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Climat et piscine partie 1 : quelles conséquences sur votre activité ?

La crise sanitaire actuelle tout autant que les épisodes climatiques exceptionnels que nous traversons depuis plusieurs années sont autant de rappels à la réalité. La composante environnementale s’intègre déjà dans le quotidien de l’ensemble des acteurs économiques, clients, pisciniers et fabricants, et va s’imposer comme contrainte majeure à l’avenir.
Dans un dossier en deux parties, la rédaction de L’Activité Piscine vous propose d’une part d’essayer de cerner les enjeux du changement climatique pour le secteur et votre entreprise et d’autre part de découvrir les leviers actionnables pour vous y préparer et le transformer en opportunité de business.

Sommaire : Le changement climatiqueQuel impact sur la piscineQuel impact sur l’activité des pisciniersEnjeux climatiques et « produit » piscine3 stratégies indispensables et complémentaires – Interviews : BayrolNextpoolPool TechnologieGaches ChimieFPP

Partie 1 – Quels sont les enjeux du changement climatique pour le secteur et votre entreprise ?

Quelles seront les conséquences du changement climatique sur le secteur, sur votre modèle économique et votre organisation ? Quelles sont les principales stratégies préconisées pour s’y préparer ?

Le changement climatique en quelques mots

Le changement climatique est « l’ensemble des variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné et au cours du temps : réchauffement ou refroidissement ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités humaines viennent amplifier ce phénomène naturel. Combustion de gaz, pétrole, cimenteries, décharges d’ordures, bref l’ensemble de nos déplacements, productions, consommations, rejets émet l’un des 7 principaux gaz identifiés comme responsables du changement climatique. Le dioxyde de carbone, CO2, est le principal d’entre eux (2/3 des émissions) mais cela concerne aussi le méthane (exploitations pétrolières et décharges), le protoxyde d’azote (industrie, agriculture, automobile), l’hexafluorure de soufre (métallurgie, appareils électriques et semi-conducteurs…).

Le GIEC, estime que le changement climatique aura pour conséquences à moyen et long termes :

  • une aggravation des phénomènes climatiques extrêmes (fréquence, intensité et durée) comme les tempêtes, les inondations et les périodes de sécheresse ;
  • un bouleversement des écosystèmes et l’augmentation des dangers sanitaires avec la transmission de maladies animales (ex : Covid-19)
  • une augmentation du niveau de la mer et l’acidification des eaux des océans.

L’épisode d’incertitude que nous vivons actuellement avec le Covid-19 est l’une des conséquences de ce changement climatique. D’après les scientifiques, des événements de ce type sont amenés à se reproduire de plus en plus fréquemment dans le temps avec des risques accrus voire majeurs pour l’activité des entreprises.

Quel impact sur la piscine ?

1. Des conséquences sur le fonctionnement du parc de piscines existant

Le changement climatique, déjà sensible, va avoir des conséquences sur la qualité de l’eau, la propreté du bassin, les consommations en eau, énergie et produits chimiques et obliger les propriétaires de piscine à des investissements supplémentaires dans des équipements plus résistants et conçus pour être plus durables.

  • Augmentation de la température de l’air, de la terre et de l’eau avec comme conséquences un développement plus important des micro-organismes dans l’eau (qualité et propreté), un fonctionnement plus soutenu des équipements dans un contexte différent (durabilité) pour traiter (consommations) et refroidir l’eau du bassin (investissement) et une évaporation accrue (consommations et investissement).
  • Augmentation d’épisodes orageux et de fortes précipitations avec des risques d’inondation des terrains et de pollution des bassins (propreté), de modification soudaine et plus récurrente de l’équilibre chimique de l’eau des piscines (qualité), du besoin en régulation et désinfection (consommations), de dégradation du revêtement et des installations techniques (durabilité et investissement).
  • Augmentation des mouvements de terrain, pour les sols argileux par exemple, avec risques d’endommagement, de déformation, de soulèvement des bassins et des installations techniques (durabilité et investissement), des ruptures de canalisations et des problèmes d’étanchéité.
2. Des conséquences sur la réglementation et les normes :

Le changement climatique fait l’objet de réglementations françaises, européennes et internationales qui se renforcent au fil des années. La nécessité de réduire l’empreinte environnementale impacte déjà la piscine aujourd’hui. Le green deal européen (pacte vert), promu par la Commission européenne, va renforcer un certain nombre de dispositifs nationaux et modifier en profondeur le fonctionnement du secteur de la piscine et de ses acteurs.

  • L’économie circulaire, l’éco-conception et les émissions de CO2 sont autant de réglementations qui interviennent tout au long du cycle de vie des produits : sourcing, logistique, fabrication, construction, maintenance et recyclage en fin de vie.
  • Les produits chimiques : les réglementations REACH, Biocide, etc. sécurisent la fabrication et l’utilisation des substances chimiques et impactent leur composition (baisse des concentrations), réglementant aussi leur transport, stockage, utilisation et communication.
  • La gestion des déchets : la loi pour la Transition énergétique responsabilise les producteurs ou détendeurs de déchets (gestion, élimination ou valorisation). Cela implique d’organiser le tri et le recyclage des produits, des emballages, des matériaux…
  • La gestion de l’eau : ressource de plus en plus en tension, la gestion raisonnée de l’eau devient primordiale et va de plus en plus s’accompagner d’obligations de recyclage des eaux usées et de récupération des eaux de pluie pour limiter les prélèvements dans les réserves d’eau douce.
  • Les économies d’énergie : classification énergétique des produits, passage aux ampoules led, utilisation d’énergies renouvelables et récupération de la chaleur pour produire de l’énergie voire obligation d’installer des équipements de production : la réglementation est omniprésente.
  • L’urbanisme : protection des milieux naturels, obligation de réduction des îlots de chaleur et de végétalisation pour limiter l’imperméabilisation des sols (bétonisation) et réduire les risques d’inondations.
  • La sécurité contre les incendies : il est à prévoir que le parc de piscines intègre un plan global de lutte contre des incendies et représente une réserve d’eau supplémentaire pour la gestion des incendies qui devraient se développer dans les régions du Sud.

Et cette liste n’est pas exhaustive.

 

3. Des conséquences sur les clients

Le changement climatique va aussi fortement impacter les acheteurs et propriétaires de piscine :

    • des autorisations d’urbanisme encore plus contraignantes qui vont rendre plus difficile la construction de nouvelles piscines ;
    • des obligations sur l’eau : interdictions de rejet des eaux et obligation de neutralisation des eaux traitées des piscines, interdictions de remplissage des bassins en période de sécheresse, obligations de récupération des eaux de pluie, obligations de fermeture des bassins pour limiter l’évaporation, etc. ;
    • des obligations sur l’énergie : obligation d’installer un système de production d’énergie (capteurs solaires), d’utiliser des équipements producteurs de chaleur (pompes à chaleur), etc. ;

  • des obligations renforcées sur le traitement des points d’eau pour limiter le développement d’espèces parasites invasives comme le moustique…

Quel impact sur l’activité des pisciniers ?

Le changement climatique a aujourd’hui des effets positifs sur votre activité : réchauffement climatique et besoin de se rafraîchir, tropisme de beaucoup de Français qui se déplacent vers les régions littorales… Mais il a aussi des effets contraignants sur votre activité avec parfois de lourdes conséquences.

1. Des conséquences économiques
  • Développement de la fiscalité environnementale : taxes sur les consommations (eau, énergie) et les émissions (GES), sur le traitement et le recyclage des déchets…
  • Renchérissement du coût des assurances pour vous et vos clients avec l’élévation des risques ou l’obligation d’investir pour limiter certains risques naturels.
  • Développement du coût des mesures d’hygiène et de sécurisation des salariés.
  • Augmentation du coût de l’énergie et du carburant qui vont vous obliger à réduire et optimiser vos déplacements, à acheter des véhicules moins consommateurs et moins polluants (électriques, hybrides, à hydrogène) et à adapter votre fonctionnement et votre organisation.
  • Conditionnement des investisse-ments, des emprunts et des aides fiscales ou sociales à votre engagement environnemental avec la notation à venir de votre entreprise en fonction de votre capacité à vous adapter au changement climatique et à gérer les risques qui en découlent.
  • Modification de votre chaîne de valeur par l’obligation de vous prémunir des risques du changement climatique en mettant en place des procédures internes d’évaluation, de prévention et de gestion des risques qui vont impacter votre offre de produits et de services et vous obliger à réfléchir à l’évolution de votre modèle économique.
2. Des conséquences sur votre organisation
  • La responsabilité « sanitaire » du chef d’entreprise risque d’être de plus en plus souvent engagée en plus de sa responsabilité sociale s’il ne fournit pas des équipements de protection individuels (EPI) ou n’adapte pas les temps et postes de travail, les procédures, etc.
  • La formation à la sécurité des équipes va devoir être complétée par des formations aux procédures de distanciation physique et à des règles sanitaires strictes : désinfection des locaux, véhicules et des postes de travail en magasin, au bureau, sur les chantiers…
  • L’obligation de nommer un référent « climat » va venir complexifier et alourdir votre organisation mais aussi vous permettre de développer des compétences environnementales.
3. Des conséquences sur votre« indépendance »

Vous serez amenés à intégrer un regroupement d’entreprises du même secteur d’activité (réseau ou filière) ou de proximité (local ou territorial) pour mettre en commun des moyens et des compétences afin de gérer les conséquences au quotidien du changement climatique sur votre activité.

Ces nouveaux partenariats vont vous permettre par exemple de mieux absorber les coûts des nouvelles réglementations, d’organiser plus efficacement la mobilité de vos collaborateurs ou d’organiser le tri et le recyclage de vos déchets avec d’autres entreprises et les collectivités locales.

Enjeux climatiques et« produit » piscine ?

La piscine n’est pas un bien de première nécessité mais un équipement de confort, accessoire de la maison. Il est évident qu’à court terme, le réchauffement climatique influence positivement la construction de piscines dans de nombreuses régions où jusqu’alors, construire une piscine était un luxe comparativement à sa durée d’utilisation et aux équipements nécessaires pour en profiter même en pleine saison. Mais à moyen ou long terme le changement climatique pourrait impacter ses ventes au regard de la vision de son utilité ou de sa nécessité par rapport aux enjeux. Cela pourrait concerner :

  • Sa capacité à réduire ses consommations en eau, énergie et produits et ses émissions de CO2 ou d’eau « usagées » tout au long de son cycle de vie (de la conception au recyclage de chacun de ses éléments constitutifs) ;
  • Le caractère privatif de son usage rapporté à la taille du parc de piscines privées.

La profession travaille sur les sujets des consommations, du traitement de l’eau, de l’impact carbone et du recyclage des déchets. Mais à long terme, la piscine sera-t-elle toujours en mesure de répondre aux attentes des consommateurs et en capacité de se conformer aux réglementations environnementales ?

3 stratégies indispensables et complémentaires

1. L’atténuation des sources du changement climatique

L’objectif de l’atténuation est de préserver l’activité existante en travaillant à la maîtrise de vos émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette stratégie« bas carbone » avec effet à moyen et long termes passe par :

  • l’adoption de comportements plus vertueux et la réorientation de vos efforts d’innovation et d’achat vers des matières et des produits éco-conçus et donc moins impactants,
  • l’intégration de la notion d’économie circulaire dans toute votre activité,
  • l’évolution de vos process de fabrication et méthodes de construction,
  • la diversification de vos activités,
  • une meilleure gestion de l’eau, des matériaux et des ressources énergétiques, etc.,
  • et plus radicalement si nécessaire, la décision d’arrêter de proposer tel ou tel service ou produit peu rentable au regard des contraintes induites.
2. L’adaptation aux conséquences du changement climatique

L’objectif de cette seconde stratégie est d’anticiper les conséquences du changement climatique sur le secteur et votre activité et de profiter des opportunités potentielles qui pourraient se présenter à court ou moyen terme. À noter que plus l’atténuation est efficace, moins l’adaptation est coûteuse.

Cette approche préventive vise à améliorer l’efficacité des procédés de construction par exemple ou celle des équipements afin d’absorber et de réparer plus facilement les dégâts que le changement climatique risque d’occasionner au marché et à son fonctionnement (sécurisation des approvisionnements par exemple), à votre entreprise (outils, véhicules, etc.) et à la piscine de vos clients (drainage des eaux de pluie, protection du bassin avec un volet…).

Cela peut vous conduire vers la vente de nouveaux équipements (par exemple traitement automatisé, fond mobile) ou d’en arrêter la commercialisation (passage d’une activité construction à une activité maintenance par exemple).

3. La résilience environnementale

En écologie, la résilience est la « capacité d’un écosystème, d’un biotope ou d’un groupe d’individus (population, espèce) à se rétablir après une perturbation extérieure (incendie, tempête, défrichement, etc.). ». En informatique, elle se définit par la « capacité d’un système à continuer à fonctionner, même en cas de panne ». Pour une entreprise enfin, il s’agit de « sa capacité à résister aux effets du changement climatique et à saisir les enjeux de transformation pour demain ».

L’objectif de la résilience est donc de permettre à votre entreprise de résister aux conséquences du changement climatique, de les intégrer, de s’adapter à leurs effets et de s’en relever rapidement et efficacement. Cela nécessite de revoir les équilibres économiques, environnementaux et sociétaux dans votre activité et de transformer votre modèle économique et votre organisation pour vous diriger vers un modèle zéro émission ou en tout cas le moins émetteur possible.

En conclusion

Ces stratégies, les acteurs de la piscine les pratiquent déjà. Ils sont habitués à s’adapter à la saisonnalité de leur activité, à la météo, aux évolutions de la réglementation (urbanisme, chimie) et à la gestion du risque sur leurs chantiers. Ils l’ont démontré avec la crise du Covid-19. Les entreprises ont accusé le coup, ont réagi, pour la majorité d’entre elles, en fermant leurs magasins ou bureaux puis se sont rapidement adaptées pour atténuer l’effet de la crise : mise en place d’un drive, reprise de l’activité de maintenance puis progressivement de l’activité construction en respectant les consignes de distanciation physique.

Une résilience qui pourrait permettre à l’ensemble des acteurs du secteur d’affronter les enjeux du changement climatique. À condition de trouver les leviers actionnables pour s’y préparer. Quels sont donc ces leviers ? Quelles stratégies s’offrent à vous pour réduire l’empreinte environnementale des piscines de vos clients et de vos activités ? Comment intégrer cette composante dans votre stratégie pour ne pas simplement la subir mais en faire une véritable opportunité de business ?

Toutes les réponses dans le prochain numéro de L’Activité Piscine.

 


Il faut essayer de faire mieux avec moins

Interview Daniel Ricard & Anne-Catherine Philippe, BAYROL
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

Pour l’instant, le marché bénéficie du changement climatique avec l’augmentation des températures et les canicules que nous rencontrons depuis 3 ou 4 ans. Les consommateurs investissent plus dans les piscines et ont donc plus besoin de les entretenir.

A moyen terme il faut s’attendre à des restrictions d’eau notamment en France qui peuvent venir limiter son renouvellement dans les bassins. La consommation d’eau est un vrai sujet que nous percevons dans les préoccupations des consommateurs. Cela va de pair avec la consommation électrique mais plus pour des raisons économiques qu’écologiques. En Allemagne par exemple la grosse tendance est de chauffer sa piscine avec des panneaux solaires.

Tous les acteurs du marché se mettent en marche par sensibilité écologique. Nous voulons tous bouger en faisant attention à nos achats aussi bien en tant qu’industriels que consommateurs pour réduire notre impact sur l’environnement. Ce n’est pas une crainte mais cela vient impacter sur nos décisions stratégiques.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous avons été l’un des premiers à parler de l’équilibre de l’eau, de la désinfection, de la régulation et des algues. Nous ne sommes pas pour la surconsommation de produits. Nous parlons aussi de prévention des problèmes pour éviter l’usage massif des produits chocs. Il faut essayer de faire mieux avec moins, d’apporter le bon produit au bon moment. C’est dans notre ADN.

Le traitement raisonné passe aussi par la régulation automatique de la piscine. C’est le moyen le plus écologique pour traiter une piscine aujourd’hui, avec des appareils ayant une « intelligence » du traitement automatique, capables d’analyser et de fournir le juste dosage de bon produit au bon moment.

Nous sommes très attentifs à la qualité des matières premières que nous utilisons et réévaluons en permanence la concentration et l’efficacité de nos formules pour que le traitement soit le plus efficace possible avec la juste dose.

Nous faisons enfin très attention à nos consommations de matières plastiques, surtout pour la piscine privée, en essayant de trouver le bon équilibre entre la quantité de plastique d’emballage nécessaire et la sécurité du stockage et de la manipulation du produit. Cela demande des tests et donc des démarches longues. Nous faisons aussi des tests sur de nouveaux matériaux pour remplacer partiellement le plastique.

 


Une piscine avec un impact maîtrisé n’est pas forcément plus chère

Interview Patrick Negro, NEXTPOOL
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

On le mesure encore peu mais l’impact sera à plusieurs niveaux.

  • au niveau des consommateurs, d’abord, qui vont procéder à un arbitrage en gardant à l’esprit la préoccupation environnementale. Elle va peser de plus en plus dans leurs choix. Elle est née d’une réalité, le risque de pénurie d’eau, et d’une réglementation plus contraignante avec des restrictions d’eau qui impactent l’usage et le remplissage des piscines en saison ou hors-saison. C’est un enjeu majeur.
  • au niveau de la réglementation et de la normalisation ensuite qui va obliger toutes les entreprises à avoir une « étiquette environnementale ».
Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Oui avec l’écriture en 2019 d’une charte RSE (ndlr : Responsabilité Sociale et Environnementale) construite autour de 4 enjeux stratégiques qui sont intégrés dans la vision économique de notre activité. Cela nous a obligé à changer nos référentiels et les visions des équipes, à changer nos habitudes y compris avec nos partenaires… c’est le plus dur quand on est un industriel et introduire un minimum de sensibilité environnementale n’est pas évident. Les principales actions portent sur la sensibilisation, la formation et le recrutement. Il nous a d’ailleurs fallu recruter un responsable HSE, en charge de cette question, dont le rôle est de guider les différents services vers une organisation qui intègre la notion d’impact environnemental partout où elle peut l’être. L’objectif est que cela puisse donner lieu à des propositions concrètes par la suite y compris au niveau du social.

Cette démarche a d’ores et déjà eu un impact positif sur notre organisation, encourage l’innovation et va faciliter notre différenciation en apportant de la valeur ajoutée.

Les moyens qui permettent de réduire l’impact des produits enfin, sont aussi des moyens qui permettent de réduire les coûts de production. Une piscine avec un impact maîtrisé n’est donc pas forcément plus chère.

Il faut en profiter pour réinventer une partie du métier, pour que le piscinier devienne aussi un conseiller et ne soit pas simplement un constructeur, qu’il monte en expertise et puisse proposer des prestations spécifiques et qu’il amène plus d’efficacité dans l’optimisation du fonctionnement et de l’économie du bassin en évitant les injections supplémentaires, les consommations excessives…


Nous pratiquons l’éco-conception depuis plus de 10 ans

Interview Philippe Grard, Pool Technologie
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

A court terme, il ne peut-être que positif pour le marché à condition bien sûr que les clients aient un peu d’argent. A moyen terme, nous devons nous poser la question de notre éco-responsabilité vis-à-vis du climat et faire le choix du futur et pas celui du passé. Comme par exemple d’acheter des véhicules professionnels hybrides ou électriques et non des véhicules diesel. Ou quand on achète un emballage, ne plus mettre de polystyrène dedans, ce que nous ne faisons plus depuis des années. Il devrait y avoir un impact au niveau de la production et de l’approvisionnement avec une régionalisation des activités à l’échelle d’un continent. Nous allons certainement devoir acheter et intégrer le plus possible de composants européens. Ce serait vraiment un pas très important. Le droit du travail devrait être aussi impacté et s’enrichir en nous imposant peut-être plus de procédures de désinfection comme par exemple la désinfection de l’usine et non pas simplement son nettoyage, ou d’avoir des EPI (ndlr : Equipements de Protection Individuelle) à la disposition de nos salariés. Avec de possibles dérives sanitaires et une nouvelle responsabilité « sanitaire » du chef d’entreprise en plus d’être sociale et juridique. Le sentiment de risque augmente aussi. Le covid-19 a montré que la maladie était invisible et que tout le monde pouvait être touché. Les gens vont être beaucoup plus attentifs et nous demander comment est désinfectée leur piscine. Il va falloir prouver qu’elle n’est pas dangereuse. La FPP a bataillé pour la loi sécurité. Elle a bataillé pendant la canicule. Maintenant elle va devoir batailler pour montrer que la piscine n’est pas un vecteur de maladie.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous pratiquons l’éco-conception depuis plus de 10 ans. Nous avons fait ce choix après avoir suivi une formation de la région et l’avons développé en suivant notre premier éco-produit.

Nous avons une politique d’approvisionnement locale (région de Montpellier), régional (Région Occitanie) et européenne. Près des 2/3 de nos composants sont européens dont au moins la moitié sont français. La crise que nous connaissons va encore plus nous pousser à faire le choix de fournisseurs européens à condition qu’il y ait, bien sûr, une relocalisation d’expertise en Europe. Pour le recyclage, nous cotisons à Eco-systèmes et travaillons avec un centre pour handicapés qui démonte les appareils et recycle tout ce qui peut l’être. Par-contre, je suis plutôt frustré par le tri sélectif car les collectivités locales sont mal équipées pour nous inciter à faire plus. Pour moi, il est de l’éco-responsabilité du chef d’entreprise de lutter contre la facilité, de se battre pour la protection de la planète et dans toute démarche de son métier de se demander s’il prend des décisions à la hauteur des enjeux ?


Nous travaillons sur des produits qui ont vocation à réduire notre empreinte environnementale.

Interview Karine Bordes, Gaches Chimie
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

Le réchauffement donnera certainement des envies supplémentaires à ceux qui n’ont pas encore investi dans une piscine. Et même si le parc est déjà important il y aura encore des constructions dans les prochaines années.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous n’avons n’a pas un rôle facile parce qu’on est dans la chimie, mais nous avons conscience qu’il faut minimiser notre impact sur l’environnement. Nous avons une démarche permanente de recherche de produits qui soient plus éco-responsables. Cela fait 10 ans que nous travaillons sur des produits qui ont vocation à réduire notre empreinte environnementale. Nous avons commencé par substituer le sable par du verre recyclé et recyclable. Il faut que nous évitions de trop puiser dans nos ressources naturelles. Le sable est une ressource que nous sommes en train d’épuiser alors qu’avec le verre, nous avons peu d’impact. Il y a 2 ans, nous avons sorti un galet avec répulsif à insecte qui évite l’ajout d’un produit supplémentaire dans la piscine. Aujourd’hui, nous proposons un produit qui permette de réduire la quantité de stabilisant dans l’eau des piscines pour réduire les gaspillages d’eau. Cela passe aussi par les emballages. Nous proposons à nos clients des emballages consignés qui peuvent être utilisés pendant 4 ou 5 ans afin d’éviter une destruction systématique. Nous souhaiterions que les emballages ayant contenu des produits soient recyclés à 100% ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Nous essayions de travailler en partenariat avec des entreprises qui ont envie de réduire leur impact sur la planète comme pour le sel par exemple. Nous travaillons avec un fournisseur qui propose un sel qualifié à 99,9%. Certains sels peuvent contenir des impuretés comme du fer ou du manganèse, des métaux qui ont un impact sur la santé, l’environnement et les équipements comme les électrolyses.

L’ensemble de la profession essaye de trouver des produits les plus propres possibles. A nous de bien accentuer le message pour qu’il soit bien relayé par les pisciniers. C’est à nous de communiquer et de former les pisciniers sur les bonnes pratiques pour bien entretenir les piscines et les rendre moins consommatrices en eau, énergie et chimie. A adopter les bons gestes pour analyser leur eau, les traiter régulièrement et éviter les chlorations chocs et le surdosage de produits.


Trouver des solutions de recyclage pour ne pas subir.

Interview Hervé Méry, Piscinier et Vice-Président de la FPP référent de la Commission Développement Durable
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

« Le changement climatique va avoir un impact sur l’eau et la qualité de l’eau. C’est pour cela que la FPP a travaillé sur la consommation en eau des piscines et publié un guide sur leur utilisation raisonnée. Avec le guide sur le traitement de l’eau en cours d’élaboration, l’objectif est d’apporter une bonne information aux clients sur le bon usage et le bon dosage des produits tout en rappelant aux pisciniers la nécessité de respecter la réglementation sur les produits biocides et la rigueur nécessaire dans leur distribution. »

Quel travail a entrepris la FPP au sujet du changement climatique ?

« En débattant sur ce sujet dans des séminaires dans lesquels nous avons été amenés à travailler sur des scénarii favorables ou défavorables, nous nous sommes aperçus que nous avions déjà des produits et des solutions assez économiques avec des process de construction maîtrisés et des fabricants qui innovent sur les matériaux, les fonctionnalités, les automatismes, les produits (ex : les pompes VS, les LED  et les PAC avec des cop importants) pour réduire l’impact environnemental de la piscine. »

La commission Développement Durable a été créée afin de mesurer la consommation d’eau et l’empreinte carbone des piscines. Elle a mis au point pour cela un logiciel de calcul de l’impact carbone lié à l’exploitation d’une piscine qui a permis de démontrer qu’une piscine de 8×4 n’émettait que 250kg de CO2/an.

Elle a aussi publié des guides sur la piscine basse consommation avec des conseils pour une utilisation raisonnée de la piscine en eau et en énergie.

Une norme européenne et un guide du recyclage en cours de préparation

Dernièrement, la FPP a engagé une réflexion avec l’AFNOR et le Comité Européen de Normalisation (CEN) pour la création d’une norme environnementale européenne sur les piscines dont le but est de déterminer l’impact environnemental de l’exploitation d’une piscine et de ses équipements et de classifier les performances environnementales de chaque équipement entrant dans la composition d’une piscine (structure, pompe, réseau hydraulique, traitement de l’eau, chauffage…). Cette norme qui devrait être effective en 2023 devrait favoriser le développement de produits plus durables, plus économes et plus respectueux de l’environnement.

La FPP a aussi lancé une enquête auprès de ses adhérents pour mesurer l’opportunité de développer une filière recyclage pour le secteur. « Sur les 10% des adhérents qui ont répondu 90 % se sont montrés intéressés par une réflexion sur le recyclage et les solutions qui pourraient être trouvées par la FPP. Nous devons nous habituer à trier, à trouver des solutions de recyclage, et surtout éviter d’attendre pour ne pas subir le résultat d’un process. Nous en sommes à la première phase avec un test prévu dans le Sud-Ouest en collaboration avec un cabinet spécialisé et nous essayons de trouver des partenaires institutionnels pour nous aider à mettre en place la filière. »

 

Sources :

Klereo lance un électrolyseur hybride low salt

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boitier Kalypso KlereoKlereo vient de mettre sur le marché une nouvelle génération d’électrolyseurs qui fonctionnent avec un taux de concentration de sel dans l’eau de 2 g/l au lieu du taux habituel de 4 à 5 g/l. Ces électrolyseurs sont particulièrement adaptés aux bassins sensibles à la corrosion (structures en acier, projecteurs ou pièces à sceller en acier inoxydable) et permettent de réaliser des économies de sel conséquentes sans altérer la qualité de l’eau de la piscine. Le système ajuste automatiquement les besoins de production de chlore en fonction des conditions climatiques.

Klereo Kalypso permet au piscinier de visualiser à distance les paramètres de l’eau (valeur redox et/ou concentration de chlore libre, pH, température de l’eau, etc.) et de diagnostiquer les dysfonctionnements (manque de sel ou encrassement de la cellule).

Le professionnel pourra ainsi proposer à son client une prestation d’entretien de la piscine efficace et préventive.

Klereo Kalypso Hybride Low Salt est un système breveté combinant électrolyse au sel et injection automatique de chlore liquide, en cas d’insuffisance de la production de chlore par électrolyse ou lorsque la température de l’eau est en dessous de 15° pour ne pas endommager les électrodes. Le système bascule automatiquement entre l’un et l’autre traitements afin de préserver la cellule d’électrolyse plus longtemps et d’assurer un fonctionnement optimal en toute saison.

 

Les avantages de Klereo Kalypso :

  • idéal pour les bassins sensibles à la corrosion
  • des économies de sel
  • une qualité d’eau toujours optimale

 

www.klereo.fr

GL events annonce le maintien du salon Piscine Global 2020

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Dans un communiqué de presse daté du 18 juin 2020, GL events confirme que le salon professionnel Piscine Global Europe se déroulera bien du 17 au 20 novembre à Lyon Eurexpo.

GL events annonce le maintien du salon Piscine Global 2020

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Dans un communiqué de presse daté du 18 juin 2020, GL events confirme que le salon professionnel Piscine Global Europe se déroulera bien du 17 au 20 novembre à Lyon Eurexpo.

COVID-19 – Nextpool : notre intérêt commun est de fournir une réponse aux clients

Interview de Patrick Negro et Julie Bertheas, Nextpool

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

La surprise voire la sidération. Personne n’avait anticipé la violence de cette crise et les mesures qui en découleraient. Le mot d’ordre a été de tenter de garder la tête froide, d’essayer d’analyser la situation, de se plier très vite aux recommandations sanitaires et de faire en sorte que les équipes agissent avec discernement malgré les messages contradictoires qui nous arrivaient.
Dès le 1er jour, nous avons mis en place une cellule de crise au sein du comité de direction qui s’est réuni plusieurs fois par jour pour réagir le plus efficacement possible. À l’annonce du confinement, nous avons mis en télétravail ceux qui le pouvaient, les autres ont été incités à rester chez eux. Nous avons consulté en interne le CHSCT et les représentants du personnel pour partager nos informations et prendre ensemble les décisions nécessaires. Nous avons très vite décidé d’arrêter nos activités pour quelques jours, le temps d’organiser sur chacun de nos sites un groupe de travail opérationnel chargé de mettre en place localement un protocole et toutes les conditions d’hygiène (protections, gestes barrières, organisation, gel, etc.) nécessaires à une reprise partielle d’activité.
Nous avons mis en place une veille pour comprendre ce que nous avions la possibilité de faire ou non. La Fédération nous a bien aidés par la qualité des informations diffusées. Et quand nous avons été sûrs d’avoir les bonnes réponses, nous avons annoncé le 1er avril la reprise de notre activité. Les clients ont compris nos décisions.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Nous avons veillé à la bonne compréhension et au respect par tout le monde des mesures mises en place pour la sécurité : port du masque, respect des distances de sécurité, plaques de plexiglas, gel désinfectant sur chaque poste, pauses régulières dans la journée et nettoyage des postes au moment du changement d’équipe, aménagement des horaires… Cela nous a contraints à réduire l’activité.
Les collaborateurs en télétravail ont été tout de suite très professionnels, y compris ceux qui n’en avaient pas l’habitude. Nous leur avons ensuite proposé une assistance sous forme de tutoriels. Cela concerne les services marketing et informatique, une partie du SAV et de l’administration des ventes, l’équipe commerciale. Le comité de direction a continué d’assurer une présence physique sur les sites. La 2e semaine de reprise, les responsables de site ont pris le temps d’appeler les personnes en difficulté.
L’équipe de direction a agi avec sang-froid grâce aux séminaires de gestion de crise suivis depuis 2 ans qui ont permis d’acquérir certains réflexes. La situation a été gérée de façon dynamique, efficace et bienveillante. Les décisions ont été bien comprises par les équipes même si la peur a modifié certains comportements. Tout a été fait sur la base du partenariat et du volontariat, et bien souvent, ce
sont les personnels qui se sont manifestés pour prendre part à l’activité et se rendre utiles.
Nos équipes se sont montrées professionnelles, solidaires et engagées. Certains ont même pris l’initiative de fabriquer des visières de protection et des masques grand public dans nos ateliers.

Quelles contraintes avez-vous rencontrées ?

Il a fallu gérer tous les fronts en même temps. En amont, des échanges nécessaires avec nos fournisseurs pour voir ce qu’ils pouvaient nous livrer. En aval, gérer les contraintes logistiques avec des livraisons perturbées et trouver des solutions d’enlèvement sur nos sites avec des dispositifs d’accueil façon « drive ».
Il nous a fallu gérer l’humain, organiser l’intérim, le chômage partiel – cela a demandé beaucoup de réactivité et de flexibilité, avec des directives du ministère du Travail fluctuantes et parfois contradictoires –, organiser les postes et les plannings de travail pour limiter le nombre de personnes présentes et prioriser les commandes tout en informant les clients en direct.
Et bien sûr gérer le moral des troupes et rassurer ceux qui étaient préoccupés par leur santé et celle de leurs proches ou inquiets des changements dans nos méthodes de travail…
Les mois d’avril et mai sont les mois sur lesquels la consommation de cash est la plus forte dans notre activité saisonnière. Il a donc fallu sécuriser notre organisation en ayant un recours rapide au PGE afin d’être en mesure de respecter l’ensemble des règlements fournisseurs et de soutenir la filière.
Les contraintes ont été sévères sur notre site madrilène, qui a été durement touché. L’Espagne a imposé un confinement plus strict qu’en France avec un arrêt obligatoire de toutes les activités non essentielles. Le redémarrage économique sera plus lent qu’en France.

Comme cela se passe-t-il aujourd’hui ?

Nous sommes dans une phase de maintien de l’activité. Chaque journée est différente. Nous avons potentiellement les moyens de dépasser le seuil actuel mais nous essayons de conserver un niveau d’activité qui tienne compte des possibilités de nos équipes tout en limitant les risques sanitaires. L’ensemble de la chaîne est loin d’être rétabli, les ruptures de matières premières sont constantes et il va falloir du temps avant que la situation revienne à la normale.
Sur chaque site, des personnes sont chargées d’identifier toutes les solutions possibles pour fluidifier le traitement des commandes entre leur réception, leur fabrication et leur départ chez le client. Mais la mise en place des mesures sanitaires a un coût important en termes de productivité. Notre responsabilité sociale et sanitaire sera fortement et durablement mise à contribution.

Comment préparez-vous l’après-confinement ?

Nous préparons un plan de reprise qui nous permette de mesurer notre capacité à répondre à la demande tout en veillant à la sécurité des équipes. Mais les incertitudes sont encore nombreuses, et à quel volume d’activité s’attendre ? Cela implique que nous nous organisions le plus possible en amont pour que les ateliers soient prêts à traiter les commandes déjà identifiées tout en gardant une marge de manœuvre suffisante pour répondre à la forte demande attendue lorsque les pisciniers vont reprendre leurs chantiers. Et ce en gérant des temps de repos pour nos équipes.
Les projets de développement se poursuivent. Nous avons par exemple accéléré le développement de notre outil de commande en ligne avec une version plus ergonomique pour gagner en temps, fluidité, sécurité et efficacité.
Nous faisons appel à l’engagement des équipes : augmentation des horaires de travail pour les mois à venir, équipes en 2 × 8, travail les jours fériés et samedi matin lorsque c’est possible. Nous étudions aussi les possibilités de recrutement et de formation pour renforcer notre capacité de production en sur-mesure mais c’est difficile.

Quels retours avez-vous de vos clients ?

Heureusement la majorité des pisciniers a conscience des contraintes et préoccupations que nous partageons. Cela facilite les échanges. La pression monte mais chacun fait de son mieux. Notre intérêt commun est de fournir une réponse à leurs clients, de construire leur piscine, de leur apporter du confort. Ils le comprennent même s’ils ont des exigences. Ce qu’ils veulent surtout, c’est être informés de manière fiable et recevoir les produits afin de pouvoir facturer et encaisser du chiffre d’affaires. Certains pisciniers vont connaître des difficultés avec les assureurs crédit.
Et l’incertitude actuelle sur les délais de traitement des permis de construire fait exploser la demande de piscines hors sol dans certains pays.
Le confinement semblerait avoir un impact positif sur la demande si toutefois une crise de pouvoir d’achat ne vient pas pénaliser lourdement les ménages. Mais quel impact sur les ventes d’équipements additionnels de printemps et sur les signatures de nouveaux bassins pour l’automne ?

COVID-19 – APF : Flexibilité et adaptabilité seront des atouts pour gérer au mieux cette crise

Interview de Clément Chapaton, APF

Comment avez-vous vécu l’annonce des mesures de confinement ?

Ce fut une situation aussi brusque qu’inattendue qui nous a obligés à prendre des décisions stratégiques alors que nous ne disposions d’aucune information précise quant à la situation réelle, à l’exception du fait que tous nos clients fermaient les uns après les autres. J’ai immédiatement contacté les équipes APF afin de trouver des solutions qui me permettent à la fois, en tant que chef d’entreprise, de garantir la sécurité sanitaire des salariés et la sécurité financière de l’entreprise – APF c’est en effet 180 employés en CDI – et d’agir en citoyen responsable… J’ai alors pris la décision, le 19 mars, de fermer l’entreprise pour 15 jours, le temps nécessaire afin de réfléchir aux solutions possibles et de mettre en place une stratégie ainsi que des mesures qui nous permettraient, après le délai que je m’étais donné, de reprendre une activité même partielle. Nous avons décidé 2 actions principales :

  • la mise en place du télétravail des collaborateurs pour qui c’était possible, en étant conscient que tout le monde n’est pas éligible à ce type de travail ;
  • pour les autres, aussi bien dans les bureaux que dans les ateliers, une reprise du travail in situ dès que les conditions parfaites de sécurité seraient réunies.

Nous avons alors œuvré afin de mettre en place des mesures sanitaires rigoureuses intégrant notamment l’analyse et l’explication des gestes barrières indispensables à respecter dans une telle situation, et nous les avons affichés dans toute l’entreprise. Nous avons également mis à la disposition de l’ensemble des salariés masques, gants et gels hydroalcooliques. Enfin, nous avons contacté les entreprises en charge de l’entretien de nos différents locaux afin de renforcer leurs prestations.
Durant la première semaine de fermeture, il ne s’est rien passé sur le marché mais dès la 2e semaine, certains de nos clients ont commencé à nous contacter pour nous signaler qu’ils redémarraient une partie de leurs activités :

  • en magasin, avec la mise en place d’un drive ou d’un « click and collect » ;
  • sur les chantiers, avec l’accord de leurs clients et dans le respect des gestes barrières. Ce fut le cas en particulier des entreprises familiales où père et fils travaillent ensemble. Cette étape a marqué le début de la reprise des chantiers piscines même si celle-ci fut handicapée par le fait de disposer d’équipes plus réduites et par la fermeture des magasins de matériaux et des centrales à béton.
Cela vous a incités à reprendre vos activités ?

Oui, mais dans le respect du délai de 2 semaines que nous nous étions fixé afin d’être sûrs que l’ensemble des mesures que nous avions prises seraient totalement applicables. C’est ainsi que le 6 avril, nous avons rouvert l’intégralité de nos sites de production, et nos salariés, rassurés par les procédures que nous avons établies et expliquées, ont repris le travail en toute sérénité. Depuis, nous montons progressivement en puissance et nous pensons que dès le 20 avril (ndlr : interview réalisée le 13 avril), nous aurons retrouvé toute notre capacité de production à l’exception, cependant, de la charge de travail effectuée habituellement par les intérimaires qui viennent renforcer nos équipes. Je dois souligner que l’engagement de nos équipes est total et, par exemple, lorsque nous avons demandé des volontaires pour travailler le lundi de Pâques, nous avons pu constituer des équipes sans problème. L’esprit d’équipe a joué à fond et c’est pour nous une grande satisfaction. Nous serons donc dès le 20 avril à 100 % de nos capacités de production, avec nos propres équipes, soit 75 % de nos capacités lorsque des intérimaires nous rejoignent. L’ADV ainsi que nos bureaux d’études seront également pleinement opérationnels afin de recevoir les appels de nos clients et de réorganiser au mieux les plannings qui nous permettront de respecter les nouvelles priorités. Quant à nos commerciaux de terrain, confinement oblige, ils n’assurent pour le moment que les astreintes téléphoniques.

Les conséquences de cette crise ?

Cette crise a souligné le fait que, si nous voulons reprendre dès que possible une activité la plus normale possible, la solidarité de l’ensemble de la filière est indispensable. Cela signifie que chacun doit se montrer compréhensif face aux difficultés engendrées par cette situation exceptionnelle et je dois reconnaître que nos clients le sont. Nous avons la chance d’avoir un gouvernement qui a mis en place des mesures financières d’aides aux entreprises uniques au monde, afin de soutenir l’économie et que cela doit permettre à l’ensemble des acteurs du marché de payer leurs fournisseurs en temps et en heure… Il y va de la solidité financière de tous. Pour 2020, nous déployons toute notre énergie afin d’accompagner au mieux nos clients pour qu’ils retrouvent rapidement une activité salutaire pour leurs entreprises. La solidarité d’une filière s’exprime aussi par des gestes inhabituels mais importants. APF a dans ses équipes des couturières professionnelles. Forts de ce savoir-faire, nous avons commencé la fabrication de masques en tissu, « made in Ardèche », que nous souhaitons offrir à nos clients, pour les aider à travailler dans les meilleures conditions possibles.
Il faut cependant être conscients que la période après Covid-19 sera difficile car l’ensemble de l’économie de notre pays sera impacté. Pour notre part, nous déplorons déjà un retard de 10 % de notre chiffre d’affaires. Cependant, je suis convaincu que cette période dramatique va conforter les Français dans leur prise de conscience de l’importance du bien-être chez soi, et renforcera encore l’esprit cocooning déjà bien présent chez eux.

Concrètement, pour les professionnels ?

La saison piscine, habituellement courte, devra cette année s’étendre sur au moins 8 mois avec un pic d’activité, si tout va bien, durant le mois d’août. Heureusement un des points forts de notre filière est l’adaptabilité car elle est habituée à jongler depuis toujours avec, par exemple, les caprices de la météo… Flexibilité et adaptabilité, auxquels nous sommes habitués, seront certainement pour nous des atouts pour gérer au mieux cette crise et en sortir, le moment venu, dans les meilleures conditions possibles.

D’autres choses ?

Il faut être réalistes et pragmatiques. Beaucoup d’entreprises vont être fragilisées par la crise avec l’obligation, sur une période plus ou moins longue, de gérer leur trésorerie avec beaucoup de rigueur. C’est pourquoi je me pose sérieusement la question de la nécessité de maintenir en 2020 notre salon professionnel, bien que j’y sois très attaché, et cela pour différentes raisons : il s’agit pour les entreprises d’un investissement important que, compte tenu de la situation, beaucoup ne seront pas capables de l’assurer sereinement. Il ne faudra pas compter en 2020 sur un visitorat étranger significatif. Enfin, il est raisonnable de penser que beaucoup de constructeurs, au mois de novembre, préféreront être sur leurs chantiers, afin de rattraper le retard, plutôt que de visiter un salon, si important soit-il.

Pentair renouvelle ses offres de remboursement aux consommateurs

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Depuis le 1er mai, Pentair propose à ses membres PIP de participer à son programme d’offres de remboursement aux consommateurs (ODR). Ces remises exceptionnelles ont pour but de maintenir des niveaux de prix justes tout en n’impactant pas la marge des revendeurs partenaires participants.
Pour tout achat d’un produit TradeGrade éligible, votre client bénéficie d’une réduction de 20 % sur le prix de vente pour une valeur maximale de 320 euros. Ces offres sont valables uniquement en magasin. Un coupon promotionnel est à remettre au client au moment de la vente, lui indiquant la marche à suivre : se rendre sur le site du programme pour renseigner ses informations et joindre une copie de la facture produit.
Les premiers pisciniers participant à l’opération recevront gratuitement des kits de PLV. Ces offres prendront fin le 31 août prochain.

Retrouvez les conditions de l’offre et les produits concernés sur www.pentairpartners.eu/rebatecenter/currentrebateoffer.aspx

Hydralians : le partenaire des métiers de l’eau et du paysage

BRICE nicolas hydralians
Brice Nicolas, directeur général Hydralians

Le 28 février, le groupe Hydralians a réuni, dans le superbe cadre du Palais des papes d’Avignon, clients, fournisseurs et collaborateurs afin de fêter le départ à la retraite de Didier Hotte, directeur général. La soirée fut également l’occasion de célébrer le passage de relais à son remplaçant, Brice Nicolas. L’occasion pour le LAP de faire plus ample connaissance avec Hydralians, un acteur incontournable sur le marché de la piscine.

L’Activité Piscine. Présentez-nous en quelques mots Descours et Cabaud, le groupe auquel appartient Hydralians…

Brice Nicolas : La création de l’entreprise Descours et Cabaud remonte à 1792 et depuis son origine, c’est-à-dire depuis près de 230 ans, son métier n’a pas changé : c’est la distribution orientée vers les artisans du bâtiment. Cette très longue expérience a forgé au fil des ans la vocation première du groupe qui est d’apporter à l’ensemble de ses clients un service adapté et de qualité. Concrètement, cela se traduit sur le terrain par des implantations de filiales et d’agences sur tout le territoire, selon un maillage serré, pour une plus grande proximité, et de larges gammes de produits disponibles en stock.

Descours et Cabaud, c’est aujourd’hui trois grandes activités réparties en trois marques distinctes :

  • Dexis, le partenaire de l’industrie ;
  • Prolians, le partenaire du secteur de la construction ;
  • Hydralians, le partenaire des secteurs du paysage et de la piscine.

Le groupe réalise près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie environ 9 000 collaborateurs. Il est présent dans 13 pays et réalise 40 % de son activité en dehors de nos frontières.

 

Brice Nicolas, vous n’êtes pas un inconnu pour les professionnels de la piscine. Vous avez déjà une longue expérience sur notre marché

En effet ! j’ai rejoint le marché de la piscine en 1988 et je totalise donc aujourd’hui 32 ans d’expérience. J’ai commencé ma carrière chez CEC, chez qui je suis resté 8 ans en qualité de commercial. J’ai ensuite rejoint Polaris, chez qui j’ai passé également 8 ans et je suis resté 15 ans chez Pentair avant de rejoindre Hydralians durant l’été 2019. J’ai donc une solide expérience du monde de la piscine, aussi bien en tant que distributeur qu’en tant que fabricant. Ces 32 années de travail passionnantes passées sur ce marché font que j’éprouve pour lui, ainsi que pour l’ensemble de ses acteurs, un profond attachement.

 

Pourquoi avoir choisi de rejoindre Hydralians en qualité de directeur général ?

Les raisons sont bien évidemment multiples et elles ont mûri au fil de mon expérience. Après de nombreuses années passées chez des fabricants, qui m’ont beaucoup apporté, entre autres dans les domaines de la R&D et des process de fabrication, j’ai eu envie de revenir à mon premier amour : la distribution. C’est alors que s’est présentée l’opportunité de rejoindre Hydralians dont je connaissais bien les équipes en général, et Didier Hotte en particulier, et dont j’appréciais l’engagement professionnel ainsi qu’un management orienté vers l’humain. Chez un distributeur, l’engagement et la disponibilité de chacun sont en effet des qualités indispensables qui conditionnent la réussite de l’entreprise. Autre point important pour moi : Hydralians est une entreprise que j’ai vue se développer et qui progresse rapidement sur son marché. Adossé à un grand groupe, elle a les moyens de ses ambitions ! L’enseigne crée en effet une moyenne de 4 nouvelles agences chaque année, que ce soit par croissance externe ou par croissance organique, et a pour objectif de s’implanter en Europe dans les 5 ans qui viennent. Bien que très attaché, comme je vous l’ai dit, au monde de la piscine, je savais qu’en intégrant Hydralians, j’allais avoir l’opportunité de découvrir d’autres univers tels que les métiers de l’arrosage et du pompage. C’est un nouveau challenge qui m’a paru très stimulant. Enfin, outre les univers produits que commercialise Hydralians, j’ai été séduit par le fait de travailler aujourd’hui pour une société familiale indépendante après avoir œuvré pour des entreprises qui étaient soit cotées en bourse soit contrôlées par des fonds de placement. Je savais que ce type de structure allait m’apporter, en tant que directeur général, beaucoup plus d’autonomie dans mes prises de décisions ainsi qu’une latitude de fonctionnement plus importante. Bref, une nouvelle étape dans ma carrière avec la responsabilité d’une filiale en plein développement employant 210 personnes et réalisant 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est ainsi, fort de toutes ces réflexions, et de la confiance de Gilles Soilly, président, que j’ai rejoint Hydralians durant l’été 2019.

Présentez-nous Hydralians

Créée en 2009, Hydralians a pour vocation d’accompagner les professionnels de l’eau et du paysage. Cet accompagnement s’exerce via deux entités aux savoir-faire complémentaires :

  • Hydralians Prosjet Irrigaronne, spécialiste de la gestion de l’eau dans le domaine agricole ;
  • Hydralians Somar Gervat, spécialiste de la gestion de l’eau dans les domaines du paysage et de la piscine.

 

HYDRALIANS LOCAUX
Hydralians, c’est 62 agences sur le territoire

 

Hydralians, c’est une grande proximité avec ses clients, proximité que l’entreprise exerce avec pas moins de 62 agences réparties sur l’ensemble du territoire. Côté logistique, nous disposons de 2 plateformes nationales :

  • la plateforme logistique d’Aimargues, avec ses 9 000 m2 de surface de stockage ;
Hydralians plateforme logistique
Aimargues une plateforme logistique de 9 000 m²
  • la plateforme chimie aux normes Seveso de Port-Saint-Louis-du-Rhône avec ses 6 000 m2.
Hydralians plateforme chimie
La plateforme « chimie » à Port-Saint-Louis- du-Rhône

 

catalogues Hydralians
Les catalogues : métiers de l’eau et du paysage – pièces détachées

Le catalogue Hydralians, quant à lui, est riche de 12 000 références. On y trouve les grandes marques de la piscine telles que Bayrol, Hayward, Maytronics, Pentair et Zodiac ainsi que les marques leaders de l’irrigation, du pompage et de l’arrosage comme Rain Bird, Hunter, Grunfos, Wilo, Spéroni. Hydralians figure, pour ces fournisseurs importants des métiers de l’eau, dans le top 3 de leurs clients.

 

Hydralians Flowdians
Flowdians, une innovation qui ne manquera pas de retenir l’attention de l’utilisateur final.

Parallèlement, en collaboration avec nos partenaires industriels, nous avons développé nos marques exclusives, destinées aux professionnels, et positionnées sur un segment milieu/haut de gamme. Il s’agit de :

  • Flowdians Green, pour la gamme paysage, arrosage, pompage, brumisation ;
  • Flowdians Blue, pour la gamme piscine.

Point important pour nous : pour ces marques MDD nous nous sommes appuyés sur nos partenaires fabricants, et ils en sont les cosignataires. En effet, nous n’avons pas vocation, en la matière, à aller chercher à l’autre bout du monde des produits pour lesquels nous n’avons aucune expérience et qui au final viendraient concurrencer nos fournisseurs historiques fidèles, qui nous accompagnent depuis de nombreuses années. Cette notion de fidélité fait partie intégrante de la culture d’entreprise d’Hydralians et la crise du Covid-19 que nous vivons en est l’illustration. En effet, malgré les difficultés générées par cette crise majeure, nous avons maintenu l’ensemble des commandes programmées auprès de nos fournisseurs et nous les payons aux dates d’échéances convenues. C’est pour nous un acte de solidarité envers nos partenaires.

 

Hydralians chiffres

Quels sont, pour vous, les principaux points forts d’Hydralians ?

Ils sont liés à la vocation d’Hydralians qui est d’apporter un service performant adapté aux besoins de ses clients professionnels. Ce service adapté se traduit pour nos clients par :

  • un stock permanent et disponible important. Nous tenons en effet des stocks conséquents à la disposition de nos clients professionnels. Les chiffres sont parlants : nous disposons sur l’ensemble de nos agences d’un stock permanent d’une valeur de 10 millions d’euros, et sur nos entrepôts de 20 millions d’euros, pouvant être livré chez nos clients, du fait de notre logistique, à J+1 ! Aujourd’hui, du fait du maillage important du territoire par nos agences, 50 % de notre activité est réalisée par des ventes emportées depuis ces comptoirs professionnels ;
  • un soutien technique performant. Notre force de vente est constituée de collaborateurs qui sont des techniciens avant d’être des commerciaux. Ils sont ainsi capables d’apporter à nos clients des solutions techniques pertinentes dans tous les domaines : installation, mise en service, SAV, etc. ;
  • une organisation adaptée. 4 directeurs commerciaux encadrent la force de vente soit 1 directeur commercial par métier : piscine, pompage, arrosage et hôtellerie de plein air. Chaque commercial est ainsi, du fait de cette organisation, spécialiste dans son domaine. Cet encadrement est complété par 3 chefs des ventes régionaux et un directeur commercial ;
  • une grande flexibilité. Outre les 12 000 produits en stock sur notre entrepôt, nous avons dans nos bases de données un total de 30 000 produits référencés et chaque agence a une totale latitude pour commander et gérer d’autres produits si elle en éprouve la nécessité ;
  • des pièces détachées immédiatement disponibles. Sur notre plateforme d’Aimargues, pas moins de 12 carrousels gèrent un stock permanent d’une valeur de 2 millions d’euros de pièces détachées. C’est un service rapide et efficace plébiscité par nos clients.

Je voudrais également mettre en avant un autre point fort qui tient aux spécificités d’Hydralians. Notre organisation, grâce à la diversité des métiers qui sont les siens, offre la possibilité à nos clients pisciniers et paysagistes de découvrir et d’apprendre, le cas échéant, une nouvelle activité et ainsi de monter en compétence.

En effet, s’ils éprouvent le besoin d’élargir leur champ d’action, que ce soit par choix ou par nécessité, nous avons les ressources humaines pour les accompagner vers de nouveaux métiers connexes tels que la brumisation, l’arrosage, l’irrigation, le forage, etc. Nos compétences multidisciplinaires nous donnent en effet accès à différents domaines d’activité.

hydralians site internet
Un site internet à la disposition des professionnels

 

La vocation d’Hydralians :

être un distributeur au service des professionnels

 

Des projets de développement ?

Hydralians application Flowdians
Flowdians, une application unique pour tous les objets connectés de la maison

Oui bien sûr, et l’un d’eux me paraît particulièrement digne d’intérêt, car il illustre parfaitement la force qu’Hydralians tire de son appartenance à un groupe tel que Descours et Cabaud. Il s’agit des produits connectés. Aujourd’hui, vous le savez, l’ensemble des acteurs du marché présentent des objets connectés et ont développé pour eux une application dédiée. Notre groupe, lui, est présent dans tous les domaines de la maison : piscine, arrosage, volets roulants de la maison, portail, éclairage du jardin, etc. Notre objectif est de rassembler tous ces produits connectés sous une seule et unique application qui sera disponible sous 2 ans : l’application Flowdians. Une véritable révolution dans le domaine des produits connectés et sans doute une innovation majeure qui ne manquera pas de retenir l’attention de l’utilisateur final. Nous travaillons également sur d’autres projets tels qu’un service de récupération des bidons vides de produits. Un service particulièrement apprécié par les campings, en particulier. Afin de tenir nos clients informés de nos projets ainsi que des évolutions du marché, de nos nouveautés comme de la réglementation, nous venons de sortir le 1er numéro de notre magazine : « Suivez le guide ». Un concentré d’informations et de conseils professionnels aussi utiles que pratiques.

 

Un mot sur la saison 2020

Bien entendu, elle sera malheureusement affectée par la crise sanitaire du Covid-19 dont il est encore trop tôt pour mesurer toute l’ampleur. Dès le confinement annoncé, nous avons pris les dispositions nécessaires afin de continuer notre activité en appliquant les consignes de sécurité les plus strictes. Nous avons pu, pour une partie de nos employés, organiser du télétravail, mais la distribution est un métier où le télétravail n’est pas applicable à 100 % du personnel. Très vite, nous avons été heureux de constater que de nombreux collaborateurs se sont portés volontaires pour « faire tourner » nos agences et mettre à la disposition de nos clients, via des services de drive adaptés, les produits dont ils avaient besoin pour faire fonctionner leur entreprise. C’est la preuve de leur engagement envers leur société. Qu’ils en soient remerciés, tout comme les transporteurs qui ont continué à assurer les approvisionnements de nos plateformes et les livraisons à nos clients.

Propos recueillis par Michel Dupenloup

American Pool et PCFR : Automatisation connectée pour l’entretien de la piscine

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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’entretien des piscines repose sur des personnels qualifiés et bien formés qui doivent réaliser un travail parfait afin d’assurer la sécurité et l’état sanitaire des piscines aussi bien pour eux-mêmes que pour les propriétaires et les baigneurs. American Pool et PCFR utilisent une technologie innovante pour accroitre la sécurité et assurer le meilleur fonctionnement possible pour les piscines tout en garantissant la conformité aux réglementations du comté, de l’État et du gouvernement fédéral.

Ensemble, American Pool et PCFR transforment le service d’entretien vers un modèle basé sur les résultats en utilisant un contrôle automatisé et une surveillance en temps réel pour compléter l’élément humain vital. PCFR, en développant le produit PoolCop, peut proposer d’intégrer la piscine dans le processus commercial avec des stratégies axées sur l’utilisation des données afin d’atteindre les objectifs commerciaux, et ouvrir de nouveaux segments de marché.

PoolCop Evolution VDU and CCU American Pool (1)

American Pool Enterprise, Inc. est un leader dans le segment de l’entretien des piscines, offrant le plus haut niveau de service aux clients. Fondée en 1984, American Pool, dont le siège social est situé à Owings Mills, dans le Maryland, aux États-Unis, est la plus grande entreprise de gestion, d’entretien, de construction de piscines commerciales et de gestion d’installations de loisirs, grâce à ses 26 filiales opérant dans 16 États américains et également à Toronto et Ottawa, Canada.

Rick NADEN, président et directeur d’American Pool: «American Pool se consacre à la sécurité et à l’entretien des piscines dont nous avons la garde et s’engage à l’égard des technologies qui répondent à cet objectif. Notre partenariat avec PCFR souligne cette stratégie à long terme. »

PCFR SAS est un leader des technologies connectées pour l’automatisation de la piscine. Fondée en 2009 et basée à Cucuron, en France, l’équipe PCFR développe des solutions innovantes pour des piscines intelligentes, connectées où le « big data » et le « machine learning » permettent d’améliorer considérablement les performances. Le produit de PCFR «PoolCop Evolution American Pool» est certifié NSF/ANSI 50 pour une utilisation dans les piscines et les spas.

Lane HOY, président et directeur de PCFR: « Notre partenariat avec American Pool prouve la valeur de ces technologies pour l’entretien des piscines commerciales et résidentielles. Alors que l’industrie commence à adopter la technologie, American Pool ouvre la voie. »

Fluidra France présente un nouveau « Deviseur sur mesure »

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Deviseur Fluidra Fluidra France vient de mettre à la disposition de ses clients un nouvel outil en ligne. Il s’agit d’un deviseur exclusivement destiné à sa gamme de produits sur mesure. Ce « Deviseur sur mesure » a été officiellement lancé le 2 juin dernier auprès de ses clients français et belges (versions FR & NL).

 

 

Les 3 objectifs fixés se résument en 3 mots : innovation, simplicité et intuitivité. Depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, en se connectant sur https://pro.fluidra.com/fr_fr, nouvelle rubrique « Sur mesure », les clients peuvent sur une seule et même interface :

  • réaliser leurs devis de liner, couverture automatique, couverture isothermique, couverture à barres ;
  • envoyer leurs commandes de liner, couverture automatique, couverture isothermique, couverture à barres ;
  • suivre l’avancée de leurs commandes ;
  • consulter ou télécharger les documentations produits (commerciales, techniques, notices, éclatés, aide à la triangulation, etc.) ;
  • consulter les délais de fabrication moyens ;
  • se faire aider avec les vidéos tutorielles. Une vidéo de démonstration est également mise à leur disposition.

Cet outil va permettre aux professionnels de la piscine d’optimiser leur temps puisque, une fois les cotes prises et saisies, le devis puis la commande se génèrent automatiquement. Ce nouveau « Deviseur sur mesure » est également une belle vitrine pour valoriser auprès des clients une fabrication 100 % française des gammes dites « sur mesure » ainsi que la certification ISO 9001 des unités de production Fluidra Industry France.

fluidra deviseur bandeau

www.pro.fluidra.fr