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POINT METEO AVRIL 2018 – MAI 2018

Le mois d’avril 2018 se situe au 3e rang des mois d’avril les plus chauds après 2007 et 2011, avec un excédent de 2,7 °C par rapport à la moyenne. Après un mois de mars très humide, les précipitations sont proches de la normale en moyenne, mais déficitaires au Nord-Est et excédentaires près de la Méditerranée. L’ensoleillement a été conforme à la normale. Le mois de mai a connu une température moyenne supérieure de 1,3 °C et un excédent de pluie de + 12 % en moyenne, mais déficitaire à l’Ouest et excédentaire sur la région méditerranéenne. L’ensoleillement a été normal en moyenne mais excédentaire au Nord et déficitaire au Sud.
(Sources : Météo France et La Chaîne Météo).

meteo avril mai 2018

 

POINT METEO AVRIL 2018 – MAI 2018

Le mois d’avril 2018 se situe au 3e rang des mois d’avril les plus chauds après 2007 et 2011, avec un excédent de 2,7 °C par rapport à la moyenne. Après un mois de mars très humide, les précipitations sont proches de la normale en moyenne, mais déficitaires au Nord-Est et excédentaires près de la Méditerranée. L’ensoleillement a été conforme à la normale. Le mois de mai a connu une température moyenne supérieure de 1,3 °C et un excédent de pluie de + 12 % en moyenne, mais déficitaire à l’Ouest et excédentaire sur la région méditerranéenne. L’ensoleillement a été normal en moyenne mais excédentaire au Nord et déficitaire au Sud.
(Sources : Météo France et La Chaîne Météo).

meteo avril mai 2018

 

POINT METEO FEVRIER 2018 – MARS 2018

Le mois de février a été le plus doux depuis 1900 avec une température moyenne supérieure de 3.3°C par rapport aux normales. La pluviométrie a été très excédentaire sur l’ensemble de l’hexagone (+80 %) avec un enneigement également exceptionnel sur les Alpes. L’ensoleillement a été très déficitaire (de 30 à 50 %). Malgré une première quinzaine de mars marquée par un pic de douceur, l’hiver a ensuite joué les prolongations avec une seconde moitié de mois particulièrement maussade. La fréquence et l’intensité des précipitations placent mars 2018 au rang des plus arrosés depuis 1959, avec un excédent supérieur à 60% sur l’ensemble de la France. Le nombre de jours de pluie dépasse souvent la quinzaine, soit près du double de la normale !
(Sources : Météo France et La Chaîne Météo).

meteofevriermars2018

Autofix 2.0 par APF

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Développé en 2014 par APF, Autofix est un système de verrouillage et de déverrouillage qui rend la couverture 100 % automatique. Après plus de 500 installations, une nouvelle version arrive : Autofix 2.0. Cette nouvelle génération offre, depuis le mois de juillet 2018 :

– une intégration parfaite dans l’épaisseur d’une lame ;

– une installation simplifiée ;

– un réglage du curseur de verrouillage ;

– une sangle de déverrouillage raccourcie ;

– une adaptation aux niveaux d’eau hauts et aux caillebotis immergés.

APF autofix

www.apf-france.com

 

Sokool, l’abri sans rail pour les particuliers

sokool derruaz thierry

Deux ans après son rapprochement avec le groupe NextPool, Sokool affirme ses ambitions sur le marché  de l’abri de piscine. Thierry Derruaz dresse pour nous le bilan de ces deux années de développement et détaille les perspectives d’évolution pour ce spécialiste de l’abri télescopique sans rail.

Lap : En 2016, Sokool rejoignait NextPool pour donner naissance au groupe O2.
Quel regard portez-vous sur les années qui ont suivi le rapprochement entre ces deux entités ?

Thierry Derruaz : 2016 a marqué un tournant stratégique, tant pour Sokool que pour NextPool. Par ce rapprochement, les deux entités font cohabiter deux approches fondamentalement différentes : le B-to-B et le B-to-C. Cela implique des savoir-faire et stratégies particuliers, d’où l’émergence d’un groupe laissant entrevoir la spécificité des deux marques : O2 NextPool-Sokool.

Les équipes NextPool ont porté un regard neuf sur notre manière de fonctionner et identifié des leviers d’amélioration. Le premier d’entre eux a été le passage de deux usines à une seule afin d’optimiser les processus autant que les coûts de fabrication. Sokool concentre désormais sa production en une seule entité, à Cénac-et-Saint-Julien en Dordogne (24).  Le choix de ce site, au détriment de Vourles, a été motivé par le besoin d’agrandir les locaux. Seul Cénac offrait cette possibilité. Malgré les difficultés inhérentes à un changement d’une telle ampleur, la saison 2017 a permis de valider les choix stratégiques que nous avons faits : en 2016, chacune de deux usines a produit entre 400 et
450 abris. En 2017, c’est-à-dire au cœur de la transition, le site de Cénac a vu
920 abris sortir de nos ateliers.

sokool chiffres

Malgré son appartenance au groupe, Sokool conserve donc une certaine autonomie ?

NextPool prône un fonctionnement plus fédérateur qu’intégrateur. Le rapprochement avec Sokool s’inscrit parfaitement dans cette logique. Contrairement aux autres marques de NextPool, notre positionnement stratégique est depuis toujours la vente d’abris aux particuliers. Cette différence majeure n’a pas été remise en question par notre intégration au groupe O2. En revanche, nous accédons désormais à une force de frappe collective nouvelle : les équipes commerciales NextPool peuvent mettre en avant l’offre d’abris Sokool. Cet effet de synergie est bénéfique pour les trois parties : la visibilité de Sokool est améliorée tandis que le catalogue NextPool est judicieusement complété. Quant au piscinier client NextPool, il accède à un panel de solutions élargi.

Le piscinier reste et restera un apporteur d’affaires pour Sokool ?

Effectivement : nos revendeurs professionnels ont ainsi l’opportunité de s’appuyer sur l’offre Sokool pour proposer un panel de solutions élargi. L’origine de notre chiffre d’affaires est aujourd’hui segmentée en trois créneaux relativement égaux : un tiers du C.A. provient des apporteurs d’affaires, un tiers de contacts directs et un tiers est réalisé sur les salons ou les foires. Vu l’émergence grandissante du numérique, un basculement va certainement s’opérer de cette dernière catégorie au profit des contacts direct. Ceux-ci s’opèrent sur notre site Internet ou bien dans l’un de nos 12 showrooms répartis en France.

À la différence des foires, le piscinier dispose de nombreux arguments pour ne pas être cannibalisé par la vente en ligne, au premier rang desquels le conseil qu’il est en mesure de fournir au particulier. C’est la raison pour laquelle Sokool met à disposition de ses revendeurs professionnels des outils lui permettant de valoriser à la fois nos produits et son expertise. Outre les incontournables totems magasins, plaquettes et affiches, nous leur proposons des supports visuels numériques et des abris d’exposition quand la configuration de leur point de vente le permet.

C’est d’autant plus justifié que la spécificité des abris Sokool nécessite d’être montrée ou du moins explicitée…

Depuis plus de quinze ans en effet, la force de nos abris réside dans ce qui ne se voit pas ! Toutes nos gammes s’articulent autour d’un principe unique : la télescopie sans rails au sol. Avec ce parti pris, l’objectif pour Sokool est de proposer des abris s’intégrant aisément, tant visuellement que techniquement. Pour que cela puisse se faire sans impacter l’ergonomie et la facilité d’utilisation, chaque module de l’abri est monté sur des roulettes en téflon qui permettent de compenser, dans une certaine mesure, les irrégularités de la plage. Surtout, nous avons développé un système d’autoguidage ingénieux. Alors que les dispositifs classiques s’appuient sur un guidage latéral, double ou unique, nous avons mis au point un procédé central, positionné au niveau du faîtage de chacun des modules. Avec un guidage unique positionné à l’aplomb de l’abri, le risque de voir les modules dévier de leur trajectoire idoine est sensiblement limité. Dès lors, une personne seule peut manipuler la structure sans difficulté aucune. Autre avantage : notre dispositif d’autoguidage sans rail nous permet d’adapter la télescopie aux besoins du client en optant soit pour un déploiement classique (le module le plus haut restant fixe), soit pour un coulissement inversé.

L’installation d’un abri de piscine a pu être un choix subi par le passé. Mais aujourd’hui, le rapport s’est inversé : l’abri est de plus en plus souvent le facteur déclencheur d’un projet piscine.

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Abri extra bas Kandis

Ce degré de personnalisation c’est aussi une marque de fabrique de Sokool ?

Nous avons depuis toujours proposé des solutions sur mesure pour offrir un abri qui soit en adéquation parfaite avec les attentes de l’utilisateur comme avec les contraintes d’intégration. La télescopie classique ou inversée en est un exemple. Mais plus largement, Sokool offre un très large choix, tant dans les couleurs que dans les dimensions. Cela s’explique par notre expertise dans la menuiserie aluminium. Nous avons développé différents types de profils pour couvrir différentes largeurs de piscine. Concrètement : plus la largeur est importante, plus la section d’arceau du profilé aluminium sera conséquente.

L’attention que nous portons à l’intégration de l’abri se manifeste également par les motorisations que nous proposons. Toutes sont alimentées par l’énergie solaire. Outre l’aspect écologique et économique, l’intérêt du dispositif réside dans sa rapidité d’installation puisque aucun raccordement électrique n’est requis. Quant à l’implantation de la motorisation, elle peut s’envisager à l’extérieur ou bien à l’intérieur de l’abri, de manière plus longiligne et discrète, au niveau d’une traverse basse. La motorisation peut indifféremment porter sur le module le plus bas ou le plus haut : tout est possible.

Offrir du sur-mesure au prix du standard : bien plus qu’un défi, c’est notre stratégie. Ce haut degré de personnalisation est un moyen de différenciation.

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Abri mi-haut Cassiopée

Comment jugez-vous le marché de l’abri en France aujourd’hui ?

Jusqu’à présent, nous considérions que les débouchés pour le neuf et pour la rénovation se partageaient équitablement le marché de l’abri de piscine en France. La tendance actuelle marque cependant une très nette inflexion en faveur de la construction : aujourd’hui, notre production est installée à 70 % sur des piscines neuves.

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, c’est statistique : le nombre de piscines existantes pas encore dotées d’un système de sécurité et dont les propriétaires sont susceptibles d’être intéressés par un abri est limité. D’année en année, à mesure que le taux d’équipement augmente, le vivier de bassins restant s’amenuise.

Second élément d’explication : alors que la loi de 2003 l’avait érigée en thématique, voire en problématique centrale d’un projet piscine, la sécurité n’est plus au centre des débats. Non pas qu’elle soit négligée, mais étant donné que la présence d’un dispositif est devenue immuable, elle nécessite d’autres arguments d’arbitrages. En cela, l’abri constitue une solution plus globale : c’est un équipement qui permet d’utiliser plus souvent et plus longtemps sa piscine. Une eau plus propre, plus chaude : en plus de la sécurité, cette combinaison constitue aux yeux des propriétaires la garantie de rentabiliser leur investissement plaisir. Cela explique l’engouement pour les abris bas et semi-hauts qui offrent la possibilité de profiter de sa piscine sans enlever l’abri. Mais cet argument est surtout valable pour les porteurs de projets, beaucoup moins pour ceux qui sont déjà propriétaires.

Pourtant, le parc existant offre toujours de belles opportunités…

Si nous touchons de moins en moins de piscines à équiper, le chiffre d’affaires de Sokool progresse en revanche fortement sur le parc d’abris existant. Il s’agit alors plus de renouvellement que de rénovation.

Cette tendance au renouvellement s’explique par le fait qu’une part non négligeable du parc d’abris a aujourd’hui une dizaine d’années. Les propriétaires ont désormais la possibilité de faire évoluer leur abri vers quelque chose de plus ergonomique. C’est ainsi que nous sommes fréquemment sollicités pour l’installation d’une motorisation, ce qui n’est pas étonnant sachant que 70 % de nos abris neufs sont livrés dans leur version manuelle. Cette montée en gamme peut également être l’occasion de s’orienter vers une structure d’abri plus haute, et donc plus confortable.

Un autre facteur conjoncturel explique également cette part grandissante du renouvellement dans notre activité : les phénomènes climatiques extrêmes. Les épisodes venteux violents ou les précipitations exceptionnelles (de neige ou de grêle) peuvent occasionner des dégâts considérables sur des équipements dont la qualité ou le verrouillage peuvent être sujets à caution. Dans ce cas, étant donné l’importance que revêt cet équipement de sécurité, les compagnies d’assurances sont enclines à changer la totalité de l’abri. La fiabilité des abris Sokool joue alors en notre faveur : alors que la norme impose un niveau de résistance de 45 kg au m2, nos structures sont conçues pour supporter une charge de 65 à 85 kg au m2. Au final, la recrudescence des aléas climatiques de forte intensité draine 20 % de nos clients annuels.

Quelles sont les ambitions de Sokool pour les saisons à venir ?

La saison 2018 peine à démarrer : à cause des intempéries, nombre d’abris que nous avons fabriqués ne sont pas encore livrés car les chantiers n’ont pas suffisamment avancé. Malgré tout, notre carnet de commandes nous incite à un optimisme raisonnable. Nous visons pour cette année une croissance de 15 %, et plus largement, un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros en 2020, contre 12 millions réalisés en 2017. Cela implique évidemment une capacité de production accrue, l’objectif étant de fabriquer 1 300 à 1 500 pièces par an, contre un peu plus de 900 actuellement.

Notre développement se traduit également par un renouvellement de nos gammes. Nous mettons en particulier l’accent sur le design de la gamme basse angulaire. Avec l’avènement des configurations petits bassins/petits terrains, l’intégration visuelle est devenue primordiale. Nous faisons donc évoluer nos abris vers une géométrie plus fluide, plus discrète.

Dernier axe de développement enfin : notre présence à l’export. Sokool est déjà implantée en Suisse, avec une société propre, et en Belgique par l’intermédiaire d’un importateur. Depuis 2017, nous sommes également présents en Allemagne et en Angleterre grâce à un partenariat noué avec SCP Europe, acteur historique sur ces marchés. Cette expérience est allée au-delà de nos attentes respectives pour ces deux pays : la télescopie sans rail, technologie nouvelle, y est fortement appréciée.

sokool dates

 

Propos recueillis par Benoît Viallon

ELECTROLYSEURS : BIO-POOL

Détecter les couvertures

Pour en finir avec les problèmes de surchloration.

Parce que la production de chlore doit être réduite lorsque la piscine est couverte, Bio-Pool intègre à ses électrolyseurs des capteurs de volets et un interrupteur manuel, idéal en présence de couvertures à barres.

bio-pool

biopool-pro.com

ELECTROLYSEURS : POLYTROPIC

L’esprit tranquille

Une offre resserrée qui répond parfaitement aux attentes.

Produire du sel et, dans l’idéal, réguler le pH. Voilà ce qui est attendu d’un électrolyseur. S’il dispose en plus de dispositifs sécurisant son fonctionnement, il permet alors de profiter de la piscine en toute sérénité.

polytropic

www.polytropic.fr

Start-ups

Quel impact sur le marché de la piscine ?

Ces trois dernières années, deux grands courants secouent le marché de la piscine, une déferlante de concentrations et une vague de nouveaux acteurs à caractère technologique : les start-ups.
Issues d’autres secteurs économiques, ces jeunes entreprises développent de nouvelles approches du marché, répondent à de nouveaux besoins en s’appuyant sur les nouvelles technologies.
Présentent-elles un risque pour le marché et ses entreprises ou offrent-elles de réelles opportunités tant pour les clients et les pisciniers que pour les fabricants ? Est-il possible pour un piscinier de s’en inspirer pour insuffler un esprit start-up dans son entreprise et mieux développer son activité ?

Start-up concept with young man holding a tablet

 

De plus en plus de start-ups

Avec l’arrivée des start-ups, un vent nouveau semble souffler sur le marché de la piscine. Pour la première fois de son histoire, l’innovation ne vient plus seulement du secteur mais aussi de l’extérieur, portée par des entrepreneurs issus d’univers complètement différents.

Il suffit de se promener dans les salons spécialisés en France et à l’étranger pour se rendre compte de l’importance du phénomène. Ce fut le cas, par exemple, du salon Piscina & Wellness de Barcelone, où l’on pouvait découvrir un village regroupant 11 start-ups aux solutions et services innovants, pour les piscines tant privées que collectives.

Même chose au CES de Las Vegas, où au moins 5 start-ups françaises étaient présentes (dont Asamgo, Ondilo et Riiot Labs). Deux d’entre elles ont d’ailleurs été récompensées par un prix de l’innovation. Sur les plateformes de financement participatif (Kickstarter, Wiseed, etc.), de nombreux projets et idées recherchent partenaires et investisseurs.

 

Qu’est-ce qu’une start-up ?

D’après le Larousse, une start-up est une « Jeune entreprise innovante dans le secteur des nouvelles technologies ». Mais cette définition s’avère largement insuffisante.
Pour être une start-up, une entreprise doit remplir 3 conditions essentielles :

  • perspective d’une forte croissance ;
  • usage d’une nouvelle technologie ;
  • besoin d’un financement massif.

Un contexte particulièrement favorable…

La piscine intéresse, c’est un fait. Les raisons en sont multiples.

  1. Un marché avec un potentiel de développement rapide et international, grâce à un parc de piscines dépassant largement les 15 millions de bassins.
  2. Des clients aux nouveaux usages, désormais habitués aux services connectés, en attente de solutions simplifiant et facilitant l’utilisation et l’entretien de leur piscine.
  3. Des technologies ouvertes et connectées : développer des produits et services connectés est à la portée de tout entrepreneur grâce à l’interopérabilité des réseaux, au prototypage rapide, à la standardisation des outils et langages de développement, aux possibilités d’association avec des équipes de recherche publiques ou privées…
  4. De nouveaux modèles économiques : économie de la performance (cf. “De la vente d’une piscine à la vente d’une performance d’usage” – L’Activité Piscine n°107), économie de l’abonnement (abonnement à un service de maintenance), économie collaborative (plateforme de location de piscine entre particuliers)… Les start-ups n’hésitent pas à essayer de nouveaux business models.
  5. Des facilités de financement : incubateurs, investisseurs publics et privés, plateformes de financement collaboratif (crowdfunding)… Il en existe une pléthore aujourd’hui, prêtes à apporter leur soutien à ces nouveaux acteurs du marché.

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Une nouvelle approche du couple produit/service

L’approche de ces entrepreneurs s’oppose à celle des acteurs traditionnels. Elle n’est plus axée sur le produit et sur les besoins qu’il peut satisfaire mais sur les attentes à combler et l’usage. Il n’est donc pas surprenant que la plupart d’entre eux soient avant tout des utilisateurs de piscine comme Annick Le Bihan (Asamgo), responsable de projet dans le secteur bancaire, qui « avait beaucoup de frustration à devoir utiliser des languettes d’analyse » et qui « voulait pouvoir savoir depuis chez elle si elle pouvait se baigner ou non » ou Nicolas Fiorini (Ondilo), originaire du monde des télécoms et du logiciel, qui souhaitait « simplifier la gestion et la vie de l’utilisateur qu’il était » en partant du principe « que chaque piscine était un peu différente ».

Autre cas de figure, celui de Benjamin Stevens (Blue Riiots, racheté en 2017 par Fluidra), issu du monde de l’informatique, qui a détecté une opportunité à saisir sur le marché, en contactant des propriétaires de piscine qui ont invalidé sa première idée, mais lui ont permis d’identifier un besoin dans l’analyse de l’eau.

 

Un nouveau modèle de développement économique

Autre différence majeure avec les entreprises classiques : leur stratégie de développement.

Là où un fabricant doit développer ses marges, augmenter ses parts de marché, élargir sa clientèle, améliorer son image, une start-up doit avant tout se faire connaître, trouver ses premiers clients, les fidéliser et définir un modèle économique viable.

Les start-ups ont tout à gagner et n’ont rien à perdre. Leur stratégie s’appuie sur l’innovation et elles mettent tout en œuvre pour accéder rapidement à un marché. Quid de leur modèle ? Il se dessine et s’affine au fur et à mesure qu’elles se confrontent au marché (utilisateurs, distributeurs et concurrents). Et elles n’hésitent pas à modifier les équilibres concurrentiels.

développement économique

Une autre vision de l’innovation

De l’innovation technologique à l’innovation de rupture

Leur conception de l’innovation oppose aussi start-ups et entreprises traditionnelles.

Là où ces dernières proposent une innovation technologique ou incrémentale visant à améliorer leurs produits, leurs procédés, leur organisation, les start-ups travaillent sur des innovations de rupture combinant nouvelles technologies, nouveaux usages et nouveaux comportements. Elles vont développer de nouvelles sortes de produits et services, et par là même… modifier les règles du marché.

Leur objectif dans l’innovation ? Créer des alternatives à partir de l’analyse des besoins latents et non formulés des clients. Des besoins que se proposent de satisfaire les différentes start-ups contactées. C’est le cas d’Asamgo avec Ofi, sa boule flottante lumineuse remplie de capteurs « qui s’adresse aux particuliers qui ne comprennent rien à l’analyse de l’eau, avec un produit décoratif et simple d’usage », explique Annick Le Bihan. Même leitmotiv du côté d’Ondilo et de Blue Riiots avec leurs flotteurs connectés. « Avec Ico, on vient avec un produit nouveau, une nouvelle façon de regarder l’analyse et l’évolution de l’eau, selon une approche assez globale qui permet à l’utilisateur de s’y retrouver facilement », indique Nicolas Fiorini. Quant à Benjamin Stevens, il insiste sur le fait que « Blue Connect n’est pas qu’un produit. C’est aussiun produit autour duquel on va connecter des produits et ajouter de nouveaux services pour que la piscine soit en phase avec de nouvelles habitudes de consommation et de contact avec son piscinier ».

Le cas de NextPool est une parfaite illustration. En effet, pour développer le No Stress, son système de sécurité connecté, le groupe a dû initier sa transformation digitale et fonctionner en mode start-up. Il a donc été décidé de créer une entité indépendante, NextPool Développement, de recruter 2 ingénieurs et de lever des fonds.Grâce à elle, NextPool a pu maîtriser l’ensemble du développement du produit, de sa conception à sa production, tant sur son intelligence, sa connectivité, sa fabrication que sur l’assemblage de ses différents éléments. Cela a nécessité une forte collaboration avec l’ensemble des services du groupe (achat, production, distribution…). Car pour Patrick Negro, « esprit start-up veut dire fonctionnement en réseau au sein du groupe avec un circuit de décision court (un seul pilote), l’intégration de nouveaux outils collaboratifs pour gérer le planning, les échanges et la répartition des tâches sur tous les aspects du projet et aussi une grande flexibilité. »

Il ajoute : « On peut être un grand groupe tout en ayant un service fonctionnant en mode start-up. Cette expérience nous a permis d’embrayer avec d’autres développements. Elle nous a fait franchir un pas significatif dans la commercialisation de nos produits et la transformation digitale du groupe. Nous sommes aussi montés d’un cran dans la maîtrise des aspects techniques et des outils digitaux. »

NextPool a dû relever un autre défi : « No Stress est le 1er produit créé pour être vendu directement aux particuliers via la vente en ligne et les canaux traditionnels mais avec une complète maîtrise de la politique tarifaire. Il nous a fallu rassurer le marché et nous rassurer aussi nous-mêmes. Nous n’avons jamais été aussi loin dans l’accompagnement des usagers : production de contenus vidéo, mise en place d’une hotline et d’un chat spécifiques pour répondre en live aux questions des internautes et création d’un outil de mesure des avis des premiers clients qui nous a permis d’améliorer le produit et de développer la version 1bis. »

Et de conclure : « Notre volonté est l’intégration, une bonne fois pour toutes, des objets connectés dans l’ensemble de nos familles de produits. Et le No Stress est le point de départ de cette stratégie. »

no stress

De la difficulté d’innover pour les entreprises traditionnelles

Ce n’est pas faute d’essayer mais l’innovation de rupture est difficile à développer pour les entreprises déjà bien établies. Elles sont confrontées à un lourd dilemme : comment concilier le fait de conserver des produits et un modèle économique qui leur ont permis de générer leur chiffre d’affaires jusqu’à présent tout en lançant des produits novateurs et en développant une activité qui n’existe pas encore mais qui sera probablement leur source de chiffre d’affaires de demain ? Sont-elles prêtes à accepter cette prise de risque et à perdre de l’argent ? D’autant plus que plus le produit à inventer est éloigné des produits habituels de l’entreprise, plus l’entreprise a besoin de nouvelles compétences et ressources (vente en ligne, livraison à domicile…).

Certaines entreprises parmi les plus innovantes y parviennent en trouvant un équilibre entre la production d’idées nouvelles et l’exploitation des idées passées qui ont fait leur preuve et qu’elles améliorent en permanence.

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Un risque pour les entreprises traditionnelles ?

Non, bien au contraire. L’arrivée de ces start-ups ouvre même de nouvelles perspectives de développement. Nouvelles idées, nouvelles compétences, nouvelles synergies, nouvelle vision du marché, nouveau modèle économique, autant de qualités qui peuvent intéresser tant les grands groupes que les PME. Car ces start-ups sont fragiles. Pour réussir sur un marché aussi spécifique que celui de la piscine, ces entreprises doivent s’appuyer sur une bonne connaissance du client et une expérience du marché. Pour accélérer la commercialisation de son produit, Ondilo a opté pour un partenariat de distribution avec SCP qui dispose d’une « grosse culture dans les réseaux professionnels ».

Blue Riiots, pour sa part, s’est heurté au problème de l’expansion internationale et à la nécessité de s’adapter aux réglementations et aux spécificités de chaque marché. Un sérieux frein à son développement levé par l’intégration au groupe Fluidra, « une entreprise internationale bien implantée en Amérique du Sud, en Australie, et avec le rachat de Zodiac, aux États-Unis. »

 

Est-il possible d’insuffler un esprit start-up dans votre entreprise ?

Oui, à condition que vous soyez prêt à faire évoluer votre organisation et à modifier votre mode de fonctionnement. Car l’esprit start-up nécessite la transformation digitale de votre entreprise pour une amélioration permanente de vos process de travail. C’est un « facteur primordial d’efficacité opérationnelle, une source de croissance et de rentabilité ».

Elle implique :

  • de développer une culture de l’innovation : permettre à tous vos collaborateurs de créer de la valeur en les impliquant, par exemple, dans l’amélioration de vos process (organisation des chantiers, gestion des déchets, des stocks, etc.) ;
  • de rendre l’entreprise plus réactive, plus “agile” en écrasant votre organigramme et en facilitant la coopération et la collaboration entre les personnes et les services ;
  • de renforcer l’esprit d’équipe en offrant des services partagés (comme dans les start-ups : espace détente, accès à une salle de sport, coin cuisine) et par la transparence ;
  • d’intéresser vos salariés aux résultats.

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Texte : Sébastien Carensac

ELECTROLYSEURS : BRIGHTBLUE

Commercialisés par Warmpac

Entreprise familiale, BrightBlue conçoit et fabrique au Portugal une gamme complète d’électrolyseurs. Déjà présente en Europe, BrightBlue a confié à la société Warmpac la commercialisation de ses produits en France dont notamment 2 électrolyseurs : Electral et Pluma ev.

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www.warmpool.fr

 

ELECTROLYSEURS : PENTAIR

Se faciliter la vie

Des équipements simples qui permettent d’oublier bon nombre de manipulations.

Rassembler sur l’unité de production toutes les commandes permettant d’ajuster le fonctionnement de l’électrolyse. Voici le parti pris audacieux mais réussi de Pentair, pour imaginer un électrolyseur qui s’utilise aisément.

pentair

www.pentair.com/