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Nouveau dépôt logistique pour Sorodist

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Spécialiste de la distribution de matériel et matériaux pour la gestion des fluides, Sorodist ouvre un nouveau site logistique à Nantes. Cet espace de stockage de 7 500 m² vise à desservir le secteur nord-ouest de la France afin d’optimiser les délais de livraison.

Cette extension logistique effectuée par Sorodist s’inscrit dans une démarche de développement constant de nouveaux produits à destination des professionnels.

Distributeur dans plus de 30 pays, Sorodist possède un parc logistique d’une superficie totale de 18 000 m², divisé en trois plateformes de stockage et un siège administratif, réunissant 7 000 références.

sorodist photo Nantes_vblanc

 

www.sorodist.com

Un régulateur pour changer de vitesse

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Transformer une pompe classique en modèle à vitesse variable ? C’est le défi que relève CF Group en commercialisant un régulateur de vitesse sous la marque Vitalia.

Vitalia VS se branche simplement sur une prise murale, la pompe étant raccordée elle aussi par une prise. Ce variateur de fréquence module l’intensité électrique fournie à la pompe pour augmenter ou réduire la vitesse de rotation de l’appareil. A faible puissance, la réduction potentielle de la consommation électrique pourrait atteindre 63 % et s’accompagner d’une baisse de 30 % du volume sonore, selon le fabricant. La consommation électrique instantanée s’affiche d’ailleurs sur l’écran tactile du régulateur.

Trois modes de fonctionnements prédéfinis sont présents pour un fonctionnement allant de 1 400 à 2 900 tours par minute. Chaque mode est paramétrable par incrémentation de 50 tours par minute.

Vitalia VS s’adresse à toutes les pompes, à condition qu’elles soient monophasées. Deux versions sont proposées, l’une pour les modèles allant jusqu’à 6A, l’autre pour les pompes allant jusqu’à 12A.

cf group

www.my-cfgroup.fr/fr/filtrations-et-coffrets/coffrets/coffrets-complementaires/coffret-regulateur-de-vitesse-vitalia-vs-22kw-cofvs02

www.my-cfgroup.fr

 

Nouvel entrepôt logistique pour hth

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L’entreprise hth bénéficie désormais d’une nouvelle plateforme logistique Seveso pour la distribution de ses produits sur le marché français. La décision prise par la marque d’étendre sa capacité logistique avec cet entrepôt a pour objectif de lui permettre une plus grande flexibilité en saison grâce à :

  • Sa localisation idéale en Saône-et-Loire ;
  • Sa propre flotte de camion agréée ADR pour le transport des matières dangereuses ;
  • Un espace de stockage permanent de 2 600 palettes pour les produits hth ;
  • Un suivi en temps réel du statut de la commande et de l’expédition grâce à un lien extranet.

Pour hth, la double compétence logistique et transport de ce prestataire est jugée essentielle pour à la fois une plus grande traçabilité des commandes et la réduction des délais de livraison en saison.

entrepot hth

 

www.hthpiscine.fr

ForumPiscine : quoi de neuf en 2019 ?

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L’édition 2020 de l’unique salon professionnel en Italie se tiendra du 19 au 21 février 2020 dans le hall 33 de la foire de Bologne. Il se déroulera, pour cette édition, dans le format « Gallery », où l’expo est intimement liée aux congrès, créant ainsi un vaste espace d’affaires dédié à la fois aux stands des exposants et aux salles de congrès. ForumPiscine Gallery représente ainsi un format plus compact que ForumPiscine, une exposition constituée de vastes stands, et permettra aux exposants d’en être les acteurs afin de diffuser leurs informations via des ateliers et des démonstrations techniques.

forum piscine

Le salon en quelques chiffres

ForumPiscine a attiré à Bologne, lors de sa dernière édition, en février 2019, plus de 7 500 visiteurs ainsi que 150 exposants, qui ont présenté équipements, mobiliers et accessoires pour concevoir, rénover et gérer des piscines résidentielles, des piscines commerciales et, bien sûr, de grands centres aquatiques. L’orientation internationale du salon se confirme : plus de 20 % des exposants venaient de pays étrangers (principalement Autriche, France, Allemagne, Israël et Pays-Bas), ce qui confirme que ForumPiscine est perçu comme la porte d’entrée privilégiée pour le marché italien.

Des nouveautés pour 2020

L’édition 2020 de ForumPiscine présentera des nouveautés qui viendront enrichir encore l’événement avec, en particulier, des shows en direct : de véritables salons techniques à l’intérieur de la zone d’exposition organisés sur les stands des sociétés exposantes, et où les professionnels assisteront à des démonstrations pratiques de mise en œuvre et d’installation de produits tels que liners et structures de piscines modulaires.

Vedette incontestée du salon, la piscine occupera le cœur de l’exposition avec la présentation à l’échelle 1:1 d’une « smart pool », démontrant ainsi comment technologie, automatisation, durabilité et autosuffisance peuvent, et doivent, coexister dans les installations aquatiques. Cette « piscine intelligente » sera construite en collaboration avec différents partenaires qui organiseront des ateliers pour mettre en avant et présenter leurs technologies de pointe.

 

Dernier point, mais pas le moindre : une zone innovation, prérogative de l’édition Gallery, présentera les produits les plus innovants

Fluidra Pro Academy

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COUV. FLUIDRA PRO ACADEMYLe service formation Fluidra Pro Academy est désormais centralisé à Angers. Cette mutation est le résultat de travail collaboratif entamé il y a plusieurs mois entre Zodiac et Fluidra France. Il s’articule autour de 3 axes principaux :

  • L’harmonisation et la mise en commun des sessions ;
  • La recherche de synergies ;
  • Une communication unique pour l’ensemble des clients.

Ainsi une seule et même équipe pédagogique, issue de Zodiac et Fluidra France, va assurer les formations professionnelles auprès des clients et des prospects pour toutes les marques et catégories de produits : Zodiac, AstralPool et CTX Professional.

Fluidra Pro Academy, tél. : 02 41 21 17 50

 

FLUIDRA PRO ACADEMY 2019 - 2020_Dates & Villes FR

Saint Yrieix Piscines, de Pierrelatte à la Haute-Vienne

Andji Vieceli Saint Yrieix PiscinesDiplômée du centre de formation des apprentis de Pierrelatte en 2006, Andji Vieceli n’a pas perdu de temps. Brevet professionnel en poche, elle a immédiatement créé son entreprise de piscines afin de voler de ses propres ailes. Au cours d’un entretien, elle est revenue pour nous sur son jeune et déjà riche parcours.

Le hasard d’une annonce

En 2005, pour Andji Vieceli, le monde de la piscine n’est pas un secteur d’activité inconnu. En effet son beau-père et sa mère sont à la tête d’une entreprise de piscines en Haute-Vienne. Comme la plupart des enfants de pisciniers, elle a déjà eu l’occasion de leur donner un coup de main sur leurs chantiers. Cependant, l’idée de faire une carrière de piscinier ne lui avait jamais effleuré l’esprit ; mais une petite annonce découverte un vendredi soir de novembre va changer sa vie : un piscinier, installé à Bandol, recherche un apprenti. C’est le déclic et tout va alors très vite. Elle contacte le piscinier ainsi que le CFA de Pierrelatte et dès le mercredi suivant, elle intègre la formation en alternance !

La naissance d’une passion

« J’ai rejoint Pierrelatte plus de 2 mois après la rentrée officielle, se souvient Andji Vieceli. L’équipe enseignante m’a alors fait confiance, estimant que l’expérience acquise dans l’entreprise familiale compenserait ces quelques semaines d’absence. Dotée d’une forte capacité d’adaptation, j’ai facilement intégré la formation même si j’étais la seule fille de la promotion. Il faut reconnaître que les métiers de la piscine étaient, et sont encore aujourd’hui, très masculins ! À Pierrelatte j’ai immédiatement été séduite par l’équipe des enseignants qui vivent avec passion leur métier et qui savent transmettre cette passion à leurs élèves. Sur le terrain ma première année d’apprentissage s’est déroulée à Bandol et les circonstances ont fait que j’ai pu effectuer la 2e année dans l’entreprise familiale en Haute-Vienne. Ces 2 années passées à Pierrelatte ont été pour moi réellement très riches et je suis d’ailleurs toujours en contact, plus de 13 ans après, avec ceux qui furent mes formateurs et qui m’ont accompagnée alors, ainsi qu’avec mes camarades de promo. Nous formons réellement une grande famille et c’est très précieux ! »

La création de l’entreprise

« En avril 2007, brevet professionnel en poche, je suis sollicitée par plusieurs entreprises à la recherche de techniciens mais j’avais un autre projet en tête : celui de créer ma propre entreprise. C’est ainsi qu’à 25 ans, avec l’accord de mon beau-père, je crée mon entreprise à 30 km de la sienne, avec pour activités principales l’entretien des piscines, la rénovation et les opérations SAV. Je fais alors, en travaillant seule, ma première expérience en tant que chef d’entreprise, expérience faite de plaisir mais également de contraintes et de responsabilités. En janvier 2013 lorsque mon beau-père prend sa retraite, forte de cette première expérience, je rachète Saint Yrieix Piscines, entreprise qu’il avait fondée en 2000 ! »

Une zone de chalandise de 50 km

« Implantés en Haute-Vienne nous intervenons aussi sur les départements limitrophes que sont la Corrèze et la Dordogne tout en restant dans un périmètre de 50 km autour de l’entreprise. Nous disposons à Saint-Yrieix-la-Perche d’un magasin de 100 m2 où nos clients peuvent trouver produits piscines et conseils. Nos activités principales sont la construction de bassins, que nous réalisons en cotraitance avec des partenaires fidèles pour le terrassement et la maçonnerie, et la rénovation. L’entreprise ayant presque 20 années d’existence, nous disposons d’un parc important de bassins qui, en vieillissant, demandent une intervention de rénovation : étanchéité, changement de pièces à sceller, réseau hydraulique, installation de chauffage ou d’un système de sécurité. Concernant l’activité entretien, avons en charge près de 150 piscines, principalement pour des mises en route et des hivernages. »

De belles réalisations

« 12 m × 4 m, c’est la taille moyenne des 15 bassins que nous construisons en moyenne chaque année. Il est vrai que sur notre secteur il y a beaucoup propriétés avec des grands terrains. Le budget moyen que nous facturons, donc hors terrassement et maçonnerie que nous co-traitons, est de 26 000 Ä. Il s’agit de piscines plutôt bien équipées avec chauffage, volet immergé et étanchéité liner. Je constate une forte demande pour des liners de couleur foncée, sans doute liée à l’architecture des maisons de la région. »

Une structure efficace

« 3 employés en CDI composent l’effectif de l’entreprise : ma mère, qui a en charge le magasin et la partie administrative, et 2 techniciens qui interviennent sur les chantiers. Chaque année, je leur fais bénéficier d’un stage au centre de formation de Pierrelatte afin qu’ils améliorent leurs compétences. Pour ma part, à la tête de l’entreprise et titulaire du BP piscine, je suis par définition très polyvalente. Outre le fait de diriger Saint Yrieix Piscines, j’assure les rendez-vous avec la clientèle et je suis présente sur les chantiers. J’exerce un métier que j’aime beaucoup mais qui est très prenant. Afin de “lisser” au maximum l’activité de l’équipe chantier sur les 12 mois de l’année, en se dégageant autant que possible des aléas de la météo, nous sommes équipés d’un abri de chantier chauffé. Un outil efficace qui nous aide aujourd’hui à affronter la mauvaise saison sans difficulté de trésorerie. »

Une clientèle fidèle

« Implantée dans la région depuis près de 20 ans, Saint Yrieix Piscines bénéficie d’une clientèle qui lui est fidèle. Celle-ci apprécie tout particulièrement notre sérieux, notre grande disponibilité, même si, côté réactivité, nous avons conscience que nous devons  faire mieux et gagner encore en efficacité. En effet, malgré des journées proches de 15 h en saison,  il nous arrive de ne pas avoir la capacité d’intervenir dans les délais que nous nous étions fixés. C’est un point qui nous tient à cœur et que nous souhaitons améliorer en travaillant sur notre organisation. Au final, un  bouche à oreille favorable fait que nous sommes régulièrement contactés par de nouveaux clients qui nous sollicitent pour leurs différents projets. »

De bonnes perspectives

« La saison 2018 a été excellente et nous avons dû refuser des demandes pour 2019 notre planning étant plein. 2019 s’annonce côté chantier également très favorable, et nous avons déjà programmé des rendez-vous pour de très beaux projets que nous réaliserons l’année prochaine. Seul bémol pour 2019 : le magasin. Du fait d’une météo capricieuse en début de saison, nous accusons une baisse relative de sa fréquentation.
Quoi qu’il en soit, 2019 sera une bonne année et 2020 s’annonce déjà sous des auspices favorables. »

 

Principaux fournisseurs

 

SAINT YRIEIX PISCINES
3, place de la Nation
87500 Saint-Yrieix-la-Perche
Tél. 05 55 75 92 10
www.saintyrieixpiscines.com

Effectifs : 4

 

 

Propos recueillis par Michel Dupenloup

LE DIY, vraie tendance ou effet de mode

Un marché qui échappe encore aux pisciniers

Le Do-It-Yourself est tendance. Mais est-ce une réalité économique ou un simple concept à la mode ? Dans quelle mesure touche-t-il le secteur de la piscine et quelle part de votre chiffre d’affaires représente-t-il aujourd’hui ? Le DIY constitue-t-il un risque pour les professionnels de la piscine ou est-ce une opportunité à saisir ? Est-il possible de surfer sur cette vague pour gagner de nouveaux clients et développer votre activité ?

 

DIY

 

Le DIY, une réalité économique

Qu’est-ce que le Do-It-Yourself ?
Le DIY, Do-It-Yourself, qui peut se traduire par “faire soi-même”, est une tendance née dans les années 68 avec le mouvement hippie. Pratiquée par des millions de Français, elle est à l’origine du fort développement des magasins de bricolage et de jardinage à la fin des années 1990. Des marchés qui représentent aujourd’hui 25 milliards d’euros pour le bricolage (1) et14 milliards d’euros pour le jardinage (2). Pour mémoire, le chiffre d’affaires du marché de la piscine s’est établi à plus de 2 milliards d’euros en 2018. Un chiffre dont le secteur n’a pas à rougir, bien au contraire. Dans le monde physique, le DIY est tout ce que les gens peuvent faire par eux-mêmes : des activités créatives (objets de déco, bricolage, jardinage, cuisine, etc.), des activités d’entretien, dépannage et réparation (machine à laver, voiture, maison…) voire même de l’auto-construction (3 à 7% des maisons seraient ainsi construites en auto-construction).
Preuve de l’importance du phénomène, les livres, magazines, émissions de télé, blogs, tutoriels vidéo, formations fleurissent dans tous les médias et notamment au travers des réseaux sociaux. Il est désormais facile pour tout un chacun de trouver les informations nécessaires à son projet DIY.

(1) Fédération des Magasins de Bricolage 2017
(2) LSA Conso 2017

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Le DIY, une dimension “sociale” avant tout

Le Do-It-Yourself est une tendance portée par plusieurs facteurs :

  • Un besoin de réalisation et de développement personnel : aujourd’hui, la notion d’accomplissement personnel est essentielle. Nous voulons réaliser quelque chose par nous-mêmes, pour nous-mêmes, prendre plaisir à créer sans l’intervention d’un professionnel. Comme l’explique le philosophe Roman Chastellier, le DIY correspond à une volonté de « créer plus pour exister plus. […] Ce mouvement associe le plaisir personnel à la démonstration sociale. En ce sens, il est bien ancré dans les valeurs contemporaines qui mettent en avant l’individu ». Un sentiment d’autant plus important en temps de crise, car en plus de permettre de rester actif et autonome, il agit sur le moral.
  • Un désir de consommer différemment associé à une crise de confiance : le DIY dénote une détermination du consommateur à gagner en indépendance et en autonomie vis-à-vis des entreprises et des marques. Il cherche à se libérer de la société “consumériste” et à reprendre le contrôle en cessant d’être un consommateur passif pour devenir un “consommacteur”. Il souhaite ainsi contribuer au développement d’une économie plus collaborative porteuse de ses propres valeurs et redonner du sens à son mode de consommation.
  • Une dimension sociale et écologique : le Do-It-Yourself promeut le recyclage, la réparation, la réutilisation et marque une opposition au concept d’obsolescence programmée. Cela passe par le fait de se réapproprier la technologie, de mieux comprendre le fonctionnement des produits, d’en connaître l’origine, le coût social et environnemental… Le consommateur “bricoleur” ou “maker” aspire à être un acteur du développement durable et local.
  • Une attente d’hyper-personnalisation et de sur-mesure : en participant à la création, la fabrication et la production, le consommateur apporte sa touche personnelle et originale à chacune de ses réalisations. Chaque produit devient unique et à nul autre pareil.
  • Une omniprésence du numérique : tutoriels vidéo, blogs, forums, notices de montage et d’installation, tous ces contenus qui contribuent à une “intelligence collective” sont alimentés et enrichis en permanence par les questions, discussions, explications accessibles à tous grâce aux plateformes d’échange en ligne, aux communautés d’internautes qui partagent leurs astuces. Elles permettent l’apprentissage et l’éducation par l’échange, le partage et l’expérimentation. Et grâce au développement des plateformes de prêt, de location, de vente ou d’échange entre particuliers, le passage de la réalité à la pratique devient presque un jeu d’enfant et à moindre coût.
  • … et une question de prix : avec la crise de 2008, le nombre de consommateurs pratiquant le DIY ainsi que celui des projets en DIY ont explosé.

 

DIY Abbreviaiton

Le DIY, une tendance qui touche déjà la piscine…

59% des piscines construites en DIY !
En additionnant le nombre de piscines hors sol (de + 10 m2) vendues en dehors du canal des piscinistes (internet, GSS, GSB/GSJ, etc.) (3) et le nombre de piscines enterrées vendues en kit avec ou sans assistance, et donc destinées à être installées par les particuliers, force est de constater que le marché du Do-It-Yourself a représenté 59 % des ventes de piscines en 2017.

Cette croissance, le marché la doit au développement de la piscine modulaire et à toutes les innovations qui ont permis de faciliter et simplifier l’installation d’une piscine tout en œuvrant à la démocratisation de la piscine. Nombreuses aujourd’hui sont les marques comme Waterair, Desjoyaux, Magiline, Solidpool, Aquilus Piscines, Piscinelle, Alliance Piscines… à proposer une solution à “monter soi-même” à leurs clients.

(3) Les 2/3 des piscines hors sol sont achetées ailleurs que chez les pisciniers.

 

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Un marché potentiel de 250 000 piscines en Do-It-Yourself ?
D’après la dernière enquête de la FPP, 450 000 foyers auraient l’intention d’acheter une piscine dans les prochaines années. Parmi eux, 39,8 % opteraient pour un kit assisté et 17,1 % pour un kit seul soit un volume de vente potentiel de + 250 000 piscines (dont 143 000 enterrées avec 56 % des intentions d’achat).

Ajoutons à cela le fait que 42,2 % des foyers propriétaires d’une piscine ont un revenu mensuel inférieur à 3 000 euros (et 5,5 % inférieur à 1 500 Ä) et vous avez là toutes les conditions nécessaires pour que la piscine en Do-It-Yourself reste un marché tout aussi porteur qu’important.

 

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L’auto-construction, un bon point pour la piscine
En s’occupant de tout ou partie de la construction, il est possible pour les particuliers d’économiser de 30 à
50 % sur le prix de la construction de la piscine tout en déléguant, en général, le terrassement et les fondations à un professionnel. Et cela ne touche pas seulement la piscine mais aussi ses abords (la terrasse et le jardin), ces auto-constructeurs rivalisant d’efforts pour aménager eux-mêmes leurs extérieurs et personnaliser leur cadre de vie.

De l’auto-construction à l’« auto-service »
Pour l’entretien aussi, le DIY est tendance. Changement du sable, changement d’une ampoule… cela n’a l’air de rien mais la piscine garde une image de produit technique, et s’attaquer au changement d’une pompe ou au remplacement du média filtrant d’un filtre est autrement plus complexe pour un particulier que de simplement mettre un galet multifonction dans un skimmer ou de procéder à un contre-lavage.

 

… mais qui n’est pas à la portée de tous

L’auto-construction, un choix difficile
Le choix de construire soi-même sa piscine peut être motivé par une contrainte financière mais aussi par l’envie de se réaliser, d’avoir une piscine différente, bref, pour de multiples raisons. Mais cela nécessite surtout d’être un bricoleur averti avec un minimum de bases techniques. Ce n’est donc pas pour les débutants même si les fabricants font tout pour simplifier l’installation de leurs structures.

Un projet qui ne peut pas se mener seul
Une piscine ne peut pas se construire seul. Il faut être au moins deux. Cela implique de mobiliser une autre personne que soi pour la manutention, la pose, le coulage avec tous les risques humains inhérents liés à ce genre de construction (stress, blessure, dispute…).

Le coût réel de la construction d’une piscine
Une piscine en DIY, c’est une bonne affaire a priori mais aussi des coûts cachés. En effet, le coût réel de ce type de projet peut vite se révéler supérieur à son budget prévisionnel. Pourquoi ?

À cause de coûts comme ceux :

  • de l’achat des matériaux et de l’outillage nécessaires à la construction ;
  • de la livraison des matériaux ;
  • de la location de matériel (bétonnière par exemple) ;
  • du coût des erreurs (un radier raté qui doit être repris) ;
  • mais aussi des frais annexes, du financement, des démarches administratives (déclaration de travaux) et techniques (géologue par exemple).

Moins de garanties
La construction d’une piscine en DIY ne bénéficie pas des mêmes garanties qu’une piscine installée par un professionnel. Assurance dommage-ouvrage, garantie de bon achèvement, garantie biennale sur les équipements, garantie décennale… Autant de sécurités dont ne pourra peut-être pas bénéficier l’auto-constructeur.

La durée des travaux
S’engager dans un projet de construction de piscine nécessite du temps et de la motivation. Même si beaucoup de structures peuvent être montées en quelques jours, le particulier devra avoir préparé et organisé son projet en amont (temps, implication, déplacements…) et s’attendre à rencontrer des impondérables comme des problèmes techniques, le manque de compétence, des conditions météo difficiles, un matériel non adapté, un budget mal calculé…

Il est compliqué pour un non-professionnel d’évaluer correctement la difficulté d’un chantier.

 

Le DIY, une opportunité pour les entreprises de la piscine…

Entre l’auto-construction et l’auto-maintenance, la part de chiffre d’affaires liée au Do-It-Yourself pourrait vite s’avérer conséquente pour les entreprises de la piscine qui sauraient s’adresser à ces “makers”. Comment alors en profiter et ne pas se couper de ce type de clients ?

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Une proposition de valeur
L’avantage des adeptes du Do-It-Yourself est que ce sont eux qui font et qui fournissent la main-d’œuvre. Ils sont donc une source de chiffre d’affaires supplémentaire et… des soucis en moins. Comment alors les transformer en clients ? Quelle proposition de valeur pouvez-vous leur offrir ? Quels besoins pouvez-vous combler ? Quelles attentes pouvez-vous satisfaire ? Quels produits et services à valeur ajoutée pouvez-vous leur fournir ?
Pour développer une offre dédiée au DIY (produits, outils, matériaux) et proposer des services adaptés à ce segment de clientèle, posez-vous cette simple question : qu’est-ce que le client peut faire lui-même et comment pouvez-vous l’aider à réussir ?
À partir de là, réfléchissez au type de produit que vous pouvez vendre seul et définissez les services qui pourraient compléter ces produits (« Tout ce qui est gratuit n’a pas de valeur… vraiment ? » – LAP110). Pensez aussi aux produits nécessaires à leur mise en œuvre. Pourquoi alors ne pas proposer un service d’assistance au montage ou un service d’analyse de l’eau avec préconisations adaptées, organiser un atelier de réparation de robots ou des sessions de formation au traitement de l’eau, fournir des kits de réparation du revêtement ?

La valorisation de votre expertise
Auto-construction, auto-maintenance, auto-entretien… tout est possible pour un particulier. Mais ces activités nécessitent du temps et des compétences. Des qualités et des capacités dont disposent justement les professionnels. Ces mêmes professionnels peuvent être sollicités à n’importe quel moment de la vie d’une piscine et répondre aux questions de leurs clients, les conseiller, les assister, intervenir rapidement. Ils représentent pour ces “makers” un véritable filet de sécurité.

Des interventions qui vont être rendues toujours plus faciles grâce au recueil de données clients, au partage d’informations et à l’automatisation progressive du parc de piscines. Toutes ces données concernant le client et sa piscine (historique d’achat, de traitement, de contact, etc.) vont vous permettre de répondre de manière toujours plus efficace et pertinente.

Un avantage concurrentiel
La disponibilité, l’écoute, le professionnalisme, l’expertise sont autant d’éléments à valoriser auprès de ces clients DIY. C’est aussi un avantage concurrentiel majeur vis-à-vis des autres canaux de distribution. L’accompagnement du client doit être un leitmotiv, une philosophie d’entreprise plutôt qu’une stratégie de survie, qu’il achète son produit chez vous ou non. La valeur n’est-elle pas aussi ailleurs ? (« De la vente d’une piscine à la vente d’une performance d’usage » – LAP107)

Un moyen de maintenir un lien avec le client
Un client toujours plus friand de conseils d’installation et d’utilisation, de tutoriels pour l’entretien et le dépannage, bref de contenus à valeur ajoutée qu’il doit pouvoir trouver grâce à vous (site internet, blog, forums, messagerie, réseaux sociaux, chaîne vidéo, newsletter), et régulièrement mis à jour. Cela va renforcer votre relation avec le client et faire de vous un coach, un référent qui va les aider, jour après jour, à vivre leur expérience piscine de la façon la plus optimale possible
(« L’expérience client, la clé du commerce de demain » – LAP111)

Une meilleure image pour votre entreprise et de la recommandation en plus
Plus vous serez à même d’accompagner efficacement ce client DIY dans la construction de son bassin, dans l’entretien de sa piscine, dans l’installation d’un équipement, plus son expérience sera réussie. Il sera fier de l’avoir fait par lui-même, et satisfait du produit et de l’entreprise qui l’aura accompagné, que votre rôle ait consisté à lui prodiguer des conseils, à vous être chargé d’une partie de l’installation, ou simplement à lui avoir fourni la bonne réponse au bon moment.
Il aura aussi la perception que ce produit est meilleur et plus performant et votre image d’expert en sera renforcée.
Et qui dit plus de satisfaction dit plus de recommandations, n’est-ce pas ?

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… à condition de bien l’intégrer à votre modèle économique

Même si proposer une offre en Do-It-Yourself présente une réelle opportunité pour le développement de votre entreprise, cette offre doit cependant être mûrement réfléchie.

De l’organisation pour gérer ce genre de chantiers
Se mettre au service de clients “makers”, suivre des projets en DIY, intervenir sur des parties de chantier demande une organisation rigoureuse et de la disponibilité. Cela nécessite d’allouer des ressources spécifiques (humaines et matérielles) au développement de cette activité pour s’assurer de proposer une expérience réussie et sans heurts à l’ensemble de vos clients (DIY ou non).

De la cohérence dans votre offre
Attention de ne pas perdre des clients en essayant absolument d’imposer des produits ou services DIY ou à l’inverse de tirer ces clients vers une solution clé en main. Votre offre doit être construite autour de votre métier, de votre expertise, de vos compétences, de votre capacité de mise en œuvre, tout en tenant compte des spécificités de chaque type de client avec une vraie valeur ajoutée.

De l’importance du discours et des contenus
Proposer du DIY passe par l’obligation d’améliorer l’ensemble de vos notices d’installation, modes d’emploi, tutoriels et de tous les contenus destinés à aider le client à “faire lui-même”.

Cela passe aussi par l’amélioration de vos argumentaires, du discours, de l’accueil et de la compétence de vos collaborateurs à communiquer efficacement avec vos clients… Il s’agit donc de veiller à la qualité, à la cohérence et à la disponibilité de l’information à chaque point de contact entre votre entreprise et vos clients.

Surtout, trouver le juste équilibre

Il vous faut trouver le ton (communication), le sens (stratégie), le niveau de conseil et d’accompagnement nécessaires pour satisfaire le client DIY sans perdre votre objectif, sans impact sur votre marge (si ce n’est positif) en vous ouvrant à ce nouveau marché… Et mieux vous le ferez, plus vous serez recommandé.

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Car comme vous l’avez compris, le Do-It-Yourself est basé sur une logique de réseau collaboratif, une intelligence collective et partagée, qui peut faire et défaire une réputation… en quelques mots.

 

Texte : Sébastien Carensac

Comment décrocher aides et subventions

Investissements, embauches, travaux, ces étapes importantes peuvent être accompagnées par des dispositifs publics d’aides ou de subventions, mais bien souvent ces mesures ne sont pas mobilisées par les chefs d’entreprise. Pourtant, l’exercice n’est pas si compliqué qu’il n’y parait.

 

aides et subventions

 

On ne le sait pas toujours, mais l’État et les collectivités locales (communes, communautés d’agglomérations, commu-nautés de communes, départements, régions), mais aussi certaines fondations sont à l’origine de nombreux dispositifs visant à accompagner le développement économique sur leurs territoires. Ces mesures visent la quasi-totalité des secteurs d’activités. Par ailleurs, elles peuvent s’appliquer à de nombreuses initiatives portées par les entreprises, spécialement des projets d’investissement immobilier ou en matériel, mais aussi des recrutements et encore des projets de recherche et, pour beaucoup, la création ou la reprise d’entreprises. Les formes de ces concours financiers sont également très diverses, allant de la subvention au prêt en passant par l’avance remboursable ou l’exonération de charges ou de taxes. Quoi qu’il en soit, ces aides sont relativement peu sollicitées, notamment parce que les chefs d’entreprise redoutent un parcours long et fastidieux pour parvenir, au final, à mobiliser relativement peu d’argent. Certes, les montages des dossiers peuvent parfois être compliqués, mais la puissance publique fait des efforts en la matière et ces dispositifs sont loin d’être inaccessibles, même pour une petite entreprise. Par ailleurs, au-delà de l’apport financier, le montage du dossier permet parfois de peaufiner son projet et de prendre un peu de recul. Sans compter que ces concours financiers sont aussi un moyen de faire un effet de levier auprès des financeurs privés pour parvenir à boucler plus aisément un plan de financement. « Obtenir une aide de l’État ou d’une collectivité est perçu comme une marque d’intérêt en direction de la structure qui en bénéficie », souligne Emmanuelle Alfandary, consultante, experte en financements chez Ayming.

 

Prendre le réflexe

C’est pourquoi, sans se lancer dans une course effrénée à la subvention, il est toutefois bon d’y penser lorsque l’on envisage de lancer un projet. Pour cela, il existe des sites qui répertorient les différents dispositifs, notamment Les-aides.fr, géré par le réseau des chambres de commerce et d’industrie, et aides-entreprises.fr. Cela étant, ces mesures sont rarement pérennes et leur application est parfois conditionnée par des détails difficiles à percevoir.

De ce fait, il vaut mieux systématiquement se rapprocher de l’organisme qui propose ces aides pour vérifier que le dispositif est toujours actif et quelles sont les conditions d’éligibilité. Les avocats, les experts-comptables et les cabinets spécialistes de la mobilisation d’aides publiques sont par ailleurs de bons conseils sur ces sujets où l’on se perd rapidement si l’on n’est pas familier de ces mesures. Enfin, les élus peuvent aussi être interrogés. « Il n’existe pas une aide pour chaque projet, mais il faut quand même se poser la question lorsque l’on initie un projet d’investissement », conseille Emmanuelle Alfandary. Sans emballement, car « le facteur temps est très important à prendre en compte. Aller chercher ces aides est souvent chronophage. Il faut d’abord vérifier si sa société est éligible au dispositif, puis monter un dossier et même si beaucoup de progrès ont été faits pour faciliter la tâche des demandeurs, cela reste long et il est souvent nécessaire de réunir beaucoup de justificatifs. Il faut donc que l’entreprise qui sollicite l’aide ait les moyens de son ambition », tempère la consultante. Autrement dit, avant de se lancer dans une demande d’aide ou de subvention, le rapport entre le temps passé à monter un dossier et le montant de l’aide ou de la subvention doit être pris en compte. La nature du coup de pouce qui peut être une subvention, une avance remboursable, un prêt doit également être considérée, car elle peut avoir des conséquences sur la trésorerie de l’entreprise. Et il faut bien penser que le parcours risque d’être long et pas forcément couronné de succès.

 

aides subventions

 

Construire son projet sans prendre en compte les aides

Face à ces incertitudes, une certitude : il ne faut pas que la potentielle aide, avance ou subvention guide le projet. Au contraire, l’objectif du chef d’entreprise doit être de penser son projet au regard de ses besoins et non des exigences inscrites dans le dossier de demande d’un accompagnement financier public. D’ailleurs, la déception serait sûrement au rendez-vous. « Il n’existe pas un droit à subvention. Ces dernières ne sont donc pas automatiques, mais laissées à l’appréciation de l’organisme qui les délivre », souligne Emmanuelle Alfandary. Sans compter qu’un refus est définitif et sans appel possible. En effet, la décision de l’organisme financeur (État, collectivité locale, ou autre agence spécialisée comme par exemple l’Ademe sur les questions relatives à l’environnement) est discrétionnaire. Pour faire pencher la balance en votre faveur, Emmanuelle Alfandary conseille d’« ouvrir une discussion avec les organismes financeurs autour de votre projet et des impacts positifs qu’il pourrait avoir sur les thématiques qu’ils ont en charge ». Et pour finir, il faut aussi bien avoir à l’esprit que les aides sont en général versées une fois que le projet est sur les rails. Inutile donc de compter sur une subvention pour lancer un investissement, bien au contraire. « Il est important de montrer que la structure qui sollicite l’aide est en capacité de porter ce projet », ajoute ainsi la consultante. La plupart des dispositifs sont en effet construits pour être « incitatifs ». Leur objectif est donc de donner un coup de pouce pour passer un cap, c’est pourquoi si l’on sollicite une aide une fois que le projet est réalisé, il est peu probable de parvenir à un succès. Le financeur estimera alors que son aide n’est pas nécessaire. Autant dire que toute démarche de recherche d’aides publiques doit être anticipée bien avant de concrétiser le projet. Voilà un parcours qui peut ressembler à défi. Il n’en est rien, car bien souvent les dossiers aboutissent. Et parfois les coups de pouce ne sont pas négligeables. Il existe plus de 500 aides publiques en direction du monde économique et les montants distribués à ce titre se chiffrent en milliards d’euros chaque année, autant dire que tous les espoirs sont permis !

 

Les grandes familles de concours financiers publics

Création d’entreprise : la création et la reprise d’une entreprise sont des étapes où des aides peuvent être mobilisées auprès de l’État et des collectivités.
Développement durable : travaux d’efficacité énergétique, recyclage des déchets, sensibilisation des collaborateurs aux gestes écologiques sont des domaines sur lesquels les acteurs publics sont très investis et accompagnent de nombreux projets portés par les entreprises.
Ressources humaines : embauche voire formation peuvent bénéficier d’aides, souvent sous forme d’exonérations de charges.
Immobilier : construction, rénovation, extension peuvent être accompagnées par des aides nationales et locales.
Innovation : l’investissement dans des programmes de recherche ou dans des équipements innovants peut être soutenu dans le cadre de dispositifs souvent initiés par l’Europe, mais aussi abondés par des dispositifs nationaux et locaux.

 

Texte : Françoise Sigot

Robots nettoyeurs : KWADOO

À l’épreuve du temps

Un robot placé sous le signe de la durabilité et de l’accessibilité.

Bénéficiant d’un très bon rapport qualité-prix, ce robot limite les risques de pannes grâce à sa simplicité de conception. L’intégralité de l’appareil est garantie réparable avec un prix inférieur au prix du robot complet.

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Robots nettoyeurs : INTERPLAST

L’efficacité en exclusivité

Un modèle dédié pour mieux se différencier

Le distributeur Interplast propose, en exclusivité, le robot Saphir. Conçu pour satisfaire un maximum d’utilisateurs, ce robot convient pour les bassins jusqu’à 80 m². Il permet de nettoyer fond, parois et ligne d’eau en privilégiant le fond qui représente, lors d’un cycle long, 70 % de l’action du robot.

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