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SCP présente la PAC InverX de Fairland

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SCP Europe collabore depuis de nombreuses années avec la société Fairland et présente aujourd’hui la pompe à chaleur InverX, full inverter et équipée de la technologie Inverturbo.

L’InverX peut se définir comme une pompe à chaleur TurboSilence. Elle a été conçue pour réduire au strict minimum les nuisances sonores tout en apportant une puissance supérieure. Cet avantage concurrentiel a été rendu possible par la création d’un boîtier hexagonal (concept breveté) qui permet une ventilation optimale à 720°.

TurboSilence tech utilise un puissant variateur de vitesse de 180° FOC (Field-Oriented Control) pour contrôler la fréquence du compresseur, la vitesse du ventilateur et la fonction booster avec plus de précision. Il équilibre parfaitement le contrôle du compresseur et la technologie d’échange de chaleur de l’ensemble du système.

En temps normal, l’InverX et son système de contrôle réduisent la vitesse du ventilateur à un régime inférieur de 21 %, ce qui permet aux utilisateurs de profiter de la baignade dans un jardin plus calme. En mode Booster, la Turbo Silence tech chauffe la piscine rapidement ; le temps de chauffage est réduit de 25 %. La technologie Turbo Silence  génère 20 % de puissance de chauffe supplémentaire en début de saison. Ensuite, la pompe à chaleur tourne en moyenne à 50 % de puissance pour une consommation plus faible.

Parmi les caractéristiques de la PAC InverX:

  • fonctionne de – 15 °C jusqu’à 43 °C d’air ambiant ;
  • chauffe jusqu’à 40 °C ;
  • ultra-silencieuse ;
  • panneau de commande intelligent :
  • wi-fi intégré ;
  • indicateur de débit (facile pour régler le by-pass) ;
  • mode fonction Booster/Smart/Silence ;
  • design alliage aluminium.

www.scpeurope.fr

COVID-19 – Poolstar : les mois à venir vont être bons pour le secteur

Interview d’Emmanuel Attar, Poolstar

 

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Même si nous nous y attendions, l’annonce est tombée très rapidement et de manière très catégorique : fermeture le jeudi 12 mars des écoles, annonce du confinement le dimanche soir avec effet le mardi 17 mars à midi. Nous avons tout de suite eu des craintes sur l’effet de ces dispositions sur la consommation des ménages, sur leur impact économique et psychologique.

En ce qui nous concerne, notre première inquiétude a été de savoir quand aurait lieu la date de reprise et comment nous allions gérer le personnel et l’activité pendant cette période de perturbations qui survenait pile au démarrage de la saison et des salons, au début de la forte saison.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Nous avons réellement fermé pendant 15 jours, le temps de prendre connaissance des dispositifs légaux et des mesures de protection sanitaire à mettre en place. Et nous avons réfléchi à une organisation compatible avec ces contraintes pour répondre à la demande des clients, c’est-à-dire privilégier les livraisons en drop-shipping (ndlr : livraison directe au client), mettre en place des équipes réduites en roulement pour l’expédition des marchandises (administration des ventes et logistique), mettre en télétravail les équipes de support et communiquer régulièrement avec les clients pour leur donner de la visibilité.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Certaines mesures à appliquer ont nécessité de notre part une adaptation particulière. Ainsi, la distanciation sociale à mettre en place dans les locaux nous a obligés à revoir le positionnement des bureaux du personnel en créant et aménageant de nouveaux espaces de travail. Il nous a également fallu nous procurer le matériel nécessaire : masques, gels, gants, visières, pour permettre à nos collaborateurs de travailler en toute sécurité en respectant les gestes barrières.

Nous nous sommes aussi adaptés aux contraintes des transporteurs qui déployaient des moyens réduits avec comme conséquences des délais rallongés. Notre seule priorité a été de pouvoir livrer nos clients. Aujourd’hui encore, nous n’avons pas le volume de camions nécessaire.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

La réaction des clients a été plutôt positive du fait que nous ayons pu poursuivre notre activité et continuer à proposer nos services. Nous avons même gagné des clients du fait de ce maintien d’activité, de la disponibilité de nos produits et de notre capacité à livrer leurs commandes.

Nous avions en effet anticipé nos approvisionnements en perspective du démarrage de la saison, ce qui nous a permis de limiter le blocage des marchandises à cause du confinement.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

Tout dépend des canaux de distribution. L’activité de nos revendeurs internet a littéralement explosé, alors que les magasins physiques ayant dû fermer ont eu plus de difficultés, sans compter que la météo a été plutôt clémente sur la période. L’annonce des réouvertures prévues pour le 11 mai a suscité un engouement inédit auprès des consommateurs, qui ont pris d’assaut les magasins.

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Nous avons une demande disproportionnée en piscines hors sol, de l’ordre de 500 à 600 % par rapport à la normale. Même chose pour les spas gonflables, un produit phénomène qui a été sollicité très tôt. Nous avons profité du fait que la grande distribution soit fermée. Comme nous avions anticipé sur nos commandes, nous avions beaucoup de stocks sur les piscines. En revanche, nous avons été rapidement en rupture sur le spa semi-rigide portable. Heureusement, nous avions lancé une nouvelle gamme de spas acryliques fabriqués à la commande en Europe. Nous pensions commencer doucement cette première année mais les ruptures de stocks chez nos concurrents nous ont là encore profité. Aujourd’hui, nous avons des délais d’un mois sur les spas et nous sommes en rupture définitive pour la saison sur les piscines hors sol, un produit que nous avions de toute façon décidé d’arrêter. Quant aux pompes à chaleur, la saison a commencé beaucoup plus tôt et plus fort. Les gens ont remis leur piscine en route précocement cette année. Nous continuons à livrer les magasins et sans délais, ce qui n’est pas le cas pour internet.

Cet afflux sans précédent de demandes a fortement impacté le niveau de nos stocks. Certains produits étant déjà en rupture avant même la réception dans nos locaux. Nous allons d’autant plus anticiper à l’avenir la réception de nos marchandises afin de pouvoir honorer le maximum de commandes. Nous allons continuer à communiquer régulièrement avec nos clients sur la disponibilité des produits, à leur proposer des services de financement et du drop-shipping et à mobiliser toutes nos ressources internes et les transporteurs disponibles pour la livraison des marchandises.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Les mois à venir vont être bons pour le secteur : un été chaud est prévu, les gens vont moins partir, s’équiper et profiter de leur piscine. Même chose pour l’arrière-saison. Ils se projettent aussi dans l’avenir. Il y a donc une grosse demande au niveau de la construction et les pisciniers qui ont connu une période de fermeture sont en train de se rattraper à vitesse grand V avec des niveaux de vente records. D’après moi, la demande en construction de piscines restera forte dans les 3 prochaines années avec le contexte actuel et la météo.

Pensez-vous que cette crise va faire évoluer le comportement des consommateurs ?

Dans la mesure où les congés cette année s’annoncent plus sédentaires, avec des vacances à leur domicile pour une grande partie des Français, le désir de posséder une piscine va rester très fort. L’activité du secteur va donc continuer à croître significativement.

Concernant le spa, il va prendre une place prépondérante dans l’équipement de la maison : en tant qu’alternative à une piscine pour certains ou pour créer un espace détente dans son domicile. Ce qui est certain, c’est que cela accompagne le souhait des Français, post-confinement, d’accéder à une habitation possédant un extérieur. Cette période va renforcer les liens conviviaux et amicaux autour des domiciles privés. Et le jardin va devenir la destination préférée des Français.

COVID-19 – Poolstar : les mois à venir vont être bons pour le secteur

Interview d’Emmanuel Attar, Poolstar

 

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Même si nous nous y attendions, l’annonce est tombée très rapidement et de manière très catégorique : fermeture le jeudi 12 mars des écoles, annonce du confinement le dimanche soir avec effet le mardi 17 mars à midi. Nous avons tout de suite eu des craintes sur l’effet de ces dispositions sur la consommation des ménages, sur leur impact économique et psychologique.

En ce qui nous concerne, notre première inquiétude a été de savoir quand aurait lieu la date de reprise et comment nous allions gérer le personnel et l’activité pendant cette période de perturbations qui survenait pile au démarrage de la saison et des salons, au début de la forte saison.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Nous avons réellement fermé pendant 15 jours, le temps de prendre connaissance des dispositifs légaux et des mesures de protection sanitaire à mettre en place. Et nous avons réfléchi à une organisation compatible avec ces contraintes pour répondre à la demande des clients, c’est-à-dire privilégier les livraisons en drop-shipping (ndlr : livraison directe au client), mettre en place des équipes réduites en roulement pour l’expédition des marchandises (administration des ventes et logistique), mettre en télétravail les équipes de support et communiquer régulièrement avec les clients pour leur donner de la visibilité.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Certaines mesures à appliquer ont nécessité de notre part une adaptation particulière. Ainsi, la distanciation sociale à mettre en place dans les locaux nous a obligés à revoir le positionnement des bureaux du personnel en créant et aménageant de nouveaux espaces de travail. Il nous a également fallu nous procurer le matériel nécessaire : masques, gels, gants, visières, pour permettre à nos collaborateurs de travailler en toute sécurité en respectant les gestes barrières.

Nous nous sommes aussi adaptés aux contraintes des transporteurs qui déployaient des moyens réduits avec comme conséquences des délais rallongés. Notre seule priorité a été de pouvoir livrer nos clients. Aujourd’hui encore, nous n’avons pas le volume de camions nécessaire.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

La réaction des clients a été plutôt positive du fait que nous ayons pu poursuivre notre activité et continuer à proposer nos services. Nous avons même gagné des clients du fait de ce maintien d’activité, de la disponibilité de nos produits et de notre capacité à livrer leurs commandes.

Nous avions en effet anticipé nos approvisionnements en perspective du démarrage de la saison, ce qui nous a permis de limiter le blocage des marchandises à cause du confinement.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

Tout dépend des canaux de distribution. L’activité de nos revendeurs internet a littéralement explosé, alors que les magasins physiques ayant dû fermer ont eu plus de difficultés, sans compter que la météo a été plutôt clémente sur la période. L’annonce des réouvertures prévues pour le 11 mai a suscité un engouement inédit auprès des consommateurs, qui ont pris d’assaut les magasins.

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Nous avons une demande disproportionnée en piscines hors sol, de l’ordre de 500 à 600 % par rapport à la normale. Même chose pour les spas gonflables, un produit phénomène qui a été sollicité très tôt. Nous avons profité du fait que la grande distribution soit fermée. Comme nous avions anticipé sur nos commandes, nous avions beaucoup de stocks sur les piscines. En revanche, nous avons été rapidement en rupture sur le spa semi-rigide portable. Heureusement, nous avions lancé une nouvelle gamme de spas acryliques fabriqués à la commande en Europe. Nous pensions commencer doucement cette première année mais les ruptures de stocks chez nos concurrents nous ont là encore profité. Aujourd’hui, nous avons des délais d’un mois sur les spas et nous sommes en rupture définitive pour la saison sur les piscines hors sol, un produit que nous avions de toute façon décidé d’arrêter. Quant aux pompes à chaleur, la saison a commencé beaucoup plus tôt et plus fort. Les gens ont remis leur piscine en route précocement cette année. Nous continuons à livrer les magasins et sans délais, ce qui n’est pas le cas pour internet.

Cet afflux sans précédent de demandes a fortement impacté le niveau de nos stocks. Certains produits étant déjà en rupture avant même la réception dans nos locaux. Nous allons d’autant plus anticiper à l’avenir la réception de nos marchandises afin de pouvoir honorer le maximum de commandes. Nous allons continuer à communiquer régulièrement avec nos clients sur la disponibilité des produits, à leur proposer des services de financement et du drop-shipping et à mobiliser toutes nos ressources internes et les transporteurs disponibles pour la livraison des marchandises.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Les mois à venir vont être bons pour le secteur : un été chaud est prévu, les gens vont moins partir, s’équiper et profiter de leur piscine. Même chose pour l’arrière-saison. Ils se projettent aussi dans l’avenir. Il y a donc une grosse demande au niveau de la construction et les pisciniers qui ont connu une période de fermeture sont en train de se rattraper à vitesse grand V avec des niveaux de vente records. D’après moi, la demande en construction de piscines restera forte dans les 3 prochaines années avec le contexte actuel et la météo.

Pensez-vous que cette crise va faire évoluer le comportement des consommateurs ?

Dans la mesure où les congés cette année s’annoncent plus sédentaires, avec des vacances à leur domicile pour une grande partie des Français, le désir de posséder une piscine va rester très fort. L’activité du secteur va donc continuer à croître significativement.

Concernant le spa, il va prendre une place prépondérante dans l’équipement de la maison : en tant qu’alternative à une piscine pour certains ou pour créer un espace détente dans son domicile. Ce qui est certain, c’est que cela accompagne le souhait des Français, post-confinement, d’accéder à une habitation possédant un extérieur. Cette période va renforcer les liens conviviaux et amicaux autour des domiciles privés. Et le jardin va devenir la destination préférée des Français.

COVID-19 – WPI&L’eau bien être : trouver des solutions aux délais de livraisons raisonnables

Interview de Fabrice Jegou, WPI et Tamara Saint-Yves, L’Eau Bien Etre

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Nous n’avons pas été surpris, nous l’avions senti arriver et l’avions prévu même si nous restons abasourdis par ce que la planète a vécu. Pour l’Eau Bien-Être d’abord, et dès février, nous avons anticipé sur nos stocks en passant des commandes chez nos fournisseurs. Nous avons aussi fait la banque pour nos distributeurs et, heureusement, ça s’est bien passé. Ils nous en remercient d’ailleurs aujourd’hui.

Pour WPI, nous avons eu le même réflexe en anticipant là encore sur nos achats auprès de nos fournisseurs aux États-Unis afin de nous faire livrer des containers de spas chaque semaine. Cela nous a permis de livrer malgré une logistique de plus en plus compliquée. Parce que pendant ce temps-là, les
« pool guys » étaient dehors et bossaient. Ils avaient toujours un flux d’activité pour la piscine comme pour le spa et avaient besoin de produits.

Et quand est arrivée l’annonce du confinement, nous avons commencé par mettre nos équipes en chômage partiel, avant de passer tous ceux qui pouvaient l’être en mode télétravail à temps partiel dès que cela a été possible.

Quelles contraintes et difficultés avez-vous rencontrées ?

En interne d’abord, il n’a pas été facile pour nos collaborateurs de gérer le boulot et les enfants. Et tout n’est pas possible en télétravail : l’administratif est plus compliqué, même avec un serveur, les transferts d’appels qui tombent d’habitude sur plusieurs personnes ont été redirigés vers une seule… Dans notre métier, le besoin d’échange est fondamental et la proximité essentielle même pour une simple question. Nous sommes des gens de contact.

Et bien sûr, nous avons rencontré des contraintes avec nos fournisseurs en Amérique du Nord. Leurs usines sont essentiellement en Amérique latine, l’un des principaux centres de fabrication de la planète, une région qui subit de plein fouet la pandémie aujourd’hui, comme d’ailleurs les États-Unis.

Quant aux pisciniers enfin, certains ont vraiment eu peur et ont mis du temps à se faire livrer leurs produits.

Quels retours avez-vous eu des clients finaux ?

Tous les clients n’ont pas compris les difficultés que nous avons rencontrées pour les livrer, surtout pour le spa. Certains étaient tranquillement confinés chez eux en télétravail et exigeaient de recevoir leur spa au plus vite sans prendre en compte les contraintes que nous rencontrions. Une situation qu’ont aussi connue les pisciniers du réseau.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

J’identifie deux profils différents. Une partie des pisciniers dit ne pas avoir fait grand-chose et l’autre est complètement débordée avec des commandes jusqu’en 2022 et la queue devant leur magasin, surtout les magasins de spas. Les quantités de spas que nous vendons d’ailleurs actuellement sont exceptionnelles. Du jamais vu !

Il faut reconnaître que certains sont plus commerçants que d’autres et savent mieux argumenter pour planifier et étaler les commandes des clients. Ils savent dire la vérité et évitent de s’engager sur des délais qu’ils ne pourront pas tenir parce qu’ils n’auront pas reçu leurs propres commandes. La piscine est le projet d’une vie et ne se fait pas en 5 minutes.

À noter aussi que le piscinier écoute plus que d’habitude. Il est aujourd’hui plus en recherche d’un partenaire que d’un prix. Il a besoin de confiance et d’accompagnement. C’est là qu’un réseau comme le nôtre prend tout son sens et je crois qu’avec tout ce que nous avons fait pour eux pendant cette période, ils s’en souviendront et que leur fidélité en sera renforcée.

Je pense enfin que les professionnels vont sortir très fatigués de la saison. Il faut espérer qu’on ne vive pas la même chose qu’en 1998 ou 2003. Celui qui saura anticiper et remplir son carnet de commandes s’en sortira bien.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Il faut reconnaître que nous nous en sommes plutôt bien sortis sur le spa. Les clients sont surpris que nous ayons encore du stock alors que Balboa et Gecko fonctionnent à faible régime (ndlr : deux équipementiers du spa). Que ce soit grâce à un coup de chance ou à notre expérience, le fait d’avoir travaillé en amont avec nos fournisseurs tout en jouant sur notre trésorerie nous permet aujourd’hui encore de livrer. Une situation qui devrait perdurer avec les plans de fabrication de nos fournisseurs. Car c’est aussi grâce à une histoire humaine entre nos partenaires et nous aux États-Unis que nous arrivons encore à nous fournir. Nous avons d’ailleurs recommencé à passer des commandes pour des livraisons régulières chaque semaine jusqu’à fin septembre. Ensuite tout est dans l’anticipation, l’organisation et la communication. Pour tout ce qui concerne le spa, nous préconisons plutôt du standard sur les couleurs et les habillages pour l’instant, sinon le client devra attendre quelques mois. Notre rôle est de refaire prendre conscience aux pisciniers de l’importance du bon sens du commerçant qui se doit de dire la vérité au consommateur pour parvenir à orienter son choix. À nous aussi de leur trouver des solutions, des produits et des délais de livraison raisonnables.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Nous ne sommes pas sûrs que la saison soit extraordinaire parce que nous ne pourrons pas tout livrer. Le marché a été très impacté par des délais de livraison très allongés. En termes d’activité, même si nous n’avons pas atteint notre chiffre d’affaires habituel sur cette période, nous savons déjà que nous devrions le rattraper. La situation en juin est bonne et nous connaissons des hivers secs depuis plusieurs années qui permettent de travailler presque 12 mois sur 12. Ceux qui sont bien organisés et structurés sauront donc bien s’en sortir.

Mais dans l’intervalle nous allons avoir beaucoup de travail sans savoir toutefois si tous nos fournisseurs pourront nous livrer. Il va donc falloir tenir : les collaborateurs des entreprises vont devoir comprendre qu’ils ne pourront pas partir comme ils veulent cet été, et même temps il faut espérer que personne ne fasse un burn-out et que chacun arrive à concilier bien-être personnel et contraintes actuelles.

Et on n’a pas encore vécu l’été avec des clients qui vont se présenter dans les magasins et demander une piscine pour… cet été !

Pensez-vous que cette crise va faire évoluer le comportement des consommateurs ?

Il est probable que le désir des consommateurs d’acheter une maison avec jardin et piscine soit plus fort à l’avenir, nourri par l’envie de vivre un peu plus à l’extérieur et de ne plus se retrouver confinés à l’intéri eur encore une fois.

Il est clair aussi que nous allons vivre de très belles années sur le spa. Le seul hic, c’est que les gens confondent le spa et la piscine, alors que ce n’est vraiment pas la même chose.

COVID-19 – WPI&L’eau bien être : trouver des solutions aux délais de livraisons raisonnables

Interview de Fabrice Jegou, WPI et Tamara Saint-Yves, L’Eau Bien Etre

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Nous n’avons pas été surpris, nous l’avions senti arriver et l’avions prévu même si nous restons abasourdis par ce que la planète a vécu. Pour l’Eau Bien-Être d’abord, et dès février, nous avons anticipé sur nos stocks en passant des commandes chez nos fournisseurs. Nous avons aussi fait la banque pour nos distributeurs et, heureusement, ça s’est bien passé. Ils nous en remercient d’ailleurs aujourd’hui.

Pour WPI, nous avons eu le même réflexe en anticipant là encore sur nos achats auprès de nos fournisseurs aux États-Unis afin de nous faire livrer des containers de spas chaque semaine. Cela nous a permis de livrer malgré une logistique de plus en plus compliquée. Parce que pendant ce temps-là, les
« pool guys » étaient dehors et bossaient. Ils avaient toujours un flux d’activité pour la piscine comme pour le spa et avaient besoin de produits.

Et quand est arrivée l’annonce du confinement, nous avons commencé par mettre nos équipes en chômage partiel, avant de passer tous ceux qui pouvaient l’être en mode télétravail à temps partiel dès que cela a été possible.

Quelles contraintes et difficultés avez-vous rencontrées ?

En interne d’abord, il n’a pas été facile pour nos collaborateurs de gérer le boulot et les enfants. Et tout n’est pas possible en télétravail : l’administratif est plus compliqué, même avec un serveur, les transferts d’appels qui tombent d’habitude sur plusieurs personnes ont été redirigés vers une seule… Dans notre métier, le besoin d’échange est fondamental et la proximité essentielle même pour une simple question. Nous sommes des gens de contact.

Et bien sûr, nous avons rencontré des contraintes avec nos fournisseurs en Amérique du Nord. Leurs usines sont essentiellement en Amérique latine, l’un des principaux centres de fabrication de la planète, une région qui subit de plein fouet la pandémie aujourd’hui, comme d’ailleurs les États-Unis.

Quant aux pisciniers enfin, certains ont vraiment eu peur et ont mis du temps à se faire livrer leurs produits.

Quels retours avez-vous eu des clients finaux ?

Tous les clients n’ont pas compris les difficultés que nous avons rencontrées pour les livrer, surtout pour le spa. Certains étaient tranquillement confinés chez eux en télétravail et exigeaient de recevoir leur spa au plus vite sans prendre en compte les contraintes que nous rencontrions. Une situation qu’ont aussi connue les pisciniers du réseau.

Comment jugez-vous l’activité de vos clients durant la période du confinement ?

J’identifie deux profils différents. Une partie des pisciniers dit ne pas avoir fait grand-chose et l’autre est complètement débordée avec des commandes jusqu’en 2022 et la queue devant leur magasin, surtout les magasins de spas. Les quantités de spas que nous vendons d’ailleurs actuellement sont exceptionnelles. Du jamais vu !

Il faut reconnaître que certains sont plus commerçants que d’autres et savent mieux argumenter pour planifier et étaler les commandes des clients. Ils savent dire la vérité et évitent de s’engager sur des délais qu’ils ne pourront pas tenir parce qu’ils n’auront pas reçu leurs propres commandes. La piscine est le projet d’une vie et ne se fait pas en 5 minutes.

À noter aussi que le piscinier écoute plus que d’habitude. Il est aujourd’hui plus en recherche d’un partenaire que d’un prix. Il a besoin de confiance et d’accompagnement. C’est là qu’un réseau comme le nôtre prend tout son sens et je crois qu’avec tout ce que nous avons fait pour eux pendant cette période, ils s’en souviendront et que leur fidélité en sera renforcée.

Je pense enfin que les professionnels vont sortir très fatigués de la saison. Il faut espérer qu’on ne vive pas la même chose qu’en 1998 ou 2003. Celui qui saura anticiper et remplir son carnet de commandes s’en sortira bien.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Il faut reconnaître que nous nous en sommes plutôt bien sortis sur le spa. Les clients sont surpris que nous ayons encore du stock alors que Balboa et Gecko fonctionnent à faible régime (ndlr : deux équipementiers du spa). Que ce soit grâce à un coup de chance ou à notre expérience, le fait d’avoir travaillé en amont avec nos fournisseurs tout en jouant sur notre trésorerie nous permet aujourd’hui encore de livrer. Une situation qui devrait perdurer avec les plans de fabrication de nos fournisseurs. Car c’est aussi grâce à une histoire humaine entre nos partenaires et nous aux États-Unis que nous arrivons encore à nous fournir. Nous avons d’ailleurs recommencé à passer des commandes pour des livraisons régulières chaque semaine jusqu’à fin septembre. Ensuite tout est dans l’anticipation, l’organisation et la communication. Pour tout ce qui concerne le spa, nous préconisons plutôt du standard sur les couleurs et les habillages pour l’instant, sinon le client devra attendre quelques mois. Notre rôle est de refaire prendre conscience aux pisciniers de l’importance du bon sens du commerçant qui se doit de dire la vérité au consommateur pour parvenir à orienter son choix. À nous aussi de leur trouver des solutions, des produits et des délais de livraison raisonnables.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Nous ne sommes pas sûrs que la saison soit extraordinaire parce que nous ne pourrons pas tout livrer. Le marché a été très impacté par des délais de livraison très allongés. En termes d’activité, même si nous n’avons pas atteint notre chiffre d’affaires habituel sur cette période, nous savons déjà que nous devrions le rattraper. La situation en juin est bonne et nous connaissons des hivers secs depuis plusieurs années qui permettent de travailler presque 12 mois sur 12. Ceux qui sont bien organisés et structurés sauront donc bien s’en sortir.

Mais dans l’intervalle nous allons avoir beaucoup de travail sans savoir toutefois si tous nos fournisseurs pourront nous livrer. Il va donc falloir tenir : les collaborateurs des entreprises vont devoir comprendre qu’ils ne pourront pas partir comme ils veulent cet été, et même temps il faut espérer que personne ne fasse un burn-out et que chacun arrive à concilier bien-être personnel et contraintes actuelles.

Et on n’a pas encore vécu l’été avec des clients qui vont se présenter dans les magasins et demander une piscine pour… cet été !

Pensez-vous que cette crise va faire évoluer le comportement des consommateurs ?

Il est probable que le désir des consommateurs d’acheter une maison avec jardin et piscine soit plus fort à l’avenir, nourri par l’envie de vivre un peu plus à l’extérieur et de ne plus se retrouver confinés à l’intéri eur encore une fois.

Il est clair aussi que nous allons vivre de très belles années sur le spa. Le seul hic, c’est que les gens confondent le spa et la piscine, alors que ce n’est vraiment pas la même chose.

COVID-19 – Carré Bleu : la livraison des produits à domicile va perdurer

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

De la stupeur tout d’abord. Cette situation était totalement inattendue, véritablement extraordinaire au sens littéral du terme. Bien sûr, nous entendions parler de ce virus depuis plusieurs semaines, mais nous étions bien loin d’en imaginer les conséquences… Confinement oblige, le Siège Carré Bleu s’est mis en mode télétravail pour une partie de l’équipe. Quant aux concessionnaires, ils ont fermé leur magasin le 16 mars, conformément aux mesures gouvernementales. C’était brutal, inédit, déstabilisant… et bien sûr inopportun en pleine saison, mais il n’y avait pas d’autre choix. Les clients ont été immédiatement informés de l’interruption des chantiers et des remises en services… et des inévitables retards qu’allait engendrer cette situation. Tout est resté figé pendant deux semaines. Pour autant, la relation entre le Siège-Enseigne et le réseau, entre les concessionnaires et leurs clients ou entre les concessionnaires eux-mêmes n’a jamais cessé. Ce lien était important, rassurant, pour tous….

S’en est suivie une période assez floue, avec des messages contradictoires qui ont créé la confusion, les concessionnaires ne sachant plus s’ils devaient restés confinés ou retourner travailler…. Notre rôle a été de les accompagner au mieux, au regard des informations dont nous disposions. Heureusement, la FPP nous a aidé à y voir plus clair, en nous guidant sur ce qu’il y avait lieu de faire ou pas. Il faut d’ailleurs saluer l’initiative de la FPP de mettre ces informations sur son site, en accès libre à l’ensemble des professionnels. Nous avons aussi pris l’avis de notre conseil juridique afin d’apporter les bonnes recommandations au réseau, toujours dans le strict respect des dispositions gouvernementales et de la législation. Nous avons été extrêmement vigilants et prudents par rapport à cela. Dans une période de crise comme celle-là, informer, accompagner, échanger, faciliter autant que faire se peut… c’est essentiel ! C’est toute la force d’un réseau qui permet de ne jamais rester seul, isolé, avec ses inquiétudes et ses incertitudes dans une situation qui, en l’occurrence, était particulièrement complexe et anxiogène.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Après ces 15 jours d’expectative, puis l’intervention de la Fédération Française du Bâtiment auprès des pouvoirs publics, l’activité a commencé à reprendre, timidement au début, les concessionnaires ne disposant pas forcément de tout leur personnel (garde d’enfant, sujets à risque, peur de reprendre parfois…), la priorité ayant toujours été de garantir la sécurité de chacun. Un semblant de reprise qui s’est d’abord traduit par la mise en place d’un service de livraison de produits à domicile et, par la suite, de drive dans les magasins. Nous avons d’abord privilégié la livraison à domicile afin d’éviter aux clients de se déplacer et renforcer la notion de service, très forte chez Carré Bleu.  Ce service de livraison, généralement offert par le concessionnaire, a été particulièrement apprécié par les clients. Certains concessionnaires ont réalisé jusqu’à 250 livraisons au mois d’avril ! Nul doute que la livraison de produits à domicile est un service qui va perdurer. Nous avons aussi proposé, grâce à la logistique de CF Group, un service de livraison directe au domicile des clients, en soutien aux concessionnaires, pour répondre à l’affluence des demandes dopées par une météo quasi-estivale à cette période. Pour tout cela, nous avons mis à la disposition des concessionnaires des supports de communication, des protocoles pour la livraison et l’enlèvement des produits dans le respect des consignes sanitaires et des gestes barrières. Les réouvertures de piscines ont aussi pu redémarrer dans la plupart des régions surtout dans les résidences secondaires encore inoccupées. Certains concessionnaires ont eu recours à la visioconférence pour accompagner leurs clients et leur permettre d’effectuer les bons gestes.  Les clients n’ont jamais été abandonnés, Carré Bleu a été à leur écoute avec une assistance téléphonique ou mail permanente. Peu à peu, les chantiers de construction ont repris même si cela a été un peu compliqué au début, les concessionnaires étant tributaires de la réouverture des centrales à béton, des marchands de matériaux, etc…. Nous avons la chance de faire partie d’un groupe avec des stocks importants de produits et équipements ce qui nous rend moins dépendants. Les concessionnaires avaient d’ailleurs eux aussi anticipé leurs approvisionnements en début de saison pour le cas où… Concernant les produits chimiques, nous avons pu satisfaire toutes les demandes, grâce à notre gamme propre BlueCare et à nos gammes complémentaires.

S’agissant des produits sur-mesure, les ateliers ont repris progressivement leur production avec davantage de contraintes et des délais un peu plus longs, mais les clients ont été compréhensifs.

La situation retrouve peu à peu une certaine normalité, mais la problématique des délais reste entière, du fait du retard qui a été pris et des mesures sanitaires qui ont aussi un impact sur la productivité. Bien sûr, la reprise est plus lente et plus compliquée pour les régions Ile de France et Grand Est, fortement touchées par la pandémie avant même le confinement.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

Cette crise sanitaire, avec l’arrêt brutal de l’économie, la peur d’un krach boursier, auraient pu faire craindre des annulations de commandes ou a minima des reports. Cela n’a pas été le cas.  Les reports que nous enregistrons sont essentiellement liés aux problèmes d’urbanisme avec la suspension des instructions de dossiers.

Là encore, la FPP a parfaitement joué son rôle en intervenant auprès de l’Etat et en mettant à disposition des pisciniers un courrier à l’attention des maires pour permettre de débloquer quelques situations. Donc pas d’annulation mais, au contraire, un véritable engouement pour la piscine ! Cette période de confinement a en effet été marquée par une très forte demande. Les particuliers, confinés, ont vite pris conscience que leurs vacances étaient compromises cette année, surtout pour ceux qui avaient programmé un voyage à l’étranger, ce qui les a incités à reporter ce budget sur un projet piscine. Une démarche qui s’inscrit aussi dans la volonté de privilégier, aujourd’hui plus que jamais, les valeurs liées à la famille, à l’aménagement de sa maison, au bien-être…  Avec l’idée aussi que s’il devait y avoir un nouveau confinement, il serait plus facile à vivre avec une piscine dans son jardin, surtout si l’été nous réserve encore une canicule.

Cet attrait pour la piscine est un indicateur très rassurant. Pour autant, Carré Bleu étant sur un segment de piscines sur-mesure, ces projets ne pourront pas voir le jour cet été, compte tenu des délais d’urbanisme et des carnets de commandes déjà bien remplis en début de saison… Mais c’est de bon augure pour la saison 2021.

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Carré Bleu reste toujours opérationnel en été et il n’y aura sans doute pas de vacances cette année pour les professionnels de la piscine. La saison va se prolonger plus tard que d’habitude du fait des décalages des réceptions de piscines, au moins probablement jusqu’en août, sachant que les bassins pour lesquels les autorisations de travaux n’ont pas pu être délivrées vont démarrer dans la foulée. L’été s’annonce donc très dynamique, sans coupure. Ces dernières années ont été marquées par des arrière-saisons denses, ce sera encore plus vrai cette année, cette période étant privilégiée pour les rénovations de bassins, plus nombreuses d’année en année. Donc, si rien ne vient contrarier ces prévisions, on peut s’attendre à une activité très dense tout au long de l’automne.

Dans le même temps, il faudra tirer les enseignements de cette crise. Anticiper davantage, s’organiser autrement, se réinventer aussi. Il y aura sûrement un avant et un après…

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Nous avons beaucoup de demandes avec des projets très sérieux et déjà des signatures de bassins pour 2021. C’est un indicateur rassurant mais il faut malgré tout rester prudent. La crise sanitaire fait craindre une récession économique sans précédent. Avec 12 millions de personnes en chômage partiel, le nombre de chômeurs va repartir en flèche et concernera probablement aussi nos clients et futurs clients. Nous avons la chance d’être sur un secteur d’activité moins touché que d’autres et peut-être serons-nous plus épargnés mais il y a encore beaucoup d’inconnues, donc il faut rester prudent et vigilant.

COVID-19 – Carré Bleu : la livraison des produits à domicile va perdurer

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

De la stupeur tout d’abord. Cette situation était totalement inattendue, véritablement extraordinaire au sens littéral du terme. Bien sûr, nous entendions parler de ce virus depuis plusieurs semaines, mais nous étions bien loin d’en imaginer les conséquences… Confinement oblige, le Siège Carré Bleu s’est mis en mode télétravail pour une partie de l’équipe. Quant aux concessionnaires, ils ont fermé leur magasin le 16 mars, conformément aux mesures gouvernementales. C’était brutal, inédit, déstabilisant… et bien sûr inopportun en pleine saison, mais il n’y avait pas d’autre choix. Les clients ont été immédiatement informés de l’interruption des chantiers et des remises en services… et des inévitables retards qu’allait engendrer cette situation. Tout est resté figé pendant deux semaines. Pour autant, la relation entre le Siège-Enseigne et le réseau, entre les concessionnaires et leurs clients ou entre les concessionnaires eux-mêmes n’a jamais cessé. Ce lien était important, rassurant, pour tous….

S’en est suivie une période assez floue, avec des messages contradictoires qui ont créé la confusion, les concessionnaires ne sachant plus s’ils devaient restés confinés ou retourner travailler…. Notre rôle a été de les accompagner au mieux, au regard des informations dont nous disposions. Heureusement, la FPP nous a aidé à y voir plus clair, en nous guidant sur ce qu’il y avait lieu de faire ou pas. Il faut d’ailleurs saluer l’initiative de la FPP de mettre ces informations sur son site, en accès libre à l’ensemble des professionnels. Nous avons aussi pris l’avis de notre conseil juridique afin d’apporter les bonnes recommandations au réseau, toujours dans le strict respect des dispositions gouvernementales et de la législation. Nous avons été extrêmement vigilants et prudents par rapport à cela. Dans une période de crise comme celle-là, informer, accompagner, échanger, faciliter autant que faire se peut… c’est essentiel ! C’est toute la force d’un réseau qui permet de ne jamais rester seul, isolé, avec ses inquiétudes et ses incertitudes dans une situation qui, en l’occurrence, était particulièrement complexe et anxiogène.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

Après ces 15 jours d’expectative, puis l’intervention de la Fédération Française du Bâtiment auprès des pouvoirs publics, l’activité a commencé à reprendre, timidement au début, les concessionnaires ne disposant pas forcément de tout leur personnel (garde d’enfant, sujets à risque, peur de reprendre parfois…), la priorité ayant toujours été de garantir la sécurité de chacun. Un semblant de reprise qui s’est d’abord traduit par la mise en place d’un service de livraison de produits à domicile et, par la suite, de drive dans les magasins. Nous avons d’abord privilégié la livraison à domicile afin d’éviter aux clients de se déplacer et renforcer la notion de service, très forte chez Carré Bleu.  Ce service de livraison, généralement offert par le concessionnaire, a été particulièrement apprécié par les clients. Certains concessionnaires ont réalisé jusqu’à 250 livraisons au mois d’avril ! Nul doute que la livraison de produits à domicile est un service qui va perdurer. Nous avons aussi proposé, grâce à la logistique de CF Group, un service de livraison directe au domicile des clients, en soutien aux concessionnaires, pour répondre à l’affluence des demandes dopées par une météo quasi-estivale à cette période. Pour tout cela, nous avons mis à la disposition des concessionnaires des supports de communication, des protocoles pour la livraison et l’enlèvement des produits dans le respect des consignes sanitaires et des gestes barrières. Les réouvertures de piscines ont aussi pu redémarrer dans la plupart des régions surtout dans les résidences secondaires encore inoccupées. Certains concessionnaires ont eu recours à la visioconférence pour accompagner leurs clients et leur permettre d’effectuer les bons gestes.  Les clients n’ont jamais été abandonnés, Carré Bleu a été à leur écoute avec une assistance téléphonique ou mail permanente. Peu à peu, les chantiers de construction ont repris même si cela a été un peu compliqué au début, les concessionnaires étant tributaires de la réouverture des centrales à béton, des marchands de matériaux, etc…. Nous avons la chance de faire partie d’un groupe avec des stocks importants de produits et équipements ce qui nous rend moins dépendants. Les concessionnaires avaient d’ailleurs eux aussi anticipé leurs approvisionnements en début de saison pour le cas où… Concernant les produits chimiques, nous avons pu satisfaire toutes les demandes, grâce à notre gamme propre BlueCare et à nos gammes complémentaires.

S’agissant des produits sur-mesure, les ateliers ont repris progressivement leur production avec davantage de contraintes et des délais un peu plus longs, mais les clients ont été compréhensifs.

La situation retrouve peu à peu une certaine normalité, mais la problématique des délais reste entière, du fait du retard qui a été pris et des mesures sanitaires qui ont aussi un impact sur la productivité. Bien sûr, la reprise est plus lente et plus compliquée pour les régions Ile de France et Grand Est, fortement touchées par la pandémie avant même le confinement.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

Cette crise sanitaire, avec l’arrêt brutal de l’économie, la peur d’un krach boursier, auraient pu faire craindre des annulations de commandes ou a minima des reports. Cela n’a pas été le cas.  Les reports que nous enregistrons sont essentiellement liés aux problèmes d’urbanisme avec la suspension des instructions de dossiers.

Là encore, la FPP a parfaitement joué son rôle en intervenant auprès de l’Etat et en mettant à disposition des pisciniers un courrier à l’attention des maires pour permettre de débloquer quelques situations. Donc pas d’annulation mais, au contraire, un véritable engouement pour la piscine ! Cette période de confinement a en effet été marquée par une très forte demande. Les particuliers, confinés, ont vite pris conscience que leurs vacances étaient compromises cette année, surtout pour ceux qui avaient programmé un voyage à l’étranger, ce qui les a incités à reporter ce budget sur un projet piscine. Une démarche qui s’inscrit aussi dans la volonté de privilégier, aujourd’hui plus que jamais, les valeurs liées à la famille, à l’aménagement de sa maison, au bien-être…  Avec l’idée aussi que s’il devait y avoir un nouveau confinement, il serait plus facile à vivre avec une piscine dans son jardin, surtout si l’été nous réserve encore une canicule.

Cet attrait pour la piscine est un indicateur très rassurant. Pour autant, Carré Bleu étant sur un segment de piscines sur-mesure, ces projets ne pourront pas voir le jour cet été, compte tenu des délais d’urbanisme et des carnets de commandes déjà bien remplis en début de saison… Mais c’est de bon augure pour la saison 2021.

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Carré Bleu reste toujours opérationnel en été et il n’y aura sans doute pas de vacances cette année pour les professionnels de la piscine. La saison va se prolonger plus tard que d’habitude du fait des décalages des réceptions de piscines, au moins probablement jusqu’en août, sachant que les bassins pour lesquels les autorisations de travaux n’ont pas pu être délivrées vont démarrer dans la foulée. L’été s’annonce donc très dynamique, sans coupure. Ces dernières années ont été marquées par des arrière-saisons denses, ce sera encore plus vrai cette année, cette période étant privilégiée pour les rénovations de bassins, plus nombreuses d’année en année. Donc, si rien ne vient contrarier ces prévisions, on peut s’attendre à une activité très dense tout au long de l’automne.

Dans le même temps, il faudra tirer les enseignements de cette crise. Anticiper davantage, s’organiser autrement, se réinventer aussi. Il y aura sûrement un avant et un après…

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

Nous avons beaucoup de demandes avec des projets très sérieux et déjà des signatures de bassins pour 2021. C’est un indicateur rassurant mais il faut malgré tout rester prudent. La crise sanitaire fait craindre une récession économique sans précédent. Avec 12 millions de personnes en chômage partiel, le nombre de chômeurs va repartir en flèche et concernera probablement aussi nos clients et futurs clients. Nous avons la chance d’être sur un secteur d’activité moins touché que d’autres et peut-être serons-nous plus épargnés mais il y a encore beaucoup d’inconnues, donc il faut rester prudent et vigilant.

COVID-19 – Polytropic : l’essentiel est que le client soit satisfait

Interview de Jean-Christophe Fillot, Polytropic

Quelle a été votre réaction lors de l’annonce du confinement ?

Comme tous, nous avons été sidérés même si c’était un événement attendu depuis plusieurs jours. Cependant la société n’a pas fermé, le service logistique a été réduit mais mobilisé pour pouvoir assurer les commandes en cours. Le reste de nos collaborateurs est passé en télétravail, un mode de fonctionnement déjà mis en place pour certains postes chez nous. Nous avons en revanche été surpris par la fermeture rapide de beaucoup de nos confrères. Nous avons préféré rester proactifs en expédiant au maximum les commandes en cours quand cela était possible et en constituant nos stocks pour préparer le redémarrage.

Comment avez-vous organisé cette reprise d’activité ?

En premier lieu, nous avons créé en interne un groupe sur une messagerie instantanée pour rester en contact tous ensemble, partager nos quotidiens et ne laisser personne de côté dans cette période incertaine. Nous avons été épatés par l’adaptabilité et l’implication de nos collaborateurs, nos partenaires et nos prestataires. Travailler à distance demande une grande capacité à partager les dossiers, communiquer, échanger sur les particularités des clients. Cela nous a permis d’apprendre les uns des autres et c’est quelque chose qu’on retiendra, je crois, et qui devrait nous être bénéfique à moyen terme. Le fait que nous ayons entamé depuis 2 ans déjà la transformation digitale de nos ERP et de la gestion des appels nous a beaucoup aidés et a évité les problèmes techniques de mise en place.

Ensuite, grâce la réactivité de nos contacts et de nos usines partenaires à l’étranger, nous nous sommes très vite procurés des équipements de protection pour assurer la continuité du travail, notamment des expéditions et de la logistique. Et comme il s’agit d’efforts communs, nous nous sommes mobilisés en distribuant aussi des masques aux hôpitaux de notre région et à des entreprises autour de nous… Nous continuons à le faire aujourd’hui.

Une fois adaptée l’organisation interne, nous sommes restés le plus possible en contact par téléphone avec nos clients et partenaires et par le biais des réseaux sociaux. Il était impératif de répondre à toutes les sollicitations de nos clients : délais de paiement, organisation de leurs livraisons, demande de disponibilité… Nous avons mis à leur disposition une boîte à outils en ligne avec tous les supports et documents dont ils pouvaient avoir besoin, proposé des formations personnalisées, des tutos vidéo ainsi qu’un accès à notre logiciel de sélection de pompes à chaleur pour essayer de mettre à profit ce « temps mort » contraint.

Quand nous avons, par la suite, commencé à augmenter la charge de travail, les équipes ont vraiment bien suivi. Nous les remercions vraiment pour ça. Nous sommes repassés à 90 % fin avril et à 100 % début mai. Nous avons toujours été une petite équipe soudée ayant à cœur de bien faire et c’est ce qui fait, je crois, notre force.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Le plus difficile a été de nous organiser sur la base des messages officiels et sanitaires que nous avons reçus. Il y a eu un moment de flottement et nous avons dû improviser, avancer au jour le jour. Une majorité des collaborateurs a été mise en chômage partiel, ce qui a occasionné pas mal d’administratif sans vraiment d’indications là encore. Nous nous sommes aussi procuré des masques assez vite, mais encore a-t-il fallu expliquer aux collaborateurs comment les porter et les manipuler, rédiger des protocoles et les former aux règles à appliquer pour la sécurité de tous et pour rendre possible la continuité de nos activités.… Nous avons donc dû nous débrouiller et pas mal tâtonner, demander à des soignants dans notre entourage. Nous avons imposé des contraintes lourdes dans un quotidien déjà chamboulé, comme nettoyer les portes et les chariots élévateurs, respecter un sens de circulation et les distances dans les bureaux, supprimer les échanges en visuel, désinfecter régulièrement… et le plus difficile : débrancher les machines à café ! Mais tout le monde a compris, a joué le jeu pour lui-même comme pour les autres. Une flexibilité qui a facilité la remontée en charge.

Quels retours avez-vous eu de vos clients ?

Les clients ont bien réagi. Nous avions anticipé sur nos fabrications dès les prémices de la crise, en lançant en usine nos productions d’avril et mai sur février et mars. Nos seuls problèmes ont été liés à des annulations de fret maritime et à l’accumulation de retards des bateaux dans chaque port. Nous avions du stock, nous avons pu expédier… mais il nous était parfois compliqué d’assurer la livraison dans les délais habituels : réceptions fermées, effectifs réduits, transporteurs surchargés. Les clients ont bien compris la situation car ils rencontraient parfois le même type de problème avec leurs clients.

Cette anticipation nous a donné de la souplesse et nous a permis d’avoir suffisamment de marchandises pour livrer tout le monde. Fin avril, nous avions déjà un niveau de commandes supérieur à l’an passé et c’est encore plus vrai fin mai. La situation est semblable à l’export sur l’Allemagne, l’Autriche et les pays du nord de l’Europe. L’Espagne est pour nous le marché qui a le plus souffert.

Notre secteur, par rapport à d’autres plus touchés, n’est pas à plaindre. La structure du marché de la piscine lui-même, avec ses petites entreprises plus réactives que les grosses sociétés, a aussi aidé.

Quelle est votre stratégie pour les prochains mois ?

Nous sommes sortis du mode « adaptation » et repassés à un fonctionnement normal, type « pleine saison » avec beaucoup de commandes à traiter, de contacts techniques, de demandes d’expertise de nos techniciens.

Nous avons toujours des collaborateurs en télétravail (marketing, hotline, commercial, etc.) et pour l’instant cela fonctionne bien. Nous avons adapté nos amplitudes horaires pour que nos collaborateurs puissent travailler correctement et confortablement, en gérant les problématiques individuelles de garde d’enfants ou autres. L’essentiel est que le client soit satisfait parce que le travail est fait. Je suis très fier de notre capacité d’adaptation. C’est août qui va peut-être être plus compliqué car nous allons devoir gérer les vacances de nos équipes, même si elles sont bien méritées.

Quelle vision avez-vous pour la fin de l’année et l’année prochaine ?

D’expérience, chaque fois qu’il y a eu des crises, les gens ont investi pour embellir leur « chez eux », se sont équipés… et le marché de la piscine en a profité. Et il y a surtout l’incertitude des vacances d’été et des déplacements à l’étranger. À court terme, on devrait donc avoir des taux d’équipement en accessoires plus importants cette année. Cela étant, la grande question est le pouvoir d’achat des Français et des Européens sur la fin d’année. Et quid de l’année prochaine ?

COVID-19 – Sorodist : un mois de mai record

Interview de Jean-François Maillol, Sorodist

Quelles ont été vos réactions à l’annonce des mesures de confinement ?

L’annonce du confinement est intervenue après un excellent début d’année et a donné un coup de frein brutal à notre activité. Cependant, nous avons immédiatement mis en place les mesures nécessaires afin de continuer à servir nos clients. Cela s’est fait, dans un premier temps, avec un effectif réduit, environ 25 % de notre personnel, tous volontaires. Le dispositif ainsi déployé nous a permis, malgré les difficultés, de réaliser du 15 au 30 mars 25 % du chiffre d’affaires habituel de l’entreprise. Les semaines qui ont suivi ont vu une reprise progressive de l’activité mais avec des typologies de commandes différentes. Les clients ne souhaitant pas faire de stock, ils passaient des commandes avec des quantités de produits plus faibles. Au final, cela nous a demandé plus de travail qu’il a fallu effectuer avec, dans un premier temps, moins de personnel. Nous avons, malgré tout, assuré le service attendu par nos clients.

Comment jugez-vous l’activité de nos clients durant cette période ?

Elle a été différente selon le type d’activité exercé par nos clients :

  • le secteur de l’arrosage a bien fonctionné et nous n’avons pas constaté de baisse d’activité ;
  • le secteur de la piscine familiale : l’activité a bien repris dès la sortie du confinement ;
  • les gros chantiers de piscines publiques et collectives ont été, et sont toujours, à l’arrêt total.

Cependant, il faut noter que l’ensemble des mesures que nous avons prises nous ont permis de récupérer une partie significative de notre chiffre d’affaires en accompagnant efficacement la reprise d’activité de nos clients. À titre d’exemple, nous sommes en train de réaliser un mois de mai record avec notamment des chiffres qui explosent sur certaines catégories de nos produits, tel le PVC souple.

Quelles sont vos prévisions pour la fin 2020 et pour la saison 2021 ?

Pour 2020, nous sommes globalement optimistes mais inquiets pour la partie de notre activité liée aux gros chantiers de type piscines collectives et parcs aquatiques. Des réductions budgétaires significatives sont malheureusement prévisibles dans ces secteurs pour les mois à venir. Il va aussi falloir que nos clients intègrent que les difficultés de transport vont perdurer, occasionnant des délais de livraison plus longs qu’à l’accoutumée. En effet, même si de notre côté nous traitons l’ensemble des commandes en temps réel, les services de messagerie vont malheureusement devoir traiter plus de fret avec sensiblement moins de moyens.

Un mot sur les aides de l’État en faveur des entreprises…

Il faut souligner que l’État a fait face et a honoré ses engagements. Nous avons ainsi touché très rapidement les prêts garantis, en 15 jours, ce qui nous a permis de payer nos fournisseurs, ainsi que les salaires de nos employés, alors qu’au mois de mars nous avons dû faire face à pas mal d’impayés du fait que les magasins ainsi que l’activité chantiers de beaucoup de nos clients étaient à l’arrêt. Même si, depuis, du côté des règlements la situation est redevenue normale, ces prêts garantis nous ont permis de faire face. Force est de constater qu’en cette période, il valait mieux être une entreprise française plutôt qu’une entreprise allemande, italienne ou espagnole ! Beaucoup de nos fournisseurs originaires de ces pays sont aujourd’hui en grande difficulté, ce qui a pour effet, entre autres, de perturber une partie de nos approvisionnements.

COVID-19 – Ermeco : des inquiétudes concernant la construction

Interview de Denis Cornier, Ermeco (74)

Quelles ont été vos réactions lors de l’annonce du confinement ?

Les mesures de confinement ont été annoncées alors que la saison 2020 se présentait particulièrement bien.  Nous avons procédé immédiatement à la fermeture de nos 2 points de vente. Pour la petite histoire, alors que le lundi ma femme et moi  étions en train d’indiquer sur le portail des magasins que celui-ci était fermé, une patrouille de gendarmerie nous a demandé de quitté immédiatement les lieux afin de respecter les consignes de confinement : le ton était donné. L’ensemble de notre personnel a été mis en chômage partiel et durant quelques jours nous sommes restés dans cette situation du fait du manque d’informations fiables en provenance de l’administration. Nous avons eu alors, il faut bien le dire, un profond sentiment d’injustice car les grandes surfaces de la région étaient ouvertes et ne se privaient pas de proposer des produits de traitement piscine à leurs clients ! Passé quelques jours nous avons mis en place un service drive et j’ai assuré moi-même un service de livraison de produits afin de  servir au mieux nos clients et pour les fidéliser. Durant quelques jours  nous avons assuré ces services avec beaucoup de crainte car du fait du manque d’informations nous n’étions pas sûrs du tout d’être en parfaite conformité avec la réglementation.

Côté chantiers, nous les avons stoppés, en informant bien entendu nos clients. Nous avons, en effet, dû faire face des difficultés d’approvisionnement en béton, à la fermeture des marchands de matériaux ainsi qu’à une pénurie de masques et de gants. La situation était  difficile et lorsque nous nous sommes retrouvés prêts à reprendre les chantiers un de nos techniciens a fait valoir son droit de retrait. Nos chantiers ont ainsi connu près de 2 mois d’arrêt. L’ensemble de nos activités, magasin et chantiers, ont repris pleinement le 11 mai, date de la fin du confinement.

Quelles ont été les réactions de vos clients face à la situation ?

Ils ont dans l’ensemble fait preuve de beaucoup de compréhension face à une situation qu’ils subissaient eux aussi. Ils nous ont également fait part de leur satisfaction du fait de la mise en place du drive et du service livraison. Pour les chantiers nous accusons à date un retard de 2 mois et beaucoup de retard dans le traitement des autorisations administratives de travaux ont accentués encore les retards déjà accumulés. Dans notre secteur le courrier n’est pas encore distribué tous les jours ! Nous sommes aujourd’hui devant la nécessité de combler ces retards et nous avons pris la décision de ne pas fermer du tout durant la période estivale.

Comment voyez votre activité  pour le 2e semestre 2020 et pour la saison 2021 ?

Nous avons un certain nombre de commandes qui sont restées en « stand by » durant la période du confinement. Depuis le 11 mai, l’activité a repris et nous avons, à nouveau,  beaucoup de contacts positifs concernant des projets de construction. Cependant, j’ai des inquiétudes concernant les signatures des devis. En effet notre département, la Haute-Savoie, risque de connaitre une montée du chômage significative  et cela pour au moins 2 raisons : beaucoup de nos clients sont des frontaliers qui travaillent en Suisse. Ce sont des salariés disposant d’un fort pouvoir d’achat mais qui peuvent perdre leur emploi du jour au lendemain. Ils seront les premiers touchés en cas de baisse de l’activité dans la confédération. Il en est de même pour une industrie forte de notre région : le décolletage dont les principaux clients sont l’industrie automobile et l’aéronautique, 2 secteurs fortement impactés par la crise.

Frontaliers et salariés des entreprises de décolletage représentent une part importante de notre clientèle et cette situation nous oblige à être extrêmement prudents dans nos prévisions. Pour la construction nous espérons malgré tout qu’une belle météo la différence même si, pour certains produits, piscines coques ou pompes à chaleur, les délais de livraisons sont désormais particulièrement longs. En revanche les signatures pour les chantiers de rénovation fonctionnent bien et nous réaliserons cette année plus de rénovation qu’en 2019. Il est vrai qu’en la matière il n’y a pas besoin de demandes administratives.