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Création d’un bassin au cœur d’une ancienne structure • Manoir du Colombier (38)

La réhabilitation de ce grand bassin prend place dans un projet de rénovation globale.  Le nouvel espace de détente et de bien-être a été pensé pour respecter l’environnement initial. En effet, cette nouvelle piscine, aux allures de couloir de nage, a été construite à l’intérieur même du bassin existant. Serge Renard, le concessionnaire Carré Bleu chargé du projet, et Philippe Dieterich, le propriétaire du manoir, sont revenus, pour nous, sur l’histoire de ce projet d’envergure.

UN BASSIN CHARGÉ D’HISTOIRE

Situé dans une propriété près de Vienne, ce manoir a été édifié au début du 20e siècle. Ancienne réserve d’eau, son bassin centenaire a revêtu, au fil des années, plusieurs fonctions comme nous l’explique Philippe Dieterich, le nouveau propriétaire : « C’était tout d’abord une piscine d’ornement. Des années plus tard, le manoir est devenu une maison de réception bourgeoise et la piscine le lieu privilégié de tous les enfants du village, invités et reçus par les propriétaires. Ce bassin prenait alors des allures de piscine publique car posséder une piscine était évidemment très peu courant à l’époque. » Serge Renard ajoute que « l’eau arrivait dans le bassin directement par une source et s’écoulait par un trop-plein dans un fossé. La piscine était dénuée d’équipements et n’était pas aux normes. Son fonctionnement était très artisanal ».

UN CHOIX MINUTIEUX

« L’idée était d’ouvrir une maison qui deviendrait un lieu privilégié plutôt haut de gamme, avec des services tournés vers l’exception. Nous voulions que les clients de notre maison d’hôte, particuliers comme professionnels, se sentent aussi à l’aise que chez eux. Pour la piscine, j’ai demandé conseil à un ami d’enfance, formateur pour Carré Bleu, qui m’a orienté vers l’un de leurs concessionnaires, Serge Renard, nous raconte Philippe Dieterich. Serge Renard est quelqu’un de très abordable avec une grande expérience. Il connaît également très bien le végétal. Étant moi-même passionné par ce sujet, j’aime avoir affaire à de vrais professionnels pour l’esprit paysage. J’avais également besoin d’un vrai conseil sur le choix du bassin. Je voulais un professionnel qui m’explique clairement les étapes du projet piscine. Serge a rapidement cerné et compris ce que nous souhaitions et a su trouver les solutions adaptées à notre projet. Il est aussi entouré d’une équipe très engagée, très impliquée, et c’était, pour moi, très important. » Pour sa part, le piscinier se souvient que « les propriétaires connaissaient déjà Carré Bleu. Ils nous ont consultés parce qu’ils connaissaient la marque. Nous nous sommes tout de suite très bien entendus et je leur ai rapidement fait une proposition avec une esquisse ».

UNE CO-CRÉATION

« Nous nous sommes rencontrés en octobre 2018 et avons signé le bassin le mois suivant. Au premier rendez-vous avec Serge Renard, je lui ai exposé la vision claire que j’avais du projet et ce que je voulais. Le prérequis était d’avoir un couloir de nage dans lequel nos clients pouvaient entrer et sortir facilement. Après quelques entrevues pour cerner notre besoin et notre souhait, Serge nous a proposé un premier plan pour nous aider à nous projeter. Il s’est basé sur notre envie de départ : un environnement japonisant. Nous nous sommes alors rendu compte que l’emplacement de la maison permettait d’avoir un jardin méditerranéen, qui est finalement l’esprit qui nous touchait le plus. Nous avons donc suivi ce premier plan en changeant les végétaux à planter. Au fil de nos rencontres, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du bassin avec la création de ce grand escalier que nous avons dessiné ensemble », se rappelle le propriétaire du manoir.

OBJECTIF : ZÉRO ÉMISSION

Philippe Dieterich nous confie également avoir voulu effectuer une réhabilitation respectueuse en utilisant des matériaux naturels et biologiques. « À l’image de la maison isolée grâce à du lin, du chanvre et du coton, nous avons essayé d’opérer une rénovation avec un choix de matériaux nous permettant d’être le plus proches possible de l’émission zéro carbone. Pourquoi démolir pour reconstruire derrière alors qu’on peut partir de quelque chose d’existant ? Il était évident que ce gigantesque bassin pouvait servir d’écrin à une nouvelle construction. »

Serge Renard précise qu’ « à ce jour, la piscine n’est pas couverte et n’est pas équipée d’un système de chauffage. Néanmoins, son liner gris anthracite en PVC permet de rapidement réchauffer l’eau lors de fortes chaleurs. Les propriétaires prévoient, à terme, d’installer sur leur terrain de 3 hectares un chauffage solaire ».

UN CHANTIER MAÎTRISÉ

« Lorsque les clients ont acheté cette propriété pour la rénover, ils voulaient intégrer une piscine au cœur de l’ancienne. Nous avons entamé le chantier à l’automne 2018 et l’avons terminé au printemps 2019. Nous avons réalisé un bassin de 20 mètres par 5 mètres et d’une profondeur de 1,35 mètre. Pour cela, nous avons coulé une dalle béton à l’intérieur du bassin, puis nous avons édifié le mur. Le chantier était très facile d’accès. Conformément au souhait des clients, nous avons construit une structure en couloir de nage. Cette forme était la plus adaptée étant donné la configuration de l’ancien bassin. En effet, nous avons été obligés de construire le couloir de nage au pied des pentes de l’ancien bassin. Leur inclinaison de 45° a conditionné considérablement la largeur du nouveau bassin. Nous avons aussi décidé de laisser la grosse margelle en béton de la précédente structure.

Elle joue ici un rôle de bordure, entourant et délimitant les massifs. Nous avons ainsi respecté la volonté des propriétaires de conserver ce charme de l’ancien en y ajoutant de la modernité. Nous avons aménagé un drainage en gravier et comblé les espaces périphériques vides avec un important volume de terre végétale pour faire les plantations alentour. Le ponton a été rajouté après coup pour faciliter la sortie de la piscine et pour se diriger vers l’un des nombreux lieux de détente tels que la pergola bioclimatique donnant vue sur le Pilat », détaille Serge Renard.

Le propriétaire ajoute : « J’ai beaucoup apprécié les propositions de Serge. Il a été le seul à me proposer une solution avec la partie technique loin du bassin sans que ce soit un souci. Les énormes machines ont été placées dans le garage, éloignées de l’espace piscine et de nos clients. Une immense tranchée a été pensée pour relier le bassin aux éléments techniques. Tous les autres pisciniers consultés ont été incapables de le proposer. »

UN ENVIRONNEMENT PAYSAGÉ

« Avec ce très grand jardin, l’idée était d’avoir des lieux où l’on se sente tout seul, tranquille, en paix, dans une maison loin de la ville et des zones urbanisées. Nous avions une vision claire de ce que nous voulions en termes d’abords. J’ai demandé à Serge Renard de nous faire juste une structure. En effet, passionnés par le jardin, nous tenions à planter nous-mêmes les 450 végétaux (oliviers, lauriers, cyprès, palmiers, etc.) présents autour de l’espace piscine. Nous avons semé la pelouse pendant le confinement », souligne Philippe Dieterich.

UNE PISCINE SIMPLE

Serge Renard détaille que « les propriétaires voulaient une piscine simple d’équipement, car ils souhaitaient se concentrer sur l’aménagement extérieur. La piscine possède une double filtration et est traitée au magnésium, avec une régulation Redox et chlore ».

« Nous voulions effectivement une piscine très simple d’équipement et ne nécessitant que très peu d’entretien, nous confie Philippe Dieterich. Le but était d’avoir une brillance et de donner une impression de point d’eau, de fraîcheur. La piscine peut accueillir jusqu’à 10 personnes, c’est-à-dire la capacité maximale de notre maison d’hôte, afin que chaque client ait de l’espace pour se sentir au calme. »

UNE BELLE CONCLUSION

Serge Renard ajoute : « Cette piscine fait partie des quelques piscines prestigieuses que nous avons réalisées. Des piscines d’exception, comme celle-ci, nous en faisons 1 à 2 par an (piscine paroi de verre, piscine à fond mobile). Ce sont des piscines qui ne sont pas proposées par tous les pisciniers. Au moment de la réception, j’ai pu constater que les propriétaires étaient très contents du résultat. Je suis d’ailleurs toujours en contact avec eux. Ils s’occupent très bien de la piscine, qui bénéficie d’une gestion en partie automatique, ce qui nous évite des interventions. » Un constat partagé par Philippe Dieterich : « Serge est un piscinier reconnu depuis plus de trente-cinq ans récompensé par plusieurs Carrés d’or. Je souhaite remercier et célébrer son équipe, composée de gens formidables. »

LE DÉBUT D’UNE LONGUE COLLABORATION ?

« De ce projet est née une confiance entre un client et un piscinier concessionnaire. Une relation qui s’est élargie à un groupe, Carré Bleu. J’ai beaucoup apprécié que notre collaboration, moi en tant que client et Serge Renard en tant que concessionnaire, se poursuive finalement en un partenariat entre deux entreprises, l’enseigne Carré Bleu, et la mienne, le Manoir du Colombier. En fin d’année dernière, Carré Bleu a choisi de réunir le jury des Carrés d’or dans notre manoir. C’était la première fois, depuis notre ouverture, que nous recevions un séminaire professionnel.

C’était juste magnifique de pouvoir, en tant que client, recevoir le jury de ce concours. D’autant plus que nous avons, à cette occasion, reçu un Carré d’or pour la réalisation de Serge Renard. Je n’étais pas au courant, je l’ai su le jour même. Pour moi, la récompense était de les recevoir en tant que premier séminaire professionnel dans mon établissement.

Lors de la réception du jury, j’ai rencontré Isabelle Mesny et les dirigeants de Carré Bleu avec qui j’échange régulièrement. J’ai même fait une proposition d’un module de formation. C’était une belle manière de boucler la boucle. Il s’agit d’une parfaite illustration de ce que devrait être la relation client. Quand une belle rencontre devient sérieuse et solide, ça donne envie d’aller plus loin, de progresser ensemble », conclut Philippe Dieterich.

Fiche technique du projet

Bassin d’origine : forme libre en trèfle

  • Structure en béton armé
  • Dimensions : 30 m x 17 m x 1,50 m (fond plat)
  • Parois intérieures en béton peint
  • Margelles en béton
  • Plages en dallage

Nouveau bassin : couloir de nage

  • Année de construction : 2019
  • Dimensions : 20 m x 5 m x 1,35 m (fond plat) + escalier de 8 m x 2 m
  • Structure : maçonnerie traditionnelle
  • Revêtement : membrane armée 150/100e
  • Filtration : double filtration à sable avec pompe Carré Bleu
  • Traitement de l’eau : électrolyseur au sel (chlorure de magnésium) avec régulation pH
  • Équipements : quatre projecteurs Leds, un robot de nettoyage Polaris et une alarme de sécurité.
  • Abords : margelles de 8 cm d’épaisseur en pierre d’Egypte

Réalisation : Côté Jardin (69) – réseau Carré Bleu

Carte d’identité de l’entreprise

Côté Jardin
1690, route départementale 386
69700 Montagny

Création : 1984

Effectifs : 15 employés

Activité : construction, rénovation. 35 à 40 constructions de bassins par an (autant en rénovation)

 

Le Manoir du Colombier
Montée du colombier – 1, rue Louise-Michel
38550 Saint-Maurice-l’Exil

Site internet : www.manoir-du-colombier.fr • Instagram : manoirducolombier

 

Texte : Carine Dal Gobbo

Pourquoi gérer un parc de piscines connectées ? Quel modèle économique choisir ?

De plus en plus de fabricants proposent des solutions de gestion d’un parc de piscines connectées. Basées sur du matériel, une connexion Internet et une application (mobile et/ou web), ces solutions doivent vous permettre de surveiller un ensemble de bassins et d’intervenir à distance en vous déplaçant le moins possible. Quels en sont les avantages ? Est-il possible d’en faire une activité rentable ? Analyse.

La gestion d’un parc de piscines

La gestion d’un parc de piscines consiste à avoir une vision globale de l’ensemble des bassins de ses clients pour pouvoir intervenir efficacement chez eux et leur garantir des prestations de qualité pour une piscine sans souci, prête à la baignade. Elle nécessite de disposer de techniciens dédiés, de véhicules d’intervention spécifiques, d’un stock de produits et de pièces détachées, ainsi que d’une organisation et de procédures qui vous permette de gérer en même temps des déplacements programmés et des interventions en urgence.

Réalisation : Piscines Pyrénées Atlantiques (64), réseau Carré Bleu / Architecte : Delphine Carrère – Atelier ADC / © François Deladerrière

Les avantages

• Des revenus récurrents avec des contrats généralement reconduits d’une année sur l’autre et des produits fournis régulièrement ;
Des ventes complémentaires de produits et matériels ;
Une diversification de votre activité ;
• De la relation client avec des échanges réguliers.

Interface de contrôle des équipements – E-Pool (Pool technologie)

Les limites

Le nombre de techniciens : pour réussir à gérer un parc et intervenir rapidement chez les clients, il faut des techniciens formés, expérimentés, autonomes et organisés. Et plus votre parc est important, plus il vous faut d’hommes sur le terrain. Sinon comment résoudre rapidement le problème d’un client ? N’oublions pas qu’un client qui ne peut pas se baigner est un client qui n’est pas satisfait. Le risque ? Qu’il ne renouvelle pas son contrat l’an prochain.

• Des coûts en plus, de la marge en moins : entre visites régulières et interventions d’urgence, difficile de s’organiser. Et sans visibilité chez le client, difficile aussi de savoir quels produits et quelles pièces détachées emporter. Entre le diagnostic, l’action et le contrôle, il peut être nécessaire de faire plusieurs allers-retours. Soit c’est le client qui paye, soit c’est vous. Dans le premier cas, le prix du contrat sera élevé, dans le second, votre marge sera impactée.

Gérer un parc de piscines à distance

La gestion d’un parc de piscines à distance nécessite 3 choses : des équipements connectés dans le local technique de chaque client, un outil de gestion à distance et des techniciens aptes à surveiller et intervenir à distance ou physiquement chez le client. Une fois ces 3 conditions réunies, la gestion de parc prend une toute autre ampleur.

Affichage des alertes – Bayrol Pool Access

 

Les avantages

1. Une vision globale et en temps réel de l’ensemble de votre parc qui permet d’identifier les problèmes de chaque bassin.

2. Une vision précise de l’état de chaque piscine : qualité de l’eau, état de fonctionnement de chaque équipement connecté, niveau d’eau et de produits…

3. La possibilité de prioriser et de planifier les interventions de vos techniciens et d’optimiser leurs tournées en fonction du niveau d’urgence identifié.

4. La possibilité de gérer un nombre de bassins plus important avec le même nombre de techniciens. Donc moins de problèmes de recrutement.

5. Des coûts moindres, de la marge en plus : moins de déplacements mais des interventions plus ciblées avec les bons produits dans le camion.

6. Tous les avantages en termes de revenus récurrents et complémentaires mais multipliés (augmentation de la marge à chaque nouveau client) avec d’importantes économies d’échelle (volume de commande de produits, nombre de véhicules…).

7. Et de la satisfaction client ! Plus de temps perdu entre l’identification d’un problème et sa résolution. Entre l’affichage d’une alerte sur l’écran d’un ordinateur ou sa réception sur le téléphone ou la tablette d’un technicien, le contrôle des paramètres de l’eau et du fonctionnement des équipements et enfin le déclenchement d’une opération, quelques minutes seulement se seront peut-être écoulées et le problème résolu en place de s’amplifier. Et s’il ne peut être solutionné à distance, une intervention pourra être facilement programmée dans un court délai, le technicien ayant plus de temps pour se déplacer.

« En rénovation, on fait basculer toutes les filtrations »

Grégory Metral – M2GP AMÉNAGEMENTS (73) / 4 personnes

Piscinier-paysagiste depuis 2006, c’est parce que ses clients disaient que l’entretien était compliqué et prenait du temps que Grégory Metral s’est vite intéressé à la domotique et à la chimie de l’eau. Aujourd’hui, il gère à distance une trentaine de piscines connectées et garantit à ses clients 1 minute 30 d’entretien par semaine. Pour lui « l’automatisme est tellement simple d’utilisation et se débrouille tellement bien tout seul que les clients oublient presque leur piscine ». 90 % de ses opérations de maintenance sont gérées à distance.
Il ne facture pas le service, qui ne lui prend pas de temps mais uniquement les interventions avec déplacement, à condition que le client prenne bien les produits chez lui.Sa rentabilité ? Il la trouve dans la fidélisation et la recommandation client.

Principaux problèmes détectés

Il ressort de nos entretiens que la majorité des alertes reçues par les pisciniers qui utilisent ces technologies concernent le désamorçage de la pompe, l’encrassement du filtre, un problème d’équilibre de l’eau (pH, alcalinité…) ou le manque d’un consommable (bidon de pH, désinfectant ou rémanent vide). Des problèmes qui peuvent être prévenus par un passage en début de saison chez chaque client du parc.

Facteurs clés de succès

1. Changer ses réflexes : le premier réflexe avec un parc de piscines connectées doit être de regarder l’état de la piscine à distance avant de se rendre sur place.

2. Se former au matériel : la formation est un élément clé de la gestion d’un parc connecté. Cela peut prendre un peu de temps au départ pour bien comprendre le fonctionnement de la solution d’automatisation et maîtriser le traitement de l’eau.

3. Apprendre à communiquer avec les clients : gérer la piscine d’un client à distance nécessite de l’informer régulièrement sur les interventions réalisées (changement de bidon, réamorçage de la pompe…), les problèmes identifiés (consommation d’eau excessive), les réparations à envisager, les équipements à ajouter. Cette communication doit aussi et surtout lui montrer ce qu’il a gagné, les économies réalisées : baisse de ses consommations, nombre de jours de baignade cette saison…

Quel modèle économique choisir ?

Plusieurs modèles économiques sont possibles en matière de gestion de parc de piscines connectées.

Modèle n°1. Vente d’un produit d’automatisation seul

Il s’agit du modèle économique de base avec vente d’un produit avec marge, en « one shot », sans service, le produit seul suffisant à satisfaire un besoin d’automatisation du client. Le produit est autonome et alerte le client en cas de problème. Charge à lui de contacter son piscinier pour une intervention.

Modèle n°2. Vente d’un produit d’automatisation avec un service inclus

Ce second modèle économique est similaire au précédent mais intègre un monitoring gratuit conditionné à la vente additionnelle de produits. Le produit fonctionne en autonomie, alerte le client mais également le piscinier qui peut alors contacter son client et intervenir sur demande. Un modèle d’autant plus facile à vendre si l’appareil dispose d’une connexion à Internet. Le piscinier peut alors proposer à son client du conseil, de l’information, du coaching pour le rassurer : penser à fermer le volet, ne pas oublier de recharger le bidon de pH.
Cela lui permet également d’analyser la façon dont le client utilise et entretient sa piscine afin de lui proposer des options complémentaires ou des équipements supplémentaires.

Modèle n°3. Vente d’un produit d’automatisation et d’un contrat d’entretien

Ce troisième modèle économique intègre un contrat de prestations annuel pour un service global avec un prix sur l’année (ou au minimum la saison de l’ouverture à la fermeture de la piscine). Grâce à la gestion à distance de son parc, le piscinier gagne en organisation, en temps et fait de la maintenance préventive.
Le contrat de prestation peut prévoir un nombre de déplacements illimité et le remplacement ou non des pièces.

Modèle n°4. Vente d’un service seulement

Dans ce dernier modèle, le client n’achète plus le produit mais s’abonne à un service. Le contrat d’abonnement intègre la location du produit, comme pour une voiture ou une connexion à Internet. Lorsqu’il ne veut plus bénéficier du service, l’appareil doit être retiré de son local technique. On est sur un modèle de revenus 100 % récurrent.
De son côté, le piscinier achète ou loue le matériel à son fournisseur, l’installe et facture l’abonnement à son client. Le produit fait désormais partie de son service (cf – article « De la vente d’une piscine à la vente d’un service d’usage » – L’Activité Piscine n°107). La location intègre le matériel, la plateforme technologique (outils) et les services (SAV, hotline…). Principal avantage de cette formule : un ticket d’entrée plus faible pour le client car étalé dans le temps avec engagement dans la durée.

« Les clients veulent de la tranquillité et être rassurés »

Roch Perrin – ADP Piscines (34) / 12 personnes dont 7 techniciens

Roch Perrin est convaincu par la connectivité des piscines, même s’il n’a pas encore pu structurer une offre claire. Chaque jour, il reçoit des rapports qui lui permettent de contacter ses clients et de les prévenir avant d’intervenir. Il rassure et conseille également ceux qui l’appellent en consultant les données de leur piscine. Son principal frein est le recrutement d’un bon responsable technique.
Sa rentabilité ? Aujourd’hui, l’automatisation des piscines est financièrement intéressante car elle lui permet de vendre des produits, des interventions et qu’elle aide à fidéliser ses clients. Dès que possible il prévoit de proposer un package complet avec un contrat d’abonnement. Il a déjà le parc de piscines pour cela.

 

Organisation des tournées – PoolCopilot (PCFR)

Comment convaincre vos clients ?

Tous les clients ne sont pas encore prêts psychologiquement à payer pour l’automatisation de leur bassin ou pour déléguer au piscinier la gestion de leur piscine. Il existe encore un certain nombre de freins qui peuvent néanmoins être levés par une bonne argumentation. Car que veut un propriétaire de piscine aujourd’hui ?

Affichage de la liste des bassins – Hydrapool (Acis-WA Conception)

1. Confort et tranquillité : le client veut une piscine propre pour pouvoir se baigner quand il le veut. Ce qui compte avant tout, c’est de pouvoir profiter de tous les avantages de sa piscine sans ses inconvénients.

2. Sécurité : il souhaite une eau saine et sans danger pour sa famille et l’environnement avec une utilisation raisonnée de produits chimiques, des consommations en eau et en énergie maîtrisées.

3. Simplicité et facilité d’utilisation : il espère que les équipements vendus vont bien fonctionner, qu’ils seront simples à utiliser, entretenir, régler ou dépanner.

4. Disponibilité et réactivité : il attend de vos techniciens des réponses à ses questions, des solutions et une résolution rapide des problèmes de sa piscine.

5. Conseil et formation : il a besoin que vous le coachiez et l’accompagniez au quotidien.

La gestion à distance de sa piscine ne serait-elle pas la solution ?

« Quasiment 100 % des clients équipés aujourd’hui »

Pierre Peyrard – Renai’sens Piscines & Spas (34) / 7 salariés dont 1 technicien dédié

Depuis 2003, l’entreprise de Pierre Peyrard a construit plus de 1.000 bassins sur mesure. Pour lui, l’automatisation est dans l’air du temps. Aujourd’hui, il équipe quasiment tous ses clients d’un système d’automatisation qu’il fait évoluer en rajoutant des options dans le temps pour étaler leur investissement.Il leur propose un seul contrat d’entretien annuel, « facile à expliquer et à argumenter » avec une visite par an qui permet à son technicien d’étalonner les sondes des appareils, de nettoyer les injecteurs, de changer les produits, ce qui lui permet de prévenir les défauts de fonctionnement. Un technicien qui travaille à 100 % sur l’entretien de son parc d’une centaine de piscines.
Sa rentabilité ? Il la trouve dans « la marge sur l’appareil, les contrats d’entretien annualisés et l’augmentation du parc qui augmente aussi la rémanence économique ».

Remerciements à Omar Saaïd (Klereo) et Lane Hoy (Poolcop)

Texte : Sébastien Carensac

La signature électronique : un outil indispensable

Le confinement a démontré l’intérêt du drive, de la commande à distance, du paiement en ligne pour assurer une continuité de service ainsi que d’outils de communication comme la messagerie ou la visio-conférence pour les rendez-vous clients ou fournisseurs. La signature électronique fait partie de cette gamme d’outils et de services qui vont, à court ou moyen terme, vous aider dans votre activité au quotidien. Décryptage.

Qu’est-ce que la signature électronique ?

La signature électronique est l’équivalent de la signature manuscrite. Un document (devis, plan d’implantation, procès-verbal de réception…) signé électroniquement a la même valeur juridique qu’un document papier signé à la main (loi n° 2000-230 du 13 mars 2000 et réglementation européenne eIDAS (Electronic Identification And Trust Services) n° 910/2014/UE du 23 juillet 2014). Pourquoi ? Tout simplement parce que le processus technique utilisé pour la signature électronique garantit l’identité du signataire, l’intégrité (garantie que le document n’a pas été modifié) et la provenance d’un document. Tout est basé sur un certificat numérique qui s’achète auprès d’un organisme certifié ainsi que sur l’adresse e-mail et le numéro de téléphone du client.

Pourquoi proposer la signature électronique à vos clients ?

Véritable outil de productivité, la signature électronique a de nombreux avantages par rapport à la signature manuscrite. En plus de faire gagner du temps, elle facilite les échanges avec les clients et s’impose même comme un « accélérateur de business » :

• Un outil de transformation client : la signature électronique permet une prise de décision et une validation plus rapides des documents par les clients. Envoyée tout de suite après l’argumentation, moment où le désir est le plus haut, elle augmente la probabilité de signature par le client et réduit le taux d’abandon.

• Une expérience client améliorée : elle fluidifie la relation et simplifie le parcours d’achat du client, qui peut signer un bon de commande en quelques instants.

Un gain de temps : en pleine saison, tout est urgent. Avec la signature électronique, un devis d’intervention se signe en quelques minutes et la réparation est réalisée immédiatement après le diagnostic. Cela associé avec un outil de paiement électronique, le client a même la possibilité de régler la facture en suivant, sans vous obliger à le relancer.

Des économies : elle réduit les déplacements et les interventions humaines. Plus d’envoi du courrier, de relance téléphonique ou courriel, d’allers-retours chez le client… Donc moins de frais de papier, de consommables, d’affranchissement, de déplacements, de saisie… Le coût de la signature électronique ? Comptez 1 euro par signature effective (+ coût du certificat*) contre 3 à 7 euros pour une signature manuscrite. La signature électronique convient aussi bien aux petites qu’aux grandes entreprises.

Une protection juridique : elle génère une preuve électronique, qui offre une protection supérieure à celle de la signature manuscrite. Avec elle, pas de risque de falsification. Elle engage également le client. Cela s’avère particulièrement utile en pleine saison lorsque vous ne connaissez pas un client. Il est même possible de se protéger contre la dénonciation d’une signature par un client (contrat d’assurance Generali avec Extrabat, par exemple).

Un acte de gestion : une fois signé électroniquement, le document peut s’enregistrer automatiquement dans le dossier de votre client et les données transmises pour facturation (selon possibilités de votre logiciel de gestion).

Des documents toujours accessibles : les documents signés sont consultables de n’importe où, au magasin comme chez le client, depuis un PC, un smartphone ou une tablette.

Un outil intéressant pour de nombreux documents : la signature électronique a de multiples applications. Elle peut servir à valider aussi bien un devis que des plans d’implantation, un procès-verbal de réception de chantier, un avenant, un courrier…

Et un effet positif sur l’image de votre entreprise. La signature électronique véhicule une image de sérieux, de professionnalisme, de bonne organisation, de modernité… Gage de votre capacité à réaliser le projet de vos clients, de la qualité de vos produits. Elle est aussi un élément de différenciation d’avec vos concurrents.

* Coût du certificat chez Extrabat : 390 € (paiement unique). Certificat valable pour la plupart des règlements intra-communautaires.

Remerciements à Anthony Body d’Extrabat.

La signature électronique en 4 étapes

1. Envoi du document à signer au client via une application (ex. : Extrabat).
2. Réception par le client d’un e-mail avec un lien vers le ou les documents à signer (ex. : bon de commande et annexes).
3. Le client vérifie et valide les documents…
4. … et reçoit par SMS un code de vérification qui va permettre d’authentifier sa signature et les documents.

Sources :
Ministère de l’Economie
https://www.economie.gouv.fr/daj/dematerialisation-signature-electronique-et-certificatsANSSI https://www.ssi.gouv.fr/entreprise/reglementation/confiance-numerique/le-reglement-eidas/Institut national de la consommation https://www.inc-conso.fr/content/la-signature-electronique-comment-ca-marche-avec-lalldc

Création d’un espace de jeux aqua-ludiques

Les gérants de ce camping de plein air 4* ont confié la mission de maitrise d’œuvre au bureau d’études Aqualoisirs afin de repenser leur espace aquatique extérieur pour développer leur activité. Cette sollicitation marquait le début d’un projet ambitieux étalé sur plusieurs années comprenant l’installation d’un jeu aqua-ludique jamais vu en France créé par la société espagnole ISABA et distribué exclusivement par Fluidra France. Julien Ramos, directeur de l’agence Aqualoisirs Méditerranée, est revenu pour nous sur cette réalisation originale.

DES CLIENTS CONSCIENCIEUX

« Début 2019, nous avons été contactés par les propriétaires, Emma et Guillaume Breyne, qui recherchaient un maître d’œuvre pour repenser leur espace aquatique afin de développer l’activité du camping. Dans cette optique, ils ont consulté plusieurs bureaux d’études pour trouver le parfait candidat en vue de ce projet de refonte. Leur choix s’est porté sur notre agence après consultation de l’intégralité de nos références clients. »

UN RÉAMÉNAGEMENT GLOBAL

« Ce qui est intéressant à propos de ce projet, c’est sa conception. Après plusieurs visites du site, l’analyse des règles d’urbanisme et quelques semaines de réflexion, nous avons créé ce qu’on appelle une ligne directrice du projet : une vision de ses différentes phases avec l’ensemble des investissements à réaliser. Le projet ne s’est que peu porté sur l’espace aquatique dans un premier temps mais plutôt sur un réaménagement global du camping sur environ une dizaine d’années.

En effet, les bâtiments recevant du public (accueil, épicerie, restaurant…) étant assez éloignés les uns des autres, nous avons proposé aux propriétaires la création d’un parc paysagé reliant l’ensemble des équipements du camping (y compris l’espace aquatique). Notre mission était donc plus large que la simple création de la Bulle. Avec ma collaboratrice Virginia Tartajo, architecte urbaniste, nous avons eu une réflexion de programmation pour réaménager toute cette zone. C’est un projet qui a énormément plu aux maîtres d’ouvrage. »

UNE IDÉE VENUE D’ESPAGNE

« La Bulle est une idée du maître d’ouvrage, qui, après plusieurs visites dans des campings espagnols, a souhaité intégrer ce jeu dans son espace aquatique. » Le camping Les Rivages est le premier établissement d’hôtellerie de plein air en France à enrichir son espace aquatique de cette installation.

UNE CRÉATION ORIGINALE

« Pour la première tranche de travaux de la saison 2020, nous nous sommes concentrés en premier lieu sur l’espace aquatique de plein air. Cette zone extra-ludique est composée d’une pataugeoire comprenant la Bulle, d’une plage immergée et d’un Aquaplash intégrant des jeux de La Maison de la Piscine et de plusieurs tobbogans de la société Edsun Loisirs. Tous ces éléments ont été intégrés autour d’un même bassin où siège désormais la Bulle, l’élément central de l’espace aquatique extérieur. Pour pouvoir recevoir la Bulle, nous avons dû travailler à la création d’un bassin sur mesure en collaboration avec la société ISABA by Fluidra. »

UN PLANNING À RESPECTER

« Au vu de l’importance du projet, il nous a fallu effectuer un certain nombre d’allers-retours au moment de la conception du projet. Nous l’avons acté au printemps et déposé le permis de construire au mois de juillet. Le chantier a démarré le 1er novembre 2019. Nous avions cinq mois pour le réaliser, ce qui était déjà un délai assez court. Nous avons réussi à rester dans les temps malgré quelques couacs, comme sur tout chantier. À la mi-mars, nous étions dans un planning qui devait nous permettre d’ouvrir au 1er avril. »

 

UNE HISTOIRE DE COORDINATION ET D’ANTICIPATION

« Au total, 17 entreprises sont intervenues sur ce chantier dont une majorité d’entreprises locales. En tant que maître d’œuvre, nous étions là pour coordonner les différents acteurs présents sur le projet. Le camping était alors fermé pendant toute la durée des travaux. Le chantier s’est passé comme nous le souhaitions avec un respect total du budget. En effet, le budget annoncé a été le budget tenu. Tenir ses engagements fait partie de notre métier, c’est notre force. Malheureusement, le Covid étant arrivé mi-mars, le chantier a été arrêté une dizaine de jours et a repris très partiellement. La livraison du projet s’est effectuée à l’ouverture du camping, début juin, pour l’arrivée des premiers clients. Le temps imparti avant la réouverture du chantier et la crise ont rendu le chantier plus difficile. Ces difficultés ne nous ont pas pour autant perturbés, car notre métier consiste à éclairer les potentiels problèmes et à les résoudre. Pour cela, nous effectuons toutes nos études en interne, y compris nos études hydrauliques. Pour l’étude de la Bulle, nous avons déterminé les sections de réseau, les aménagements nécessaires… Tout a été conçu en interne, y compris la maçonnerie et l’hydraulique. Le traitement de l’eau a été confié à l’entreprise À L’Eau de Source, à Vias (34), l’un des clients de Fluidra. »

UNE RÉALISATION SIMPLE

« La préparation de l’espace et l’installation ont respectivement duré deux journées. Le bassin a demandé un gros travail. A contrario, la mise en œuvre technique de la Bulle a été simple. » Avec ses 7 mètres de diamètre, la Bulle est constituée d’une membrane PVC gonflée d’air à l’aide d’un blower et arrosée d’eau sur sa partie supérieure grâce à un jet asperseur. Étanche à l’eau et résistante aux rayons UV, elle se démonte et se stocke à l’abri en dehors de la saison.

 

UNE COLLABORATION EFFICACE

« Nous collaborons avec Fluidra depuis une quinzaine d’années. Nous les rencontrons sur les salons, connaissons leur matériel et les préconisons. Néanmoins, nous ne traitons jamais en direct avec leurs équipes. Sur ce projet, nous avons travaillé en amont avec Fluidra sur l’aspect technique pour comprendre le fonctionnement de la Bulle, car c’était un nouveau produit que nous ne connaissions pas. Nous avons fait valider la création de la conception du bassin. Nous avons également beaucoup travaillé et échangé avec l’équipe Piscine Publique de Fluidra France pour valider les plans et aboutir à ce projet. Les collaborateurs partenaires de Fluidra France, commerciaux et bureau d’étude, ont suivi l’avancée du chantier et ont été présents et réactifs lors de chaque étape. »

UNE RELATION DE CONFIANCE

« Cela fait maintenant deux ans que nous collaborons main dans la main avec nos clients. Ils sont très satisfaits de cette première phase des travaux. » De son côté, ISABA by Fluidra accompagnera le camping Les Rivages dans l’hivernage de Bulle.

Fiche technique du projet

Dimensions du bassin : 7,50 m x 16 m, 120 m2

Dimensions de la bulle : 7 m de diamètre

Fixation de la Bulle : rail aluminium vissé dans la dalle béton

Équipements :

  • Blower et cloche de dispersion d’air avec réseau en PVC pression ø110
  • Diffuseur avec 4 jets d’eau avec réseau PVC de ø90
  • Pompe 3 kW avec débit de 21 m3h à 12 mCE
  • Armoire électrique

Carte d’identité de l’entreprise

Aqualoisirs Groupe Ramos Ingénierie
Agence Méditerranée
450, rue Baden-Powell • 34000 Montpellier
04 67 69 74 28
contact@aqualoisirs.com

Dirigeants : Jean-François Ramos

Création : 1993

Effectifs : 12 personnes

Activité : bureau d’études / maitrise d’œuvre

Autre intervenant : À l’eau de source • aleaudesource.fr  • Isaba by Fluidra • La maison de la piscine • Edsun Loisirs

Texte : Carine Dal Gobbo – Crédit photo : Aqualoisirs

Création d’un bassin au cœur d’une ancienne structure • Manoir du Colombier (38)

La réhabilitation de ce grand bassin prend place dans un projet de rénovation globale.  Le nouvel espace de détente et de bien-être a été pensé pour respecter l’environnement initial. En effet, cette nouvelle piscine, aux allures de couloir de nage, a été construite à l’intérieur même du bassin existant. Serge Renard, le concessionnaire Carré Bleu chargé du projet, et Philippe Dieterich, le propriétaire du manoir, sont revenus, pour nous, sur l’histoire de ce projet d’envergure.

UN BASSIN CHARGÉ D’HISTOIRE

Situé dans une propriété près de Vienne, ce manoir a été édifié au début du 20e siècle. Ancienne réserve d’eau, son bassin centenaire a revêtu, au fil des années, plusieurs fonctions comme nous l’explique Philippe Dieterich, le nouveau propriétaire : « C’était tout d’abord une piscine d’ornement. Des années plus tard, le manoir est devenu une maison de réception bourgeoise et la piscine le lieu privilégié de tous les enfants du village, invités et reçus par les propriétaires. Ce bassin prenait alors des allures de piscine publique car posséder une piscine était évidemment très peu courant à l’époque. » Serge Renard ajoute que « l’eau arrivait dans le bassin directement par une source et s’écoulait par un trop-plein dans un fossé. La piscine était dénuée d’équipements et n’était pas aux normes. Son fonctionnement était très artisanal ».

UN CHOIX MINUTIEUX

« L’idée était d’ouvrir une maison qui deviendrait un lieu privilégié plutôt haut de gamme, avec des services tournés vers l’exception. Nous voulions que les clients de notre maison d’hôte, particuliers comme professionnels, se sentent aussi à l’aise que chez eux. Pour la piscine, j’ai demandé conseil à un ami d’enfance, formateur pour Carré Bleu, qui m’a orienté vers l’un de leurs concessionnaires, Serge Renard, nous raconte Philippe Dieterich. Serge Renard est quelqu’un de très abordable avec une grande expérience. Il connaît également très bien le végétal. Étant moi-même passionné par ce sujet, j’aime avoir affaire à de vrais professionnels pour l’esprit paysage. J’avais également besoin d’un vrai conseil sur le choix du bassin. Je voulais un professionnel qui m’explique clairement les étapes du projet piscine. Serge a rapidement cerné et compris ce que nous souhaitions et a su trouver les solutions adaptées à notre projet. Il est aussi entouré d’une équipe très engagée, très impliquée, et c’était, pour moi, très important. » Pour sa part, le piscinier se souvient que « les propriétaires connaissaient déjà Carré Bleu. Ils nous ont consultés parce qu’ils connaissaient la marque. Nous nous sommes tout de suite très bien entendus et je leur ai rapidement fait une proposition avec une esquisse ».

UNE CO-CRÉATION

« Nous nous sommes rencontrés en octobre 2018 et avons signé le bassin le mois suivant. Au premier rendez-vous avec Serge Renard, je lui ai exposé la vision claire que j’avais du projet et ce que je voulais. Le prérequis était d’avoir un couloir de nage dans lequel nos clients pouvaient entrer et sortir facilement. Après quelques entrevues pour cerner notre besoin et notre souhait, Serge nous a proposé un premier plan pour nous aider à nous projeter. Il s’est basé sur notre envie de départ : un environnement japonisant. Nous nous sommes alors rendu compte que l’emplacement de la maison permettait d’avoir un jardin méditerranéen, qui est finalement l’esprit qui nous touchait le plus. Nous avons donc suivi ce premier plan en changeant les végétaux à planter. Au fil de nos rencontres, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du bassin avec la création de ce grand escalier que nous avons dessiné ensemble », se rappelle le propriétaire du manoir.

OBJECTIF : ZÉRO ÉMISSION

Philippe Dieterich nous confie également avoir voulu effectuer une réhabilitation respectueuse en utilisant des matériaux naturels et biologiques. « À l’image de la maison isolée grâce à du lin, du chanvre et du coton, nous avons essayé d’opérer une rénovation avec un choix de matériaux nous permettant d’être le plus proches possible de l’émission zéro carbone. Pourquoi démolir pour reconstruire derrière alors qu’on peut partir de quelque chose d’existant ? Il était évident que ce gigantesque bassin pouvait servir d’écrin à une nouvelle construction. »

Serge Renard précise qu’ « à ce jour, la piscine n’est pas couverte et n’est pas équipée d’un système de chauffage. Néanmoins, son liner gris anthracite en PVC permet de rapidement réchauffer l’eau lors de fortes chaleurs. Les propriétaires prévoient, à terme, d’installer sur leur terrain de 3 hectares un chauffage solaire ».

UN CHANTIER MAÎTRISÉ

« Lorsque les clients ont acheté cette propriété pour la rénover, ils voulaient intégrer une piscine au cœur de l’ancienne. Nous avons entamé le chantier à l’automne 2018 et l’avons terminé au printemps 2019. Nous avons réalisé un bassin de 20 mètres par 5 mètres et d’une profondeur de 1,35 mètre. Pour cela, nous avons coulé une dalle béton à l’intérieur du bassin, puis nous avons édifié le mur. Le chantier était très facile d’accès. Conformément au souhait des clients, nous avons construit une structure en couloir de nage. Cette forme était la plus adaptée étant donné la configuration de l’ancien bassin. En effet, nous avons été obligés de construire le couloir de nage au pied des pentes de l’ancien bassin. Leur inclinaison de 45° a conditionné considérablement la largeur du nouveau bassin. Nous avons aussi décidé de laisser la grosse margelle en béton de la précédente structure.

Elle joue ici un rôle de bordure, entourant et délimitant les massifs. Nous avons ainsi respecté la volonté des propriétaires de conserver ce charme de l’ancien en y ajoutant de la modernité. Nous avons aménagé un drainage en gravier et comblé les espaces périphériques vides avec un important volume de terre végétale pour faire les plantations alentour. Le ponton a été rajouté après coup pour faciliter la sortie de la piscine et pour se diriger vers l’un des nombreux lieux de détente tels que la pergola bioclimatique donnant vue sur le Pilat », détaille Serge Renard.

Le propriétaire ajoute : « J’ai beaucoup apprécié les propositions de Serge. Il a été le seul à me proposer une solution avec la partie technique loin du bassin sans que ce soit un souci. Les énormes machines ont été placées dans le garage, éloignées de l’espace piscine et de nos clients. Une immense tranchée a été pensée pour relier le bassin aux éléments techniques. Tous les autres pisciniers consultés ont été incapables de le proposer. »

UN ENVIRONNEMENT PAYSAGÉ

« Avec ce très grand jardin, l’idée était d’avoir des lieux où l’on se sente tout seul, tranquille, en paix, dans une maison loin de la ville et des zones urbanisées. Nous avions une vision claire de ce que nous voulions en termes d’abords. J’ai demandé à Serge Renard de nous faire juste une structure. En effet, passionnés par le jardin, nous tenions à planter nous-mêmes les 450 végétaux (oliviers, lauriers, cyprès, palmiers, etc.) présents autour de l’espace piscine. Nous avons semé la pelouse pendant le confinement », souligne Philippe Dieterich.

UNE PISCINE SIMPLE

Serge Renard détaille que « les propriétaires voulaient une piscine simple d’équipement, car ils souhaitaient se concentrer sur l’aménagement extérieur. La piscine possède une double filtration et est traitée au magnésium, avec une régulation Redox et chlore ».

« Nous voulions effectivement une piscine très simple d’équipement et ne nécessitant que très peu d’entretien, nous confie Philippe Dieterich. Le but était d’avoir une brillance et de donner une impression de point d’eau, de fraîcheur. La piscine peut accueillir jusqu’à 10 personnes, c’est-à-dire la capacité maximale de notre maison d’hôte, afin que chaque client ait de l’espace pour se sentir au calme. »

UNE BELLE CONCLUSION

Serge Renard ajoute : « Cette piscine fait partie des quelques piscines prestigieuses que nous avons réalisées. Des piscines d’exception, comme celle-ci, nous en faisons 1 à 2 par an (piscine paroi de verre, piscine à fond mobile). Ce sont des piscines qui ne sont pas proposées par tous les pisciniers. Au moment de la réception, j’ai pu constater que les propriétaires étaient très contents du résultat. Je suis d’ailleurs toujours en contact avec eux. Ils s’occupent très bien de la piscine, qui bénéficie d’une gestion en partie automatique, ce qui nous évite des interventions. » Un constat partagé par Philippe Dieterich : « Serge est un piscinier reconnu depuis plus de trente-cinq ans récompensé par plusieurs Carrés d’or. Je souhaite remercier et célébrer son équipe, composée de gens formidables. »

LE DÉBUT D’UNE LONGUE COLLABORATION ?

« De ce projet est née une confiance entre un client et un piscinier concessionnaire. Une relation qui s’est élargie à un groupe, Carré Bleu. J’ai beaucoup apprécié que notre collaboration, moi en tant que client et Serge Renard en tant que concessionnaire, se poursuive finalement en un partenariat entre deux entreprises, l’enseigne Carré Bleu, et la mienne, le Manoir du Colombier. En fin d’année dernière, Carré Bleu a choisi de réunir le jury des Carrés d’or dans notre manoir. C’était la première fois, depuis notre ouverture, que nous recevions un séminaire professionnel.

C’était juste magnifique de pouvoir, en tant que client, recevoir le jury de ce concours. D’autant plus que nous avons, à cette occasion, reçu un Carré d’or pour la réalisation de Serge Renard. Je n’étais pas au courant, je l’ai su le jour même. Pour moi, la récompense était de les recevoir en tant que premier séminaire professionnel dans mon établissement.

Lors de la réception du jury, j’ai rencontré Isabelle Mesny et les dirigeants de Carré Bleu avec qui j’échange régulièrement. J’ai même fait une proposition d’un module de formation. C’était une belle manière de boucler la boucle. Il s’agit d’une parfaite illustration de ce que devrait être la relation client. Quand une belle rencontre devient sérieuse et solide, ça donne envie d’aller plus loin, de progresser ensemble », conclut Philippe Dieterich.

Fiche technique du projet

Bassin d’origine : forme libre en trèfle

  • Structure en béton armé
  • Dimensions : 30 m x 17 m x 1,50 m (fond plat)
  • Parois intérieures en béton peint
  • Margelles en béton
  • Plages en dallage

Nouveau bassin : couloir de nage

  • Année de construction : 2019
  • Dimensions : 20 m x 5 m x 1,35 m (fond plat) + escalier de 8 m x 2 m
  • Structure : maçonnerie traditionnelle
  • Revêtement : membrane armée 150/100e
  • Filtration : double filtration à sable avec pompe Carré Bleu
  • Traitement de l’eau : électrolyseur au sel (chlorure de magnésium) avec régulation pH
  • Équipements : quatre projecteurs Leds, un robot de nettoyage Polaris et une alarme de sécurité.
  • Abords : margelles de 8 cm d’épaisseur en pierre d’Egypte

Réalisation : Côté Jardin (69) – réseau Carré Bleu

Carte d’identité de l’entreprise

Côté Jardin
1690, route départementale 386
69700 Montagny

Création : 1984

Effectifs : 15 employés

Activité : construction, rénovation. 35 à 40 constructions de bassins par an (autant en rénovation)

 

Le Manoir du Colombier
Montée du colombier – 1, rue Louise-Michel
38550 Saint-Maurice-l’Exil

Site internet : www.manoir-du-colombier.fr • Instagram : manoirducolombier

 

Texte : Carine Dal Gobbo

Le marché international de la piscine après la crise de la Covid-19. Reprise ou non ?

Après l’effet de stupeur qui a suivi l’annonce du confinement, le marché français de la piscine a repris très rapidement une belle vigueur. L’ensemble des professionnels avec lesquels nous échangeons nous font part quotidiennement de la forte demande des particuliers, que ce soit en constructions comme en rénovations. Les carnets de commandes sont pleins, et c’est une très bonne nouvelle. S’agit-il d’un phénomène « franco-français » ou non ? Pour le savoir, nous avons interrogé nos partenaires de la presse piscine professionnelle du groupement Pool and Spa Press Alliance : Federico et Roberto Maestrami : Piscine Oggi, Italie / Marijan Lazic : Schwimmbad & Sauna, Allemagne / Rubén Vinagre : Piscinas Hoy, Espagne. Même si l’Australie est loin de l’Europe, nous avons des échanges réguliers avec Chris Maher, rédacteur en chef du magazine professionnel australien Splash!.
Il nous a paru intéressant de recueillir son témoignage.

Sommaire : Le marché italienLe marché allemandLe marché espagnolLe marché australien – Le marché anglais

Le marché italien

Nos confrères du magazine Piscine Oggi n’ont pas en leur possession de données concrètes sur l’influence de la crise due à la Covid-19 sur le marché italien de la piscine. Mais leurs échanges avec les entreprises du secteur montrent globalement un bon feedback de leur part : la majorité d’entre elles ont bien réagi face au challenge imposé et sont optimistes pour les mois à venir. Le marché de la piscine familiale est au beau fixe, car beaucoup de familles ont décidé de construire une piscine dans leur propriété et envisagent de passer plus de temps à la maison. Les établissements assurant les hébergements, campings, hôtels, etc. envisagent, quant à eux, d’ajouter de la valeur à leurs affaires avec une nouvelle piscine ou en rénovant leurs anciennes installations.

 

Le marché allemand

Courant 2019, les professionnels du secteur ont finalisé un nombre de commandes important et, de ce fait, les carnets de commandes étaient pleins pour la saison chantier 2020. A partir du 14 mars 2020, suite à la pandémie, le gouvernement allemand a décidé un verrouillage partiel du pays, mais celui-ci a été moins sévère que dans d’autres pays européens, et, ainsi, le secteur industriel n’a pas été complètement affecté.

Le secteur artisanal, quant à lui, y compris celui de la piscine et du spa, n’a pas été contraint de cesser de travailler. Sur les chantiers, par exemple, 2 techniciens, équipés de mesures de protection appropriées, étaient autorisés à travailler et de ce fait, durant toute la période, les revendeurs ont pu continuer à construire et à rénover des piscines. Cependant, il faut noter que la situation, malgré tout, a retardé la signature de commandes pour de nouveaux projets.

La pandémie a également eu des conséquences dans l’organisation de l’économie du pays telles que la réduction de la durée du temps de travail, ce fut le cas par exemple dans l’industrie automobile, la généralisation du home office, avec, en particulier, la pratique de vidéoconférences.

La contraction de l’industrie allemande en 2020 et le taux de chômage, plus élevé qu’attendu, ont entraîné une baisse des achats par les consommateurs. Les entreprises manufacturières de notre secteur ont vu, quant à elles, leur activité maintenue du fait du niveau important de commandes émanant des détaillants. Même si le secteur a été touché par une réduction du temps de travail, l’impact été beaucoup moins important que dans d’autres secteurs d’activité. Les Allemands passant plus de temps à la maison, et ne pouvant pas voyager, ils ont tout particulièrement apprécié le temps passé dans leur maison et dans leur jardin. En Allemagne, les magasins de bricolage n’ont jamais fermé et ont bénéficié d’une forte fréquentation de clients souhaitant rendre leur maison et leur jardin plus agréables. A n’en pas douter, notre secteur profite de cette tendance et tout particulièrement les projets de piscines et de spas les moins chers, ceux compris entre 10 000 et 15 000 Ä, voire même moins.

Le jardin en général et le bien-être à la maison en particulier sont de plus en plus recherchés. Notre magazine, Schwimmbad & Sauna, leader en Allemagne, a lancé un sondage auprès des dirigeants et PDG les plus importants intervenant sur les marchés suisses et autrichiens. Ils ont pratiquement tous confirmé une augmentation de leurs commandes : « Notre marché a réalisé d’importantes progressions ces dernières semaines et nous pensons tous que cette tendance se poursuivra », a déclaré Ute Wanschura, directrice générale du syndicat allemand bsw.

Le sondage réalisé sera publié dans la prochaine édition, septembre et octobre 2020, de Schwimmbad & Sauna, en date du 22 août. L’incertitude sur les règles de voyage et sur la situation européenne liée au coronavirus soutiendra encore cette tendance, les gens investissant davantage dans leur logement.

En Allemagne, l’assouplissement de la réglementation liée à la Covid-19 a commencé dès la fin du mois d’avril et a, de ce fait, duré moins longtemps que dans d’autres pays européens.

 

Le marché espagnol

Le marché avant la crise

Selon les dernières données disponibles, celles de 2019, l’industrie espagnole de la piscine affichait une bonne santé due à la fois à une offre adaptée des entreprises du secteur et à une demande soutenue du marché.

Le secteur affichait alors une croissance de 6 %, bien supérieure à celle de l’économie nationale, et atteint 1 274 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont près de la moitié réalisée à l’export.
26 000 nouveaux bassins ont été construits en 2019 et le secteur regroupe 2 500 entreprises qui emploient 70 000 personnes (emplois directs et emplois indirects).

Début 2020, les perspectives du marché espagnol étaient assez favorables, et un rapport émanant de l’Industrie espagnole des piscines et des spas indiquait que 44.3 % des entreprises du secteur prévoyaient que 2020 serait une année favorable, 46.9 % s’attendaient à ce que 2020 soit une année de croissance « normale » et que seulement 8.8 % d’entre elles envisageaient des perspectives défavorables.

L’impact de la Covid-19

C’est dans ce contexte que la Covid-19 est apparue. Il n’existe pas, à date, de rapport officiel concernant l’impact de la pandémie sur notre secteur d’activité et le prochain baromètre de L’ASOFAP (Association espagnole des professionnels de la piscine) ne sera présenté qu’en novembre 2020.

Il est cependant clair que la crise provoquée par la Covid-19 a eu des impacts directs et indirects sur notre profession et il est à noter que la piscine n’a pas été considérée comme un secteur industriel « indispensable » par le gouvernement espagnol. De ce fait, il a dû suspendre son activité, sur une certaine période (+/-1 mois), ce qui a entraîné une perte de facturation et des destructions d’emplois, totales ou partielles.

Lors de la reprise, les entreprises ont dû prendre en compte les mesures de sécurité prônées par le gouvernement afin de garantir à la fois la sécurité de leurs employés et la meilleure gestion de leurs activités : distanciation sociale, travail à domicile lorsque cela était possible, nettoyage et hygiène, etc. Il faut également considérer que le secteur de la piscine, par sa transversalité, est étroitement lié à d’autres secteurs qui ont été très touchés tel que le tourisme, les installations sportives ou la construction. La profession estime cependant que cela se traduira, en grande partie et en comparaison avec les saisons précédentes, par un décalage dans le temps de l’activité.

Les entreprises ont ensuite rapidement retrouvé une vision plus positive de la situation, montrant ainsi tout le dynamisme de notre secteur d’activité. Elles se sont alors concentrées sur l’élaboration de protocoles et de plans d’action afin de retrouver, le plus rapidement possible, une activité normale et répondre ainsi à la demande. Parmi les principales mesures élaborées par les professionnels du secteur :
• mise en place de réponses sanitaires appropriées permettant de faire des piscines des « endroits » sûrs afin de tranquilliser les utilisateurs. Des recommandations, des « livres blancs » et des guides techniques ont ainsi été élaborés, destinés à la Direction de la santé, aux entreprises du secteur de la piscine (construction et entretien), ainsi qu’aux secteurs « transversaux », tels que les établissements de tourisme, l’hôtellerie, les campings, etc. ;
• participation des entreprises à la production de consommables et de matériels destinés aux hôpitaux face à la pénurie d’équipements : respirateurs, visières faciales de protection, produits d’hygiène et de désinfection.

Le marché aujourd’hui

Depuis les mois de mai et de juin, le marché présente des signes de reprise, et les perspectives sont positives jusqu’à la fin de l’année, même s’il convient de rester prudent :
• les piscines hors sol connaissent une forte demande due principalement au confinement ;
• il en est de même pour les piscines monocoques polyester. Du fait de la demande enregistrée, les délais entre la commande et le début des travaux d’installation, qui étaient habituellement de quinze jours, sont passés à cinq et même sept semaines ;
• la construction des piscines traditionnelles connaît également une forte demande et l’activité chantier devrait ainsi perdurer sur les mois de septembre, d’octobre et de novembre.

De bonnes perspectives pour 2021

Les prévisions indiquent que l’ensemble du secteur va poursuivre son redressement en 2021, et cela pour l’activité construction comme pour l’activité maintenance. La profession s’attend, pour l’année prochaine, a une demande accrue de matériels de contrôle et de dosage. Côté construction, les entreprises sont optimistes et espèrent construire des piscines commandées en 2020 et qui n’ont pas pu être construites, même si cela dépend de facteurs macroéconomiques. À noter que de nouvelles opportunités s’offrent au marché. En effet, la crise a accéléré un processus déjà existant, mais encore à développer, comme l’automatisation et les piscines connectées.

Quels enseignements a pu tirer de la crise le secteur de la piscine ?

La piscine intelligente, la smart pool, présente de nouvelles et intéressantes opportunités d’affaires qu’il convient désormais de prendre en compte. Un autre enseignement fort concerne les entreprises. Celles-ci doivent aujourd’hui faire preuve de résilience financière, un élément clé de gestion désormais, afin de faire face aux difficultés aussi soudaines qu’inconnues qui pourraient se présenter à l’avenir, et disposer de réserves de cash.

La crise a également démontré qu’une partie importante de la gestion des entreprises, qu’elle soit interne ou commerciale, pouvait être faite en ligne.

La crise a enfin mis en avant la nécessité qu’ont les entreprises de notre secteur de collaborer entre elles, de maintenir une bonne proximité avec leurs clients et d’améliorer leur communication. Le pire serait l’immobilité, ce qui signifierait que nous n’avons rien appris de la crise causée par la Covid-19.

 

Le marché australien

Le gouvernement fédéral ainsi que ceux des États australiens ont agi relativement rapidement pour mettre en œuvre des mesures de distanciation sociale et le public a largement soutenu les restrictions imposées, en particulier au début de la crise. Actuellement, il n’y a eu que 104 décès sur un total de 7 558 cas. La courbe s’est aplatie, même si tout le monde craint qu’une deuxième vague se produise.

Le gouvernement a également mis en œuvre un certain nombre de mesures de relance pour aider les personnes ainsi que les entreprises en difficulté. Ces mesures, très coûteuses (environ 12,5 % du PIB), ont maintenu l’économie en état de fonctionner.

Durant cette période, un grand nombre de personnes se sont retrouvées en télétravail ou en chômage temporaire et les enfants ont suivi leurs cours depuis leur domicile. Cela a particulièrement mis en avant tous les bénéfices que représente le fait d’avoir une piscine dans son jardin aussi bien pour la santé mentale que physique. De plus, les frontières de l’État ont été fermées et les plans de voyage ont été suspendus. Bien que n’ayant pas de données précises à l’heure actuelle, nous disposons de nombreux retours d’expérience qui montrent que beaucoup d’entreprises de construction et d’installation de piscines se portent très bien, certaines même mieux qu’avant la pandémie. Beaucoup, en effet, ont eu plus de demandes, car des familles envisagent d’utiliser le budget initialement dédié aux voyages pour faire construire une piscine encore plus qualitative et mieux équipée qu’elle ne l’aurait été sans la pandémie. Le secteur de la vente au détail souffre cependant, mais des procédures et des mesures ont été mises en place pour réaliser les activités de vente sans contact et assurer ainsi à la fois la sécurité et le maintien de l’activité.

La dernière mesure du plan de relance du gouvernement représentait un total de 680 millions de dollars australiens pour maintenir les entreprises de construction en activité. Cependant, à la grande déception de l’industrie, les piscines et autres constructions extérieures en ont été spécifiquement exclues. Cependant SPASA1 et SPLASH !2 ont interpellé le ministère de l’Économie sur cette décision. À date, nous n’avons pas encore reçu de réponse satisfaisante.

Le fait que le nombre de cas avérés de Covid-19 ait été maintenu à un niveau si bas a donné à l’économie une meilleure chance de reprise. Les Australiens sont conscients que leur situation est ici beaucoup plus favorable que dans de nombreux pays et que dans d’autres parties du monde. À l’heure actuelle, les gouvernements tentent de rouvrir l’économie – les écoles sont ouvertes et les voyages intra-étatiques sont encouragés (mais pas les voyages inter-États, et certainement pas les voyages internationaux). Les matchs de football, quant à eux, se déroulent depuis un mois mais avec peu de spectateurs ; cependant, à partir de juillet, ils pourront accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

Nous sommes à ce jour prudemment optimistes et le véritable test, quant à notre économie, sera le début du mois de septembre, quand s’achèvera le plan de relance du gouvernement (cette date marquera également ici, dans l’hémisphère sud, le début de la saison de baignade). Le gouvernement est invité à prolonger le plan de relance mais n’a pris, jusqu’à présent, aucun engagement.

1. SPASA. The Swimming Pool & Spa Association of Australia (syndicat australien)

2. SPLASH ! Notre confrère le magazine professionnel australien.

Le marché anglais

Quelques mots sur le marché de la piscine au Royaume-Uni

Les professionnels de la piscine ont marché sur une dangereuse corde raide cet été alors qu’ils jonglaient entre deux priorités : garantir la sécurité de leur famille et de leurs collaborateurs tout en s’attaquant aux plus difficiles défis commerciaux de leur histoire. Les principaux fournisseurs du secteur ont dû s’adapter rapidement à des conséquences sanitaires et sécuritaires sans précédent.

« Depuis le début du confinement, le plus important a été de nous concentrer sur la santé et la sécurité de nos employés, de nos clients et de toute personne touchée par nos activités », confirme neil Murray, directeur général de Certikin. « La plupart de nos employés de bureau travaillent de chez eux et les tâches de stockage, production et transport se font en maintenant une stricte distanciation sociale », explique Neil.

Alors que le confinement s’éloigne et que nous observons l’épidémie de la Covid-19, Neil souligne la nécessité de regarder vers l’avenir. « Nous anticipons de durables opportunités avec une appétence des consommateurs pour l’amélioration de leur maison et de leurs espaces extérieurs », affirme M. Neil. « Il y a une volonté de faire de sa maison un refuge, un lieu de bien-être et de plaisir. Quand des vacances à l’étranger ne sont pas possibles pourquoi ne pas envisager l’achat d’un spa, d’une couverture de piscine, la rénovation d’une piscine existante voire même de construire une toute nouvelle piscine pour améliorer notre espace de vie ? »

Une saison complètement chamboulée

Alan Thorne d’Ocea UK, fournisseur des piscines Starline et Hydrostar sur le marché britannique, indique que 2020 est une saison complètement chamboulée par le coronavirus. « La construction de piscine s’est interrompue dès mars, alors que la demande de service s’est poursuivie à un rythme de haute saison en raison des conditions météorologiques », explique Alan. « Alors que la construction redémarre, je soupçonne que le mois de juillet sera comme un mois de mai, un mois qui marque généralement le début de la saison », dit-il.

AstralPool UK estime que la majorité de ses clients n’ont pas la capacité de prendre des commandes supplémentaires en construction de piscine jusqu’à l’automne pour le moins, voire même avant 2021 pour d’autres.

Dyfed Thompson Smith, d’AstralPool UK, commente : « Notre société prévoit une reprise significative après la Covid-19 et a mis en place une hotline supplémentaire pour venir en aide aux entreprises. Pour les clients qui rencontrent des problèmes de trésorerie et qui se doivent soudainement de retrouver leur pleine capacité de production, nous essayons d’adopter une approche plus souple en proposant des conditions de paiement plus flexibles et des délais de paiement plus longs. »

Piscines publiques

Le robinet a été littéralement coupé pour le secteur des piscines commerciales avec des piscines publiques confrontées à des fermetures prolongées et des fournisseurs qui attendent leur réouverture. « Pour les filtres, les pompes commerciales et toutes les pièces de rechange, nous avons un entrepôt rempli de stocks de produits », révèle Thompson Smith. « Une grande partie des piscines commerciales ont littéralement été fermées du jour au lendemain ; il a simplement suffi d’appuyer sur un interrupteur et ça a été fini », souligne-t-il. « Nous anticipons une véritable augmentation de la demande de tous les équipements de base, des pompes aux vannes. Ce ne sont pas des produits glamour, mais ils sont cruciaux », ajoute-t-il.

Neil Murray de Certikin termine sur une note positive : « Bien que l’épidémie de la Covid-19 ait été douloureuse, elle nous a rappelé l’importance de la santé et du bien-être, de la famille, des amis et de la communauté », précise Neil. « Nous pensons que l’industrie de la piscine est désormais prête pour une reprise forte et soutenue, en phase avec ces attentes et que l’avenir est prometteur pour notre industrie. »

OPPBTP : du nouveau pour le port du masque sur les chantiers

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L’OPPBTP vient de publier la cinquième mise à jour de son guide de préconisations sanitaires. Les principales modifications concernent le port du masque sur les chantiers en fonction de leurs particularités tout en rappelant l’importance des gestes barrières et d’hygiène pour éviter la contamination.

Port du masque sur les chantiers :

  • Lieux collectifs clos (chantiers clos et couverts) : mêmes règles et dérogations que dans les ateliers. Possibilité de ne pas porter de masque si les conditions de ventilation et d’aération sont conformes à la réglementation, que le nombre de personnes est limité dans la zone, que les distances de sécurité sont respectées à leur poste comme pendant leurs déplacements, que les collaborateurs portent une visière et à condition que le travail effectué ne nécessite pas une protection respiratoire spécifique.
  • Chantiers en extérieur : le port du masque n’est pas obligatoire sauf en cas de travail à moins d’un mètre. Pour les travaux exposés aux intempéries, l’association d’un écran facial ou d’une visière est recommandé pour protéger le masque de la pluie.
  • Chantiers en extérieur en espace public : se renseigner auprès des autorités compétentes.

Port du masque dans les véhicules : la présence de plusieurs salariés est possible si chacun porte un masque, que le protocole d’hygiène soit respecté et le véhicule désinfecté.

Mise à jour du guide de préconisations de l’OPPBTP (au 29/10/2020)

Le guide de préconisations de sécurité sanitaire de l’OPPBTP a été une nouvelle fois mis à jour le 16 octobre 2020. Cette nouvelle version intègre les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique et du Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19. Ce guide est le document de référence pour les entreprises du Bâtiment et de Travaux Publics. Les principaux changements concernent :

Les conditions du port d’un masque de protection respiratoire. Dans les zones où des mesures de couvre-feu sont appliquées en application de l’état d’urgence sanitaire, le port du masque est permanent dans les milieux clos et partagés à l’exception des chantiers.

Les bureaux, dépôts et ateliers. Dans les zones soumises à couvre-feu, les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent. Ils sont également invités à le faire dans les autres zones.

Le télétravail. Les personnes vulnérables à risque de forme grave présentant des pathologies particulièrement lourdes, listées dans le décret n° 2020-521 du 5 mai 2020 ont la faculté, si le médecin traitant l’estime nécessaire, d’être placées en activité partielle.

BWT récompensé aux Plus X Awards 2020

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BWT vient d’être élue meilleure marque de l’année dans la catégorie « Accessoires de piscine » aux Plus X Awards 2020. La cérémonie allemande des Plus X Awards récompense, depuis 17 ans, des innovations dans les domaines de la technologie, des sports et du « lifestyle ».

Un jury composé d’une centaine d’entreprises et partenaires se base sur 7 labels (Innovation, Qualité Supérieure, Design, Fonctionnalité, Facilité d’utilisation et Écologie) pour attribuer des récompenses aux entreprises participantes.

Le robot nettoyeur P600 APP de BWT a ainsi reçu 4 labels : qualité supérieure, design, facilité d’utilisation et fonctionnalité.

www.bwt.com/fr-fr

Aquilus Piscines à la recherche de nouveaux concessionnaires

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Pour répondre à la demande croissante d’installations de piscines et spas, Aquilus souhaite étendre son réseau et renforcer sa présence nationale. Cette année, l’entreprise a en effet pour ambition de recruter 10 nouveaux franchisés et vise une couverture nationale de son réseau d’ici 5 ans.
Cette progression envisagée permettrait à Aquilus de « mailler plus densément le pays et de répondre au marché en plein développement » précise Bernard Stagnoli, le fondateur de la marque.
www.aquilus-piscines.com