Le mois d’août 2020 a été marqué par une vague de chaleur, par une pluviométrie très hétérogène et des épisodes orageux localement intenses. Avec 2.0 °C au-dessus de la normale, ce mois d’août a connu une température moyenne de 22.6 °C et se classe au 3e rang des mois d’août les plus chauds sur la période 1900-2020. Les précipitations, très contrastées, ont été excédentaires de l’ouest des Hauts-de-France à la Bretagne et au nord de la Nouvelle-Aquitaine ainsi que sur les Alpes mais le plus souvent déficitaires sur le reste du pays, de 10 %. L’ensoleillement a été proche de la normale sur la majeure partie du territoire avec un excédent de plus de 10 % sur la Bretagne et les Landes. (Sources : Météo France et La chaîne Météo)
Les chiffres du bâtiment
EN HAUSSE• Activité passée : En août 2020, les entrepreneurs du bâtiment sont, pour le deuxième mois consécutif, bien plus nombreux que le mois précédent à signaler une hausse de leur activité pour les trois derniers mois : le solde correspondant croît de nouveau nettement, tout en restant au-dessous de sa moyenne de longue période.
EN BAISSE • Activité prévue : Les entrepreneurs du bâtiment sont cependant légèrement moins optimistes qu’en juillet quant à leur activité prévue : le solde d’opinion correspondant se replie légèrement, tout en restant nettement au-dessus de sa moyenne de longue période.
EN HAUSSE • Carnet de commandes : En août 2020, les entrepreneurs du bâtiment sont plus nombreux qu’en juillet à juger que le niveau de leurs carnets de commandes est supérieur à la normale : le solde correspondant augmente de nouveau et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période. Ils estiment que compte tenu de leurs effectifs, les commandes assurent 8,2 mois de travail.
Enquêtes de conjoncture auprès des ménages
STABLE • Situation économique : En juillet 2020, la confiance des ménages dans la situation économique baisse à nouveau : l’indicateur qui la synthétise perd 2 points. À 94, il reste en dessous de sa moyenne de longue période (100).
EN BAISSE •Achats importants : En juillet 2020, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse légèrement : le solde correspondant perd un point et passe juste en dessous de sa moyenne de longue période.
EN HAUSSE • La situation financière : Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée gagne 1 point. Il demeure supérieur à sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière future est stable et se maintient légèrement en dessous de sa moyenne de longue période.
EN BAISSE • L’épargne des ménages :En août, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future diminue. Il perd 4 points mais se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points mais reste bien au-dessus de sa moyenne de long terme.
De plus en plus de fabricants proposent des produits qui permettent d’automatiser une ou plusieurs fonctions de la piscine. Pour vous aider à mieux appréhender l’intérêt de ces systèmes d’automatisation et vous faire découvrir l’offre existante sur le marché, l’Activité Piscine vous propose un dossier complet sur ces produits qui s’implantent progressivement dans le local technique de vos clients.
Texte : Sébastien Carensac et Carine Dal Gobbo
Qu’est-ce qu’un système d’automatisation connecté ?
L’électronique s’impose dans le local technique.Pompe, désinfection, chauffage, éclairage, robot…, sont toujours plus équipés de cartes électroniques qui en améliorent l’efficacité et peuvent automatiser leur fonctionnement. Associée à des capteurs, embarqués ou non, elle permet à ces équipements d’adapter leur fonctionnement. Connectés à un réseau, ces matériels deviennent communicants, peuvent recevoir ou envoyer des informations et être contrôlés à distance par le particulier ou par le professionnel.
C’est là que l’automatisation apporte de la valeur ajoutée aux pisciniers. (Cf article « Pourquoi gérer un parc de piscines connectées ? ».)
Automatisation (« automation », en anglais)
Définition : « Fait d’automatiser l’exécution d’une tâche, d’une suite d’opérations, etc. Elle permet l’exécution totale ou partielle de tâches techniques par des machines fonctionnant sans intervention humaine. »
Source : Larousse
Les différents niveaux d’automatisation d’une piscine
1. Niveau 1 : la programmation
Le premier niveau d’automatisation consiste à programmer une action dans le temps à l’aide d’une horloge et/ou d’une minuterie. Déclenchement et arrêt de la filtration sur la plage horaire désirée, injection d’une dose de chlore à intervalles réguliers, allumage et extinction des lumières… Les tâches de base de la piscine sont ainsi automatisées.
2. Niveau 2 : la régulation automatique
Le deuxième niveau ajoute un premier degré d’intelligence.À l’aide de capteurs (mesure du débit, de la pression, de la température, de la conductivité, du potentiel redox…) ou de détecteurs (fermeture du volet…), embarqués ou non et en fonction de paramètres prédéfinis ou de valeurs de consigne,l’appareil va se déclencher ou adapter automatiquement son fonctionnement au besoin (différence entre valeur mesurée et valeur de consigne) afin de délivrer la juste dose (quantité ou durée) au bon moment.Par exemple : déclenchement d’un cycle de filtration en fonction de la température de l’eau, mise en route de l’électrolyseur pour ajuster le taux de désinfectant ou d’une pompe doseuse pour le pH, activation de la vanne automatique pour remplir le bassin, démarrage de la pompe à chaleur pour maintenir la température désirée…
3. Niveau 3 : la gestion automatique et connectée
À ce niveau, l’automatisme est capable de gérer plusieurs équipements simultanément (filtration, désinfection, chauffage, lumière, robot, volet…) et d’en réguler le fonctionnement en toute autonomie dès lors que ces différents équipements sont reliés entre eux et communiquent.
• communication on/off : l’automatisme et l’appareil (pompe, électrolyseur, chauffage…) communiquent simplement en mode on/off, marche/arrêt.
• interopérabilité : l’automatisme et l’appareil peuvent échanger des informations et interagir entre eux. On parle alors de compatibilité, qui nécessite d’installer des équipements de la même marque ou « ouverts » (open source).
C’est à partir de là que l’ensemble des équipements de la piscine forme un système d’automatisation, un système qui commence à « penser » et agir par lui-même grâce à sa programmation et à sa capacité à analyser l’ensemble des informations fournies par les appareils et leurs capteurs : contrôle du pH, de la température de l’eau et du redox ou de la conductivité pour injecter les bonnes doses au bon moment, baisse du chauffage si détection de la fermeture du volet et en même temps réduction de la production de chlore avec extinction des lumières… Plus les appareils interopèrent et meilleurs seront la qualité de l’eau et le confort de baignade. C’est aussi le niveau qui permet d’optimiser le fonctionnement de la piscine et de minimiser ses consommations en énergie, en produits et en eau. Objectif ? La juste action, au bon moment et en bonne quantité(ou durée).
Vers une piscine « intelligente » ?
Comme la voiture, la piscine peut elle aussi devenir autonome ET « intelligente ». Pour y parvenir, elle va avoir besoin de données (datas) qui vont venir améliorer ses performances en termes de capacités d’analyse, de compréhension et d’action, des données issues d’une grande variété de sources :
• données contextuelles : météo locale, fréquence de baignade et nombre d’utilisateurs, qualité de l’eau de remplissage… ;
• données fabricants : mises à jour correctives et évolution de ses fonctionnalités ;
• données de parc : données de l’ensemble d’un ou plusieurs parcs de piscines.
L’analyse de l’ensemble de ces données, dites « big datas » (données en grand volume issues d’une grande variété de sources et analysées à grande vitesse), va faciliter la détection et l’identification des problèmes et, grâce aux statistiques et aux probabilités, va permettre au système d’automatisation de la piscine de choisir la meilleure solution pour prévenir ou résoudre le problème rencontré. En résumé, plus le système accumule d’expériences et plus il est performant.
La piscine « intelligente » sera celle qui saura s’adapter aux usages, aux besoins, aux modes de vie de ses utilisateurs tout en optimisant ses consommations et ses émissions.
Et une fois le système d’automatisation relié à Internet, et ce quelle que soit la technologie utilisée (Bluetooth, Wi-Fi, Ethernet, LoRa…), il devient encore plus facile d’apporter de la valeur ajoutée à vos clients.Application ou plateforme Internet pour contrôler à distance les équipements de la piscine, réception d’alertes pour être informé à distance des désordres et problèmes identifiés et non résolus…, facilitent la gestion des équipements, garantissent la qualité de l’eau et la baignabilité de la piscine à la grande satisfaction des clients. A vous de définir le modèle économique qui vous correspond le mieux en proposant par exemple à votre client de vous déléguer tout ou partie de la gestion de sa piscine.
Autres définitions
Domotique : « Ensemble des techniques visant à intégrer à l’habitat tous les automatismes en matière de sécurité, de gestion de l’énergie, de communication, etc. »
Autonome : « Caractère de quelque chose qui fonctionne ou évolue indépendamment d’autre chose. »
Connecté : « Se dit d’un équipement ayant une connexion à Internet ou relié à un appareil intelligent dont il utilise les capacités. »
1. par un module principal,généralement le système de traitement d’eau avec association des autres fonctions (pompe, vanne, régulation du pH…). L’avantage est qu’il permet de vendre l’automatisation par le biais du traitement.
@ Fluidra / AstralPool
2. par un coffret indépendant auquel sont raccordés les différents équipements de la piscine. L’avantage est qu’il laisse le choix du système de désinfection au client.
Comment ça marche ?
L’automatisation pour les clients…
@ Klereo
Pour les clients, l’automatisation simplifie la gestion de la piscine : moins de temps passé à s’occuper de la piscine, moins de contraintes et de soucis, plus de confort, plus de jours de baignade et plus de tranquillité. La connexion du système à Internet propose aux clients qui le souhaitent de gérer la température de l’eau de leur piscine, surveiller ses paramètres ou contrôler l’éclairage… Des fonctionnalités dont ils sont friands aujourd’hui. Elle s’avère, en outre, particulièrement pratique pour les propriétaires de résidence secondaire.
Et surtout pour les pisciniers
Pour les professionnels, l’automatisation est tout à la fois :
• un argument de vente et de réassurance du client au moment de l’achat de la piscine ou de sa rénovation ;
• un outil de travail : elle est le plus souvent proposée avec des outils applicatifs de gestion de parc (applications mobiles ou plateformes web) qui améliorent votre organisation, augmentent votre productivité, réduisent et optimisent le nombre d’interventions et de déplacements chez les clients ;
• un outil de maintenance prédictive : elle vous offre plus de proactivité en vous signalant des défaillances mécaniques ou en identifiant des problèmes potentiels ;
• une source de revenus récurrents : contrat de maintenance, vente de produits de régulation et de produits additionnels…, contribuent à développer votre chiffre d’affaires et à améliorer votre marge ;
• un outil de suivi, de satisfaction et de fidélisation des clients : suivi individualisé de chaque piscine, interventions quasi instantanées et confort de baignade facilitent les échanges avec le client et sa satisfaction ;
• un outil de connaissance des clients : la meilleure connaissance des usages de leur piscine va vous aider à développer et à proposer les bons produits et services à chaque client.
Ce guide d’achat vous présente les principaux produits d’automatisation connectés disponibles aujourd’hui sur le marché et leurs principales caractéristiques*. Dans tous les cas, rapprochez-vous de chaque fabricant pour avoir plus de détails sur chaque solution d’automatisation des piscines.
Le nombre de fonctions : il s’agit du nombre de fonctions et d’équipements gérables par l’appareil en mode on/off ou programmable pour un contrôle partiel ou total.
Gestion de l’analyse : mesures et détections possibles grâce à des sondes et capteurs de température de l’eau (T°) ou de l’air, du pH, du redox, du chlore libre (Cl2 libre), du chlore total (Cl2 total), de la conductivité, de la salinité, capteur de débit, de pression, de niveau d’eau, de niveau bas de désinfectant ou de pH, compteur d’eau.
Gestion du système de filtration : types de pompes contrôlables (pompe monovitesse, pompe multivitesse ou pompe à vitesse variable VS) en mode automatique (thermorégulation ou contact volet), horloge (selon plage horaire), manuel, boost ou en fonction du besoin grâce au pilotage de la vitesse des pompes VS.
Possibilité également de gestion d’une ou plusieurs vannes automatiques pour le contre-lavage, le niveau d’eau (remplissage ou vidange) ou le débordement ainsi que la détection de fuite.
Gestion de la régulation : types d’équipements de désinfection contrôlables : pH, chlore liquide, électrolyseur, oxygène actif, brome, réacteur UV, ionisation (Cu/Ag), rémanence, floculant…, avec thermorégulation ou régulation selon potentiel redox, conductivité/salinité…
Gestion de la température de l’eau :types de chauffages contrôlables : réchauffeur, chaudière, chauffage solaire et PAC. Gestion en mode on/off, manuel ou automatique avec capteur de température pour gérer la température du bassin : chauffage ou refroidissement.
Gestion de l’éclairage : contrôle de l’éclairage monochrome et/ou multicolore en mode on/off ou programmable pour créer des ambiances lumineuses. Avec ou sans télécommande.
Gestion du volet : détection de la position du volet pour adaptation du traitement, de la durée quotidienne de filtration, du chauffage, de l’éclairage, du robot…, et possibilité de contrôle de l’ouverture et de la fermeture (fonction disponible uniquement hors de France).
Gestion du robot : contrôle du surpresseur pour les robots à pression, déclenchement de la pompe pour les robots hydrauliques ou démarrage du robot électrique.
Autres fonctions gérables : gestion d’équipements de piscine auxiliaires (mode on/off ou programmable) ainsi que d’autres fonctions comme l’éclairage du jardin, l’arrosage, les jeux d’eau (animations, cascades et lames d’eau), massages, nage à contre-courant (mode Timer).
Chambre d’analyse : en option ou de série, prééquipée de sondes et de porte-accessoires complémentaires (sondes, injecteurs…), elle facilite l’installation et l’évolution du système d’automatisation.
Interface de l’appareil : affichage des informations et contrôle grâce à un écran sur l’appareil (tactile ou non), un écran déporté ou un terminal (smartphone, tablette, PC) via une application dédiée ou une plateforme web.
Syclope Électronique
Modularité et évolutivité :capacité d’évolution des fonctionnalités de la solution d’automatisation grâce à l’ajout de modules complémentaires ou d’équipements compatibles avec deux approches : par le coffret indépendant « chef d’orchestre » ou par le traitement de l’eau avec ajout de solutions.
Mise à jour :mise à niveau du logiciel interne, de la programmation pour profiter de nouvelles fonctionnalités ou des corrections d’erreur ou pour pouvoir ajouter un appareil ou un module plus récent de la marque. Un critère important d’évolutivité du produit quel que soit le mode de mise à jour choisi (dans le local ou à distance).
CF Group France
Gestion à distance : technologies de connexion, applications smartphone et applications web pour l’affichage à distance des informations et le contrôle des équipements. Principales technologies : radio, Bluetooth, Wi-Fi, GSM, Ethernet, CPL (courant porteur en ligne)…
Gestion de parc : solutions et principales fonctions proposées par les fabricants pour la gestion d’un parc de piscines à distance.
(Cf article « Pourquoi gérer un parc de piscines connectées ? »).
Depuis 2009, date de création de son entreprise, Lane Hoy s’efforce de rendre les piscines autonomes et communicantes. Entre évolution du marché et stratégie d’innovation et de distribution, où en est l’entreprise aujourd’hui ? Qui achète ses produits et pourquoi ? Et comment entrevoit-elle l’avenir de l’automatisation ? Entretien avec Lane Hoy, PDG de PCFR.
Comment l’aventure PCFR a-t-elle démarré ?
Mon premier métier a été pilote dans le militaire d’abord et le civil ensuite, sur hélicoptère et avion. Je me suis ensuite installé dans le Luberon en 2003. C’est là que m’est venue l’idée du PoolCop à partir d’un besoin personnel pour lequel je n’ai trouvé la solution ni en France ni à l’étranger. En effet, je me suis rendu compte que les revendeurs, distributeurs et fabricants savaient vendre des produits mais ne répondaient pas aux besoins spécifiques et finalement très simples des clients, qui n’achètent pas qu’un trou dans leur jardin ou un contrat d’entretien mais qui désirent une piscine pour se baigner, une piscine qui soit toujours baignable pour leur famille, leurs amis, leurs locataires…
Les clients ne sont pas intéressés par la partie technique. Ils payent et veulent un résultat. Il existait donc un écart que j’ai voulu combler entre les attentes des clients et la capacité des acteurs du secteur à livrer ce résultat.
En quoi l’automatisation permet-elle de répondre aux attentes des clients ?
L’automatisation du fonctionnement de la piscine et la connexion de ses équipements viennent donc combler cet écart et la rendre la plus autonome possible. L’automatisation permet un fonctionnement optimal de la piscine sans intervention humaine, et la communication informe en temps réel le particulier et le professionnel de la situation de la piscine. C’est grâce aux datas que cette automatisation connectée rend la piscine autonome, une piscine dont on ne voit plus le fonctionnement mais uniquement le résultat. C’est un changement d’approche très important.
L’autre avantage de compléter l’humain par de la technologie est la réduction des risques : plus d’oubli de vider le panier du skimmer ou d’arrêter l’eau au moment d’un remplissage, plus d’obligation de se rendre dans le local technique pour déclencher le nettoyage du filtre ou de surveiller le niveau d’eau pour le bon fonctionnement du débordement, d’ajuster le dosage du désinfectant ou de contrôler l’équilibre de l’eau…
Aujourd’hui, le marché de la piscine est trop basé sur l’humain et pas assez sur la technologie. Il faut trouver le bon équilibre entre les deux et proposer aux clients les outils technologiques nécessaires pour l’amélioration des performances de leur piscine et leur offrir la possibilité d’agir depuis chez eux comme s’ils étaient dans leur local technique.
Quant aux pisciniers, ils doivent savoir qu’il existe des outils qui leur donnent les moyens d’être informés de l’état des piscines de leurs clients en temps réel et d’intervenir à distance. Car s’ils ne sont pas au courant, ils sont obligés de se déplacer et vont donc perdre du temps sur la route et gaspiller de l’argent. Cette évolution essentielle du marché ne pourra avoir lieu que si chacun joue son rôle dans la chaîne de valeur. Il est de notre responsabilité, en tant que fabricants, de proposer aux professionnels les solutions pour satisfaire les besoins de leurs clients, leur apporter du confort et de la simplicité.
Quelle est votre vision de l’automatisation des piscines ?
Pour moi, la notion de « process control » est essentielle. Cela consiste à automatiser chaque tâche, l’une après l’autre et dans un ordre précis, pour gérer la piscine en fonction du besoin : extraction des impuretés du bassin (robot et balai, nettoyage par le fond, aspiration par les skimmers, la bonde de fond ou le débordement…) ; filtration de l’eau pour éliminer ces impuretés et les retirer du circuit (sinon elles restent dans l’eau ou dans les filtres) ; gestion de la consommation d’eau (sonde de niveau pour le remplissage et la réduction, la détection de fuites éventuelles tout en tenant compte de la météo et de la pluie) ; gestion du traitement de l’eau ; et, enfin, on s’occupe des équipements de confort. Le tout avec un minimum d’entretien et d’étalonnage des sondes. Là encore, les datas sont essentielles pour la calibration et la fiabilité des sondes et des capteurs afin d’obtenir une régulation efficace.
Elle vient garantir la santé des baigneurs tout en respectant la réglementation afin d’avoir moins de litiges. C’est très important, surtout en ce qui concerne les piscines commerciales. Et tout cela est rendu possible grâce aux remontées d’informations qui font la preuve, en temps réel, du bon fonctionnement de la piscine. L’historique rend aussi possible la détection des tendances, l’identification rapide des dysfonctionnements, des fuites ou des canalisations bouchées, la vérification du bon fonctionnement d’un appareil qui vient d’être installé sans être obligé de repasser physiquement. C’est un outil de diagnostic et de préconisation. De plus, ce monitoring en temps réel prend toute son importance dans une période comme celle que nous vivons actuellement avec le coronavirus.
Le concept dans notre technologie est l’amélioration continue de la piscine et de la qualité de l’eau. Pour le client final et les baigneurs, cela se traduit par une belle piscine aujourd’hui, encore plus belle demain et parfaite le surlendemain.
Quelles sont les spécificités de PCFR sur ce marché ?
Nous ne vendons pas un produit mais une solution qui permet aux pisciniers tout à la fois d’assurer l’autonomie des piscines de leurs clients et de les gérer plus efficacement et plus rentablement. Notre solution s’adresse aux entrepreneurs qui veulent développer leur parc et qui doivent, pour y parvenir, avoir des yeux dans chaque local technique. Le concept PoolCop autonomise la piscine et la rend communicante pour faciliter ce travail des pros. Avec lui, c’est la piscine qui vient vers le piscinier et pas le piscinier qui va vers la piscine. Nous le libérons du local technique.
C’est aussi un outil de travail et d’amélioration du business, une transition du produit vers le service avec une stratégie basée sur le parc qui donne de la proactivité aux professionnels avec une gestion des piscines de leurs clients aussi bien à distance que dans leur local technique. Grâce à elle, ils peuvent proposer des services ponctuels ou réguliers pour une gestion profitable de leur parc. Avec la partie carte avec feedback, par exemple, ils peuvent voir les piscines de leurs clients en temps réel avant d’y envoyer leurs employés.
L’outil facilite la gestion d’une équipe de techniciens et l’organisation de leurs tournées. Et comme ils reçoivent des informations avant leurs interventions, ils peuvent savoir quoi mettre dans leur véhicule avant de partir.
Qui sont vos clients ?
Eu Europe, nos clients sont les pisciniers qui ont intégré la notion de service et de revenus récurrents, qui ont compris qu’il était plus facile d’augmenter le revenu par client en lui fournissant des services.
Un piscinier qui a moins de 10 % de son parc équipé ne peut pas bénéficier correctement de la solution.
C’est un outil de travail qui nécessite une phase d’apprentissage et vendre un appareil de temps en temps ne suffit pas. L’automatisation connectée ne peut pas fonctionner sur un mode exclusivement de vente de matériel. Le service doit aussi être intégré dedans. Il faut vendre une fiabilité de baignade et installer les équipements qu’il faut pour cela. Cela requiert de découvrir le besoin du client avant de lui présenter le matériel.
En Amérique du Nord, l’approche est différente. Nous travaillons désormais avec American Pool, la plus grande société d’entretien aux USA, qui gère 15 000 piscines. Ils ne veulent pas un produit mais une technologie qui leur permette d’augmenter la fidélisation de leurs clients, de trouver un moteur de croissance, d’améliorer leur résultat opérationnel et de mieux gérer les risques de litige. Ils vendent un service au client et pas le produit. Leur objectif est d’installer un PoolCop Evolution dans chacune des piscines qu’ils ont sous contrat.
Actuellement, nous avons une forte demande des clients (ndlr : les professionnels) pour la location du matériel. Avec cette nouvelle approche, il n’y a plus de notion de garantie, nous générons du revenu sur la location au piscinier, et le piscinier en génère sur le service au client final, un client qui paye un droit pour l’usage et non pas pour l’entretien de sa piscine.
L’innovation est-elle encore possible sur ce marché ?
Dans les piscines il y a très peu d’optimisation dans les produits et donc peu de produits liés entre eux. Ce que nous proposons, c’est de lier ces produits pour générer de la data que nous analysons pour avoir une gestion dynamique de la piscine basée sur son usage, sur la météo…, pour pousser l’optimisation encore plus loin. Plus nous avons de données, plus l’automatisation est fiable, plus le piscinier pourra proposer facilement le service et plus grand sera le confort du client.
Nous allons proposer des capteurs de datas supplémentaires comme la caméra afin d’identifier le nombre de baigneurs et d’adapter le traitement ou de surveiller la propreté du bassin et d’optimiser le fonctionnement du robot. Nous allons également lancer un capteur d’énergie qui va détecter la mise en marche des appareils et indiquer au client la consommation en énergie de sa piscine. Cette information est importante pour le piscinier, qui peut alors être force de proposition auprès du client sur la meilleure façon de faire fonctionner sa pompe, par exemple. Cela aide à déterminer l’empreinte écologique des piscines, ce qui est très demandé en Belgique et aux Pays-Bas.
Qui sont vos concurrents ?
Nous avons de grands concurrents, mais c’est une concurrence technique sur le produit plutôt que sur la solution. Présentement, le problème est qu’il n’existe pas de langage ou de référentiel commun. Chacun part de son produit pour donner de l’autonomie à la piscine, mais ce qui est vraiment important, c’est la vanne. N’oublions pas que 80 % du traitement est réalisé par la filtration.
PoolCop intègre énormément de fonctionnalités dès l’origine, des fonctionnalités nécessaires pour rendre la piscine autonome comme la gestion du niveau d’eau.
Et pour répondre aux besoins des professionnels qui ne voient pas la valeur de la vanne, nous allons lancer le PoolCop Genesis, un produit basé sur les mêmes technologies, avec une vanne en option. Ce produit d’entrée de gamme vient compléter notre offre et se destine à certains marchés de petits ou très grands bassins pour lesquels la vanne n’est pas forcément adaptée. Aux USA, nos clients ont besoin des deux solutions, selon qu’il s’agit d’une construction ou d’une rénovation.
L’évolution du marché, ses perspectives…
La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche sont des pays où ces services sont très demandés. Le « price point » (ndlr : niveau de prix) y est plus élevé, alors que, dans les pays du sud de l’Europe, c’est plus compliqué car ce sont des marchés plus sensibles au prix.
En Europe, la croissance du marché de l’automatisation est drivée par le client final et moins par le piscinier. Le besoin est là et la demande existe déjà. Il veut le plaisir de la baignade dans sa piscine sans les contraintes. Il faut que tous, dans la chaîne de valeur, comprenions bien que l’automatisation connectée a comme avantage d’être génératrice de revenus et de satisfaction client. C’est à nous, fabricants, distributeurs et pisciniers, de changer et d’apprendre comment utiliser ces outils.
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Aux USA, les professionnels américains voient la technologie comme utile : meilleur fonctionnement, plus de sécurité, moins de risques de litige.
En Europe, c’est le contraire, elle est considérée comme un risque, alors que les consommateurs européens sont prêts pour des piscines toujours disponibles pour la baignade.
Il faut voir l’automatisation comme une autre façon de livrer la piscine. C’est la plus grande opportunité commerciale et de business qui s’offre à nous depuis la démocratisation de la piscine. La pompe à chaleur a été une étape très importante, mais l’automatisation va plus loin avec un vrai résultat sur la piscine et sa disponibilité. C’est un « game changer ».
Depuis 2009, date de création de son entreprise, Lane Hoy s’efforce de rendre les piscines autonomes et communicantes. Entre évolution du marché et stratégie d’innovation et de distribution, où en est l’entreprise aujourd’hui ? Qui achète ses produits et pourquoi ? Et comment entrevoit-elle l’avenir de l’automatisation ? Entretien avec Lane Hoy, PDG de PCFR.
Comment l’aventure PCFR a-t-elle démarré ?
Mon premier métier a été pilote dans le militaire d’abord et le civil ensuite, sur hélicoptère et avion. Je me suis ensuite installé dans le Luberon en 2003. C’est là que m’est venue l’idée du PoolCop à partir d’un besoin personnel pour lequel je n’ai trouvé la solution ni en France ni à l’étranger. En effet, je me suis rendu compte que les revendeurs, distributeurs et fabricants savaient vendre des produits mais ne répondaient pas aux besoins spécifiques et finalement très simples des clients, qui n’achètent pas qu’un trou dans leur jardin ou un contrat d’entretien mais qui désirent une piscine pour se baigner, une piscine qui soit toujours baignable pour leur famille, leurs amis, leurs locataires…
Les clients ne sont pas intéressés par la partie technique. Ils payent et veulent un résultat. Il existait donc un écart que j’ai voulu combler entre les attentes des clients et la capacité des acteurs du secteur à livrer ce résultat.
En quoi l’automatisation permet-elle de répondre aux attentes des clients ?
L’automatisation du fonctionnement de la piscine et la connexion de ses équipements viennent donc combler cet écart et la rendre la plus autonome possible. L’automatisation permet un fonctionnement optimal de la piscine sans intervention humaine, et la communication informe en temps réel le particulier et le professionnel de la situation de la piscine. C’est grâce aux datas que cette automatisation connectée rend la piscine autonome, une piscine dont on ne voit plus le fonctionnement mais uniquement le résultat. C’est un changement d’approche très important.
L’autre avantage de compléter l’humain par de la technologie est la réduction des risques : plus d’oubli de vider le panier du skimmer ou d’arrêter l’eau au moment d’un remplissage, plus d’obligation de se rendre dans le local technique pour déclencher le nettoyage du filtre ou de surveiller le niveau d’eau pour le bon fonctionnement du débordement, d’ajuster le dosage du désinfectant ou de contrôler l’équilibre de l’eau…
Aujourd’hui, le marché de la piscine est trop basé sur l’humain et pas assez sur la technologie. Il faut trouver le bon équilibre entre les deux et proposer aux clients les outils technologiques nécessaires pour l’amélioration des performances de leur piscine et leur offrir la possibilité d’agir depuis chez eux comme s’ils étaient dans leur local technique.
Quant aux pisciniers, ils doivent savoir qu’il existe des outils qui leur donnent les moyens d’être informés de l’état des piscines de leurs clients en temps réel et d’intervenir à distance. Car s’ils ne sont pas au courant, ils sont obligés de se déplacer et vont donc perdre du temps sur la route et gaspiller de l’argent. Cette évolution essentielle du marché ne pourra avoir lieu que si chacun joue son rôle dans la chaîne de valeur. Il est de notre responsabilité, en tant que fabricants, de proposer aux professionnels les solutions pour satisfaire les besoins de leurs clients, leur apporter du confort et de la simplicité.
Quelle est votre vision de l’automatisation des piscines ?
Pour moi, la notion de « process control » est essentielle. Cela consiste à automatiser chaque tâche, l’une après l’autre et dans un ordre précis, pour gérer la piscine en fonction du besoin : extraction des impuretés du bassin (robot et balai, nettoyage par le fond, aspiration par les skimmers, la bonde de fond ou le débordement…) ; filtration de l’eau pour éliminer ces impuretés et les retirer du circuit (sinon elles restent dans l’eau ou dans les filtres) ; gestion de la consommation d’eau (sonde de niveau pour le remplissage et la réduction, la détection de fuites éventuelles tout en tenant compte de la météo et de la pluie) ; gestion du traitement de l’eau ; et, enfin, on s’occupe des équipements de confort. Le tout avec un minimum d’entretien et d’étalonnage des sondes. Là encore, les datas sont essentielles pour la calibration et la fiabilité des sondes et des capteurs afin d’obtenir une régulation efficace.
Elle vient garantir la santé des baigneurs tout en respectant la réglementation afin d’avoir moins de litiges. C’est très important, surtout en ce qui concerne les piscines commerciales. Et tout cela est rendu possible grâce aux remontées d’informations qui font la preuve, en temps réel, du bon fonctionnement de la piscine. L’historique rend aussi possible la détection des tendances, l’identification rapide des dysfonctionnements, des fuites ou des canalisations bouchées, la vérification du bon fonctionnement d’un appareil qui vient d’être installé sans être obligé de repasser physiquement. C’est un outil de diagnostic et de préconisation. De plus, ce monitoring en temps réel prend toute son importance dans une période comme celle que nous vivons actuellement avec le coronavirus.
Le concept dans notre technologie est l’amélioration continue de la piscine et de la qualité de l’eau. Pour le client final et les baigneurs, cela se traduit par une belle piscine aujourd’hui, encore plus belle demain et parfaite le surlendemain.
Quelles sont les spécificités de PCFR sur ce marché ?
Nous ne vendons pas un produit mais une solution qui permet aux pisciniers tout à la fois d’assurer l’autonomie des piscines de leurs clients et de les gérer plus efficacement et plus rentablement. Notre solution s’adresse aux entrepreneurs qui veulent développer leur parc et qui doivent, pour y parvenir, avoir des yeux dans chaque local technique. Le concept PoolCop autonomise la piscine et la rend communicante pour faciliter ce travail des pros. Avec lui, c’est la piscine qui vient vers le piscinier et pas le piscinier qui va vers la piscine. Nous le libérons du local technique.
C’est aussi un outil de travail et d’amélioration du business, une transition du produit vers le service avec une stratégie basée sur le parc qui donne de la proactivité aux professionnels avec une gestion des piscines de leurs clients aussi bien à distance que dans leur local technique. Grâce à elle, ils peuvent proposer des services ponctuels ou réguliers pour une gestion profitable de leur parc. Avec la partie carte avec feedback, par exemple, ils peuvent voir les piscines de leurs clients en temps réel avant d’y envoyer leurs employés.
L’outil facilite la gestion d’une équipe de techniciens et l’organisation de leurs tournées. Et comme ils reçoivent des informations avant leurs interventions, ils peuvent savoir quoi mettre dans leur véhicule avant de partir.
Qui sont vos clients ?
Eu Europe, nos clients sont les pisciniers qui ont intégré la notion de service et de revenus récurrents, qui ont compris qu’il était plus facile d’augmenter le revenu par client en lui fournissant des services.
Un piscinier qui a moins de 10 % de son parc équipé ne peut pas bénéficier correctement de la solution.
C’est un outil de travail qui nécessite une phase d’apprentissage et vendre un appareil de temps en temps ne suffit pas. L’automatisation connectée ne peut pas fonctionner sur un mode exclusivement de vente de matériel. Le service doit aussi être intégré dedans. Il faut vendre une fiabilité de baignade et installer les équipements qu’il faut pour cela. Cela requiert de découvrir le besoin du client avant de lui présenter le matériel.
En Amérique du Nord, l’approche est différente. Nous travaillons désormais avec American Pool, la plus grande société d’entretien aux USA, qui gère 15 000 piscines. Ils ne veulent pas un produit mais une technologie qui leur permette d’augmenter la fidélisation de leurs clients, de trouver un moteur de croissance, d’améliorer leur résultat opérationnel et de mieux gérer les risques de litige. Ils vendent un service au client et pas le produit. Leur objectif est d’installer un PoolCop Evolution dans chacune des piscines qu’ils ont sous contrat.
Actuellement, nous avons une forte demande des clients (ndlr : les professionnels) pour la location du matériel. Avec cette nouvelle approche, il n’y a plus de notion de garantie, nous générons du revenu sur la location au piscinier, et le piscinier en génère sur le service au client final, un client qui paye un droit pour l’usage et non pas pour l’entretien de sa piscine.
L’innovation est-elle encore possible sur ce marché ?
Dans les piscines il y a très peu d’optimisation dans les produits et donc peu de produits liés entre eux. Ce que nous proposons, c’est de lier ces produits pour générer de la data que nous analysons pour avoir une gestion dynamique de la piscine basée sur son usage, sur la météo…, pour pousser l’optimisation encore plus loin. Plus nous avons de données, plus l’automatisation est fiable, plus le piscinier pourra proposer facilement le service et plus grand sera le confort du client.
Nous allons proposer des capteurs de datas supplémentaires comme la caméra afin d’identifier le nombre de baigneurs et d’adapter le traitement ou de surveiller la propreté du bassin et d’optimiser le fonctionnement du robot. Nous allons également lancer un capteur d’énergie qui va détecter la mise en marche des appareils et indiquer au client la consommation en énergie de sa piscine. Cette information est importante pour le piscinier, qui peut alors être force de proposition auprès du client sur la meilleure façon de faire fonctionner sa pompe, par exemple. Cela aide à déterminer l’empreinte écologique des piscines, ce qui est très demandé en Belgique et aux Pays-Bas.
Qui sont vos concurrents ?
Nous avons de grands concurrents, mais c’est une concurrence technique sur le produit plutôt que sur la solution. Présentement, le problème est qu’il n’existe pas de langage ou de référentiel commun. Chacun part de son produit pour donner de l’autonomie à la piscine, mais ce qui est vraiment important, c’est la vanne. N’oublions pas que 80 % du traitement est réalisé par la filtration.
PoolCop intègre énormément de fonctionnalités dès l’origine, des fonctionnalités nécessaires pour rendre la piscine autonome comme la gestion du niveau d’eau.
Et pour répondre aux besoins des professionnels qui ne voient pas la valeur de la vanne, nous allons lancer le PoolCop Genesis, un produit basé sur les mêmes technologies, avec une vanne en option. Ce produit d’entrée de gamme vient compléter notre offre et se destine à certains marchés de petits ou très grands bassins pour lesquels la vanne n’est pas forcément adaptée. Aux USA, nos clients ont besoin des deux solutions, selon qu’il s’agit d’une construction ou d’une rénovation.
L’évolution du marché, ses perspectives…
La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche sont des pays où ces services sont très demandés. Le « price point » (ndlr : niveau de prix) y est plus élevé, alors que, dans les pays du sud de l’Europe, c’est plus compliqué car ce sont des marchés plus sensibles au prix.
En Europe, la croissance du marché de l’automatisation est drivée par le client final et moins par le piscinier. Le besoin est là et la demande existe déjà. Il veut le plaisir de la baignade dans sa piscine sans les contraintes. Il faut que tous, dans la chaîne de valeur, comprenions bien que l’automatisation connectée a comme avantage d’être génératrice de revenus et de satisfaction client. C’est à nous, fabricants, distributeurs et pisciniers, de changer et d’apprendre comment utiliser ces outils.
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Aux USA, les professionnels américains voient la technologie comme utile : meilleur fonctionnement, plus de sécurité, moins de risques de litige.
En Europe, c’est le contraire, elle est considérée comme un risque, alors que les consommateurs européens sont prêts pour des piscines toujours disponibles pour la baignade.
Il faut voir l’automatisation comme une autre façon de livrer la piscine. C’est la plus grande opportunité commerciale et de business qui s’offre à nous depuis la démocratisation de la piscine. La pompe à chaleur a été une étape très importante, mais l’automatisation va plus loin avec un vrai résultat sur la piscine et sa disponibilité. C’est un « game changer ».
Afin de s’adapter au mieux à chaque professionnel du secteur, le réseau Hydro Sud Direct a créé de nouvelles formules d’adhésion. 3 nouveaux types de contrats viennent ainsi s’ajouter au contrat de licence classique déjà existant.
Avec le contrat de société de services, l’adhérent bénéficie de tous les services de la tête de réseau : marketing et communication, catalogue fournisseurs, web, service clients, etc., mais contrairement à la licence classique il ne dispose pas de surface de vente, ni de boutique en ligne. Il est particulièrement pensé pour les spécialistes de la construction.
Le contrat d’affilié est un contrat d’adhésion progressif. Il permet au professionnel de s’installer pas à pas dans son activité. Il peut ainsi commencer à profiter, progressivement, des conseils, des avantages et des services proposés par le réseau, jusqu’à atteindre une adhésion pleine en contrat de licence classique. Les frais sont également graduels.
Le contrat saisonnier permet aux adhérents déjà établis de pouvoir ouvrir, temporairement, un second point de vent. Particulièrement adapté aux zones balnéaires, ce contrat permet à l’adhérent de développer son activité sur les périodes clés du secteur sans avoir à se soucier des contraintes inhérentes à la gestion annuelle d’un point de vente.
Afin de s’adapter au mieux à chaque professionnel du secteur, le réseau Hydro Sud Direct a créé de nouvelles formules d’adhésion. 3 nouveaux types de contrats viennent ainsi s’ajouter au contrat de licence classique déjà existant.
Avec le contrat de société de services, l’adhérent bénéficie de tous les services de la tête de réseau : marketing et communication, catalogue fournisseurs, web, service clients, etc., mais contrairement à la licence classique il ne dispose pas de surface de vente, ni de boutique en ligne. Il est particulièrement pensé pour les spécialistes de la construction.
Le contrat d’affilié est un contrat d’adhésion progressif. Il permet au professionnel de s’installer pas à pas dans son activité. Il peut ainsi commencer à profiter, progressivement, des conseils, des avantages et des services proposés par le réseau, jusqu’à atteindre une adhésion pleine en contrat de licence classique. Les frais sont également graduels.
Le contrat saisonnier permet aux adhérents déjà établis de pouvoir ouvrir, temporairement, un second point de vent. Particulièrement adapté aux zones balnéaires, ce contrat permet à l’adhérent de développer son activité sur les périodes clés du secteur sans avoir à se soucier des contraintes inhérentes à la gestion annuelle d’un point de vente.
De plus en plus de fabricants proposent des produits qui permettent d’automatiser une ou plusieurs fonctions de la piscine. Pour vous aider à mieux appréhender l’intérêt de ces systèmes d’automatisation et vous faire découvrir l’offre existante sur le marché, l’Activité Piscine vous propose un dossier complet sur ces produits qui s’implantent progressivement dans le local technique de vos clients.
Texte : Sébastien Carensac et Carine Dal Gobbo
Qu’est-ce qu’un système d’automatisation connecté ?
L’électronique s’impose dans le local technique.Pompe, désinfection, chauffage, éclairage, robot…, sont toujours plus équipés de cartes électroniques qui en améliorent l’efficacité et peuvent automatiser leur fonctionnement. Associée à des capteurs, embarqués ou non, elle permet à ces équipements d’adapter leur fonctionnement. Connectés à un réseau, ces matériels deviennent communicants, peuvent recevoir ou envoyer des informations et être contrôlés à distance par le particulier ou par le professionnel.
C’est là que l’automatisation apporte de la valeur ajoutée aux pisciniers. (Cf article « Pourquoi gérer un parc de piscines connectées ? ».)
Automatisation (« automation », en anglais)
Définition : « Fait d’automatiser l’exécution d’une tâche, d’une suite d’opérations, etc. Elle permet l’exécution totale ou partielle de tâches techniques par des machines fonctionnant sans intervention humaine. »
Source : Larousse
Les différents niveaux d’automatisation d’une piscine
1. Niveau 1 : la programmation
Le premier niveau d’automatisation consiste à programmer une action dans le temps à l’aide d’une horloge et/ou d’une minuterie. Déclenchement et arrêt de la filtration sur la plage horaire désirée, injection d’une dose de chlore à intervalles réguliers, allumage et extinction des lumières… Les tâches de base de la piscine sont ainsi automatisées.
2. Niveau 2 : la régulation automatique
Le deuxième niveau ajoute un premier degré d’intelligence.À l’aide de capteurs (mesure du débit, de la pression, de la température, de la conductivité, du potentiel redox…) ou de détecteurs (fermeture du volet…), embarqués ou non et en fonction de paramètres prédéfinis ou de valeurs de consigne,l’appareil va se déclencher ou adapter automatiquement son fonctionnement au besoin (différence entre valeur mesurée et valeur de consigne) afin de délivrer la juste dose (quantité ou durée) au bon moment.Par exemple : déclenchement d’un cycle de filtration en fonction de la température de l’eau, mise en route de l’électrolyseur pour ajuster le taux de désinfectant ou d’une pompe doseuse pour le pH, activation de la vanne automatique pour remplir le bassin, démarrage de la pompe à chaleur pour maintenir la température désirée…
3. Niveau 3 : la gestion automatique et connectée
À ce niveau, l’automatisme est capable de gérer plusieurs équipements simultanément (filtration, désinfection, chauffage, lumière, robot, volet…) et d’en réguler le fonctionnement en toute autonomie dès lors que ces différents équipements sont reliés entre eux et communiquent.
• communication on/off : l’automatisme et l’appareil (pompe, électrolyseur, chauffage…) communiquent simplement en mode on/off, marche/arrêt.
• interopérabilité : l’automatisme et l’appareil peuvent échanger des informations et interagir entre eux. On parle alors de compatibilité, qui nécessite d’installer des équipements de la même marque ou « ouverts » (open source).
C’est à partir de là que l’ensemble des équipements de la piscine forme un système d’automatisation, un système qui commence à « penser » et agir par lui-même grâce à sa programmation et à sa capacité à analyser l’ensemble des informations fournies par les appareils et leurs capteurs : contrôle du pH, de la température de l’eau et du redox ou de la conductivité pour injecter les bonnes doses au bon moment, baisse du chauffage si détection de la fermeture du volet et en même temps réduction de la production de chlore avec extinction des lumières… Plus les appareils interopèrent et meilleurs seront la qualité de l’eau et le confort de baignade. C’est aussi le niveau qui permet d’optimiser le fonctionnement de la piscine et de minimiser ses consommations en énergie, en produits et en eau. Objectif ? La juste action, au bon moment et en bonne quantité(ou durée).
Vers une piscine « intelligente » ?
Comme la voiture, la piscine peut elle aussi devenir autonome ET « intelligente ». Pour y parvenir, elle va avoir besoin de données (datas) qui vont venir améliorer ses performances en termes de capacités d’analyse, de compréhension et d’action, des données issues d’une grande variété de sources :
• données contextuelles : météo locale, fréquence de baignade et nombre d’utilisateurs, qualité de l’eau de remplissage… ;
• données fabricants : mises à jour correctives et évolution de ses fonctionnalités ;
• données de parc : données de l’ensemble d’un ou plusieurs parcs de piscines.
L’analyse de l’ensemble de ces données, dites « big datas » (données en grand volume issues d’une grande variété de sources et analysées à grande vitesse), va faciliter la détection et l’identification des problèmes et, grâce aux statistiques et aux probabilités, va permettre au système d’automatisation de la piscine de choisir la meilleure solution pour prévenir ou résoudre le problème rencontré. En résumé, plus le système accumule d’expériences et plus il est performant.
La piscine « intelligente » sera celle qui saura s’adapter aux usages, aux besoins, aux modes de vie de ses utilisateurs tout en optimisant ses consommations et ses émissions.
Et une fois le système d’automatisation relié à Internet, et ce quelle que soit la technologie utilisée (Bluetooth, Wi-Fi, Ethernet, LoRa…), il devient encore plus facile d’apporter de la valeur ajoutée à vos clients.Application ou plateforme Internet pour contrôler à distance les équipements de la piscine, réception d’alertes pour être informé à distance des désordres et problèmes identifiés et non résolus…, facilitent la gestion des équipements, garantissent la qualité de l’eau et la baignabilité de la piscine à la grande satisfaction des clients. A vous de définir le modèle économique qui vous correspond le mieux en proposant par exemple à votre client de vous déléguer tout ou partie de la gestion de sa piscine.
Autres définitions
Domotique : « Ensemble des techniques visant à intégrer à l’habitat tous les automatismes en matière de sécurité, de gestion de l’énergie, de communication, etc. »
Autonome : « Caractère de quelque chose qui fonctionne ou évolue indépendamment d’autre chose. »
Connecté : « Se dit d’un équipement ayant une connexion à Internet ou relié à un appareil intelligent dont il utilise les capacités. »
1. par un module principal,généralement le système de traitement d’eau avec association des autres fonctions (pompe, vanne, régulation du pH…). L’avantage est qu’il permet de vendre l’automatisation par le biais du traitement.
@ Fluidra / AstralPool
2. par un coffret indépendant auquel sont raccordés les différents équipements de la piscine. L’avantage est qu’il laisse le choix du système de désinfection au client.
Comment ça marche ?
L’automatisation pour les clients…
@ Klereo
Pour les clients, l’automatisation simplifie la gestion de la piscine : moins de temps passé à s’occuper de la piscine, moins de contraintes et de soucis, plus de confort, plus de jours de baignade et plus de tranquillité. La connexion du système à Internet propose aux clients qui le souhaitent de gérer la température de l’eau de leur piscine, surveiller ses paramètres ou contrôler l’éclairage… Des fonctionnalités dont ils sont friands aujourd’hui. Elle s’avère, en outre, particulièrement pratique pour les propriétaires de résidence secondaire.
Et surtout pour les pisciniers
Pour les professionnels, l’automatisation est tout à la fois :
• un argument de vente et de réassurance du client au moment de l’achat de la piscine ou de sa rénovation ;
• un outil de travail : elle est le plus souvent proposée avec des outils applicatifs de gestion de parc (applications mobiles ou plateformes web) qui améliorent votre organisation, augmentent votre productivité, réduisent et optimisent le nombre d’interventions et de déplacements chez les clients ;
• un outil de maintenance prédictive : elle vous offre plus de proactivité en vous signalant des défaillances mécaniques ou en identifiant des problèmes potentiels ;
• une source de revenus récurrents : contrat de maintenance, vente de produits de régulation et de produits additionnels…, contribuent à développer votre chiffre d’affaires et à améliorer votre marge ;
• un outil de suivi, de satisfaction et de fidélisation des clients : suivi individualisé de chaque piscine, interventions quasi instantanées et confort de baignade facilitent les échanges avec le client et sa satisfaction ;
• un outil de connaissance des clients : la meilleure connaissance des usages de leur piscine va vous aider à développer et à proposer les bons produits et services à chaque client.
Ce guide d’achat vous présente les principaux produits d’automatisation connectés disponibles aujourd’hui sur le marché et leurs principales caractéristiques*. Dans tous les cas, rapprochez-vous de chaque fabricant pour avoir plus de détails sur chaque solution d’automatisation des piscines.
Le nombre de fonctions : il s’agit du nombre de fonctions et d’équipements gérables par l’appareil en mode on/off ou programmable pour un contrôle partiel ou total.
Gestion de l’analyse : mesures et détections possibles grâce à des sondes et capteurs de température de l’eau (T°) ou de l’air, du pH, du redox, du chlore libre (Cl2 libre), du chlore total (Cl2 total), de la conductivité, de la salinité, capteur de débit, de pression, de niveau d’eau, de niveau bas de désinfectant ou de pH, compteur d’eau.
Gestion du système de filtration : types de pompes contrôlables (pompe monovitesse, pompe multivitesse ou pompe à vitesse variable VS) en mode automatique (thermorégulation ou contact volet), horloge (selon plage horaire), manuel, boost ou en fonction du besoin grâce au pilotage de la vitesse des pompes VS.
Possibilité également de gestion d’une ou plusieurs vannes automatiques pour le contre-lavage, le niveau d’eau (remplissage ou vidange) ou le débordement ainsi que la détection de fuite.
Gestion de la régulation : types d’équipements de désinfection contrôlables : pH, chlore liquide, électrolyseur, oxygène actif, brome, réacteur UV, ionisation (Cu/Ag), rémanence, floculant…, avec thermorégulation ou régulation selon potentiel redox, conductivité/salinité…
Gestion de la température de l’eau :types de chauffages contrôlables : réchauffeur, chaudière, chauffage solaire et PAC. Gestion en mode on/off, manuel ou automatique avec capteur de température pour gérer la température du bassin : chauffage ou refroidissement.
Gestion de l’éclairage : contrôle de l’éclairage monochrome et/ou multicolore en mode on/off ou programmable pour créer des ambiances lumineuses. Avec ou sans télécommande.
Gestion du volet : détection de la position du volet pour adaptation du traitement, de la durée quotidienne de filtration, du chauffage, de l’éclairage, du robot…, et possibilité de contrôle de l’ouverture et de la fermeture (fonction disponible uniquement hors de France).
Gestion du robot : contrôle du surpresseur pour les robots à pression, déclenchement de la pompe pour les robots hydrauliques ou démarrage du robot électrique.
Autres fonctions gérables : gestion d’équipements de piscine auxiliaires (mode on/off ou programmable) ainsi que d’autres fonctions comme l’éclairage du jardin, l’arrosage, les jeux d’eau (animations, cascades et lames d’eau), massages, nage à contre-courant (mode Timer).
Chambre d’analyse : en option ou de série, prééquipée de sondes et de porte-accessoires complémentaires (sondes, injecteurs…), elle facilite l’installation et l’évolution du système d’automatisation.
Interface de l’appareil : affichage des informations et contrôle grâce à un écran sur l’appareil (tactile ou non), un écran déporté ou un terminal (smartphone, tablette, PC) via une application dédiée ou une plateforme web.
Syclope Électronique
Modularité et évolutivité :capacité d’évolution des fonctionnalités de la solution d’automatisation grâce à l’ajout de modules complémentaires ou d’équipements compatibles avec deux approches : par le coffret indépendant « chef d’orchestre » ou par le traitement de l’eau avec ajout de solutions.
Mise à jour :mise à niveau du logiciel interne, de la programmation pour profiter de nouvelles fonctionnalités ou des corrections d’erreur ou pour pouvoir ajouter un appareil ou un module plus récent de la marque. Un critère important d’évolutivité du produit quel que soit le mode de mise à jour choisi (dans le local ou à distance).
CF Group France
Gestion à distance : technologies de connexion, applications smartphone et applications web pour l’affichage à distance des informations et le contrôle des équipements. Principales technologies : radio, Bluetooth, Wi-Fi, GSM, Ethernet, CPL (courant porteur en ligne)…
Gestion de parc : solutions et principales fonctions proposées par les fabricants pour la gestion d’un parc de piscines à distance.
(Cf article « Pourquoi gérer un parc de piscines connectées ? »).