Home Blog Page 138

Implantation d’une piscine en espace restreint

L’apparente simplicité de ce couloir de nage relève en réalité d’une technicité acquise au cours de dizaines d’années de métier. Yannick Chausseau, co-gérant de Yannick Chausseau & Fils, réseau Piscines Magiline, est revenu pour nous sur l’histoire de cette réalisation empreinte de savoir-faire.

 

Une solution différenciante et adaptée

Après avoir entièrement réhabilité une vieille bâtisse, les propriétaires ont souhaité exploiter au mieux leur étroit terrain en pente. L’idée d’y intégrer une piscine s’est alors imposée à eux. Pour donner vie à ce projet, les propriétaires ont décidé de consulter plusieurs pisciniers pour trouver le professionnel qui saurait répondre au mieux à leurs attentes. « Nous avons été contactés par le client comme certains autres de nos collègues », se remémore Yannick Chausseau. Au cours de ces consultations, l’entreprise s’est clairement démarquée auprès du client grâce à une proposition technique adaptée. « Tous nos collègues proposaient de décaper tout le terrain en pente et de descendre la piscine au niveau de la terrasse. Ils voulaient ériger un mur derrière la piscine pour retenir les terres et ainsi encastrer la piscine dans le sol » ajoute-il.

Yannick Chausseau nous explique que « les propriétaires étaient embêtés à l’idée de voir une grande partie de leur terrain décaissé. Ils ne voyaient pas comment ils allaient pouvoir conserver un espace pelouse » si important à leurs yeux. « De notre côté, nous leur avons proposé une solution qui ne nécessitait pas de toucher trop au terrain. » Un “plan 3D” sur l’optimisation de l’aménagement extérieur et l’intégration du bassin dans une étroite parcelle de terrain proposé par le piscinier « a retenu toute leur attention ». « Nous avons été les seuls à avoir pu bien répondre aux spécificités de leur projet car notre structure le permettait. » Cette structure est un concept de construction modulaire composé de panneaux en polypropylène à coffrage perdu estampillé Magiline. Exempte de jambes de force, cette option était la plus pertinente afin d’assurer la stabilisation de la piscine dans un terrain en pente sans effectuer des travaux de terrassement et d’aménagement trop fastidieux.

Un chantier maîtrisé

« À l’origine, nous sommes une entreprise de maçonnerie installée depuis 33 ans. Nous possédons un excellent savoir-faire et une grande technicité dans le domaine », nous confie-t-il. Spécialisés dans le monde de la piscine depuis 22 ans, Yannick Chausseau et son équipe ont abordé ce projet avec la sérénité de leur expérience.

Commencé en novembre 2017, ce projet de piscine s’est finalisé au printemps 2018. Yannick Chausseau garde le souvenir d’une bonne organisation logistique. « Dès lors que nous possédons du matériel adapté en interne à la société ou à la location, il n’y a plus forcément trop de difficulté à terrasser une piscine si ce n’est en fonction de l’accessibilité. Dans ce projet, la rue était très proche. On a pu rentrer avec les camions facilement et réaliser les travaux sans aucun problème. »

Pour compenser le dénivelé, le piscinier a effectué un décapage d’une cinquantaine de centimètres. « Auparavant, la pelouse arrivait au ras de la terrasse et remontait en direction du fond du terrain. Nous avons remis le terrain à niveau et nous avons créé le mur de piscine. » Un mur-banquette a ainsi été édifié dans une largeur spécialement repensée. « Nous nous sommes servis d’un des murs de la piscine pour faire une banquette, correspondant à la hauteur d’un siège, et attenante à la terrasse », commente Yannick Chausseau. Le mur piscine standard chez Magiline « fait 30 cm ». « Nous avons élargi le mur de la piscine pour avoir une assise confortable assez large pour pouvoir mettre des coussins. » Cette configuration assure une fonction banquette d’un côté comme de l’autre du bassin et permet de fluidifier la circulation entre les espaces. Ce projet inclut un spa positionné en fond de terrasse. La surélévation de l’espace piscine a été pensée pour permettre « un accès au spa plus aisé ». Depuis la terrasse haute, le spa paraît d’ailleurs « semi-enterré ».

Des aménagements supplémentaires

Pour la partie jardin, « les propriétaires ont eu recours à un paysagiste pour poser notamment la pelouse qui entoure le bassin. Nous nous sommes, de notre côté, occupés des gravillons et des pas japonais » matérialisant le lien entre le devant de la maison et la terrasse.

Le local technique a lui aussi été aménagé dans un souci de praticité. « Quand nous ne pouvons pas accéder à la maison, nous proposons d’installer une petite cabane en bois composée d’étagères (1 m × 40 cm). On y retrouve tous les appareils de régulation et de désinfection automatique de l’eau, notre système de filtration étant intégré à la structure. Cette proposition n’est pas trop onéreuse et donne, selon moi, de l’allure au jardin : rappel des cabanes rustiques que l’on trouve en bord de mer », souligne Yannick Chausseau.

Une esthétique respectée

« Le client voulait une piscine beaucoup plus longue que large », dans laquelle il pourrait effectuer des longueurs. Un couloir de nage à vocation sportive s’imposait donc et se justifiait même au vu de l’étroitesse du terrain. « Par rapport aux dimensions de son terrain, un couloir de nage représentait la forme la plus esthétique», celle qui permettait un aménagement extérieur global.

L’absence de plage s’explique par la volonté des propriétaires de « ne pas tout bétonner ». Les bains de soleil ont été délibérément placés en contrebas de l’espace piscine pour ne pas trop empiéter sur le jardin. Cette conservation végétale était très importante. Elle venait contrebalancer l’esthétique très minérale des margelles de la piscine et des murs de la maison. Yannick Chausseau et son équipe sont parvenus à retranscrire le souhait des propriétaires de créer un ensemble harmonieux.

 

 

Fiche technique du projet

Dimensions : couloir de nage de 13 m × 3 m. Fond en pente douce allant de 1,10 m à 1,60 m.

Structure : panneaux en polypro-pylène à coffrage perdu Magiline

Revêtement : liner gris clair

Filtration : filtre à cartouche, pompe de filtration FX40 débit 40 m3/h Magiline

Traitement de l’eau : régulation de pH et dosage chlore Magiline

Équipements : escalier d’angle (Beach 2 Magiline). 3 projecteurs Neolight à led. Robot de nettoyage MAGIblack tanktrax Magiline. Douche solaire modèle Happy de Poolstar. Pompe à chaleur 9 kW Zodiac. Couverture à barres équipée d’une motorisation pour l’enroulement Albon

Abords : margelles en pierre reconstituée Novadal, référence Venitia Cornouaille

Spa : modèle Orchidée 5 places dont 2 allongées, Magiline

Réalisation : Yannick Chausseau & Fils (79) – réseau Piscines Magiline

Carte d’identité de l’entreprise

Yannick Chausseau & Fils
108, rue de l’Atlantique
79200 Le Tallud

Création : 1987, membre Magiline depuis 2010
Gérants : Yannick et Julien Chausseau
Effectifs : 13 personnes
Construction par an : entre 35 et 40 bassins par an

Textes : Carine Dal Gobbo – Photos : Fred Pieau

Implantation d’une piscine en espace restreint

L’apparente simplicité de ce couloir de nage relève en réalité d’une technicité acquise au cours de dizaines d’années de métier. Yannick Chausseau, co-gérant de Yannick Chausseau & Fils, réseau Piscines Magiline, est revenu pour nous sur l’histoire de cette réalisation empreinte de savoir-faire.

 

Une solution différenciante et adaptée

Après avoir entièrement réhabilité une vieille bâtisse, les propriétaires ont souhaité exploiter au mieux leur étroit terrain en pente. L’idée d’y intégrer une piscine s’est alors imposée à eux. Pour donner vie à ce projet, les propriétaires ont décidé de consulter plusieurs pisciniers pour trouver le professionnel qui saurait répondre au mieux à leurs attentes. « Nous avons été contactés par le client comme certains autres de nos collègues », se remémore Yannick Chausseau. Au cours de ces consultations, l’entreprise s’est clairement démarquée auprès du client grâce à une proposition technique adaptée. « Tous nos collègues proposaient de décaper tout le terrain en pente et de descendre la piscine au niveau de la terrasse. Ils voulaient ériger un mur derrière la piscine pour retenir les terres et ainsi encastrer la piscine dans le sol » ajoute-il.

Yannick Chausseau nous explique que « les propriétaires étaient embêtés à l’idée de voir une grande partie de leur terrain décaissé. Ils ne voyaient pas comment ils allaient pouvoir conserver un espace pelouse » si important à leurs yeux. « De notre côté, nous leur avons proposé une solution qui ne nécessitait pas de toucher trop au terrain. » Un “plan 3D” sur l’optimisation de l’aménagement extérieur et l’intégration du bassin dans une étroite parcelle de terrain proposé par le piscinier « a retenu toute leur attention ». « Nous avons été les seuls à avoir pu bien répondre aux spécificités de leur projet car notre structure le permettait. » Cette structure est un concept de construction modulaire composé de panneaux en polypropylène à coffrage perdu estampillé Magiline. Exempte de jambes de force, cette option était la plus pertinente afin d’assurer la stabilisation de la piscine dans un terrain en pente sans effectuer des travaux de terrassement et d’aménagement trop fastidieux.

Un chantier maîtrisé

« À l’origine, nous sommes une entreprise de maçonnerie installée depuis 33 ans. Nous possédons un excellent savoir-faire et une grande technicité dans le domaine », nous confie-t-il. Spécialisés dans le monde de la piscine depuis 22 ans, Yannick Chausseau et son équipe ont abordé ce projet avec la sérénité de leur expérience.

Commencé en novembre 2017, ce projet de piscine s’est finalisé au printemps 2018. Yannick Chausseau garde le souvenir d’une bonne organisation logistique. « Dès lors que nous possédons du matériel adapté en interne à la société ou à la location, il n’y a plus forcément trop de difficulté à terrasser une piscine si ce n’est en fonction de l’accessibilité. Dans ce projet, la rue était très proche. On a pu rentrer avec les camions facilement et réaliser les travaux sans aucun problème. »

Pour compenser le dénivelé, le piscinier a effectué un décapage d’une cinquantaine de centimètres. « Auparavant, la pelouse arrivait au ras de la terrasse et remontait en direction du fond du terrain. Nous avons remis le terrain à niveau et nous avons créé le mur de piscine. » Un mur-banquette a ainsi été édifié dans une largeur spécialement repensée. « Nous nous sommes servis d’un des murs de la piscine pour faire une banquette, correspondant à la hauteur d’un siège, et attenante à la terrasse », commente Yannick Chausseau. Le mur piscine standard chez Magiline « fait 30 cm ». « Nous avons élargi le mur de la piscine pour avoir une assise confortable assez large pour pouvoir mettre des coussins. » Cette configuration assure une fonction banquette d’un côté comme de l’autre du bassin et permet de fluidifier la circulation entre les espaces. Ce projet inclut un spa positionné en fond de terrasse. La surélévation de l’espace piscine a été pensée pour permettre « un accès au spa plus aisé ». Depuis la terrasse haute, le spa paraît d’ailleurs « semi-enterré ».

Des aménagements supplémentaires

Pour la partie jardin, « les propriétaires ont eu recours à un paysagiste pour poser notamment la pelouse qui entoure le bassin. Nous nous sommes, de notre côté, occupés des gravillons et des pas japonais » matérialisant le lien entre le devant de la maison et la terrasse.

Le local technique a lui aussi été aménagé dans un souci de praticité. « Quand nous ne pouvons pas accéder à la maison, nous proposons d’installer une petite cabane en bois composée d’étagères (1 m × 40 cm). On y retrouve tous les appareils de régulation et de désinfection automatique de l’eau, notre système de filtration étant intégré à la structure. Cette proposition n’est pas trop onéreuse et donne, selon moi, de l’allure au jardin : rappel des cabanes rustiques que l’on trouve en bord de mer », souligne Yannick Chausseau.

Une esthétique respectée

« Le client voulait une piscine beaucoup plus longue que large », dans laquelle il pourrait effectuer des longueurs. Un couloir de nage à vocation sportive s’imposait donc et se justifiait même au vu de l’étroitesse du terrain. « Par rapport aux dimensions de son terrain, un couloir de nage représentait la forme la plus esthétique», celle qui permettait un aménagement extérieur global.

L’absence de plage s’explique par la volonté des propriétaires de « ne pas tout bétonner ». Les bains de soleil ont été délibérément placés en contrebas de l’espace piscine pour ne pas trop empiéter sur le jardin. Cette conservation végétale était très importante. Elle venait contrebalancer l’esthétique très minérale des margelles de la piscine et des murs de la maison. Yannick Chausseau et son équipe sont parvenus à retranscrire le souhait des propriétaires de créer un ensemble harmonieux.

 

 

Fiche technique du projet

Dimensions : couloir de nage de 13 m × 3 m. Fond en pente douce allant de 1,10 m à 1,60 m.

Structure : panneaux en polypro-pylène à coffrage perdu Magiline

Revêtement : liner gris clair

Filtration : filtre à cartouche, pompe de filtration FX40 débit 40 m3/h Magiline

Traitement de l’eau : régulation de pH et dosage chlore Magiline

Équipements : escalier d’angle (Beach 2 Magiline). 3 projecteurs Neolight à led. Robot de nettoyage MAGIblack tanktrax Magiline. Douche solaire modèle Happy de Poolstar. Pompe à chaleur 9 kW Zodiac. Couverture à barres équipée d’une motorisation pour l’enroulement Albon

Abords : margelles en pierre reconstituée Novadal, référence Venitia Cornouaille

Spa : modèle Orchidée 5 places dont 2 allongées, Magiline

Réalisation : Yannick Chausseau & Fils (79) – réseau Piscines Magiline

Carte d’identité de l’entreprise

Yannick Chausseau & Fils
108, rue de l’Atlantique
79200 Le Tallud

Création : 1987, membre Magiline depuis 2010
Gérants : Yannick et Julien Chausseau
Effectifs : 13 personnes
Construction par an : entre 35 et 40 bassins par an

Textes : Carine Dal Gobbo – Photos : Fred Pieau

Partenariat entre Aquark et Klereo

0

Klereo, spécialiste de l’automatisation de la piscine, a convenu d’un partenariat stratégique de représentation avec la société Aquark pour lancer sa gamme de pompes à chaleur (PAC) Klereo THERM sur le marché français. La piscine de demain sera intelligente et basse consommation. Cela passe par l’intégration des nouvelles technologies de régulation et d’automatisation de la piscine. Klereo, pionnier dans ce domaine, œuvre depuis plus de 10 ans pour améliorer l’expérience du piscinier lors de l’installation et de la mise en route de ses propres solutions. L’équipe Klereo développe ainsi des produits électroniques performants, fiables, compétitifs et simples à installer comme à utiliser. Ces produits améliorent la qualité de l’eau tout en réduisant les consommations d’électricité, d’eau et de produits d’entretien. Le chauffage étant un poste important de la consommation d’électricité du bassin, Klereo s’est intéressé depuis plusieurs années à la technologie full inverter qui permet de réduire significativement la consommation de la PAC. « Après avoir testé plusieurs pompes à chaleur, nous avons sélectionné la technologie Aquark qui intègre une électronique de variation de vitesse performante et des dispositifs de chauffage de qualité comme l’échangeur et le compresseur. L’objectif de notre coopération avec Aquark est de proposer au marché une solution de chauffage intelligente et performante, a déclaré Omar Saaïd, un des dirigeants de Klereo. Aquark est un fabricant innovant qui a été le premier à mettre sur le marché une pompe à chaleur “Pad Design” Mr Silence qui a connu un vrai succès en Europe et à travers le monde.

Élégante, silencieuse et discrète avec une zone de dégagement réduite à 50 cm, Klereo THERM by Aquark offre une expérience client unique car, contrairement aux PAC standards, le flux d’air est orienté vers l’arrière de la pompe. »

« Aquark tentera toujours de connaître la demande réelle de l’utilisateur final et de la prendre en compte dans le développement et l’application de ses nouvelles technologies. Nous ne renonçons jamais à améliorer l’expérience de l’utilisateur final », déclare Angela Lee, responsable commerciale de la société Aquark. Un bus de communication entre l’électronique Aquark et Klereo a été mis au point pour pouvoir ajuster la consigne de chauffage à partir de l’interface de gestion globale de la piscine Klereo et afin d’ajuster la puissance et la consommation de la PAC en fonction des besoins du bassin. Le piscinier pourra aussi piloter le chauffage à distance et faire un diagnostic de fonctionnement avant de se déplacer. Klereo THERM by Aquark est garantie 3 ans plus 1 an si connectée. Le compresseur et l’échangeur sont garantis 5 ans.

www.klereo.com

www.aquark.com.cn/fr/

Une pergola bioclimatique évolutive

0

La pergola par Concept Alu

LA Pergola est une pièce de vie modulable qui intègre des solutions de confort directement dans sa structure (protection solaire, éclairage, châssis vitré, etc.) à l’achat ou au fil des années.

Concept

Fort de ses 30 ans d’expérience, Concept Alu présente sa dernière innovation : LA Pergola. Cette pergola bioclimatique a été imaginée par le service recherche et développement, pour s’intégrer à la plupart des configurations extérieures.

Points forts

Fabriquée en France, LA Pergola est surplombée d’une toiture personnalisable brise-soleil permettant la gestion de l’ensoleillement et la ventilation via ses panneaux isolants mobiles. Cette toiture étanche équipée de lames orientables motorisées peut devenir mixte avec l’ajout de vitrage. Sa structure en aluminium thermolaqué peut, en option, être équipée d’un système de protection solaire zipscreen, de chauffage et d’éclairage d’ambiance. Avec cette installation, Concept Alu souhaite offrir à son client un produit pérenne, résistant au temps. Cette pergola bénéficie d’une garantie décennale.

Technique

Les systèmes liés à la protection solaire, à l’éclairage et au châssis vitré sont invisibles et cachés dans les poteaux de la structure. Une pente périphérique intégrée dans le chéneau et les lames permet une évacuation d’eau facile, évitant ainsi sa stagnation. La pergola est stabilisée via ses équerres au sol qui lui permettent de se placer en îlot dans le jardin ou adossée à la maison. Elle possède une fonction gel : ses lames s’ouvrent lorsque la température extérieure se situe en dessous de – 3 °C afin d’éviter que les joints ne collent entre eux.

Notre avis

Avec LA Pergola, Concept Alu souhaite proposer un équipement évolutif. Cet espace de vie extérieur personnalisable peut être agrémenté de solutions de confort supplémentaires comme un système domotique. Répondant ainsi à une demande croissante notamment dans le domaine de la piscine, LA Pergola peut être connectée : des prises électriques et USB, un détecteur de pluie et des lames pilotables depuis un smartphone sont en option. Cette pergola bioclimatique s’inscrit dans l’air du temps, où le respect de l’environnement est au cœur de nos préoccupations.

www.conceptalu.com

Ferré piscines, près de 100 piscines par an

Professionnel de la piscine depuis plus de 30 ans, Géry Ferré dirige aujourd’hui, avec son épouse Sylvie, l’entreprise Ferré Piscines implantée à Allauch, tout près de Marseille. Bénéficiant d’une bonne réputation dans son département, l’entreprise propose à sa clientèle une gamme de piscines monocoques, avec la marque France Piscines Composite, les piscines hors sol Laghetto et les services d’un point de vente parfaitement approvisionné.

 

La construction de la piscine familiale

Originaire d’Amiens, Géry Ferré, électricien de formation, a tout juste 18 ans lorsque son père, qui travaille dans une entreprise de travaux publics, décide d’installer une piscine dans la maison familiale. Il y a 35 ans, en Picardie, les pisciniers n’étaient pas nombreux ; et devant les difficultés pour trouver un professionnel dans un délai raisonnable, père et fils décident de construire eux-mêmes le bassin tandis qu’un piscinier prendra en charge l’installation du groupe de filtration ainsi que la pose de l’étanchéité liner. C’est ainsi que Géry Ferré découvre « la piscine ».

La première promotion du CFA de Pierrelatte

« Lorsqu’il est venu installer sur notre piscine la filtration et le liner, le piscinier a tellement été surpris par la qualité du travail réalisé, se souvient Géry Ferré, qu’il me propose de m’embaucher. J’intègre alors son entreprise et il m’envoie en formation au CFA de Pierrelatte dans la Drôme. Je rencontre alors des formateurs tels que Bernard Ageorges, Daniel Bonnard et Alain Davoine qui me donnent la passion de la piscine. Après 2 ans, diplôme en poche, je fais partie de la 1re promotion du centre de formation.

De retour à Amiens, au bout de quelque temps, je suis sollicité par un professionnel du sud de la France qui me propose de le rejoindre. Je m’installe alors en région marseillaise et travaille avec lui durant une dizaine d’années en qualité de poseur de membrane armée. »

 Un besoin d’indépendance

« Après 10 ans passés à poser de la membrane armée, j’éprouve un besoin d’indépendance ainsi que l’envie de mener des chantiers de piscines de A à Z. C’est ainsi qu’en 2001, avec mon épouse Sylvie, nous créons Ferré Piscines à Allauch près de Marseille.

Sylvie prend en charge la partie administrative ainsi que le magasin et pour ma part, je m’occupe des chantiers. 10 années durant, nous proposons des piscines béton maçonnerie avec étanchéité PVC armé. Pendant toutes ces années, je rencontrais régulièrement chez Aqualux, un de nos fournisseurs, les dirigeants du fabricant de piscines monocoques polyester France Piscines Composites. Ils me proposent alors de faire un essai avec leurs produits et je me laisse convaincre. Je suis séduit par la gamme et par la qualité des produits proposés ainsi que par la facilité et la rapidité d’installation. Les piscines coques progressent alors rapidement dans notre offre pour représenter 50 % des ventes et aujourd’hui quasiment 100 % de celles-ci. Sur la centaine de piscines que nous installons chaque année, seulement 2 ou
3 sont des piscines béton maçonnerie que nous confions à un sous-traitant avec qui nous avons l’habitude de travailler. »

Le secteur de Marseille pour zone de chalandise

« Nous intervenons principalement sur la région marseillaise entre Aix, Trets et La Ciotat. Nous bénéficions, avec nos
20 années d’ancienneté, de points forts reconnus et très favorables qui nous amènent de nombreux contacts. Nous participons régulièrement aux salons régionaux ainsi qu’à la Foire de Marseille. L’ensemble, lié au potentiel important de la région, nous amène un volume d’affaires très satisfaisant. »

Des tailles de bassins adaptés

« Les dimensions des piscines que nous installons ont sensiblement évolué pour atteindre aujourd’hui une taille moyenne de 7 m × 3,5 m avec un nombre significatif de mini-piscines. Nous intervenons sur une zone fortement urbanisée où les terrains sont de taille modeste et où beaucoup de grandes propriétés de la région se vendent pour être divisées en plusieurs parcelles. Côté équipements, nos bassins sont généralement dotés de l’électrolyse du sel, avec régulation pH, ainsi que d’une couverture à barres, souvent d’une pompe à chaleur et parfois d’une nage à contre-courant. Pour la filtration, nous optons pour l’installation d’un mur filtrant ACIS. Le budget moyen, suivant les options, est compris entre 15 000 et 20 000 Ä. Nous effectuons également des opérations de rénovation mais exclusivement sur des piscines que nous avons construites, depuis 20 ans, afin de continuer à accompagner nos clients. Il s’agit le plus souvent de changement de liner et d’interventions sur le groupe de filtration. »

La piscine hors sol aussi

« Il y a 3 ans, nous avons ressenti la nécessité d’élargir notre offre nous permettant de répondre à une demande de piscines d’encore plus petite taille ou pouvant être installées sur des terrains difficilement accessibles. Nos recherches nous ont amenés à découvrir les piscines hors sol Laghetto, faciles et rapides à installer et qui présentent également l’avantage de bénéficier d’un style très sympa. Depuis plusieurs saisons, nous réalisons des ventes significatives avec cette gamme de produits. »

Une organisation parfaitement rodée

« Nous employons un total de 9 personnes soit : 2 techniciens de chantier, 2 techniciens SAV, 2 personnes au magasin, 2 poseurs ainsi que mon épouse Sylvie, qui a en charge la partie secrétariat, comptabilité ainsi que le magasin et nous sommes à la recherche de 2 techniciens confirmés, la main d’œuvre étant difficile à trouver. Pour des raisons d’efficacité, nous disposons de nos propres camions ainsi que d’un stock permanent et conséquent de gravier. Afin de minimiser les temps de chantier, nous préparons les locaux techniques, avant installation, dans nos ateliers. »

Un magasin performant

« Outre la centaine de piscines que nous installons chaque année, nous avons développé un point de vente parfaitement approvisionné qui réalise, durant la saison, plus de 100 ventes par jour. Nos clients y trouvent une gamme complète de produits de traitement, un laboratoire d’analyse d’eau, des robots, des spas, des accessoires, une vaste sélection de pièces détachées, ainsi que des conseils adaptés. »

Des points forts reconnus

« 2019 a été pour nous une excellente année tant pour les ventes de bassins que pour les ventes magasin. Le début de l’année 2020* s’annonce également très prometteur avec d’ores et déjà beaucoup de commandes en portefeuille, résultat du sérieux de notre travail. À titre d’exemple, j’attache une importance toute particulière au suivi des chantiers et chaque matin je suis présent sur le terrain afin de réaliser, avec le terrassier, les tracés de chacun de mes bassins. »

 

Ferré Piscines
Chemin des Pasquiers 13190 Allauch
Tél. 04 91 21 94 79

Effectif : 9 personnes

Principaux fournisseurs

Propos recueillis par Michel Dupenloup

Réalisation d’une piscine d’hôtel

Situé en Corse, dans la baie de Porto-Vecchio et à proximité de la superbe plage de Palombaggia, l’hôtel Mariosa est un établissement 4 étoiles. Il propose 31 chambres contemporaines entièrement rénovées en 2017, un restaurant et un espace sportif avec vue sur la mer. En 2015, l’entreprise Vert Turquoise, située également à Porto-Vecchio, a réalisé la piscine ainsi que les aménagements extérieurs de l’établissement. Alexandre Gonzalez, co-gérant de l’entreprise, est revenu pour nous sur cette réalisation.

Hôtel Mariosa. Porto Vecchio (2A)

Un projet global

En 2015, afin d’accueillir tout au long de l’année sa clientèle dans l’Île de Beauté et dans les meilleures conditions possible, l’hôtel Mariosa, un 4 étoiles situé à Porto-Vecchio, a souhaité aménager ses extérieurs en intégrant terrasses, végétaux et une piscine chauffée. L’ensemble doit trouver sa place à proximité immédiate, moins de 100 m de la plage.

L’entreprise et la consultation

« Depuis 1980, Vert Turquoise est spécialisée dans les travaux d’aménagements extérieurs, précise Alexandre Gonzalez, et nous savons proposer à nos clients des projets sur-mesure parfaitement adaptés à leurs besoins ainsi qu’à leur environnement. Au début des années 2000, dans le même esprit, nous avons tout naturellement adjoint à nos activités jardins et paysages la construction de piscines. Nous proposons ainsi des bassins béton monobloc, mis en œuvre avec le procédé Leader Pool, qui permet une grande variété de formes, des piscines maçonnerie de type agglo à bancher, ainsi que des piscines monobloc polyester. Nous intervenons sur toute la Corse et construisons chaque année une quinzaine de bassins dont une ou deux piscines destinées à des établissements de collectivité. Nous possédons ainsi une bonne expérience en la matière et bénéficions sur l’île d’une excellente réputation. Tout cela a très probablement contribué, à l’heure du choix, à faire pencher la balance en notre faveur, tout comme notre proximité avec l’établissement. Nous sommes, en effet, également implantés à Porto-Vecchio. Autre point qui a aussi joué pour nous, directement issu de nos 40 années d’expérience : notre faculté à synthétiser un projet très élaboré sur un croquis 3 D. Ici en l’occurrence, il a permis de mettre en avant une utilisation bien pensée de l’espace et qui consistait à faire plus dans un espace limité.»

La solution retenue

« Nous avons élaboré pour notre client un projet sur mesure auquel il a rapidement adhéré. Pour cela, il a fallu prendre en compte plusieurs contraintes fortes dont l’une des plus importantes était d’optimiser au maximum l’utilisation de l’espace compris entre le bar-restaurant de l’hôtel et la magnifique plage toute proche, et ce, sans occulter la superbe vue depuis l’établissement sur la mer. Nous avons installé dans cet espace une piscine monobloc béton de 14 m  x 5 m, qui intègre, pour le confort des utilisateurs, une plage immergée de 1,5 m sur 10 m de long. Nous avons choisi pour la piscine et son environnement des matériaux nobles tels que la pierre et le bois. Les terrasses, dont 2 sont suspendues, sont en ipé. Concernant le revêtement du bassin, et toujours dans cet esprit, nous avons suggéré notre enduit spécial, le Rena, en gris. Parmi nos autres propositions pour compléter ce projet, il y avait l’installation par nos soins d’une pergola bioclimatique parfaitement adaptée à ce type d’établis-sement. Côté équipements et afin de conserver une excellente température des 90 m3 d’eau du bassin sur la plus grande partie de l’année, nous avons préconisé l’installation d’une pompe à chaleur de 35 kW. Autre élément de confort auquel le client a adhéré : le Groom Cleaner. Il s’agit d’un système de rangement automatique de l’appareil de nettoyage développé par nos soins en 2010. Le robot n’est ainsi plus en permanence dans la piscine mais sort automatiquement d’une niche qui lui est dédiée, lorsque son fonctionnement est programmé. À la fin du cycle de nettoyage, il regagne son rangement. Le volet hors sol, lui, est stocké en extrémité de bassin, dans un banc habillé d’ipé. »

Un déroulement de chantier parfait

« Le chantier, qui était programmé un an à l’avance, n’a pas présenté de difficultés particulières, se souvient Alexandre Gonzalez. Il est vrai que nos équipes sont parfaitement rodées à ce type d’exercice. Nous intervenions après l’entreprise qui a construit les bâtiments et celle-ci a livré son chantier dans les délais convenus. Nous avons donc pu débuter les aménagements extérieurs et la piscine à la date prévue et livrer l’ensemble en temps et en heure, après trois mois et demi de chantier. L’ouverture de l’hôtel a ainsi pu intervenir dans le strict respect du calendrier. À noter que la proximité immédiate de la mer, à moins de 100 m de la piscine, nous a contraints à utiliser un béton de qualité “marine”, capable de résister aux agressions chimiques propres aux milieux salins ».

Le bilan

« Depuis maintenant 5 ans, la piscine ainsi que l’ensemble des aménagements extérieurs forment un élément central de la vie de l’hôtel et donnent satisfaction à leurs utilisateurs. Les propriétaires de l’établissement nous ont d’ailleurs confié l’entretien du bassin et nous constatons, lors de chacun de nos passages, l’attrait exercé par ce bel espace et par la piscine sur les clients de l’hôtel. »

Fiche technique du projet

Année de construction : 2015

Structure : béton coffrage perdu Leader Pool

Dimension : 14 m x 5 m

Profondeur : Grand bain 1,80 m. Petit bain : 1,20 m

Volume : 90 m3

Revêtement : enduit spécial Rena Gris (exclusivité Vert Turquoise)

Plages : Ipé

Filtration :

  • Pompes : 2 pompes Pentair
  • Filtres : 4 filtres à cartouche Pentair 28 m3/h

Traitement de l’eau : chlorinateur Pentair Rainbow

Nettoyeur : nettoyeur hydraulique Victor avec système de rangement automatique Groom Cleaner

Chauffage : pompe à chaleur Garden Pac SCP 35 kW

Pièces à sceller : 8 skimmers, 16 refoulements, 1 bonde de fond, 1 trop-plein, 4 projecteurs halogènes 300 W

Volet automatique : APF hors-sol

Carte d’identité de l’entreprise

Vert Turquoise – Création : 1980

Rue Pierre Andreani
Route Bastia 20137 Porto-Vecchio

Tél. 09 74 56 15 99
www.vertturquoise.com

Texte : Michel Dupenloup – Photos : Fabien Delairon

CCEI maintient son activité tout au long de l’été 

0

Après avoir maintenu son activité tout au long du confinement auquel la France a fait face durant 2 mois, CCEI, fabricant français d’équipements pour la piscine, prolonge son activité tout au long de l’été.

« Même si tous les ans, nous restons ouverts durant l’été pour servir les professionnels, en 2020, nous mettons en place des moyens plus importants sur la période juillet-août-septembre. Misant sur une saison prolongée, nous maintenons un haut niveau de fabrication tout au long de l’été, tout en gardant les règles en vigueur pour la protection des employés (masques, rotation des équipes).

Outre la fabrication d’équipements nécessaires pour finaliser les chantiers, nous mettons en place un système de rotation de nos équipes techniques et commerciales pour assurer un service de qualité pendant toute la période estivale. L’équipe commerciale, notamment, est disponible pour les professionnels en visio, au téléphone ou sur les chantiers.

L’équipe CCEI est de tout cœur avec les professionnels qui, sur les chantiers, vivent une saison intense ! »

eu.ccei-pool.com/fr

CTX lance un désinfectant multi-surface

0

En réponse aux nouveaux besoins de ses utilisateurs, CTX a travaillé à la création d’un nouveau désinfectant multi-surface. Surfosan, issu de la gamme CTX® Professional, est un désinfectant liquide conçu pour éradiquer les agents pathogènes (virus, bactéries, champignons) présents sur toutes les surfaces, particulièrement celles en contact avec la peau (douche, margelles, mobilier, etc.). En effet, il est important de rappeler que le COVID-19, peut, par exemple, survivre quelques jours sur des objets et des surfaces de tous types : plastique, bois, acier inoxydable, etc.

Prêt à l’emploi, le Surfosan ne nécessite pas de rinçage. Son pH est neutre et n’interfère donc pas avec l’équilibre de l’eau. Il est disponible en 2 formats :

  • 1 litre sous forme de spray pour traiter les petites surfaces (robinets de douche, échelles, bains de soleil…)
  • un bidon de 5 litres pour les plus grandes surfaces.

www.ctxprofessional.com/fr

Léa Composites développe sa centrale de référencement

0

En 2018, Léa Composites lançait Eau’Shop, sa propre centrale de référencement recensant plus de 3 000 produits. Dans le but de mieux accompagner ses revendeurs piscine, le réseau a décidé de mettre en place de nouveaux dispositifs pour améliorer leur activité de vente.

La centrale propose à ses adhérents deux marques distributeurs développées en partenariat avec des acteurs du marché :

  • ES’Xpert, une marque d’accessoires à destination de consommateurs avertis ;
  • ES’One, une marque d’accessoires pensée pour les besoins des petits budgets.

Eau’Shop développe également des outils marketing pour booster les ventes de ses adhérents :

  • un catalogue papier distribué à 500 exemplaires, mis à disposition des adhérents en boutique Eau’Shop depuis début mai ;
  • un site internet aux fonctionnalités facilitant la recherche d’information : un catalogue digital composé de plus de 700 fiches produits et un blog sur l’univers de la piscine. Les 74 membres de la centrale sont présentés et représentés dans le Store Locator. Cette carte interactive permet aux visiteurs de trouver et de se renseigner sur les boutiques près de chez eux via des fiches contact personnalisées.

eaushop-piscine.com

Climat et piscine partie 1 : quelles conséquences sur votre activité ?

La crise sanitaire actuelle tout autant que les épisodes climatiques exceptionnels que nous traversons depuis plusieurs années sont autant de rappels à la réalité. La composante environnementale s’intègre déjà dans le quotidien de l’ensemble des acteurs économiques, clients, pisciniers et fabricants, et va s’imposer comme contrainte majeure à l’avenir.
Dans un dossier en deux parties, la rédaction de L’Activité Piscine vous propose d’une part d’essayer de cerner les enjeux du changement climatique pour le secteur et votre entreprise et d’autre part de découvrir les leviers actionnables pour vous y préparer et le transformer en opportunité de business.

Sommaire : Le changement climatiqueQuel impact sur la piscineQuel impact sur l’activité des pisciniersEnjeux climatiques et « produit » piscine3 stratégies indispensables et complémentaires – Interviews : BayrolNextpoolPool TechnologieGaches ChimieFPP

Partie 1 – Quels sont les enjeux du changement climatique pour le secteur et votre entreprise ?

Quelles seront les conséquences du changement climatique sur le secteur, sur votre modèle économique et votre organisation ? Quelles sont les principales stratégies préconisées pour s’y préparer ?

Le changement climatique en quelques mots

Le changement climatique est « l’ensemble des variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné et au cours du temps : réchauffement ou refroidissement ». Les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités humaines viennent amplifier ce phénomène naturel. Combustion de gaz, pétrole, cimenteries, décharges d’ordures, bref l’ensemble de nos déplacements, productions, consommations, rejets émet l’un des 7 principaux gaz identifiés comme responsables du changement climatique. Le dioxyde de carbone, CO2, est le principal d’entre eux (2/3 des émissions) mais cela concerne aussi le méthane (exploitations pétrolières et décharges), le protoxyde d’azote (industrie, agriculture, automobile), l’hexafluorure de soufre (métallurgie, appareils électriques et semi-conducteurs…).

Le GIEC, estime que le changement climatique aura pour conséquences à moyen et long termes :

  • une aggravation des phénomènes climatiques extrêmes (fréquence, intensité et durée) comme les tempêtes, les inondations et les périodes de sécheresse ;
  • un bouleversement des écosystèmes et l’augmentation des dangers sanitaires avec la transmission de maladies animales (ex : Covid-19)
  • une augmentation du niveau de la mer et l’acidification des eaux des océans.

L’épisode d’incertitude que nous vivons actuellement avec le Covid-19 est l’une des conséquences de ce changement climatique. D’après les scientifiques, des événements de ce type sont amenés à se reproduire de plus en plus fréquemment dans le temps avec des risques accrus voire majeurs pour l’activité des entreprises.

Quel impact sur la piscine ?

1. Des conséquences sur le fonctionnement du parc de piscines existant

Le changement climatique, déjà sensible, va avoir des conséquences sur la qualité de l’eau, la propreté du bassin, les consommations en eau, énergie et produits chimiques et obliger les propriétaires de piscine à des investissements supplémentaires dans des équipements plus résistants et conçus pour être plus durables.

  • Augmentation de la température de l’air, de la terre et de l’eau avec comme conséquences un développement plus important des micro-organismes dans l’eau (qualité et propreté), un fonctionnement plus soutenu des équipements dans un contexte différent (durabilité) pour traiter (consommations) et refroidir l’eau du bassin (investissement) et une évaporation accrue (consommations et investissement).
  • Augmentation d’épisodes orageux et de fortes précipitations avec des risques d’inondation des terrains et de pollution des bassins (propreté), de modification soudaine et plus récurrente de l’équilibre chimique de l’eau des piscines (qualité), du besoin en régulation et désinfection (consommations), de dégradation du revêtement et des installations techniques (durabilité et investissement).
  • Augmentation des mouvements de terrain, pour les sols argileux par exemple, avec risques d’endommagement, de déformation, de soulèvement des bassins et des installations techniques (durabilité et investissement), des ruptures de canalisations et des problèmes d’étanchéité.
2. Des conséquences sur la réglementation et les normes :

Le changement climatique fait l’objet de réglementations françaises, européennes et internationales qui se renforcent au fil des années. La nécessité de réduire l’empreinte environnementale impacte déjà la piscine aujourd’hui. Le green deal européen (pacte vert), promu par la Commission européenne, va renforcer un certain nombre de dispositifs nationaux et modifier en profondeur le fonctionnement du secteur de la piscine et de ses acteurs.

  • L’économie circulaire, l’éco-conception et les émissions de CO2 sont autant de réglementations qui interviennent tout au long du cycle de vie des produits : sourcing, logistique, fabrication, construction, maintenance et recyclage en fin de vie.
  • Les produits chimiques : les réglementations REACH, Biocide, etc. sécurisent la fabrication et l’utilisation des substances chimiques et impactent leur composition (baisse des concentrations), réglementant aussi leur transport, stockage, utilisation et communication.
  • La gestion des déchets : la loi pour la Transition énergétique responsabilise les producteurs ou détendeurs de déchets (gestion, élimination ou valorisation). Cela implique d’organiser le tri et le recyclage des produits, des emballages, des matériaux…
  • La gestion de l’eau : ressource de plus en plus en tension, la gestion raisonnée de l’eau devient primordiale et va de plus en plus s’accompagner d’obligations de recyclage des eaux usées et de récupération des eaux de pluie pour limiter les prélèvements dans les réserves d’eau douce.
  • Les économies d’énergie : classification énergétique des produits, passage aux ampoules led, utilisation d’énergies renouvelables et récupération de la chaleur pour produire de l’énergie voire obligation d’installer des équipements de production : la réglementation est omniprésente.
  • L’urbanisme : protection des milieux naturels, obligation de réduction des îlots de chaleur et de végétalisation pour limiter l’imperméabilisation des sols (bétonisation) et réduire les risques d’inondations.
  • La sécurité contre les incendies : il est à prévoir que le parc de piscines intègre un plan global de lutte contre des incendies et représente une réserve d’eau supplémentaire pour la gestion des incendies qui devraient se développer dans les régions du Sud.

Et cette liste n’est pas exhaustive.

 

3. Des conséquences sur les clients

Le changement climatique va aussi fortement impacter les acheteurs et propriétaires de piscine :

    • des autorisations d’urbanisme encore plus contraignantes qui vont rendre plus difficile la construction de nouvelles piscines ;
    • des obligations sur l’eau : interdictions de rejet des eaux et obligation de neutralisation des eaux traitées des piscines, interdictions de remplissage des bassins en période de sécheresse, obligations de récupération des eaux de pluie, obligations de fermeture des bassins pour limiter l’évaporation, etc. ;
    • des obligations sur l’énergie : obligation d’installer un système de production d’énergie (capteurs solaires), d’utiliser des équipements producteurs de chaleur (pompes à chaleur), etc. ;

  • des obligations renforcées sur le traitement des points d’eau pour limiter le développement d’espèces parasites invasives comme le moustique…

Quel impact sur l’activité des pisciniers ?

Le changement climatique a aujourd’hui des effets positifs sur votre activité : réchauffement climatique et besoin de se rafraîchir, tropisme de beaucoup de Français qui se déplacent vers les régions littorales… Mais il a aussi des effets contraignants sur votre activité avec parfois de lourdes conséquences.

1. Des conséquences économiques
  • Développement de la fiscalité environnementale : taxes sur les consommations (eau, énergie) et les émissions (GES), sur le traitement et le recyclage des déchets…
  • Renchérissement du coût des assurances pour vous et vos clients avec l’élévation des risques ou l’obligation d’investir pour limiter certains risques naturels.
  • Développement du coût des mesures d’hygiène et de sécurisation des salariés.
  • Augmentation du coût de l’énergie et du carburant qui vont vous obliger à réduire et optimiser vos déplacements, à acheter des véhicules moins consommateurs et moins polluants (électriques, hybrides, à hydrogène) et à adapter votre fonctionnement et votre organisation.
  • Conditionnement des investisse-ments, des emprunts et des aides fiscales ou sociales à votre engagement environnemental avec la notation à venir de votre entreprise en fonction de votre capacité à vous adapter au changement climatique et à gérer les risques qui en découlent.
  • Modification de votre chaîne de valeur par l’obligation de vous prémunir des risques du changement climatique en mettant en place des procédures internes d’évaluation, de prévention et de gestion des risques qui vont impacter votre offre de produits et de services et vous obliger à réfléchir à l’évolution de votre modèle économique.
2. Des conséquences sur votre organisation
  • La responsabilité « sanitaire » du chef d’entreprise risque d’être de plus en plus souvent engagée en plus de sa responsabilité sociale s’il ne fournit pas des équipements de protection individuels (EPI) ou n’adapte pas les temps et postes de travail, les procédures, etc.
  • La formation à la sécurité des équipes va devoir être complétée par des formations aux procédures de distanciation physique et à des règles sanitaires strictes : désinfection des locaux, véhicules et des postes de travail en magasin, au bureau, sur les chantiers…
  • L’obligation de nommer un référent « climat » va venir complexifier et alourdir votre organisation mais aussi vous permettre de développer des compétences environnementales.
3. Des conséquences sur votre« indépendance »

Vous serez amenés à intégrer un regroupement d’entreprises du même secteur d’activité (réseau ou filière) ou de proximité (local ou territorial) pour mettre en commun des moyens et des compétences afin de gérer les conséquences au quotidien du changement climatique sur votre activité.

Ces nouveaux partenariats vont vous permettre par exemple de mieux absorber les coûts des nouvelles réglementations, d’organiser plus efficacement la mobilité de vos collaborateurs ou d’organiser le tri et le recyclage de vos déchets avec d’autres entreprises et les collectivités locales.

Enjeux climatiques et« produit » piscine ?

La piscine n’est pas un bien de première nécessité mais un équipement de confort, accessoire de la maison. Il est évident qu’à court terme, le réchauffement climatique influence positivement la construction de piscines dans de nombreuses régions où jusqu’alors, construire une piscine était un luxe comparativement à sa durée d’utilisation et aux équipements nécessaires pour en profiter même en pleine saison. Mais à moyen ou long terme le changement climatique pourrait impacter ses ventes au regard de la vision de son utilité ou de sa nécessité par rapport aux enjeux. Cela pourrait concerner :

  • Sa capacité à réduire ses consommations en eau, énergie et produits et ses émissions de CO2 ou d’eau « usagées » tout au long de son cycle de vie (de la conception au recyclage de chacun de ses éléments constitutifs) ;
  • Le caractère privatif de son usage rapporté à la taille du parc de piscines privées.

La profession travaille sur les sujets des consommations, du traitement de l’eau, de l’impact carbone et du recyclage des déchets. Mais à long terme, la piscine sera-t-elle toujours en mesure de répondre aux attentes des consommateurs et en capacité de se conformer aux réglementations environnementales ?

3 stratégies indispensables et complémentaires

1. L’atténuation des sources du changement climatique

L’objectif de l’atténuation est de préserver l’activité existante en travaillant à la maîtrise de vos émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette stratégie« bas carbone » avec effet à moyen et long termes passe par :

  • l’adoption de comportements plus vertueux et la réorientation de vos efforts d’innovation et d’achat vers des matières et des produits éco-conçus et donc moins impactants,
  • l’intégration de la notion d’économie circulaire dans toute votre activité,
  • l’évolution de vos process de fabrication et méthodes de construction,
  • la diversification de vos activités,
  • une meilleure gestion de l’eau, des matériaux et des ressources énergétiques, etc.,
  • et plus radicalement si nécessaire, la décision d’arrêter de proposer tel ou tel service ou produit peu rentable au regard des contraintes induites.
2. L’adaptation aux conséquences du changement climatique

L’objectif de cette seconde stratégie est d’anticiper les conséquences du changement climatique sur le secteur et votre activité et de profiter des opportunités potentielles qui pourraient se présenter à court ou moyen terme. À noter que plus l’atténuation est efficace, moins l’adaptation est coûteuse.

Cette approche préventive vise à améliorer l’efficacité des procédés de construction par exemple ou celle des équipements afin d’absorber et de réparer plus facilement les dégâts que le changement climatique risque d’occasionner au marché et à son fonctionnement (sécurisation des approvisionnements par exemple), à votre entreprise (outils, véhicules, etc.) et à la piscine de vos clients (drainage des eaux de pluie, protection du bassin avec un volet…).

Cela peut vous conduire vers la vente de nouveaux équipements (par exemple traitement automatisé, fond mobile) ou d’en arrêter la commercialisation (passage d’une activité construction à une activité maintenance par exemple).

3. La résilience environnementale

En écologie, la résilience est la « capacité d’un écosystème, d’un biotope ou d’un groupe d’individus (population, espèce) à se rétablir après une perturbation extérieure (incendie, tempête, défrichement, etc.). ». En informatique, elle se définit par la « capacité d’un système à continuer à fonctionner, même en cas de panne ». Pour une entreprise enfin, il s’agit de « sa capacité à résister aux effets du changement climatique et à saisir les enjeux de transformation pour demain ».

L’objectif de la résilience est donc de permettre à votre entreprise de résister aux conséquences du changement climatique, de les intégrer, de s’adapter à leurs effets et de s’en relever rapidement et efficacement. Cela nécessite de revoir les équilibres économiques, environnementaux et sociétaux dans votre activité et de transformer votre modèle économique et votre organisation pour vous diriger vers un modèle zéro émission ou en tout cas le moins émetteur possible.

En conclusion

Ces stratégies, les acteurs de la piscine les pratiquent déjà. Ils sont habitués à s’adapter à la saisonnalité de leur activité, à la météo, aux évolutions de la réglementation (urbanisme, chimie) et à la gestion du risque sur leurs chantiers. Ils l’ont démontré avec la crise du Covid-19. Les entreprises ont accusé le coup, ont réagi, pour la majorité d’entre elles, en fermant leurs magasins ou bureaux puis se sont rapidement adaptées pour atténuer l’effet de la crise : mise en place d’un drive, reprise de l’activité de maintenance puis progressivement de l’activité construction en respectant les consignes de distanciation physique.

Une résilience qui pourrait permettre à l’ensemble des acteurs du secteur d’affronter les enjeux du changement climatique. À condition de trouver les leviers actionnables pour s’y préparer. Quels sont donc ces leviers ? Quelles stratégies s’offrent à vous pour réduire l’empreinte environnementale des piscines de vos clients et de vos activités ? Comment intégrer cette composante dans votre stratégie pour ne pas simplement la subir mais en faire une véritable opportunité de business ?

Toutes les réponses dans le prochain numéro de L’Activité Piscine.

 


Il faut essayer de faire mieux avec moins

Interview Daniel Ricard & Anne-Catherine Philippe, BAYROL
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

Pour l’instant, le marché bénéficie du changement climatique avec l’augmentation des températures et les canicules que nous rencontrons depuis 3 ou 4 ans. Les consommateurs investissent plus dans les piscines et ont donc plus besoin de les entretenir.

A moyen terme il faut s’attendre à des restrictions d’eau notamment en France qui peuvent venir limiter son renouvellement dans les bassins. La consommation d’eau est un vrai sujet que nous percevons dans les préoccupations des consommateurs. Cela va de pair avec la consommation électrique mais plus pour des raisons économiques qu’écologiques. En Allemagne par exemple la grosse tendance est de chauffer sa piscine avec des panneaux solaires.

Tous les acteurs du marché se mettent en marche par sensibilité écologique. Nous voulons tous bouger en faisant attention à nos achats aussi bien en tant qu’industriels que consommateurs pour réduire notre impact sur l’environnement. Ce n’est pas une crainte mais cela vient impacter sur nos décisions stratégiques.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous avons été l’un des premiers à parler de l’équilibre de l’eau, de la désinfection, de la régulation et des algues. Nous ne sommes pas pour la surconsommation de produits. Nous parlons aussi de prévention des problèmes pour éviter l’usage massif des produits chocs. Il faut essayer de faire mieux avec moins, d’apporter le bon produit au bon moment. C’est dans notre ADN.

Le traitement raisonné passe aussi par la régulation automatique de la piscine. C’est le moyen le plus écologique pour traiter une piscine aujourd’hui, avec des appareils ayant une « intelligence » du traitement automatique, capables d’analyser et de fournir le juste dosage de bon produit au bon moment.

Nous sommes très attentifs à la qualité des matières premières que nous utilisons et réévaluons en permanence la concentration et l’efficacité de nos formules pour que le traitement soit le plus efficace possible avec la juste dose.

Nous faisons enfin très attention à nos consommations de matières plastiques, surtout pour la piscine privée, en essayant de trouver le bon équilibre entre la quantité de plastique d’emballage nécessaire et la sécurité du stockage et de la manipulation du produit. Cela demande des tests et donc des démarches longues. Nous faisons aussi des tests sur de nouveaux matériaux pour remplacer partiellement le plastique.

 


Une piscine avec un impact maîtrisé n’est pas forcément plus chère

Interview Patrick Negro, NEXTPOOL
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

On le mesure encore peu mais l’impact sera à plusieurs niveaux.

  • au niveau des consommateurs, d’abord, qui vont procéder à un arbitrage en gardant à l’esprit la préoccupation environnementale. Elle va peser de plus en plus dans leurs choix. Elle est née d’une réalité, le risque de pénurie d’eau, et d’une réglementation plus contraignante avec des restrictions d’eau qui impactent l’usage et le remplissage des piscines en saison ou hors-saison. C’est un enjeu majeur.
  • au niveau de la réglementation et de la normalisation ensuite qui va obliger toutes les entreprises à avoir une « étiquette environnementale ».
Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Oui avec l’écriture en 2019 d’une charte RSE (ndlr : Responsabilité Sociale et Environnementale) construite autour de 4 enjeux stratégiques qui sont intégrés dans la vision économique de notre activité. Cela nous a obligé à changer nos référentiels et les visions des équipes, à changer nos habitudes y compris avec nos partenaires… c’est le plus dur quand on est un industriel et introduire un minimum de sensibilité environnementale n’est pas évident. Les principales actions portent sur la sensibilisation, la formation et le recrutement. Il nous a d’ailleurs fallu recruter un responsable HSE, en charge de cette question, dont le rôle est de guider les différents services vers une organisation qui intègre la notion d’impact environnemental partout où elle peut l’être. L’objectif est que cela puisse donner lieu à des propositions concrètes par la suite y compris au niveau du social.

Cette démarche a d’ores et déjà eu un impact positif sur notre organisation, encourage l’innovation et va faciliter notre différenciation en apportant de la valeur ajoutée.

Les moyens qui permettent de réduire l’impact des produits enfin, sont aussi des moyens qui permettent de réduire les coûts de production. Une piscine avec un impact maîtrisé n’est donc pas forcément plus chère.

Il faut en profiter pour réinventer une partie du métier, pour que le piscinier devienne aussi un conseiller et ne soit pas simplement un constructeur, qu’il monte en expertise et puisse proposer des prestations spécifiques et qu’il amène plus d’efficacité dans l’optimisation du fonctionnement et de l’économie du bassin en évitant les injections supplémentaires, les consommations excessives…


Nous pratiquons l’éco-conception depuis plus de 10 ans

Interview Philippe Grard, Pool Technologie
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

A court terme, il ne peut-être que positif pour le marché à condition bien sûr que les clients aient un peu d’argent. A moyen terme, nous devons nous poser la question de notre éco-responsabilité vis-à-vis du climat et faire le choix du futur et pas celui du passé. Comme par exemple d’acheter des véhicules professionnels hybrides ou électriques et non des véhicules diesel. Ou quand on achète un emballage, ne plus mettre de polystyrène dedans, ce que nous ne faisons plus depuis des années. Il devrait y avoir un impact au niveau de la production et de l’approvisionnement avec une régionalisation des activités à l’échelle d’un continent. Nous allons certainement devoir acheter et intégrer le plus possible de composants européens. Ce serait vraiment un pas très important. Le droit du travail devrait être aussi impacté et s’enrichir en nous imposant peut-être plus de procédures de désinfection comme par exemple la désinfection de l’usine et non pas simplement son nettoyage, ou d’avoir des EPI (ndlr : Equipements de Protection Individuelle) à la disposition de nos salariés. Avec de possibles dérives sanitaires et une nouvelle responsabilité « sanitaire » du chef d’entreprise en plus d’être sociale et juridique. Le sentiment de risque augmente aussi. Le covid-19 a montré que la maladie était invisible et que tout le monde pouvait être touché. Les gens vont être beaucoup plus attentifs et nous demander comment est désinfectée leur piscine. Il va falloir prouver qu’elle n’est pas dangereuse. La FPP a bataillé pour la loi sécurité. Elle a bataillé pendant la canicule. Maintenant elle va devoir batailler pour montrer que la piscine n’est pas un vecteur de maladie.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous pratiquons l’éco-conception depuis plus de 10 ans. Nous avons fait ce choix après avoir suivi une formation de la région et l’avons développé en suivant notre premier éco-produit.

Nous avons une politique d’approvisionnement locale (région de Montpellier), régional (Région Occitanie) et européenne. Près des 2/3 de nos composants sont européens dont au moins la moitié sont français. La crise que nous connaissons va encore plus nous pousser à faire le choix de fournisseurs européens à condition qu’il y ait, bien sûr, une relocalisation d’expertise en Europe. Pour le recyclage, nous cotisons à Eco-systèmes et travaillons avec un centre pour handicapés qui démonte les appareils et recycle tout ce qui peut l’être. Par-contre, je suis plutôt frustré par le tri sélectif car les collectivités locales sont mal équipées pour nous inciter à faire plus. Pour moi, il est de l’éco-responsabilité du chef d’entreprise de lutter contre la facilité, de se battre pour la protection de la planète et dans toute démarche de son métier de se demander s’il prend des décisions à la hauteur des enjeux ?


Nous travaillons sur des produits qui ont vocation à réduire notre empreinte environnementale.

Interview Karine Bordes, Gaches Chimie
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

Le réchauffement donnera certainement des envies supplémentaires à ceux qui n’ont pas encore investi dans une piscine. Et même si le parc est déjà important il y aura encore des constructions dans les prochaines années.

Avez-vous déjà changé certaines de vos pratiques ?

Nous n’avons n’a pas un rôle facile parce qu’on est dans la chimie, mais nous avons conscience qu’il faut minimiser notre impact sur l’environnement. Nous avons une démarche permanente de recherche de produits qui soient plus éco-responsables. Cela fait 10 ans que nous travaillons sur des produits qui ont vocation à réduire notre empreinte environnementale. Nous avons commencé par substituer le sable par du verre recyclé et recyclable. Il faut que nous évitions de trop puiser dans nos ressources naturelles. Le sable est une ressource que nous sommes en train d’épuiser alors qu’avec le verre, nous avons peu d’impact. Il y a 2 ans, nous avons sorti un galet avec répulsif à insecte qui évite l’ajout d’un produit supplémentaire dans la piscine. Aujourd’hui, nous proposons un produit qui permette de réduire la quantité de stabilisant dans l’eau des piscines pour réduire les gaspillages d’eau. Cela passe aussi par les emballages. Nous proposons à nos clients des emballages consignés qui peuvent être utilisés pendant 4 ou 5 ans afin d’éviter une destruction systématique. Nous souhaiterions que les emballages ayant contenu des produits soient recyclés à 100% ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Nous essayions de travailler en partenariat avec des entreprises qui ont envie de réduire leur impact sur la planète comme pour le sel par exemple. Nous travaillons avec un fournisseur qui propose un sel qualifié à 99,9%. Certains sels peuvent contenir des impuretés comme du fer ou du manganèse, des métaux qui ont un impact sur la santé, l’environnement et les équipements comme les électrolyses.

L’ensemble de la profession essaye de trouver des produits les plus propres possibles. A nous de bien accentuer le message pour qu’il soit bien relayé par les pisciniers. C’est à nous de communiquer et de former les pisciniers sur les bonnes pratiques pour bien entretenir les piscines et les rendre moins consommatrices en eau, énergie et chimie. A adopter les bons gestes pour analyser leur eau, les traiter régulièrement et éviter les chlorations chocs et le surdosage de produits.


Trouver des solutions de recyclage pour ne pas subir.

Interview Hervé Méry, Piscinier et Vice-Président de la FPP référent de la Commission Développement Durable
Dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique aura un impact sur l’activité piscine ?

« Le changement climatique va avoir un impact sur l’eau et la qualité de l’eau. C’est pour cela que la FPP a travaillé sur la consommation en eau des piscines et publié un guide sur leur utilisation raisonnée. Avec le guide sur le traitement de l’eau en cours d’élaboration, l’objectif est d’apporter une bonne information aux clients sur le bon usage et le bon dosage des produits tout en rappelant aux pisciniers la nécessité de respecter la réglementation sur les produits biocides et la rigueur nécessaire dans leur distribution. »

Quel travail a entrepris la FPP au sujet du changement climatique ?

« En débattant sur ce sujet dans des séminaires dans lesquels nous avons été amenés à travailler sur des scénarii favorables ou défavorables, nous nous sommes aperçus que nous avions déjà des produits et des solutions assez économiques avec des process de construction maîtrisés et des fabricants qui innovent sur les matériaux, les fonctionnalités, les automatismes, les produits (ex : les pompes VS, les LED  et les PAC avec des cop importants) pour réduire l’impact environnemental de la piscine. »

La commission Développement Durable a été créée afin de mesurer la consommation d’eau et l’empreinte carbone des piscines. Elle a mis au point pour cela un logiciel de calcul de l’impact carbone lié à l’exploitation d’une piscine qui a permis de démontrer qu’une piscine de 8×4 n’émettait que 250kg de CO2/an.

Elle a aussi publié des guides sur la piscine basse consommation avec des conseils pour une utilisation raisonnée de la piscine en eau et en énergie.

Une norme européenne et un guide du recyclage en cours de préparation

Dernièrement, la FPP a engagé une réflexion avec l’AFNOR et le Comité Européen de Normalisation (CEN) pour la création d’une norme environnementale européenne sur les piscines dont le but est de déterminer l’impact environnemental de l’exploitation d’une piscine et de ses équipements et de classifier les performances environnementales de chaque équipement entrant dans la composition d’une piscine (structure, pompe, réseau hydraulique, traitement de l’eau, chauffage…). Cette norme qui devrait être effective en 2023 devrait favoriser le développement de produits plus durables, plus économes et plus respectueux de l’environnement.

La FPP a aussi lancé une enquête auprès de ses adhérents pour mesurer l’opportunité de développer une filière recyclage pour le secteur. « Sur les 10% des adhérents qui ont répondu 90 % se sont montrés intéressés par une réflexion sur le recyclage et les solutions qui pourraient être trouvées par la FPP. Nous devons nous habituer à trier, à trouver des solutions de recyclage, et surtout éviter d’attendre pour ne pas subir le résultat d’un process. Nous en sommes à la première phase avec un test prévu dans le Sud-Ouest en collaboration avec un cabinet spécialisé et nous essayons de trouver des partenaires institutionnels pour nous aider à mettre en place la filière. »

 

Sources :