur porteur d’optimisme est le parc existant : l’Espagne totalise en effet 1 116 000 piscines familiales, ce qui la place au 2e rang européen et au 4e rang mondial. 60 % d’entre elles ont plus de 10 ans et sont pour la plupart très sommairement équipées, comme en témoignent les chiffres suivants :
• seulement 66 % des piscines bénéficient d’un système d’éclairage (projecteur) ;
• moins de 50 % ont un système de traitement automatique ;
• 44,6 % ont un robot automatique ;
• 37,8 % ont une couverture ou un abri ;
• 25 % ont un système de sécurité ;
• chauffage, PAC et nage à contre-courant sont très rares.
Le marché de la rénovation est donc prometteur pour les entreprises du secteur.

Les piscines de collectivités aussi

Il existe en Espagne près de 40 000 piscines de collectivités : hôtels, campings, stations balnéaires, centres de spa, installations municipales, parcs de loisirs et centres sportifs. Dans ce secteur également, la demande de rénovation est forte, portée en particulier par la puissante industrie touristique espagnole qui se doit de satisfaire aux demandes de plus en plus exigeantes de ses clients si elle ne veut pas perdre en compétitivité face à d’autres destinations.

De bonnes perspectives pour le salon

Face à ces chiffres encourageants, les organisateurs du salon Piscina & Wellness Barcelona sont optimistes. L’édition 2015 devrait réunir 262 exposants sur une surface nette de 12 800 m2, soit une progression de 11 % par rapport à la précédente édition. Un effort tout particulier sera porté sur le wellness. Non seulement il s’incorpore désormais à la dénomination du salon mais sa présence au sein de l’exposition augmente de 15 %. À noter que se tiendra durant le salon la 2e édition de Wellness & Spa Events, un forum international qui donnera aux architectes, consultants, chefs d’entreprises et cadres de direction du secteur l’occasion de donner leurs recommandations, avec pour objectif l’amélioration de la rentabilité des centres de wellness. Le Maroc sera le pays invité de cette édition 2015.

Le secteur de la piscine en Espagne
• 2 500 entreprises ;
• 64 000 emplois directs et indirects ;
• CA : 864 millions d’euros pour le marché national ;
• CA export : 247 millions d’euros.

Démarche administrative
L’intérêt que connaît actuellement la pergola s’explique en partie par la simplicité des démarches administratives dont elle relève. Pour les structures inférieures à 5 m2, aucune procédure n’est requise. Au-delà, une simple déclaration préalable de travaux est nécessaire, tant que la hauteur ne dépasse pas 12 m. Cette simplicité des procédures est liée au fait que la toiture des pergolas est considérée comme amovible et surtout parce que les pans verticaux ne sont pas clos de manière fixe.

Texte : Michel Dupenloup

DFM Piscines

En 1972, Gilles Henry débute en région parisienne une activité de traitement des eaux de collectivités. Hôpitaux, laboratoires font alors partie de ses clients. Comme cette activité prospère, il la structure en créant, en 1977, DFM Méditerranée. C’est en 1981, fort de cette expérience et afin de répondre à la demande naissante de piscines en région PACA, qu’il installe son entreprise à Aix-en-Provence. L’aventure piscine commence.

Le choix du béton

« Dès l’origine, nous avons fait le choix de construire des piscines monoblocs béton selon les règles de l’art, se souvient Gilles Henry, et nous sommes toujours fidèles à cette technique gage de qualité. Ce choix s’est avéré être le bon et nous lui devons une partie de notre réputation. Aujourd’hui par exemple, nous sommes toujours en relation avec des clients qui ont une piscine DFM depuis plus de 30 ans et ils sont nos meilleurs ambassadeurs ! Notre activité s’est très vite développée et notre savoir-faire en traitement de l’eau nous a ouvert de nombreuses portes comme l’entretien de piscines de collectivités dans des établissements hôteliers de prestige jusqu’à Nice, Cannes et Monaco. »

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Des piscines sur mesure

« Notre zone de chalandise intègre le département des Bouches-du-Rhône ainsi que les départements limitrophes, précise Gilles Henry. Nous avons le savoir-faire pour proposer à notre clientèle une vaste gamme de bassins allant de la petite piscine 5 m × 3 m très équipée (chauffage, banquette balnéo, nage à contre-courant) idéale par exemple pour les terrains de taille restreinte de la région marseillaise, aux grands bassins (piscines à débordement, piscines miroir) sans oublier les piscines d’intérieur et les piscines de collectivités (hôtels y compris hôtellerie de luxe, campings, programmes immobiliers et projets d’architectes où nous intervenons aussi pour la réalisation de spas et de hammams…). Nous ne faisons appel à aucun sous-traitant et nous réunissons en interne tous les corps de métiers. Nos collaborateurs ont ainsi les compétences pour accompagner une clientèle exigeante vers des projets très personnalisés : revêtement mosaïque émaux de verre, skimmer ou goulotte de débordement maçonnés et construction d’un pool-house. Cette même clientèle fait également souvent appel à nous pour réaliser des bassins sur des terrains difficiles, nombreux dans notre région, qui demandent des études de sol poussées et une grande expertise technique lors de leur réalisation. »

Bien plus que la construction

La rénovation représente aujourd’hui plus de 50 % de l’activité de DFM. Elle va du changement d’étanchéité à la réfection totale de piscines avec fosse à plonger des années 1980, intégrant modifications de taille, ragréages de la structure pour obtenir un fond plat et créer ainsi un espace ludique et convivial pouvant convenir également à l’aquagym. En rénovation, DFM intervient également régulièrement tant en collectivités qu’en piscines familiales, selon les cas, pour installer traitements automatiques, électrolyse du sel, traitement UV, régulation chlore, traitement au brome, ou mettre en place une couverture automatique et une pompe à chaleur. Un vaste point de vente de 400 m², située à Aix-en-Provence, accueille la clientèle et propose non seulement des gammes de produits et matériels mais également les services d’un laboratoire d’analyse d’eau, un stock de pièces détachées et un SAV. « Toute l’année, nous nous devons d’être réactifs en SAV, confirme Gilles Henry, et nos techniciens sont disponibles pour agir rapidement et efficacement. Ils sont également disponibles pour assurer nos contrats d’entretien, eux aussi personnalisés, allant de la mise en route de la piscine, au contrat été ou au suivi intégral des résidences secondaires nombreuses dans notre région ainsi que sur des installations de collectivités. Depuis 2012, nous disposons d’un 2e point de vente, LM Piscine, situé à Châteauneuf-le-Rouge (13). »

DFM PISCINES

Antélios Bât D – 75, rue Marcellin Berthelot
Pôle d’activité Les Milles 13100 Aix-en-Provence
Tél. 04 42 16 22 90
Email : contact@dfm-piscines.com
www.dfm-piscines.com
Date de création : 1977
Effectifs : 20 personnes

Aquatic Serenity

Au début des années 2000, Laurence Adda est confrontée à un accident en piscine survenu dans sa sphère familiale. Convaincue que la sécurité ne repose pas seulement sur la vigilance d’un adulte, elle s’interroge sur la mise en place d’un système de protection.
Son choix se porte sur la barrière mais à une condition : que celle-ci ne dénature pas l’environnement esthétique du bassin. Deux matériaux s’imposent alors à elle : le verre trempé et l’inox !

Texte : Michel Dupenloup

Comment est née l’entreprise Aquatic Serenity ?

Laurence Adda : comme beaucoup de belles aventures, celle d’Aquatic Serenity est née de rencontres qui se sont produites au bon moment, et de partages d’expériences. Pour ma part, j’avais à mon actif un premier cursus professionnel effectué dans la banque et dans la création de magasins. Mon mari était chef d’entreprise et nous avions parmi nos relations des amis possédant une entreprise de fabrication de garde-corps en inox. De la somme de nos compétences et de nos réflexions est née une barrière piscine à la fois efficace et belle. Nous décidons de la commercialiser et pour ce faire nous créons notre entreprise Aquatic Serenity en 2003. Le 1er janvier 2004, la loi relative à la sécurité des piscines familiales entrait en application !

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Parlez-nous de cette première barrière…

Il s’agit du modèle Océanix qui, 12 ans après sa création, est toujours le chouchou de l’entreprise, plébiscité par nos clients. Océanix associe l’inox 316L marin au verre trempé 8 mm. Il bénéficie d’une transparence maximale du fait de la discrétion de ses poteaux et de l’absence de main courante. Depuis, notre gamme s’est élargie avec l’arrivée de la barrière Pacific, sans poteau, le verre trempé 12 mm étant fixé par pince au sol, et du modèle Atlantek qui allie inox marin, bois exotique et verre trempé. L’ensemble de notre production est conforme à la norme NF P90-306. Outre les barrières pour piscine, nous concevons et produisons des garde-corps inox/verre trempé.

Quels sont les atouts des produits Aquatic Serenity ?

Leur qualité ! Nous sélectionnons rigoureusement les matériaux que nous utilisons pour nos fabrications, inox 316L et verre trempé pour qu’ils gardent au fil des ans toutes leurs qualités, qu’elles soient mécaniques ou esthétiques. Nous avons d’ailleurs souvent effectué des ajouts de modules sur des barrières installées depuis de nombreuses années et je peux vous assurer qu’il est impossible, une fois l’installation terminée, de faire la différence entre les modules anciens et les nouveaux. Mieux encore, contrairement à une idée répandue, nos barrières ne demandent que très peu d’entretien car elles ne se salissent pas. En effet, l’absence de main courante et le fait que le verre soit installé à l’extérieur et verticalement, donc sans contraste lumineux, lui permet de garder toute sa transparence. Un simple jet d’eau, ou l’utilisation d’un nettoyeur pression, suffit à leur entretien. Du côté de la pose, nous avons mis au point un produit facile à installer que ce soit par le revendeur ou par un client tant soit peu bricoleur. Une notice d’installation très détaillée explique clairement chaque étape de la pose.

Comment êtes-vous organisés ?

Le siège social de l’entreprise et notre entrepôt, où nous disposons en permanence d’un stock important, sont situés à Pérols (34). Nos ateliers de fabrication quant à eux sont implantés à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Dès l’origine, nous avons fait le choix de fabriquer nos barrières en France avec des matériaux produits en France à 95 %, les 5 % restants étant européens. C’est pour nous l’assurance d’une qualité que nous pouvons contrôler en permanence, et une garantie de souplesse dans nos approvisionnements, même si cela se fait au détriment de la marge de l’entreprise. Mais c’est un choix que nous assumons ! Côté organisation, Aquatic Serenity est une entreprise familiale, de taille humaine, qui emploie une quinzaine de personnes réparties entre les ateliers de fabrications et le siège. Celui-ci accueille également des commerciaux sédentaires qui ont en charge, et c’est une de nos priorités, l’accompagnement de nos clients. Nos salariés nous sont fidèles, ce sont les mêmes depuis nos débuts, et nous sommes fidèles à nos fournisseurs.

Le positionnement de vos produits sur le marché ?

Nous proposons des produits haut-de-gamme, voire des produits de luxe. Les prix de nos barrières vont en effet de 249 € à 489 € le mètre, soit un budget moyen par installation de 8 000 €. Cependant, il convient de préciser que ce prix intègre une prestation très poussée. Pour chaque projet, notre bureau d’études travaille avec le client final, via le professionnel, afin de proposer la solution la mieux adaptée au projet, et d’identifier pour lui des pièges éventuels. Cette notion de service est pour nous primordiale. Cependant, malgré ce positionnement, nous restons vigilants sur nos prix. Le fait par exemple que nous ne proposions que 3 modèles, utilisant les mêmes matériaux, nous permet de bénéficier chez nos fournisseurs de conditions avantageuses. Au final, les produits Aquatic Serenity, bien que haut-de-gamme, bénéficient d’un rapport qualité-prix imbattable !

Qui sont vos clients ?

90 % de nos clients sont des professionnels. Nous travaillons avec les principaux réseaux de pisciniers ainsi qu’avec de nombreux pisciniers indépendants. Nos clients professionnels, ils sont environ 3 000, apprécient l’aide que nous leur apportons en les accompagnant techniquement dans le projet, en leur offrant la possibilité d’effectuer la livraison directement chez leur client et en étant disponibles pour eux au téléphone lorsqu’ils ont besoin d’assistance. Nous tenons à leur disposition un stock permanent pour une grande réactivité lors de la gestion des commandes, même au plus fort de la saison.

De notre côté, nous rencontrons les particuliers en direct durant deux événements : la Foire de Paris et la Foire de Lyon. Ce contact direct avec le client final est pour nous indispensable. Il nous permet de connaître et d’analyser sa perception de nos produits, d’affiner notre offre et de développer des argumentaires efficaces face à des réticences ou des idées fausses qu’il peut avoir sur nos produits. Je vous ai déjà parlé, par exemple, des supposées difficultés d’entretien, préjugé encore fortement ancré dans l’esprit de pas mal de nos prospects. Un autre enseignement important que nous tirons de ces contacts directs concerne le prix. C’est un sujet qui ne doit pas être tabou. Nous avons maintes fois vérifié que lorsqu’un propriétaire de piscine souhaite installer une barrière tout en préservant son cadre de vie, il sait trouver le budget nécessaire. Malheureusement, beaucoup de pisciniers freinent la vente eux-mêmes en pensant que le produit Aquatic Serenity est trop cher pour leur client, et c’est souvent faux ! Cela veut dire clairement que le professionnel ne doit pas avoir de réticence sur le prix car son client, lui, n’en aura pas forcément !


www.aquatic-serenity.com

Collectivité : les produits dédiés

La plupart des industriels présents dans le secteur de la piscine familiale disposent d’une gamme de produits spécifiques destinée au marché de la collectivité.
Du chauffage au traitement de l’eau, en passant par la filtration et le revêtement, sans oublier le nettoyage et la déchloramination, voici un aperçu qui vous permettra d’appréhender les principales caractéristiques des solutions spécialement étudiées pour répondre à des contraintes bien particulières.

Le chauffage

Grosses puissances

Destinée aux bassins d’hôtellerie de plein air (hôtels, gites, campings, etc.) comme aux infrastructures municipales, la gamme R’PAC de Rexair se caractérise par ses grosses puissances (52 à 135 kW). Avec un COP compris entre 5,1 et 5,5 selon les modèles, le rendement de ces pompes à chaleur est élevé et permet de maintenir la température souhaitée sans pour autant engendrer de frais de fonctionnement trop importants. L’accent a été mis sur la simplicité d’installation et de réglage.

Vitesse variable

Dotée d’un ventilateur Inverter, la pompe à chaleur Power Force se veut à la fois efficace et silencieuse. Grâce à sa vitesse variable, le ventilateur ajuste son fonctionnement pour en réduire la consommation électrique et le volume sonore. Le détendeur électronique régule et le compresseur rotatif scroll optimise les cycles de chauffage pour des performances élevées, y compris lorsque les conditions extérieures sont difficiles. Le dégivrage intensif, par inversion de cycle automatique, autorise pour sa part un fonctionnement jusqu’à -12 °C. Côté durabilité, on retiendra l’échangeur-condenseur en titane ainsi que la carrosserie traitée anticorrosion. La pompe à chaleur Power Force est disponible en deux versions : 28 et 37 kW (Zodiac).
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Dégivrage efficace

Développée pour les grands volumes, la pompe à chaleur RAK de Polytropic est déclinée en deux modèles de 54 et 108 kW. Ces modèles peuvent fonctionner jusqu’à -10 °C grâce au dégivrage par inversion de cycle et permettent de refroidir le bassin au plus fort de l’été. Le traitement hydrophobe des ailettes de l’évaporateur facilite pour sa part le dégivrage et l’élimination des condensats afin d’optimiser le fonctionnement de l’appareil lorsque les températures sont basses. Pour réduire le niveau sonore, le compresseur hermétique Scroll est doté d’un dispositif antivibration, et une paroi isolée sépare la ventilation des autres composants. Compatibles avec tous types de traitements, les pompes à chaleur RAK peuvent en option bénéficier d’une puissance pouvant atteindre 300 kW pour les très gros bassins.

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La qualité de l’air

Déchloraminateur

Pour répondre aux problèmes que pose la présence de chloramines et de trichloramines, Bio-UV a développé des déchloraminateurs réduisant significativement leur quantité. Le taux de chloramines peut ainsi être maintenu entre 0,1 et 0,3 ppm, ce qui permet d’abaisser les volumes d’eau à renouveler. Grâce à la réduction de la quantité de trichloramines dans l’air, les irritations pouvant affecter les baigneurs et le personnel sont moins fréquentes.

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Contrôle de l’air

Gaz très volatil, la trichloramine s’avère irritante pour la peau et les muqueuses à partir d’une certaine concentration. La Valise Triklorame par Syclope Électronique permet de mesurer rapidement et simplement sa teneur dans l’air. Breveté par l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), le dispositif assure une mesure précise de la trichloramine. La valeur, ponctuelle ou moyenne, est exprimée en mg/m³ après échantillonnage de 45 min. à 8 h. À noter que le résultat n’est pas biaisé par la présence d’ozone et de nitrites.

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Basse pression

UVGermi met à profit son expertise des technologies basse pression au service de la déchloramination des bassins couverts publics. En inox 316 L ou en PEHD, UVDechlo adapte son fonctionnement selon le taux de chloramines présent dans l’eau. Cette régulation de la puissance de l’appareil garantit un résidu maximum de 0,2 mg/l tout en optimisant la consommation électrique et la durée de vie de la lampe UV.

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La filtration

Efficace

Réalisée en matière plastique, la gamme Kivu d’AstralPool concilie efficacité élevée et niveau de bruit contenu. Ces pompes centrifuges bénéficient ainsi de hauts rendements et sont parfaitement adaptées aux très hauts débits, jusqu’à 280 m³/h. Les moteurs ont une vitesse de fonctionnement de 1 500 t/min et se déclinent en sept puissances de 3 à 15 CV. Les pompes Kivu sont compatibles avec l’eau de mer et présentent des connexions normalisées 6’’ × 5’’. ##img12506##

Résistante

Le corps de pompe et le préfiltre de la pompe Magnus sont en polypropylène renforcé de fibres de verre. La garniture est pour sa part réalisée en carbone-céramique et en acier inoxydable. Il en résulte une résistance accrue, notamment à la corrosion, et une manipulation aisée du fait d’un poids moindre. Le moteur asynchrone est décliné en deux versions, 1 450 t/min et 2 850 t/min, pour des puissances allant de 3 à 15 CV. La pompe Magnus est disponible avec ou sans préfiltre (Interplast).

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Compatible

Les pompes auto-amorçantes PSP de Pentair ont été conçues pour répondre aux exigences des piscines de collectivité. Les composants thermoplastiques ou en inox sont parfaitement adaptés à une exposition prolongée à de forts taux de sel ou de chlore. Les versions de 3,5 à 5,5 CV sont dotées d’une connexion de sortie de 90 mm à ajustage coulissant métrique tandis que les modèles de 7,5 et 10 CV ont une sortie en 110 mm de diamètre. Le moteur monte jusqu’à 2 850 t/min.

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Durable

Le Python Polaire de Procopi est un filtre bobiné dont le revêtement intérieur est réalisé en polyester et fibres de verre. La résistance de la structure ainsi obtenue est renforcée par le principe de circulation des flux avec une entrée haute et une sortie basse. Pour améliorer la durabilité du filtre, les crépines ont été supprimées au profit de quatre couches filtrantes de granulométries différentes. La conception polaire du filtre, plaçant l’entrée et la sortie non pas sur les côtés mais sur les capots inférieurs et supérieurs, permet de positionner les vannes au plus près des façades pour un gain de place non négligeable. Sur demande, il peut supporter une pression d’utilisation de 4 bars et un traitement à l’ozone.

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La régulation

Gestionnaire

Compatible avec tous les types de pompes et systèmes de dosage, l’Analyt 2 assure le contrôle et la régulation du pH et du désinfectant. Le chlore libre est quantifié via une cellule de mesure potentiostatique pour un résultat précis exprimé en mg/l. À partir des valeurs récoltées, l’Analyt 2 pilote le fonctionnement des dispositifs de dosage (pH, chlore, floculant ou solution algicide), de filtration et de chauffage. Contrôlable à distance, l’Analyt 2 dispose d’un journal des événements (Bayrol).

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Autonome

Pool Technologie met son expertise de l’électrolyse du sel au service du marché de la collectivité. À partir d’une eau adoucie et de sel pur, le Pure Chlore génère de l’hypochlorite de soude. La solution chlorée est ensuite injectée dans le bassin par l’intermédiaire d’une pompe doseuse gros débit. L’intérêt d’une production in situ est de bénéficier d’un chlore dont la concentration n’a pas été altérée.

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Pré-monté

Pour répondre à la problématique des chloramines, Swan Analytical Instruments a mis au point un analyseur colorimétrique en ligne, l’AMI CODES II CC. L’installation mesure en continu le chlore total, le chlore libre et les chloramines. Connaître en temps réel la concentration en chloramines ouvre la possibilité d’asservir une aération, une gestion de l’apport en eau neuve ou un déchloraminateur. Préinstallé et étalonné, le dispositif se raccorde rapidement sur le circuit hydraulique.

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Précis

Bien qu’il ne soit pas prédestiné aux piscines de collectivité, l’Optimo de Régul’Électronique est parfaitement adapté à la gestion des bassins de moyennes dimensions. Il optimise le traitement de l’eau en maintenant le taux de chlore idéal. Une sonde ampérométrique mesure précisément la quantité de chlore présente dans l’eau pour ensuite contrôler l’injection de chlore liquide par une pompe péristaltique. La surveillance et la régulation du pH s’effectue facilement à partir d’un large écran LCD.

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Pour les spas

Idéal pour le contrôle du pH et du chlore libre dans les spas publics, le ProFitness pH CLM d’Avady Pool est référencé au catalogue SCP. Il est fourni avec deux pompes péristaltiques pour le dosage des produits correctifs. La mesure du chlore est effectuée dans une chambre d’analyse, avec contrôle du débit, par un capteur potentiostatique à membrane.

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Adaptable

Stérilor se positionne sur le marché de la collectivité avec le Duo Stérpro. Précâblé, ce panneau comporte un système de double régulation : pH et chlore, par mesure ampérométrique. Le Duo Stérpro procède par injection de pH et de chlore liquide pour satisfaire aux exigences normatives applicables aux piscines de collectivité, un historique des mesures étant conservé en vue d’un éventuel contrôle des services sanitaires. S’intégrant facilement sur l’installation hydraulique, le Duo Stérpro est compatible avec toutes les tailles de bassin grâce à deux configurations de pompes doseuses.

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Intuitif

La centrale de gestion Aqualux chapeaute l’ensemble du fonctionnement du bassin. Elle assure la mesure et la régulation du pH ainsi que le contrôle du Redox. Deux pompes doseuses péristaltiques injectent les produits correctifs et le chlore liquide. La filtration et le chauffage peuvent être asservis à la centrale pour être gérés depuis une unique et simple interface : 6 touches de réglages et des voyants lumineux signalant l’état de fonctionnement.

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Les robots

Toujours propre

Maytronics a développé sa gamme de robot Dolphin pour répondre aux spécificités des piscines collectives. La puissance de ces nettoyeurs automatiques est associée à une technologie garantissant un bassin toujours propre. Vaisseau amiral de la gamme, le Wave 300XL peut prendre en charge les piscines de 25 à 60 m de longueur. Son interface numérique interactive permet de contrôler et programmer les cycles de fonctionnement sur 1 à 8 heures. Le balayage, par ligne ou par secteurs, est optimisé grâce à une navigation combinant gyroscope et boussole. Le système de double brossage avec des brosses à quatre faces nettoie efficacement le bassin. Facilement accessible, le système de filtration est composé de trois niveaux de rétention pour retenir efficacement tous les débris. Le caddy en inox est doté d’un enrouleur de câble (43 m ou 50 m en option). La garantie de 24 mois (ou 3 000 heures) peut être étendue à 5 ans.

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Produits

Gros conditionnements

Distributeur exclusif de la marque Chemoform, CEC dispose dans son catalogue d’une offre de produits dédiée aux piscines collectives. Pour optimiser le coût de revient, de gros conditionnements sont proposés. Le chlore non stabilisé, concentré à 70 %, est ainsi disponible en seaux de 25 et 45 kg, le chlore choc en seau de 25 kg tout comme le chlore stabilisé. Pour ce qui est des produits liquides, oxygène actif et correctifs pH sont respectivement proposés en bidons de 22, 24 et 25 kg.

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Dosage automatisé

Pour répondre au mieux aux spécificités de l’entretien des piscines collectives, hth a développé un système de dosage de chlore automatisé. Fonctionnant avec de l’hypochlorite de calcium, le système Easiflo génère une solution chlorée en pulvérisant de l’eau sur des briquettes quand l’état du bassin le nécessite. La version 2015 améliore la rapidité de remplissage, l’élimination des particules insolubles (dispositif de rinçage permanent) et la sécurité de manipulation (arrêt de l’aspersion quand le couvercle est ouvert) mais aussi de fonctionnement avec une double sécurité trop-plein. Le doseur Easiflo peut être couplé au système de régulation Cycl’eau pour parvenir à une solution de traitement optimale.

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Entretien du filtre

Afin de préserver l’efficacité de la filtration, Chemoform a mis au point une solution nettoyante, détartrante et protégeant de la corrosion. Le Filter Net Liquide élimine les dépôts de calcaire, les résidus gras, les matières organiques et la rouille. Facile à utiliser et agissant rapidement, il assure le bon fonctionnement des crépines en évitant leur entartrage. Le Filter Net Liquide est compatible avec tous les types de traitement : chlore, brome et oxygène actif. Son utilisation optimise la qualité de filtration en limitant l’apparition de passages préférentiels.

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Revêtement

Longévité accrue

La membrane armée DLW delifol est réalisée en PVC-P dont la qualité permet de s’affranchir d’une couche de vernis. Il en résulte une résistance accrue aux UV, aux agressions chimiques mais aussi aux températures élevées (jusqu’à 34°C en constant). Le traitement antifongique limite le développement des micro-organismes. Outre la déclinaison en 22 coloris et décors, on notera la présence d’une gamme anti-dérapante d’une épaisseur 190/100e.

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Stabilité

Sika propose pour les piscines une membrane d’étanchéité armée à base de PVC-P. Sa structure en fil de synthèse lui confère une bonne résistance à la traction et à l’allongement et une bonne stabilité dimensionnelle. D’une épaisseur de 160/100e, Sikaplan supporte parfaitement l’exposition aux UV, au chlore et aux températures pouvant aller jusqu’à 32 °C en permanence.

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La part belle à l’extérieur

Le projet repose ici sur une philosophie du vivre dedans-dehors avec un jardin dessiné en forme de clé de sol ! Pour les propriétaires, vivre à l’extérieur est un mode de vie riche de plaisir et de convivialité.
Dans le cadre de la rénovation de leur propriété, le défi de l’architecte Michel Bourgeois était donc de reconnecter la maison à la nature.

À l’origine, une bâtisse sans grand intérêt architectural sur un vaste terrain en friche. C’est dès la porte d’entrée que le projet se dessine. Pour le coup d’œil et le plongeon dans la nature, jardin et piscine sont alignés dans un même axe. Dans la perspective de la piscine, les différents espaces de vie s’orchestrent sans rupture pour privilégier le vivre dedans-dehors.

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© Sarah Chambon

De plain-pied, la terrasse extérieure prend le relais et sa forme arrondie autour du noisetier est reprise par la piscine. Comme encastré dans un bain de verdure, ce bassin de nage aux lignes contemporaines s’étire dans sa longueur pour donner de la profondeur à l’espace paysager. La piscine semble incrustée dans le gazon, avec pour seule délimitation une margelle en pierre de lave. Positionnée de façon asymétrique de chaque côté du bassin, elle semble évoquer une rivière circulant en milieu naturel. D’où le choix minimal de la pelouse sans autre artifice de surface. La recherche d’esthétique pure n’a pour autre souci que de privilégier l’espace paysager où la piscine se positionne en décor central. Si la couleur de l’eau rappelle la transparence paradisiaque des mers du Sud, la végétation s’en inspire aussi pour en suggérer l’esprit. Pour que ce soit vert toute l’année, la mise en scène de l’espace est orchestrée avec des essences résistantes de la famille des persistants telles que bambous, cyprès, lauriers-tins, orangers du Mexique, pins, grenadiers, choisya, etc.

Réalisation : CPR (69) – réseau Diffazur Piscines
Architecte : DPLG Michel Bourgeois (38)
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© Sarah Chambon

Focus : les volets

Que ce soit lors de la construction ou bien lors d’une rénovation, il existe une solution « volet » qui répond, dans la grande majorité des cas, aux attentes du client. Focus sur un marché au potentiel à développer.
Le marché du volet pour piscine est non seulement un marché à forte valeur ajoutée et générateur d’un chiffre d’affaires important, mais il permet également au piscinier de jouer pleinement son rôle de conseil auprès de sa clientèle, et d’exprimer au mieux ses compétences lors de la pose de ce produit techniquement élaboré.

Texte : Benoit Viallon et Michel Dupenloup

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Le taux d’équipement du parc français de piscines

Difficile de donner une estimation précise ; les informations que nous avons collectées auprès des différents fabricants donnent une fourchette assez large concernant le nombre de piscines françaises équipées d’un volet : entre 250 000 et 300 000, soit un taux d’équipement pour le parc français (1,7 million de bassins) compris entre 15 % et 18 %. Quoi qu’il en soit, le potentiel est bien réel.

Combien de volets installés chaque année ?

Lors de l’instauration de la loi relative à la sécurité des piscines, les ventes de volets ont régulièrement augmenté. Pour les saisons 2003 et 2004, on peut même parler d’une véritable accélération. Actuellement, les volumes écoulés sont ainsi plutôt stables d’une année sur l’autre avec, pour la saison 2015, une estimation comprise entre 16 000 et 20 000 unités. 2 fabricants nous ont toutefois fait part d’une légère baisse en volume compensée par une légère hausse en valeur. Les produits installés sont dans leur grande majorité « made in France » et la production française dépasse les 20 000 unités dont près de 20 % sont exportées.

Un marché structurellement porteur

Une des qualités reconnues des volets est qu’ils peuvent répondre aux besoins exprimés par 2 marchés : celui de la construction et celui de la rénovation, mettant par conséquent ce produit à l’abri de fluctuations importantes. Les volumes actuellement réalisés sur chacun de ces 2 marchés sont d’ailleurs assez proches, avec des estimations portant la construction à 48 % contre 52 % pour la rénovation.

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Les motivations d’achats

Les motivations des clients qui s’intéressent à ce produit, que ce soit en construction ou en rénovation, sont multiples.

Par ordre décroissant, les clients recherchent :
• un dispositif de sécurité fiable. C’est une réponse aux contraintes imposées par la loi ;
• la facilité de manipulation ;
• la protection de l’eau contre les déchets et pollutions externes ;
• une esthétique du bassin préservée dans le cas d’un volet immergé ;
• une association logique, voire indispensable, lorsque le bassin est équipé d’un dispositif de chauffage.

Il convient de noter que le client potentiel ne connaît pas toutes les qualités et tous les avantages du volet. Une étude d’un fabricant a démontré récemment que seulement 1 client sur 5 était informé du fait qu’un volet contribuait au confort de la baignade en conservant la température de l’eau du bassin.

Parmi les freins à l’installation sont principalement identifiés le prix et la configuration complexe de certains bassins qui ne permettent pas encore la mise en place d’un volet. Mais de ce point de vue, les évolutions techniques ont été déterminantes : de nouveaux procédés ont permis d’augmenter la capacité des fabricants à s’adapter aux bassins existants. En devenant compatibles avec des formes plus complexes, les volets ont ainsi pu s’adresser à une cible élargie et répondre à une demande plus large.

La segmentation de l’offre : hors sol et immergés

Il existe deux grandes familles de volets : les modèles immergés et les modèles hors sol. Ces derniers représentent aujourd’hui environ 60 % du marché en volume.

Les versions mobiles des volets hors sol occupent une place assez limitée. Il semblerait que ce type de produit soit avant tout une réponse à une configuration de bassin particulière dont les contraintes imposent le recours à un dispositif mobile. En effet, si un modèle mobile permet de s’adapter aux formes libres grâce au déplacement de l’axe, cette solution est rarement le choix d’origine du client : elle est retenue parce qu’elle est nécessaire. Les particuliers demeurent donc encore peu sensibilisés à l’avantage de pouvoir libérer la plage et les abords de la piscine.

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Quelle motorisation ?

Concernant les volets immergés, il existe principalement 2 types de motorisation : motorisation axiale et motorisation en fosse sèche. Plus simple à installer, la motorisation axiale progresse régulièrement depuis 2004 pour atteindre cette année plus de 70 % de part de marché. Sa progression en 2015 a été de l’ordre de + 4 %.

Quel budget ?

Le coût moyen d’un volet hors sol installé est compris entre 4 000 et 5 000 € (installation entre 500 et 1 000 €). Pour un volet immergé, du fait de la multiplicité des modèles, la fourchette est plus difficile à évaluer. Dans une configuration simple, un budget de 7 000 € est suffisant mais le « panier moyen » se situe plutôt entre 10 000 et 15 000 €.

Le solaire encore marginal

Bien que l’alimentation solaire soit proposée depuis de nombreuses années et malgré des performances sans cesse accrues des panneaux photovoltaïques et des batteries, qui permettent une autonomie largement suffisante pour utiliser le volet durant les journées peu ou pas ensoleillées et même la nuit, la part de marché de ce type d’équipement reste autour de 10 %.

Pourtant, il présente un sérieux avantage : une installation facile, rapide et moins onéreuse car elle s’affranchit d’un raccordement électrique et donc d’éventuels travaux de câblage à effectuer sous la plage de la piscine.

Parmi les freins à son développement revient souvent le fait que ce produit est encore peu connu du grand public et que les professionnels ne le proposent pas systématiquement à leurs clients. Certains lui reprochent l’esthétique des panneaux photovoltaïques. Pourtant, le potentiel des volets solaires est bien réel. Un fabricant ayant décidé de développer les ventes de volets solaires depuis 2 ans a enregistré une progression en volume de + 22 % en 2014 et de + 24 % en 2015.

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Les grandes évolutions du produit volet

Apparu il y a une trentaine d’années, le volet a très rapidement pris une forme semblable à celle qu’on lui connaît aujourd’hui, que ce soit dans sa version immergée ou hors sol fixe. Globalement, il y a eu en effet peu de modifications dans le concept et ce sont surtout les composants et les configurations qui ont évolué au fil des ans.

• L’adaptation aux différentes formes de bassins. Initialement, le volet s’adressait exclusivement aux piscines rectangulaires. Développer le marché est devenu une nécessité et pour cela, il fallait le rendre compatible avec le plus grand nombre de configurations. C’est cette logique qui a fait émerger les modèles mobiles, au début des années 2000, et plus récemment, les dispositifs permettant de couvrir les parties latérales d’un bassin.

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• L’intégration des installations immergées. Pendant longtemps, la configuration classique était composée d’une motorisation axiale et d’un enrouleur en coffre sec. Un dispositif de ce type impacte la longueur de nage. Ce qui ne posait pas forcément de problème avec les dimensions importantes est devenu une contrainte avec l’avènement des petits bassins. Depuis quelques années, un important travail s’est donc porté sur la disposition et le volume des installations immergées. Pour ne pas paraître surdimensionné ou ne pas trop réduire l’espace disponible, le tablier peut maintenant prendre place dans les parois et même à l’extérieur du bassin.

• La personnalisation du volet. Pour faciliter l’intégration paysagère d’une installation, hors sol ou immergée, et coller au plus près des aspirations du client, les fabricants proposent un large éventail de solutions pour personnaliser le volet. Le client dispose désormais du choix des matériaux pour l’habillage du banc et les caillebotis (lames PVC ou bois), voire même pour les lames (PVC ou polycarbonate). Mais c’est surtout la déclinaison de teintes et de couleurs, des lames aux pieds pour les modèles hors sol, qui offre la possibilité de personnaliser le volet.

• Le couplage à l’électrolyseur. De plus en plus de volets peuvent asservir le fonctionnement de l’appareil d’électrolyse. Il s’agit là d’une fonctionnalité récente, mais essentielle, qui répond aux problèmes de surchloration qui peuvent survenir en présence conjointe d’un volet et d’un électrolyseur. En effet, en position fermée, le volet favorise l’augmentation de la quantité de chlore dont les particules se maintiennent plus longtemps. L’eau devient alors agressive et corrosive, avec le risque d’altérer les équipements. La production de la cellule d’électrolyse doit ainsi être réduite de 85 % à 90 % pour compenser les modifications de l’équilibre de l’eau qui résultent de la couverture du bassin. Le couplage volet/électrolyseur constitue donc une réponse à une attente multiple pour l’utilisateur en termes de confort, de sécurisation et d’automatisation.

• Les lames polycarbonate solaires. Certains fabricants proposent aujourd’hui des lames polycarbonate solaires conformes à la norme. Agissant comme des capteurs solaires, elles sont idéales pour les régions le moins chaudes de notre territoire.

Des ventes stables

Les ventes de volets restent assez linéaires au fil des ans, alors que le potentiel de développement, comme nous avons pu l’observer, est bien réel. Plusieurs facteurs sont avancés par les fabricants pour expliquer cette tendance.

• Les contraintes normatives. La norme NF P90-308 a défini un référentiel très précis que doivent respecter les produits pour être reconnus par la loi comme un équipement de sécurité. C’est un cadre qui fige le marché, une contrainte qui limite énormément les évolutions techniques pouvant ouvrir de nouvelles parts de marché.

• Des coûts incompressibles. De par les exigences que doit satisfaire un volet en termes de sécurité et de fiabilité, il est impossible de dissocier le coût de la qualité. Il est donc à ce jour difficile de diminuer le prix de revient sans impacter les performances du produit.

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Des potentialités certaines

• De nombreux bassins restent à couvrir. En 2015, seules 15 % à 18 % des piscines françaises étaient équipées d’un volet. Le potentiel est donc considérable, surtout que ces dernières années ont vu un retour massif des piscines de petite taille aux formes géométriques. De telles configurations facilitent l’installation d’un volet et en minimisent le coût, ce qui devrait permettre de rendre cette solution accessible auprès d’un grand nombre de propriétaires.

• Les collectivités s’y mettent aussi. Le recours au volet dans des piscines collectives n’est apparu que récemment. Mais depuis, cette solution se développe très rapidement : on observe à la fois une découverte et un engouement de la part des établissements accueillant du public. Ce sont à chaque fois des réalisations sur mesure, qui représentent donc des chiffres d’affaires importants. Un potentiel indéniable pour les fabricants autant que pour les pisciniers.

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Les fabricants au service des pisciniers

• Une installation et une maintenance facilitées. Les volets sont des produits de plus en plus techniques. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont devenus complexes. Si pour le particulier, l’accent est mis sur le confort d’utilisation, pour les pisciniers l’attention des fabricants s’est portée sur la rapidité de mise en œuvre. De la conception même du produit à l’emballage, en passant par la notice de montage, l’important est de réduire au strict minimum le temps d’intervention pour l’installation autant que pour la maintenance. L’objectif est de permettre aux professionnels d’optimiser leur présence sur site et ainsi de préserver leur niveau de marge.

• Des livraisons à la carte. Différents choix sont proposés aux pisciniers, tant pour les modalités de livraison que pour l’emballage du volet. Solution la plus économique, le produit peut être enlevé sur le site de production. Plus pratique, la livraison chez le piscinier lui permet d’avoir une certaine souplesse dans son organisation. Le plus fréquent reste malgré tout la livraison chez le particulier. Il est alors préconisé d’opter pour un livreur disposant d’un chariot élévateur. Plus rapide et moins risqué, cela permet d’apporter le volet au plus près de son lieu d’installation, mais cette prestation a bien entendu un coût.

• Des formations régulières. Chaque année, la plupart des fabricants organisent des formations pour leurs clients professionnels. En agence ou sur le lieu de vente, ces sessions abordent les aspects techniques mais aussi et surtout commerciaux. Il s’agit pour les industriels de fournir aux pisciniers les outils les aidant à vendre mieux et à devenir des prescripteurs de solutions.

• Des assistances à la pose. Phénomène relativement récent, certains fabricants se proposent d’assurer une installation. Ce service payant s’adresse principalement à deux types de structures : celles qui ne posent que très ponctuellement des volets et qui ne souhaitent donc pas se former, et à l’inverse celles réalisant de très gros volumes et qui, à un moment donné de la saison, n’ont pas la capacité de satisfaire leurs contrats. Dans les deux cas, le recours au service proposé par l’industriel peut s’apparenter à une externalisation de la pose. L’intérêt est de s’affranchir d’un cycle de formation, d’éviter l’embauche de personnel saisonnier ou la recherche de sous-traitants et de réaliser une prestation de qualité sachant que la pose compte à hauteur de 50 % dans la fiabilité du produit dans le temps.

Enfin les industriels, souvent à la demande des installateurs, travaillent afin de réduire le poids et la taille des emballages et d’évoluer vers des emballages à la fois plus légers et plus solides. L’objectif est double : réduire le volume des déchets afin de faciliter le nettoyage du chantier après installation et anticiper une réglementation qui deviendra, au fil du temps, obligatoirement plus contraignante.

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L’importance de la prise de cotes

Mesurer précisément les dimensions du bassin s’apprêtant à recevoir un volet est une étape cruciale. Une erreur peut rapidement être lourde de conséquences, la pire étant un retour chez le fabricant. Quelques principes fondamentaux sont ainsi à respecter lors de la prise de cotes :

• ne pas se fier aux indications théoriques des plans ;
• mesurer le bassin avec la charge d’eau ;
• prendre une mesure tous les mètres.

Pour assister leurs clients professionnels, certains fabricants proposent même systématiquement la venue sur site d’un technico-commercial qui se charge de la prise de cotes.