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COVID-19 – Ermeco : des inquiétudes concernant la construction

Interview de Denis Cornier, Ermeco (74)

Quelles ont été vos réactions lors de l’annonce du confinement ?

Les mesures de confinement ont été annoncées alors que la saison 2020 se présentait particulièrement bien.  Nous avons procédé immédiatement à la fermeture de nos 2 points de vente. Pour la petite histoire, alors que le lundi ma femme et moi  étions en train d’indiquer sur le portail des magasins que celui-ci était fermé, une patrouille de gendarmerie nous a demandé de quitté immédiatement les lieux afin de respecter les consignes de confinement : le ton était donné. L’ensemble de notre personnel a été mis en chômage partiel et durant quelques jours nous sommes restés dans cette situation du fait du manque d’informations fiables en provenance de l’administration. Nous avons eu alors, il faut bien le dire, un profond sentiment d’injustice car les grandes surfaces de la région étaient ouvertes et ne se privaient pas de proposer des produits de traitement piscine à leurs clients ! Passé quelques jours nous avons mis en place un service drive et j’ai assuré moi-même un service de livraison de produits afin de  servir au mieux nos clients et pour les fidéliser. Durant quelques jours  nous avons assuré ces services avec beaucoup de crainte car du fait du manque d’informations nous n’étions pas sûrs du tout d’être en parfaite conformité avec la réglementation.

Côté chantiers, nous les avons stoppés, en informant bien entendu nos clients. Nous avons, en effet, dû faire face des difficultés d’approvisionnement en béton, à la fermeture des marchands de matériaux ainsi qu’à une pénurie de masques et de gants. La situation était  difficile et lorsque nous nous sommes retrouvés prêts à reprendre les chantiers un de nos techniciens a fait valoir son droit de retrait. Nos chantiers ont ainsi connu près de 2 mois d’arrêt. L’ensemble de nos activités, magasin et chantiers, ont repris pleinement le 11 mai, date de la fin du confinement.

Quelles ont été les réactions de vos clients face à la situation ?

Ils ont dans l’ensemble fait preuve de beaucoup de compréhension face à une situation qu’ils subissaient eux aussi. Ils nous ont également fait part de leur satisfaction du fait de la mise en place du drive et du service livraison. Pour les chantiers nous accusons à date un retard de 2 mois et beaucoup de retard dans le traitement des autorisations administratives de travaux ont accentués encore les retards déjà accumulés. Dans notre secteur le courrier n’est pas encore distribué tous les jours ! Nous sommes aujourd’hui devant la nécessité de combler ces retards et nous avons pris la décision de ne pas fermer du tout durant la période estivale.

Comment voyez votre activité  pour le 2e semestre 2020 et pour la saison 2021 ?

Nous avons un certain nombre de commandes qui sont restées en « stand by » durant la période du confinement. Depuis le 11 mai, l’activité a repris et nous avons, à nouveau,  beaucoup de contacts positifs concernant des projets de construction. Cependant, j’ai des inquiétudes concernant les signatures des devis. En effet notre département, la Haute-Savoie, risque de connaitre une montée du chômage significative  et cela pour au moins 2 raisons : beaucoup de nos clients sont des frontaliers qui travaillent en Suisse. Ce sont des salariés disposant d’un fort pouvoir d’achat mais qui peuvent perdre leur emploi du jour au lendemain. Ils seront les premiers touchés en cas de baisse de l’activité dans la confédération. Il en est de même pour une industrie forte de notre région : le décolletage dont les principaux clients sont l’industrie automobile et l’aéronautique, 2 secteurs fortement impactés par la crise.

Frontaliers et salariés des entreprises de décolletage représentent une part importante de notre clientèle et cette situation nous oblige à être extrêmement prudents dans nos prévisions. Pour la construction nous espérons malgré tout qu’une belle météo la différence même si, pour certains produits, piscines coques ou pompes à chaleur, les délais de livraisons sont désormais particulièrement longs. En revanche les signatures pour les chantiers de rénovation fonctionnent bien et nous réaliserons cette année plus de rénovation qu’en 2019. Il est vrai qu’en la matière il n’y a pas besoin de demandes administratives.

COVID-19 – Mondial Piscines : des clients pas toujours compréhensifs

Interview de Michel Morin, Mondial Piscine

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Nous avons été surpris par les mesures mises en place. Après un très court arrêt, nous avons remis en route notre activité en mettant en place toutes les procédures afin de nous assurer que l’ensemble de nos collaborateurs respectent les gestes barrières et puissent ainsi travailler en toute sécurité. Il est vrai que les locaux qui accueillent notre site de production panneaux piscines sont vastes, et que cela a facilité grandement la mise en place du dispositif. L’arrêt a été un peu plus long pour Sofatec, notre unité de production de volets automatiques. Depuis le 11 mai, l’ensemble de nos productions a repris totalement.

Comment jugez-vous l’activité des concessionnaires Mondial Piscine durant la période du confinement ?

Au début du confinement, la baisse de l’activité chantier a été très sensible et cela pour plusieurs raisons :

  • les centrales à béton ne fonctionnaient pas à plein rendement, perturbant ainsi les livraisons ;
  • les retards permanents subis dans les livraisons des fers à béton ;
  • les demandes administratives non traitées.

Au fil des jours, la situation s’est certes améliorée, mais les délais de livraison pour les liners et les couvertures automatiques restent aujourd’hui conséquents et tournent autour de 5 à 7 semaines. En effet les ateliers de production, qui emploient souvent une main-d’œuvre féminine mobilisée par la garde des enfants, fonctionnent encore au ralenti. Pour l’ensemble de ces raisons, les retards dans le déroulement des chantiers, qui ont pour conséquences des livraisons de piscines différées, sont importants. Il faut noter que ces retards se cumulent malheureusement avec les retards pris durant l’automne du fait d’une météo très pluvieuse.

Pour l’activité des magasins, nous avons constaté également une baisse de chiffre d’affaires significative. Cependant, depuis le 11 mai, il faut reconnaître que les ventes magasin marchent très fort !

Quelle est l’attitude des clients vis-à-vis des retards de livraison des piscines ?

Ils sont malheureusement souvent peu compréhensifs et mettent la pression sur les concessionnaires afin que ceux-ci respectent les délais initiaux, ce qui n’est bien sûr pas possible. C’est parfois pour eux l’occasion de négocier les prix sous prétexte que le bon de commande n’est pas respecté ! Bien entendu, il va falloir tout mettre en œuvre pour finir les chantiers et cela signifie que la fin de saison chantier, qui se situe habituellement fin juillet, sera cette année plutôt à la fin du mois d’août. Nous incitons ainsi l’ensemble de nos concessionnaires à mobiliser leurs équipes jusqu’à cette période.

Quelles sont vos prévisions pour la fin de la saison 2020 et pour la saison piscine 2021 ?

Les 4 derniers mois de l’année 2019 ont été excellents mais le début de l’année 2020 a été laborieux. Aujourd’hui, avec la fin du confinement, nous constatons une demande de devis que je n’hésite pas à qualifier d’énorme ! C’est un fait. Mais pour beaucoup de nos concessionnaires, cette demande est très difficile à gérer. Les contacts physiques limités font que certains dossiers sont traités par échanges de mails et vidéoconférences. Beaucoup de nos concessionnaires sont également très mobilisés sur leurs chantiers, et ce jusqu’à la fin de l’année 2020. Ils négligent ainsi leur activité commerciale faute de temps à y consacrer. Pour toutes ces raisons, je ne suis pas persuadé que nous réalisions une aussi belle arrière-saison qu’en 2019. Autre point d’inquiétude pour moi : même si les gens sont demandeurs d’une piscine, et demandent de ce fait des devis, je ne suis malheureusement pas convaincu que nous soyons à l’abri d’une crise sociale et d’une montée du chômage dans notre pays. Beaucoup d’entreprises se trouvent aujourd’hui très fragilisées, petits commerçants, artisans, patrons et employés de bars et de restaurants… Même si le beau temps est là, et que l’épargne d’une partie de la population est importante, beaucoup risquent, par prudence, de renoncer à investir dans une piscine même s’ils en ont très envie. Cependant, malgré toutes ces inquiétudes, nous maintenons pour les mois d’août et septembre toute notre communication TV. Nous avons les stocks disponibles, et notre outil de production est prêt à faire face, si besoin et avec l’aide de la météo, à une forte demande du marché.

COVID-19 – Mondial Piscines : des clients pas toujours compréhensifs

Interview de Michel Morin, Mondial Piscine

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Nous avons été surpris par les mesures mises en place. Après un très court arrêt, nous avons remis en route notre activité en mettant en place toutes les procédures afin de nous assurer que l’ensemble de nos collaborateurs respectent les gestes barrières et puissent ainsi travailler en toute sécurité. Il est vrai que les locaux qui accueillent notre site de production panneaux piscines sont vastes, et que cela a facilité grandement la mise en place du dispositif. L’arrêt a été un peu plus long pour Sofatec, notre unité de production de volets automatiques. Depuis le 11 mai, l’ensemble de nos productions a repris totalement.

Comment jugez-vous l’activité des concessionnaires Mondial Piscine durant la période du confinement ?

Au début du confinement, la baisse de l’activité chantier a été très sensible et cela pour plusieurs raisons :

  • les centrales à béton ne fonctionnaient pas à plein rendement, perturbant ainsi les livraisons ;
  • les retards permanents subis dans les livraisons des fers à béton ;
  • les demandes administratives non traitées.

Au fil des jours, la situation s’est certes améliorée, mais les délais de livraison pour les liners et les couvertures automatiques restent aujourd’hui conséquents et tournent autour de 5 à 7 semaines. En effet les ateliers de production, qui emploient souvent une main-d’œuvre féminine mobilisée par la garde des enfants, fonctionnent encore au ralenti. Pour l’ensemble de ces raisons, les retards dans le déroulement des chantiers, qui ont pour conséquences des livraisons de piscines différées, sont importants. Il faut noter que ces retards se cumulent malheureusement avec les retards pris durant l’automne du fait d’une météo très pluvieuse.

Pour l’activité des magasins, nous avons constaté également une baisse de chiffre d’affaires significative. Cependant, depuis le 11 mai, il faut reconnaître que les ventes magasin marchent très fort !

Quelle est l’attitude des clients vis-à-vis des retards de livraison des piscines ?

Ils sont malheureusement souvent peu compréhensifs et mettent la pression sur les concessionnaires afin que ceux-ci respectent les délais initiaux, ce qui n’est bien sûr pas possible. C’est parfois pour eux l’occasion de négocier les prix sous prétexte que le bon de commande n’est pas respecté ! Bien entendu, il va falloir tout mettre en œuvre pour finir les chantiers et cela signifie que la fin de saison chantier, qui se situe habituellement fin juillet, sera cette année plutôt à la fin du mois d’août. Nous incitons ainsi l’ensemble de nos concessionnaires à mobiliser leurs équipes jusqu’à cette période.

Quelles sont vos prévisions pour la fin de la saison 2020 et pour la saison piscine 2021 ?

Les 4 derniers mois de l’année 2019 ont été excellents mais le début de l’année 2020 a été laborieux. Aujourd’hui, avec la fin du confinement, nous constatons une demande de devis que je n’hésite pas à qualifier d’énorme ! C’est un fait. Mais pour beaucoup de nos concessionnaires, cette demande est très difficile à gérer. Les contacts physiques limités font que certains dossiers sont traités par échanges de mails et vidéoconférences. Beaucoup de nos concessionnaires sont également très mobilisés sur leurs chantiers, et ce jusqu’à la fin de l’année 2020. Ils négligent ainsi leur activité commerciale faute de temps à y consacrer. Pour toutes ces raisons, je ne suis pas persuadé que nous réalisions une aussi belle arrière-saison qu’en 2019. Autre point d’inquiétude pour moi : même si les gens sont demandeurs d’une piscine, et demandent de ce fait des devis, je ne suis malheureusement pas convaincu que nous soyons à l’abri d’une crise sociale et d’une montée du chômage dans notre pays. Beaucoup d’entreprises se trouvent aujourd’hui très fragilisées, petits commerçants, artisans, patrons et employés de bars et de restaurants… Même si le beau temps est là, et que l’épargne d’une partie de la population est importante, beaucoup risquent, par prudence, de renoncer à investir dans une piscine même s’ils en ont très envie. Cependant, malgré toutes ces inquiétudes, nous maintenons pour les mois d’août et septembre toute notre communication TV. Nous avons les stocks disponibles, et notre outil de production est prêt à faire face, si besoin et avec l’aide de la météo, à une forte demande du marché.

COVID-19 – Extrabat : c’est encore plus important de rassurer les clients aujourd’hui

Interview de Anthony Body, Extrabat

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Ma réaction première a été de me dire que nous allions pouvoir avoir du temps pour finaliser ce que nous n’avions pas encore eu le temps de faire. La seconde a été de me dire que j’allais gagner du temps sur mes trajets.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

En premier lieu, les 24 personnes de l’entreprise sont passées en télétravail. Ensuite, nous avons très vite mis en place des formations, les « training days ». C’est ce qui nous a le plus occupés les 15 premiers jours.

Les deux semaines suivantes, nous nous sommes retrouvés comme tout le monde face à un mur avec une baisse de 70 % de nouveaux clients. Nous nous sommes donc concentrés sur l’augmentation du panier moyen de nos clients, sur la recherche de revendeurs et sur des projets qui étaient en préparation. Nous avons aussi validé nos inscriptions dans les salons pour envoyer un message fort à nos équipes, les rassurer et montrer que nous étions dans le développement. Ce qui a été presque paradoxal, c’est que nous avons embauché pendant le confinement. Grâce à tout cela, nous n’avons pas eu de ralentissement. Les commerciaux ont continué à vendre et nous avons eu très peu de désistements clients : 6 sur nos 2 400 clients.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

Nous avons recréé du lien avec eux avec ces formations gratuites, ce qui nous a permis de mieux comprendre ce qui se passait et ce qu’ils ressentaient. L’objectif était de les former pour qu’ils s’adaptent. Ils avaient besoin d’outils et voulaient savoir comment ils devaient agir avec leurs clients.

Nous avions déjà une chaîne YouTube mais nous sommes passés par une chaîne Gotowebinar beaucoup plus pêchue.

Nous avons aussi refait tous nos didacticiels pour en faire des webinaires de 20 minutes et avons fonctionné en binôme avec deux personnes, l’une qui présentait et l’autre qui répondait par tchat aux questions. Ça nous a fait du bien et nous leur avons fait du bien. Nous les avons fait monter en compétence et les avons aidés à franchir le pas de la digitalisation.

Ils se sont aussi rendu compte que l’outil correspondait à leurs besoins. Pour preuve, les campagnes d’e-mailings ont augmenté de 5 000 % et les campagnes de SMS sont passées de 50 000 à 500 000 SMS par mois !Beaucoup de clients se sont dits très satisfaits et nous ont remerciés. Même l’assistance a été surprise par le nombre de demandes qu’elle a reçues pendant cette période, des demandes bienveillantes et sans agressivité.

Au total, nous avons formé 1 350 entreprises. La formation la plus demandée a porté sur le suivi commercial et les bonnes pratiques à adopter, surtout en matière de relance, comme la programmation d’une relance automatique par SMS pour avoir des nouvelles des devis sans déranger les clients par téléphone. C’est important, surtout quand on a beaucoup de petits devis. Ça fait plaisir aux clients qui ont l’impression d’être reconnus, et ça leur montre que le piscinier s’occupe bien de leur dossier.

Autres formations très demandées : celle qui traitait de la gestion des stocks, un poste sur lequel il y a vraiment de l’argent à gagner, et celle sur la digitalisation du SAV et des contrats de service pour lesquels il n’y a plus besoin de papier grâce à la signature électronique et au paiement en ligne. Même les rapports peuvent se faire à l’oral avec la reconnaissance vocale.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

Très peu ont arrêté. Ils ont été actifs et la majorité d’entre eux était sur les chantiers. Ils ont eu plus de problèmes avec les i

ntervenants du gros œuvre qu’avec les techniciens. Toutes les remises en route ont été faites, car cela se fait vite, ce qui leur a permis de sortir leur machine à facturer. Et grâce aux outils numériques, les pisciniers ont eu le temps de s’occuper de leurs impayés en envoyant simplement à leurs clients un lien de paiement.

Les pisciniers comprennent de mieux en mieux l’intérêt de la digitalisation et peuvent constater qu’elle n’apporte que de la valeur. L’envoi de SMS fait partie des services qui ont explosé chez nous, suivi par le paiement en ligne et la signature électronique.

Avec le confinement, les professionnels ont compris qu’ils pouvaient travailler de la maison, gérer et mettre à jour les plannings de leurs collaborateurs. Ils ont aussi constaté qu’avec les smartphones ou les tablettes et un outil de gestion électronique des documents, les techniciens avaient tout ce qu’il fallait, y compris le paiement en ligne en temps réel, un outil particulièrement intéressant pour le SAV qui permet de faire payer le client tout de suite, sans être obligé d’y revenir ensuite !

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Nous ne sommes pas encore revenus à notre rythme de croisière mais nous sommes bien remontés. En revanche, nous constatons un changement dans l’attitude de nos clients. Il y a eu beaucoup de peur dans ce confinement.

Nous avions déjà besoin de les rassurer auparavant, mais c’est encore plus important aujourd’hui. Nos clients sont plus exigeants aussi et ont besoin de plus de transparence. Nous procédons à des tests d’intrusion sur nos applications pour rassurer les DSI (ndlr : directeurs des systèmes d’information) des réseaux. Nous allons même nous lancer dans une démarche NF Service.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Le confinement a juste été une pause et a offert deux opportunités aux pisciniers : ils ont pu être présents auprès de leurs clients d’une part, et d’autre part les clients qui devaient partir à l’étranger vont plutôt faire le choix de la piscine. Le paysage et la piscine sont des postes « actés » et le marché a donc de beaux jours devant lui.

COVID-19 – Extrabat : c’est encore plus important de rassurer les clients aujourd’hui

Interview de Anthony Body, Extrabat

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Ma réaction première a été de me dire que nous allions pouvoir avoir du temps pour finaliser ce que nous n’avions pas encore eu le temps de faire. La seconde a été de me dire que j’allais gagner du temps sur mes trajets.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

En premier lieu, les 24 personnes de l’entreprise sont passées en télétravail. Ensuite, nous avons très vite mis en place des formations, les « training days ». C’est ce qui nous a le plus occupés les 15 premiers jours.

Les deux semaines suivantes, nous nous sommes retrouvés comme tout le monde face à un mur avec une baisse de 70 % de nouveaux clients. Nous nous sommes donc concentrés sur l’augmentation du panier moyen de nos clients, sur la recherche de revendeurs et sur des projets qui étaient en préparation. Nous avons aussi validé nos inscriptions dans les salons pour envoyer un message fort à nos équipes, les rassurer et montrer que nous étions dans le développement. Ce qui a été presque paradoxal, c’est que nous avons embauché pendant le confinement. Grâce à tout cela, nous n’avons pas eu de ralentissement. Les commerciaux ont continué à vendre et nous avons eu très peu de désistements clients : 6 sur nos 2 400 clients.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

Nous avons recréé du lien avec eux avec ces formations gratuites, ce qui nous a permis de mieux comprendre ce qui se passait et ce qu’ils ressentaient. L’objectif était de les former pour qu’ils s’adaptent. Ils avaient besoin d’outils et voulaient savoir comment ils devaient agir avec leurs clients.

Nous avions déjà une chaîne YouTube mais nous sommes passés par une chaîne Gotowebinar beaucoup plus pêchue.

Nous avons aussi refait tous nos didacticiels pour en faire des webinaires de 20 minutes et avons fonctionné en binôme avec deux personnes, l’une qui présentait et l’autre qui répondait par tchat aux questions. Ça nous a fait du bien et nous leur avons fait du bien. Nous les avons fait monter en compétence et les avons aidés à franchir le pas de la digitalisation.

Ils se sont aussi rendu compte que l’outil correspondait à leurs besoins. Pour preuve, les campagnes d’e-mailings ont augmenté de 5 000 % et les campagnes de SMS sont passées de 50 000 à 500 000 SMS par mois !Beaucoup de clients se sont dits très satisfaits et nous ont remerciés. Même l’assistance a été surprise par le nombre de demandes qu’elle a reçues pendant cette période, des demandes bienveillantes et sans agressivité.

Au total, nous avons formé 1 350 entreprises. La formation la plus demandée a porté sur le suivi commercial et les bonnes pratiques à adopter, surtout en matière de relance, comme la programmation d’une relance automatique par SMS pour avoir des nouvelles des devis sans déranger les clients par téléphone. C’est important, surtout quand on a beaucoup de petits devis. Ça fait plaisir aux clients qui ont l’impression d’être reconnus, et ça leur montre que le piscinier s’occupe bien de leur dossier.

Autres formations très demandées : celle qui traitait de la gestion des stocks, un poste sur lequel il y a vraiment de l’argent à gagner, et celle sur la digitalisation du SAV et des contrats de service pour lesquels il n’y a plus besoin de papier grâce à la signature électronique et au paiement en ligne. Même les rapports peuvent se faire à l’oral avec la reconnaissance vocale.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

Très peu ont arrêté. Ils ont été actifs et la majorité d’entre eux était sur les chantiers. Ils ont eu plus de problèmes avec les i

ntervenants du gros œuvre qu’avec les techniciens. Toutes les remises en route ont été faites, car cela se fait vite, ce qui leur a permis de sortir leur machine à facturer. Et grâce aux outils numériques, les pisciniers ont eu le temps de s’occuper de leurs impayés en envoyant simplement à leurs clients un lien de paiement.

Les pisciniers comprennent de mieux en mieux l’intérêt de la digitalisation et peuvent constater qu’elle n’apporte que de la valeur. L’envoi de SMS fait partie des services qui ont explosé chez nous, suivi par le paiement en ligne et la signature électronique.

Avec le confinement, les professionnels ont compris qu’ils pouvaient travailler de la maison, gérer et mettre à jour les plannings de leurs collaborateurs. Ils ont aussi constaté qu’avec les smartphones ou les tablettes et un outil de gestion électronique des documents, les techniciens avaient tout ce qu’il fallait, y compris le paiement en ligne en temps réel, un outil particulièrement intéressant pour le SAV qui permet de faire payer le client tout de suite, sans être obligé d’y revenir ensuite !

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Nous ne sommes pas encore revenus à notre rythme de croisière mais nous sommes bien remontés. En revanche, nous constatons un changement dans l’attitude de nos clients. Il y a eu beaucoup de peur dans ce confinement.

Nous avions déjà besoin de les rassurer auparavant, mais c’est encore plus important aujourd’hui. Nos clients sont plus exigeants aussi et ont besoin de plus de transparence. Nous procédons à des tests d’intrusion sur nos applications pour rassurer les DSI (ndlr : directeurs des systèmes d’information) des réseaux. Nous allons même nous lancer dans une démarche NF Service.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Le confinement a juste été une pause et a offert deux opportunités aux pisciniers : ils ont pu être présents auprès de leurs clients d’une part, et d’autre part les clients qui devaient partir à l’étranger vont plutôt faire le choix de la piscine. Le paysage et la piscine sont des postes « actés » et le marché a donc de beaux jours devant lui.

COVID-19 – Debernardi Piscines : optimiste mais prudent

Interview de Stéphane Debernardi, Debernardi Piscines (38)

 

Quelles ont été vos réactions lors de l’annonce du confinement ?

Ce fut bien entendu un choc extrêmement violent et j’ai passé toute la nuit à travailler pour réfléchir et mettre en place toutes solutions disponibles afin de sauver l’entreprise. Dès le mardi, nous avons fermé le magasin et arrêté nos activités chantiers et entretien. Nous avons immédiatement adressé un mail à l’ensemble de nos clients, plus de 2500 au total, pour leur annoncer la situation et leur prodiguer de précieux conseils afin de « sauver » les eaux de leurs piscines. Nous avons publié également ces conseils sur notre page Facebook et nos techniciens sont restés disponibles par téléphone afin d’accompagner la clientèle. Nous avions sur notre agenda pas moins de 450 remises en route de programmées et la météo annonçait des températures élevées. Il était donc important d’agir vite. Notre réactivité semble avoir été très appréciée car sur les 2500 mails envoyés, nous avons eu en retour plus de 100 mails de remerciements ! Le magasin ainsi que l’ensemble de l’entreprise sont restés intégralement fermés jusqu’au vendredi 20 mars.

Quelles mesures avez-vous prises ?

Concernant le magasin nous avions la possibilité de démarrer très rapidement en mode drive. En effet, nous avons un service drive depuis maintenant plusieurs années et nous sommes parfaitement rodés à ce type d’exercice. Mais j’ai refusé d’ouvrir le drive par crainte de voir nos clients pénalisés, en cas de contrôles, les produits piscine n’étant certainement pas considérés comme prioritaires par les services de police et de gendarmerie. J’ai alors opté, dès le lundi 23, pour la mise en place d’un service de commandes par téléphone et de livraisons directement chez les clients, ces livraisons étant effectuées par notre équipe de maçons qui était alors dans l’incapacité de rejoindre les chantiers du fait du manque de matériaux et de béton. Ce même lundi, nos équipes de maintenance ont également repris le travail, avec pour consigne de respecter toutes les procédures de sécurité que nous avions élaborées. Dès la première intervention, les clients ont été prévenus par mail de l’ensemble des règles et procédures à respecter. Sur les 450 mises en route programmées, seulement 5 clients ont refusé d’accueillir nos équipes. Il s’agissait de personnes porteuses du Covid et de personnes âgées.

Côté construction, nous avons connu 3 semaines compliquées par manque d’effectif du fait de collaborateurs qui ont été dans l’obligation de rester à leur domicile pour la garde de leurs enfants.

Quelles ont été les réactions de vos clients durant cette période ?

Ils se sont montrés très satisfaits de la mise en place du service de livraison ainsi que de la reprise rapide du service maintenance et rassurés par l’ensemble des procédures de sécurité mises en place. Concernant la construction, ils se sont montrés particulièrement compréhensifs jusqu’au 11 mai mais il faut bien reconnaître que depuis cette date, qui a marqué la fin du confinement, ils se montrent moins compréhensifs et nous mettent une pression importante. Nous avons pour objectif de rattraper nos retards mais nous sommes pénalisés par les délais de fabrication particulièrement importants pour certains produits, les volets automatiques et les couvertures à bulles par exemple. Heureusement, nous avions passé de très importantes commandes de présaison sur les groupes de filtration, pompes et filtres, sur les PAC ainsi que sur la membrane armée. Les stocks ainsi constitués nous sont aujourd’hui très utiles.

Comment voyez-vous le 2e semestre 2020 ainsi que la saison piscine 2021 ?

Difficile de faire des prévisions. L’objectif du moment est de rattraper notre retard « chantiers ». J’ai prévenu mes collaborateurs que nous allions devoir travailler plus tard dans la saison et probablement être dans l’obligation de décaler les vacances d’été. À ce sujet, un point précis d’organisation est prévu à la fin du mois de juin.

Concernant les demandes de devis, la situation est plutôt rassurante. Par rapport à la même période de 2019 les demandes ont doublé et je sens, pour beaucoup de ces demandes, une vraie volonté d’aboutir. Pour l’activité magasin, nous avons effectué durant le confinement plus de 400 livraisons, ce qui nous a permis de vraiment « limiter la casse » et même d’être en progression au mois d’avril sur la famille « produits de traitement ». Depuis le 12 mai, la fréquentation du magasin est importante et beaucoup de clients viennent y chercher un service, tel qu’une analyse d’eau, afin d’être rassurés. Nous limitons l’accès à notre magasin à simultanément 6 personnes et demandons obligatoirement le port du masque. Du gel hydroalcoolique est mis à la disposition de nos clients. Cette période nous aura très probablement permis, comme en témoignent les mails de remerciement adressés par les clients à nos équipes, de renforcer leur fidélité à notre entreprise. Pour la fin de la saison, et pour la saison prochaine, je reste optimiste mais prudent !

COVID-19 – SCP France : travail posté en 2 équipes afin de répondre à la demande

Interview de Jean-Louis Albouy, directeur général chez SCP France

Quelles ont été vos premières réactions lors de l’annonce du confinement par les autorités ?

Le 17 mars, nous avons été mis devant le fait accompli et nous avons arrêté toutes les activités. Dès le lendemain midi, nous avons mis en place une cellule de crise composée d’un responsable de chacune de nos agences et d’un comité de sécurité afin d’étudier les différents scénarios pouvant nous permettre de retrouver dans les meilleurs délais le meilleur fonctionnement possible en tenant compte, bien entendu, des mesures de sécurité les plus strictes. Durant 6 jours, le comité de sécurité a contacté nos clients afin de savoir s’ils étaient ouverts, comment ils fonctionnaient, etc. Nous avons ensuite testé le fonctionnement possible des agences en tenant compte des impératifs de sécurité. Les agences ont ainsi fonctionné en mode test avec un impératif : être sûrs que lorsque nous reprendrons nos activités normales, cela se fera en toute sécurité pour nos clients comme pour nos collaborateurs. Ont ainsi été testés le fonctionnement des agences en mode drive, les procédures de passage de commandes ainsi que les enlèvements en agence. Dès que les tests réalisés se sont avérés positifs, nous avons rouvert l’ensemble de nos agences en mode drive. Celles-ci ont également recommencé les expéditions des commandes vers nos clients. C’est ainsi que l’ensemble des agences SCP a rouvert le 30 mars. Ce type de fonctionnement a perduré jusqu’au 11 mai, date de sortie du confinement.

Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Nous avons été immédiatement confrontés à un problème important et inattendu : celui d’une demande très importante, de l’ordre de + 50 % par rapport à l’année dernière à la même époque, alors que nous fonctionnions en mode opérationnel de sécurité. C’est ainsi que dès la 2e semaine de reprise, nous avons mis en place le travail posté en 2 équipes afin de répondre le plus efficacement possible aux demandes de nos clients. Le roulement mis en place était le suivant :

  • 6 h 30 à 13 h 30 pour la première équipe ;
  • 13 h 30 à 20 h 30 pour la seconde.

Avec cette organisation, nous avons pu servir près de 60 % des commandes à J+1. Cette belle performance a été possible grâce à l’investissement de l’ensemble de nos collaborateurs des dépôts, que je tiens à saluer.

Comment était l’activité de vos clients durant cette période ?

À l’annonce du confinement, nos commerciaux ont appelé nos clients afin de savoir s’ils étaient fermés ou non, et quel était leur type de fonctionnement. Bilan : 70 % étaient en activité et la partie chantier fonctionnait quasiment normalement, seulement perturbée par des délais plus longs pour certains approvisionnements comme le béton ou les livraisons de liners. La bonne nouvelle était que leurs clients acceptaient les équipes de chantier chez eux et qu’il n’y avait pas d’annulations !

Comment jugez-vous le marché de la piscine lors de cette crise sanitaire ?

J’observe que la période de confinement a été profitable au marché de la construction comme à celui de rénovation. Nos clients pisciniers nous font part d’une hausse importante des demandes de devis en France, bien sûr, mais également dans d’autres pays européens comme l’Italie et la Belgique. Pour les ventes magasin, cela a été évidemment plus compliqué. Les magasins étant fermés, des volumes ont été perdus malgré la réaction très dynamique de beaucoup de professionnels qui ont réussi à mettre en place des drives dans des délais extrêmement courts et qui ont organisé des livraisons chez leurs clients. Pour des produits dits de conforts, tels que les robots, le recul est sensible à date. Par contre nous avons constaté des hausses spectaculaires, de l’ordre de + 40 %, sur les solutions de construction telles que les blocs de coffrage polystyrène, ainsi que sur la membrane armée. Le marché s’est donc organisé.

Et depuis la fin du confinement ?

Toutes nos agences sont ouvertes, en mode « sécurité » et nos équipes continuent de fonctionner en travail posté. Les services SAV et réparations ont quant à eux rouvert et notre site de commandes en ligne Pool 360, qui a enregistré de nouveaux adeptes depuis le mois de mars, continue de progresser. Nous mettons tout en œuvre pour continuer à accompagner nos clients, et ce d’autant plus que toutes nos analyses du marché montrent que l’activité de notre secteur va continuer à progresser. Pour le mois de mai, nous envisageons d’ores et déjà la possibilité d’ouvrir les agences le samedi ainsi que le jeudi de l’Ascension.

Pour juillet et août, nous partons sur l’hypothèse que l’activité chantier va se maintenir à un haut niveau du fait des délais plus longs dans les approvisionnements d’étanchéités de type liners, de 6 à 12 semaines. Nous avons d’ores et déjà prévenu nos salariés que nous devions mettre en place un service adapté durant la période des congés d’été. La saison sera donc longue pour les constructeurs comme pour nos équipes en charge de les accompagner. Cependant, nous sommes heureux de constater l’intérêt toujours croissant des consommateurs pour le produit piscine, non seulement lors de la saison 2020 mais également pour 2021, année pour laquelle un nombre significatif de devis semblent avoir déjà été signés.

COVID-19 – Régul’ Électronique : fabrication et livraisons maintenues

Interview de Frédéric Servant, Régul’ Électronique

 

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Passé l’effet de surprise, nous avons immédiatement lancé une réunion afin de trouver les solutions à mettre en œuvre afin d’honorer les commandes en cours et de continuer la production tout en assurant la sécurité de l’ensemble de nos collaborateurs.

Nous avons mis en place le télétravail pour les services de l’entreprise pour lesquels cela était possible tels que :

  • le service marketing ;
  • le service SAV avec le maintien de notre hotline ;
  • le service commercial.

Pour la production, le fait d’être un fabricant français nous a grandement facilité la tâche et nous a permis de faire face à la demande. 3 collaborateurs sur les 6 que compte notre service production étaient présents et nous avions en stock toutes les « matières premières » afin de continuer à produire nos équipements.

Côté production, nous étions donc sereins. La difficulté pour nous a été d’identifier lesquels de nos clients étaient restés ouverts, s’ils avaient mis en place une activité drive ou pas, et s’ils avaient repris une activité chantiers. Ces missions ont été confiées à nos commerciaux. Une autre des difficultés du moment était liée au transport. Nos transporteurs habituels ont continué à fonctionner mais, dans un premier temps, en mode dégradé, ce qui a pu causer des retards de livraison. Heureusement, ils ont rapidement retrouvé une activité normale. Durant toute la période, nos commerciaux sont restés en contact avec nos clients afin de gérer avec un maximum de flexibilité l’ensemble de leurs demandes.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées sur la période ?

Elles ont été diverses. La plus importante a été, au début, le flou de la réglementation : prise en charge ou non des mesures de chômage partiel, comment les mettre en œuvre, etc. Nos salariés qui venaient travailler ont été confrontés, malgré le document établi autorisant leurs déplacements, à des contrôles de gendarmerie ne reconnaissant pas le caractère essentiel de notre activité.

Enfin, nos clients ont dû faire face à des problèmes de livraisons de béton et de liner, ce qui a généré des retards dans le déroulement de leurs chantiers, retards qui se sont répercutés dans les plannings des commandes qu’ils nous adressaient. Malgré cela, durant cette période de confinement, nous avons maintenu nos fabrications et assuré les livraisons de nos produits.

Comment jugez-vous le niveau de l’activité du marché de la piscine ?

L’activité s’est maintenue à un bon niveau et je dois reconnaître que nous avons été débordés de commandes ! Depuis la fin du confinement, cette bonne tendance se poursuit. Mieux encore, les échos qui me parviennent de nos clients témoignent qu’ils font face à une demande importante de devis et que les signatures de chantiers pour la saison 2021 sont bonnes.

Les clients semblent avoir intégré que les vacances à l’étranger sont certainement compromises pour plusieurs années et privilégient ainsi les vacances « à la maison ». C’est positif pour le marché de la piscine. Nous sommes donc optimistes pour la saison à venir.

COVID-19 – Régul’ Électronique : fabrication et livraisons maintenues

Interview de Frédéric Servant, Régul’ Électronique

 

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Passé l’effet de surprise, nous avons immédiatement lancé une réunion afin de trouver les solutions à mettre en œuvre afin d’honorer les commandes en cours et de continuer la production tout en assurant la sécurité de l’ensemble de nos collaborateurs.

Nous avons mis en place le télétravail pour les services de l’entreprise pour lesquels cela était possible tels que :

  • le service marketing ;
  • le service SAV avec le maintien de notre hotline ;
  • le service commercial.

Pour la production, le fait d’être un fabricant français nous a grandement facilité la tâche et nous a permis de faire face à la demande. 3 collaborateurs sur les 6 que compte notre service production étaient présents et nous avions en stock toutes les « matières premières » afin de continuer à produire nos équipements.

Côté production, nous étions donc sereins. La difficulté pour nous a été d’identifier lesquels de nos clients étaient restés ouverts, s’ils avaient mis en place une activité drive ou pas, et s’ils avaient repris une activité chantiers. Ces missions ont été confiées à nos commerciaux. Une autre des difficultés du moment était liée au transport. Nos transporteurs habituels ont continué à fonctionner mais, dans un premier temps, en mode dégradé, ce qui a pu causer des retards de livraison. Heureusement, ils ont rapidement retrouvé une activité normale. Durant toute la période, nos commerciaux sont restés en contact avec nos clients afin de gérer avec un maximum de flexibilité l’ensemble de leurs demandes.

Quelles ont été les principales difficultés rencontrées sur la période ?

Elles ont été diverses. La plus importante a été, au début, le flou de la réglementation : prise en charge ou non des mesures de chômage partiel, comment les mettre en œuvre, etc. Nos salariés qui venaient travailler ont été confrontés, malgré le document établi autorisant leurs déplacements, à des contrôles de gendarmerie ne reconnaissant pas le caractère essentiel de notre activité.

Enfin, nos clients ont dû faire face à des problèmes de livraisons de béton et de liner, ce qui a généré des retards dans le déroulement de leurs chantiers, retards qui se sont répercutés dans les plannings des commandes qu’ils nous adressaient. Malgré cela, durant cette période de confinement, nous avons maintenu nos fabrications et assuré les livraisons de nos produits.

Comment jugez-vous le niveau de l’activité du marché de la piscine ?

L’activité s’est maintenue à un bon niveau et je dois reconnaître que nous avons été débordés de commandes ! Depuis la fin du confinement, cette bonne tendance se poursuit. Mieux encore, les échos qui me parviennent de nos clients témoignent qu’ils font face à une demande importante de devis et que les signatures de chantiers pour la saison 2021 sont bonnes.

Les clients semblent avoir intégré que les vacances à l’étranger sont certainement compromises pour plusieurs années et privilégient ainsi les vacances « à la maison ». C’est positif pour le marché de la piscine. Nous sommes donc optimistes pour la saison à venir.

COVID-19 – Hayward : garder le contact avec nos clients

Interview Patrice Garrigues, responsable commercial Europe de l’Ouest chez Hayward

Quelles ont été vos réactions lors de l’annonce du confinement ?

La réaction a été très rapide. Les consignes sont arrivées du siège américain de l’entreprise, nous demandant de sécuriser immédiatement l’ensemble du personnel. Plusieurs décisions ont été prises :

  • mise en place de règles et de protocoles sanitaires stricts pour les personnes dont la présence sur site est indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise. Ce fut le cas, en particulier, sur la plateforme logistique de Saint-Vulbas. Ces mesures ont permis de maintenir l’activité, en réception comme en expédition de marchandises ;
  • mise en place d’une organisation de télétravail pour les autres : ADV, SAV, etc. ;
  • l’ensemble des réunions s’est déroulé sous forme de téléréunions.

Ensuite, nous avons pris contact avec nos clients, afin de garder le lien avec eux et de savoir s’ils étaient fermés ou en mode « veille ». Nous avons ainsi pu les informer que nous maintenions notre activité et que nous étions disponibles pour les servir durant cette période critique. Cette information sur notre organisation a été accueillie de façon très positive par tous. Autre mesure qu’ils ont également appréciée : le maintien de nos formations via un programme de vidéoconférences. Une réussite qui a été plébiscitée !

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

Bien évidemment, l’activité des magasins a été logiquement affectée. Après quelques jours de fermeture totale, il faut noter que beaucoup ont mis en place, et très rapidement, des solutions telles que le drive afin de reprendre une partie de leur activité de négoce. Ils ont fait preuve d’un réel dynamisme et d’une remarquable capacité d’adaptation.

Pour la partie chantiers, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu d’arrêt de l’activité. Les chantiers ont continué leur déroulement, handicapés toutefois par les délais d’approvisionnement allongés pour certains produits et matériels tel que les liners. Les chantiers vont durer de ce fait sur une période plus longue. C’est un élément que nous prenons en compte car il y a beaucoup de matériels Hayward qui prennent place dans les locaux techniques, et sont souvent installés en toute fin de chantier. Nous devons donc nous attendre à un surcroît d’activité plus tardif qu’à l’accoutumée et nous sommes prêts à y répondre.

Quelles sont vos prévisions pour l’année 2020 ?

Nous avons confirmé nos objectifs pour l’année 2020, ce qui signifie que nous restons optimistes. Nous pensons que la reprise totale de l’activité sera complète fin mai ou début juin et que l’activité se maintiendra plus tardivement que d’habitude.