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L’INVERTER : une technologie d’avenir ?

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L’inverter est une technologie apparue il y a quelques années dans les pompes à chaleur pour piscine. Mais qu’est-ce que l’inverter ? Qu’apporte-t-elle réellement aux consommateurs et quels bénéfices peuvent en tirer les professionnels de la piscine ? Décryptage.

Texte : Sébastien Carensac

Qu’est-ce que l’inverter ?

L’inverter est une technologie qui permet de moduler la puissance d’un moteur en fonction du besoin. Les moteurs qui bénéficient de cette technologie sont dits moteurs « inverter » ou moteurs à courant continu à aimants permanents. Ils sont équipés d’un module de pilotage (contrôleur) qui ajuste automatiquement la puissance à délivrer à l’aide d’un algorithme et en fonction de différents facteurs. Cette technologie se retrouve dans les pompes à chaleur (domestiques et piscine) bien-sûr mais également dans l’électroménager (micro-onde, lave-linge, réfrigérateur…) entre autres applications.
Dans une pompe à chaleur pour piscine dite inverter, les moteurs du compresseur et/ou du ventilateur bénéficient de cette technologie. Leur puissance est automatiquement modulée en fonction du point de consigne défini par l’utilisateur, de la température de l’air et de l’eau, du taux d’humidité dans l’air ainsi que de la pression du fluide. Cela va permettre à la PAC d’atteindre et de maintenir la température de l’eau de la piscine au plus près de ce point.

Des PAC intelligentes ?

© Fluidra

Ces moteurs synchrones ont été conçus pour offrir des performances supérieures tout en consommant moins d’énergie que les moteurs asynchrones des PAC on-off. On parle alors d’efficience énergétique.
Pour parvenir à fournir une efficacité énergétique et de fonctionnement optimales, les PAC inverter sont contrôlées par un algorithme complexe dont la qualité de programmation est déterminante. C’est ce contrôleur qui est chargé de réduire ou d’augmenter les vitesses du ventilateur et du compresseur en fonction des informations reçues par ses différents capteurs.
L’algorithme rend la pompe à chaleur « intelligente » et lui permet de fonctionner de la façon la plus optimale possible (jusqu’au 1/10 de degré). Le degré d’intelligence de chaque machine dépend du savoir-faire et de l’expérience de son fabricant.

Les avantages de l’inverter

© Hayward

La PAC Inverter est capable d’adapter automatiquement son fonctionnement aux conditions climatiques extérieures et à la température de l’eau de la piscine. Elle ne fournit que les efforts progressifs nécessaires pour atteindre et maintenir la température demandée, sans alterner entre démarrages et arrêts successifs et sans à-coups. Elle module simplement la puissance de son compresseur et de son ventilateur contrairement à une PAC On/Off qui fonctionne à 100 % de puissance même pour rattraper ½ degré.

Ses principaux avantages :
• Du confort d’utilisation dans toutes les conditions d’utilisation même négatives.
• Une consommation énergétique bien moindre qu’une PAC On/Off. Une montée en puissance progressive au démarrage et un ralentissement en mode régulation.
• Un fonctionnement beaucoup plus silencieux : moins de bruit tout particulièrement en régulation (maintien de température) à basse fréquence. Un avantage essentiel dans les petits jardins ou si la PAC est très proche de la piscine.
• Une plus grande durabilité : un fonctionnement progressif donc moins de stress mécanique (chauffe, frottement, usure) du compresseur et du ventilateur donc une longévité plus grande.

Deux types de PAC inverter :

La « step » ou simple inverter qui module la vitesse du compresseur et du ventilateur selon 3 plages de fréquences (puissance) : mode boost (100%), smart, intelligent ou confort (50% à 100%), et éco ou silence entre 20 % et 50 %).
La « full » inverter qui module la vitesse du compresseur et du ventilateur en pas-à-pas sur toutes les fréquences de 0 à 100 %.
Ces pompes à chaleur représentent aujourd’hui la moitié des ventes de PAC.

Information et conseil au client

À noter : chauffer le volume d’eau d’une piscine, surtout si elle n’est pas couverte et que l’air est froid (il contient donc moins de calories) est plus difficile que de chauffer le volume d’air d’une maison isolée et fermée. Il est donc nécessaire d’informer et de conseiller les clients en toute transparence sur les meilleures façons et conditions pour l’utiliser afin d’éviter qu’il soit surpris au moment de recevoir sa facture d’électricité.

Les fabricants proposent des configurateurs qui permettent de choisir la pompe à chaleur inverter adaptée à chaque client en fonction de sa piscine, son utilisation et son implantation.

 

Remerciements à Lionel BOOS (Hayward) et Sébastien MARC (Fluidra France)

Bayrol nomme un nouvel attaché commercial collectivité

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Serge Zwingelstein a intégré, le 1er octobre dernier, l’équipe commerciale dédiée aux collectivités de BAYROL. Il occupe le poste d’attaché commercial sur les secteurs des Hauts de France, de la Normandie et de l’Ile de France.
Pendant 15 ans, Serge Zwingelstein a travaillé dans la vente de biens d’équipement pour la collectivité, dans divers domaines : l’informatique et l’audiovisuel, le mobilier scolaire, le médico-social, les bureaux… Il a également créé un site e-commerce pour promouvoir les produits frais et les produits locaux, lequel a été primé au concours Digital Commerces Stars de CCI Grand Nord, en 2015.
Au sein de BAYROL, sa mission est de développer et de renforcer la présence de la marque sur le territoire et de construire des partenariats pérennes avec les acteurs de l’univers des piscines collectives, du bureau d’études à l’exploitant privé ou public de piscines, sans oublier les revendeurs et les installateurs.
Le travail de développement de ce secteur d’activité est devenu une priorité de la marque. Avec cette arrivée, BAYROL souhaite intensifier ses actions et son influence auprès des piscines publiques, semi-publiques et des centres aquatiques.

www.bayrol.fr

Salins “Notre force et notre ADN, c’est notre proximité”

La Compagnie des Salins du Midi et de l’Est (CSME) dispose de marques très connues du grand public. Moins identifiée pour ses gammes de sels techniques, elle est cependant présente depuis longtemps sur d’autres marchés dont celui de la piscine ; entre contraintes réglementaires, développement de la concurrence et du marché, où en est le Groupe aujourd’hui ?  Et quelle est sa proposition de valeur pour le marché de la piscine ? Entretien avec Laurent Mathieu, responsable grands comptes, et Arnaud Massel, responsable technique et réglementaire chez Salins du Midi.

Propos recueillis par Sébastien Carensac

Pouvez-vous nous en dire plus sur Salins ?

La Compagnie des Salins du Midi est une entreprise créée en 1856. En 1968, elle fusionne avec les Salines de l’Est et du Sud-Ouest pour donner naissance à la compagnie telle que nous la connaissons aujourd’hui sous le nom de CSME. L’histoire de l’entreprise a été jalonnée de nombreux rachats et fusions. Elle dispose dorénavant de sites de production en Espagne, en Italie, Tunisie (3 sites de production), au Sénégal et, depuis récemment, au Portugal et en Slovénie.
Fort de 1 800 collaborateurs dans le monde, dont 
600 personnes en France, et avec une présence dans plus de 80 pays, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2019.

Quelles sont les spécificités de Salins ?

Même si l’activité du groupe Salins est uniquement basée sur la production de sel, celui-ci est commercialisé sous toutes ses formes pour toutes les utilisations possibles : en sel de table, pour l’industrie, l’agro-alimentaire, le déneigement ou l’agriculture (complément alimentaire pour les animaux) et, bien-sûr, pour la piscine… soit près de 14 000 façons de l’utiliser. Déjà fabriqué à l’époque romaine, le sel est extrait soit de la mer soit du sous-sol. En France, le groupe produit du sel selon les 3 méthodes existantes à ce jour :
À Dax (40), le sel raffiné appelé également sel igné, est extrait de gisements souterrains à plus de 140 m de profondeur, dépôts d’une mer depuis longtemps disparue, par injection d’eau douce pour dissoudre l’halite, composée à 93 % de sel, avant d’être remonté en surface sous forme de saumure (eau salée fortement concentrée), puis évaporée pour obtenir un sel d’une pureté supérieure à 99,9 %. Ces sels raffinés, les plus purs, sont majoritairement destinés aux utilisations techniques, en général, et au traitement de l’eau et à celui de la piscine en particulier. AquaSwim Acti+ en fait partie. C’est un sel auquel nous avons ajouté un stabilisant, un séquestrant calcaire et un séquestrant ferreux.
À Nancy (54), le sel dit « gemme » est extrait de la dernière mine de sel française en concassant des blocs issus, eux aussi, d’anciens océans évaporés. Ce type de sel est principalement utilisé pour le déneigement. Enfin, à Aigues-Mortes (30) et Salin-de-Giraud (13) est produit le sel de mer par évaporation de l’eau des marais salants. Aujourd’hui, la capacité de production de l’ensemble du groupe dans sa totalité est de 4 millions de tonnes de sel par an.

Les produits Salins ?

Salins a été une entreprise pionnière en étant le premier acteur du sel à s’intéresser au marché de la piscine à la fin des années 80 quand les systèmes d’électrolyse se sont développés. C’est en effet en 1992 que nous avons lancé une innovation majeure : AquaSwim. Ce véritable produit de traitement est le porte-drapeau de notre gamme de sels pour piscine et a fait l’objet d’un brevet. Depuis, la gamme s’est élargie avec des produits 2 en 1, puis 3 en 1 et enfin 4 en 1 avec une fonction sel, un stabilisant pour prolonger la durée de vie de l’électrochlorateur, une action anticalcaire et une action anticorrosion pour protéger les parties métalliques de la piscine : l’AquaSwim Acti+.
Nous nous sommes également adaptés au marché en travaillant sur nos conditionnements. À la demande des pisciniers qui demandaient des conditionnements plus petits, nous proposons désormais depuis 2019 des sacs de 25 kg, le format classique pour les magasins et la mise en route des piscines, mais aussi des sacs de 18 kg pour le réapprovisionnement, destinés aux particuliers.
Notre objectif est d’amener de la valeur à nos clients avec des produits toujours plus adaptés au marché de la piscine, des produits techniques qui demandent un savoir et un savoir-faire que seul le piscinier peut apporter à son client. Nos produits professionnels ne sont d’ailleurs vendus que dans les réseaux professionnels.
Nous avons constaté un phénomène intéressant avec le confinement : un transfert non négligeable des volumes de la GSB vers le marché professionnel. Nous avons la volonté en 2021 de capitaliser sur ces transferts de volume pour qu’ils restent sur le marché professionnel et travaillons sur des stratégies en ce sens.

L’innovation est-elle encore possible sur le sel ?

L’innovation n’est pas forcément évidente avec un produit relativement simple. Nous sommes également gênés dans notre volonté d’innovation par la réglementation, notamment sur les produits biocides. Il est donc de plus en plus compliqué de tester toutes nos idées sachant qu’il faut d’abord passer par la case réglementaire, ce qui perturbe la R&D. Malgré cela, nous travaillons au quotidien pour proposer à nos clients une offre toujours plus complète. En 2020, nous avons lancé un TAC+ à base de bicarbonate de sodium. Pourquoi ? On le sait peu, mais c’est un produit dont 70% du process est commun avec celui du sel.
En 2021, nous présenterons un produit à base de cristaux de magnésium parfumés, extrait de nos bassins d’eaux mères après que le sel ait été récolté. Il s’agit d’un produit d’agrément et de confort pour le spa et le bain qui sera disponible sous 3 formulations différentes arborant chacune un parfum subtil pour plus de bien-être. Le produit sera commercialisé sous la forme d’un pot de 600 grammes. Nous sommes très à l’écoute de ce qui se passe sur notre marché support. Nous échangeons avec les fabricants d’électrolyseurs. Cela nous permet, en fonction des évolutions de leurs appareils, de mesurer l’impact de notre sel et nous apporte des informations sur le marché. Actuellement nous travaillons sur le sujet des électrolyseurs basse salinité, des appareils faits pour travailler avec un faible taux de sel.

Quel est l’impact de la réglementation sur vos produits ?

La réglementation pose des jalons différents de ce que nous connaissions. Depuis la révision de la directive sur les produits biocides début des années 2010, les précurseurs de substance biocide sont maintenant pleinement concernés par ces démarches, nous entraînant à poser des requêtes pour obtenir des autorisations de mise sur le marché pour nos produits. Nous sommes intimement liés aux fabricants d’électrolyseurs qui sont aussi concernés par cette nouveauté. Tous nos produits, additivés ou non, sont aujourd’hui en cours de dépôt auprès des instances européennes, ce qui n’est pas sans conséquences financières, mais également d’implication, tant cette démarche est jonchée d’obstacles.
La Compagnie des Salins du Midi est pleinement impliquée dans les commissions et les travaux autour de cette réglementation au niveau national et européen. Cette implication nous a permis de continuer à commercialiser nos produits tout en entreprenant les démarches nécessaires pour s’y conformer. Nous avons également obtenu de la part de la Commission Européenne de pouvoir aménager la démarche pour qu’elle puisse être réalisable, ce qui n’était pas le cas au départ. Nous travaillons sur le sujet depuis 7 ans maintenant avec la volonté d’arriver à son terme d’ici 3 ans.
Dans le futur, les rejets d’eau de piscine traitée pourraient être concernés par la réglementation. Nous serons, comme toujours depuis plus de 30 ans, impliqués dans ces sujets vitaux pour un secteur d’activité tout entier.

Quelles sont vos actions en faveur de l’environnement ?

Il faut savoir que la Compagnie des Salins du Midi est le premier propriétaire terrestre privé de France. Pour vous faire une idée, il faut savoir que la surface de notre site d’Aigues-Mortes est équivalente à celle de Paris intramuros. Des espaces qui abritent une faune et une flore singulières et spécifiques aux marais salants – leur résident le plus connu restant le flamand rose, emblème de la Camargue. La société doit également s’occuper d’une grande partie du cordon littoral méditerranéen.  Elle doit en assurer la pérennité pour permettre de garantir, pour les prochaines décennies, le parfait équilibre entre nature et récolte du sel des espèces qui s’y sont développées grâce à la production de sel. Le Groupe est ainsi impliqué dans la préservation de l’environnement avec des programmes et des actions environnementales et travaille avec des scientifiques pour suivre et étudier les populations d’oiseaux migrateurs nichant chaque année sur le salin par exemple.


Qui sont vos concurrents ?

Nous sommes les seuls producteurs de chlorure de sodium français à travailler dans l’univers de la piscine aujourd’hui. Tous les autres acteurs sont étrangers ou sont des importateurs, ce qui pose certaines problématiques, comme la pureté du sel. Il existe une norme au niveau européen, la EN 16401, qui est une norme d’application volontaire et n’a donc rien d’obligatoire, mais qui permet de garantir la qualité d’un sel aux consommateurs afin qu’ils l’utilisent en toute tranquillité. Cette norme précise notamment des concentrations limites à respecter pour des éléments comme le fer, le manganèse, le magnésium ou le calcium afin d’éviter, par exemple, des taches sur les revêtements.
Autre problématique, les sels sont des produits pondéreux. Ce sont des produits dont on a besoin sur une période très courte. Ce qui fait notre force et notre ADN, c’est notre proximité. Nous fabriquons tous nos produits sur le territoire français avec un maillage idéal en termes de sites de production grâce à nos implantations dans le Sud-Ouest à Dax, à Aigues-Mortes dans le Sud-Est et à Varangéville dans le Nord-Est. Nous avons ainsi une proximité avec nos clients, ce qui est une vraie force pour les servir dans un délai très court.
Tous nos produits sont certifiés Origine France Garantie. Nous avons cependant la volonté de faire plus que déclarer une qualification française et faisons le pari de leur fournir un certificat avec un référentiel bien défini, afin de prouver, justifier et valoriser cette fabrication française, pour la rendre exempte de toute question.

Comment travaillez-vous avec vos clients ?

Nous travaillons en partenariat avec les réseaux, les distributeurs et les « gros » pisciniers. En effet, comme notre métier est de livrer des camions complets et que cela représente des volumes importants en termes de stockage, il est difficile pour les pros de stocker toute une commande.
Nos clients ont la possibilité de panacher leur commande sur l’ensemble de notre gamme de produits pour piscine avec du sel premium, l’AquaSwim Acti+, mais aussi avec nos autres sels de milieu ou entrée de gamme. Nous travaillons également en marque distributeur, principalement sur des produits d’entrée et de milieu de gamme.
Notre production est organisée sur la base de prévisions de volumes afin de disposer des stocks nécessaires pour la saison avec des volumes mensualisés en accord avec les clients.
Cette année, la Covid-19 a fortement perturbé l’activité entre le confinement, le travail à domicile pour nos équipes et les clients qui voulaient tous ouvrir leur piscine en même temps, d’où un nombre très élevé de commandes. Nous avons réussi à ne pas fermer les usines, à sécuriser nos stocks, et à continuer à fonctionner, même si cela l’a parfois été dans un mode un peu dégradé et avec des délais plus longs.
Nous réfléchissons actuellement à de nouvelles manières de servir le client à l’avenir et trouver des solutions logistiques grâce notamment aux nouvelles technologies.


Quelles sont les perspectives d’évolution du marché ?

Deux paramètres laissent entrevoir de bonnes perspectives d’avenir pour le marché :
L’évolution du marché de la construction de nouveaux bassins qui se développe bien, tous les ans,
• Le nombre de bassins équipés d’un électrolyseur au sel, un traitement qui équiperait, d’après notre estimation, près de la moitié des bassins. Le marché est structurellement orienté dans cette direction, ce qui nous offre des perspectives de développement intéressantes en termes de volume.
Nous sommes donc optimistes. Le sel est un produit qui, associé à un électrolyseur, est facile à utiliser pour les consommateurs et sans trop de contraintes techniques. Nos produits formulés, quant à eux, nous permettent d’apporter de la valeur ajoutée au marché face à nos concurrents.
Enfin, une vraie notion d’environnement arrive et devrait progresser dans les prochaines années. Elle va nous contraindre à agir ou réagir en fonction de ce qui nous sera demandé, notamment en termes d’emballage.
Notre produit est conditionné dans du plastique aujourd’hui et le sera probablement demain dans une autre matière. La réduction des teneurs en plastique dans les emballages est l’une des grandes préoccupations de notre service achat et nous amène à une réflexion d’ensemble sur tous nos produits. Nous continuerons à participer aux travaux du secteur au sein des commissions de la FPP (Commission Hygiène, Sécurité, Environnement, commission Environnement) pour contribuer au développement de documents nationaux et européens dans le but d’assurer la pérennité de l’activité piscine au cours des prochaines années.

www.salins.com

Création d’une piscine au cœur d’un domaine dédié à l’événementiel

Construire le bassin d’un domaine accueillant séminaires et réceptions tout en respectant une zone d’implantation limitée et les demandes spécifiques de son client, tout cela dans un délai imparti, tel était le projet confié à Pierre Bourlier et ses équipes de Téréo Piscine.

 

UNE CONFIANCE DANS LE SAVOIR-FAIRE LOCAL

Téréo Piscines est une entreprise familiale. Dans le “monde de la piscine”, nous faisons partie “des murs” de la région et nous en éprouvons la fierté. Nous sommes arrivés sur le projet grâce à des artisans locaux qui travaillaient sur la rénovation du domaine. La réalisation de cette piscine fait partie d’un projet de réhabilitation d’une bâtisse datant du 17e siècle. Situé dans le Beaujolais, le domaine comprend une maison de 14 chambres, un grand caveau, une salle de réception et un grand jardin.

UN PROJET BIEN DÉFINI

La réhabilitation s’est faite en deux parties. Dans un premier temps, la maison de maître, puis l’année suivante, la réhabilitation du cuvage. La construction de la piscine s’est faite au cours de ce second temps. Après avoir reçu l’esquisse de l’architecte présent sur le projet, la conception du bassin a été le fruit de plusieurs échanges avec le client. L’architecte est intervenu pour mettre en musique les plans et coordonner les différents corps de métier. Les rendez-vous avec le client ont permis de bien cerner son projet. Il avait déjà une piscine et souhaitait s’en inspirer pour celle du domaine. Son choix s’est porté sur un couloir de nage sobre au revêtement gris foncé avec un débordement pour une qualité d’eau optimale. Nous sommes partis sur une solution petit bain et grand bain pour mieux répondre aux attentes des futurs clients du domaine.”

UN CHANTIER MAÎTRISÉ

Une première opération concernant le gros œuvre a débuté fin 2016. Nous avons dû interrompre le chantier et attendre que le local technique soit construit pour pouvoir installer notre matériel. Ce dernier est situé à l’opposé de la maison, dans le prolongement de la piscine. Il est positionné face sud, en limite de propriété. Le local technique accueille également des sanitaires. Le chantier a repris fin avril 2017 afin d’effectuer l’étanchéité du bassin. Pour des raisons de sécurité et d’intégration, des murets en pierre sèche ont été ajoutés une fois la piscine terminée. L’intérêt du client sur le degré de finition que nous lui proposions nous a permis de lui offrir une grande qualité de prestation. Comme nous maîtrisions la technique du débordement, les réelles contraintes résidaient plus dans les exigences esthétiques du client et les solutions à trouver pour y répondre.

UNE ESTHÉTIQUE PRIMORDIALE

Le client était très attentif à l’esthétisme et à l’aspect général du bassin. Nous avons effectué un gros travail sur l’habillage des murs du bassin. L’escalier, les façades verticales extérieures du débordement, ainsi que le coffre rideau ont été revêtus de grès cérame. Les margelles sont faites du même matériau.”

DES CONTRAINTES DE TEMPS ET D’ESPACE

Le domaine est resté fermé durant toute la durée des travaux. Il a officiellement ouvert un mois après la finalisation de la piscine, en mai 2017 à l’occasion d’une réception de mariage. Nous avions donc une contrainte de temps et une certaine pression pour livrer dans les délais.”
Au-delà de cette contrainte temporelle, le piscinier devait respecter l’environnement d’implantation. La piscine a été placée dans le prolongement de la maison, tout en longueur sur une partie du terrain pour laisser une grande part au jardin.
“L’idée était d’avoir une empreinte esthétique la plus discrète possible au niveau du bassin. Nous devions préserver et respecter le jardin existant au maximum et limiter notre zone d’intervention. Cette volonté se retrouve dans la création d’une simple micro plage de 9 m2 recouvrant le coffre du rideau. Seules les margelles séparent le bassin du gazon. Cette zone réservée à la piscine était très minérale avec la présence des murs d’enceinte, il fallait absolument laisser une bande verte pour contrebalancer avec l’environnement construit.

UN CLIENT MOTEUR DU PROJET

Nous avons entretenu une relation privilégiée avec le client et beaucoup échangé sur ce qu’il souhaitait. Le client avait à cœur de s’investir dans son projet piscine et était très à l’écoute de nos propositions. Très attentif aux détails, il savait très bien ce qu’il voulait et avait des idées claires sur le choix des couleurs, des matériaux, etc. Il était très ouvert à nos différentes propositions ce qui a rendu le travail très sympathique. Sur la majorité des chantiers nous sommes toujours plus ou moins dans notre zone de confort et proposons des choses que nous savons faire. Ce genre de réalisation nous pousse, nous en tant que piscinier, dans nos retranchements, et nous amène à essayer, chercher, trouver et proposer des solutions techniques.

UNE GESTION PHYSIQUE ET À DISTANCE

En saison, nous intervenons sur cette piscine via un contrat d’entretien. Cette piscine se gère comme une piscine classique. Le choix d’un bassin avec débordement facilite d’ailleurs son suivi, car il limite son entretien au minimum. Il n’y a pas d’équipement particulier, si ce n’est que nous avons mis en place un système de domotique. C’est un confort pour le client et pour nous. Nous pouvons ainsi gérer ce bassin, même lorsque nous ne nous trouvons pas à proximité. C’est vraiment appréciable, car nous pouvons anticiper les interventions au lieu de les subir. Des visites physiques sont convenues, tous les 15 jours. Elles permettent de vérifier le bon fonctionnement des autres équipements et de nettoyer la ligne d’eau.  Il y a encore des choses que la gestion à distance ne permet pas d’effectuer, tout ce que nous ne pouvons pas déléguer et que nous sommes obligés de faire manuellement.

 

Fiche technique du projet

Dimensions : 3 x 17 m. Fond plat 1.20 m & 1.50 m
Revêtement : membrane en PVC armé
Traitement : électrolyseur au sel
Automatisation : système domotique Klereo
Chauffage : pompe à chaleur
Couverture : volet immergé
Nettoyage : robot Polaris
Équipements : escalier, 3 projecteurs
Abords : margelles en grès cérame

Téréo

Votre entreprise en quelques mots : “Nous sommes spécialisés dans la réalisation de piscines traditionnelles haut de gamme. Nous répondons à toutes les demandes et réalisons tous types de bassins (parois de verre, piscine en inox, etc.). Nous intervenons beaucoup pour les cabinets de kinésithérapeutes, tout ce qui touche au bien-être (balnéo). Nous effectuons également des travaux de rénovation (petit et gros) sur nos propres piscines, vieilles maintenant de 45 ans, et sur d’autres bassins. Cette activité représente un tiers de notre chiffre d’affaires annuel.”

Dirigeant : Pierre Bourlier
Création : 1975
Effectif : deux agences (15 à Villefranche et 12 à Charbonnières)
Activité : construction (30 bassins par an et par agence) et rénovation (1/3 du CA)

www.tereo-piscines.fr

Texte : Carine Dal Gobbo – Crédit photo : Denis Laveur

Vases d’électrolyseur – Stérilor

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Nouveaux vases d’électrolyse : une innovation STÉRILOR.

La qualité des composants hydrauliques étant tout aussi importante que la qualité des appareils de traitement de l’eau eux-mêmes ; les équipes Stérilor ont développé une nouvelle offre hydraulique au service des professionnels leur offrant confort d’installation, adaptabilité et fiabilité.

Stérilor propose ici des vases d’électrolyseur de piscine intelligents :  rapidité d’installation, positionnement intuitif sur une installation existante, faible encombrement pour locaux techniques enterrés, souplesse de montage, pérennité des matériaux utilisés, visualisation de la production de chlore…

• Transparence : visualisation flux et production de chlore
• Intuitif : 2 détrompeurs pour un positionnement dans le flux d’eau
• Compact : pour les locaux exigus/enterrés

Ils répondent à toutes les configurations, toutes les contraintes. Choisir l’offre hydraulique Stérilor pour un professionnel de l’électrolyse, c’est garantir efficacité et rendement du traitement, agir pour la pérennité de l’installation, faciliter sa mise en œuvre et optimiser le temps passé par sur les chantiers. L’expertise Stérilor au service de l’efficacité.

Principales caractéristiques

• Multi-position : installation possible en L ou en T
• Efficace : déflecteur intégré pour une meilleure répartition du flux sur l’électrode
• Pérenne : aucune pièce corrodable
• Configurable : multiples portes accessoires pour sonde, injecteur…
• Adaptable : 3 ø de raccords possibles et excentrés pour un positionnement même près d’un mur par exemple

www.sterilor.com

La formation : expertise et satisfaction client

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L’arrière-saison est toujours une saison propice à former vos collaborateurs. Même si cette année votre carnet de commande est plein et que la liste des chantiers à réaliser ne cesse de s’allonger, profitez de l’éventail de formations proposées par les centres de formation professionnelle et les fabricants.

Texte : Carine Dal Gobbo et Sébastien Carensac

La formation est en effet un vecteur de croissance de votre entreprise et d’amélioration de la qualité de vos prestations par le développement des compétences de vos collaborateurs. Un salarié apprend et améliore son expertise tout au long de sa carrière au fil des formations, des rencontres et des échanges d’expériences. Les technologies évoluent, les process s’améliorent, les bons gestes s’acquièrent, les mauvaises habitudes se changent… et les clients deviennent plus exigeants.
Pour vous accompagner, l’offre de formation évolue. Nouveaux supports, nouveaux formats, nouvelles thématiques en lien avec l’actualité, la réglementation et l’évolution de l’activité sont développés, cette année encore, pour mieux « coller » à la réalité du terrain, aux besoins du métier et s’adapter à vos contraintes.

Les 7 bonnes raisons de former vos collaborateurs

La formation continue de vos collaborateurs a de nombreux avantages en plus de pouvoir être financée :
1. Des décisions plus rapides sur les chantiers : des collabora-teurs bien formés seront en mesure de prendre des décisions plus rapidement et d’être ainsi plus efficaces au cours de leurs interventions. Ce gain de temps vous permettra d’augmenter sensiblement la productivité de vos équipes et de mieux respecter vos délais.
2. 
Améliorer la qualité de vos prestations : une formation permet d’acquérir des compétences techniques ou de les perfectionner. Ces acquis sont des gages de qualité du travail réalisé pour vos clients.
3. 
Valoriser l’image de votre entreprise : former ses salariés est une manière de valoriser l’image de l’entreprise auprès de vos futurs clients. En effet, un employé formé renseigne efficacement le client, répond précisément à ses questions et va ainsi le rassurer.
4. Développer de nouveaux services : le spectre des différentes formations proposées (maintenance, entretien des équipements, dépannage et réparation, automatisation, gestion de chantier, etc.) vous permet d’enrichir votre domaine d’expertise et de proposer de nouveaux services à vos clients.
5. S’adapter à chaque chantier : un personnel formé sera plus à même de s’adapter aux situations et contextes fluctuants. L’adaptabilité des employés permettra d’améliorer celle de l’entreprise.
6. Fidéliser vos collaborateurs : proposer des diplômes reconnus par la profession à vos employés est une manière de les fidéliser et de limiter le turnover. Une problématique lourde de conséquences en cette période de tension sur le recrutement.
7. Faciliter le recrutement : votre capacité à proposer de la formation à vos employés peut être un argument intéressant pour de futurs candidats. Cette démarche augmentera l’attractivité de votre entreprise.

Les types de formations

Les formations certifiantes et qualifiantes
1. Brevet Professionnel (BP) des Métiers de la Piscine
Cette formation permet de maîtriser les connaissances et techniques du métier de piscinier aussi bien en construction qu’en maintenance. Le brevet professionnel se prépare en alternance en deux ans après un CAP ou un BEP.

Formez vos futurs collaborateurs

Vous n’arrivez pas à recruter ? Vous ne trouvez pas le candidat idéal ? Sachez qu’il peut rester des places disponibles dans les centres d’apprentissage.
N’hésitez pas à encourager les jeunes de votre entourage à aller se former à un métier d’avenir dans l’un des différents centres de formation français.

A l’issue de son cursus scolaire, le titulaire du Brevet Professionnel Métiers de la Piscine est reconnu comme étant un professionnel hautement qualifié, polyvalent, capable d’exercer tous les aspects du métier de technicien piscine : construction, installation, entretien, réparation et maintenance des piscines, traitement de l’eau, conseil clientèle, établissement des devis. Il assure, seul ou en équipe, l’étude, la préparation, la gestion, la mise en œuvre, la maintenance des bassins, piscines, et équipements spécifiques. Il propose des solutions techniques, dialogue avec les clients, établit des devis.
2. La validation des acquis de l’expérience (VAE)
La validation des acquis de l’expérience (VAE) est une mesure qui permet à toute personne, quel que soit son âge, son niveau d’études ou son statut, de faire valider les acquis de son expérience. La personne doit également justifier d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée. Cette démarche permet aux candidat(e)s d’obtenir en totalité ou en partie, un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle, qui sera inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Pour cette validation, le candidat doit remplir un dossier, dans lequel il décrit les activités principales qu’il exerce ou a exercées, leurs contextes d’exercice et les ressources mobilisées. L’évaluation de son dossier est suivie d’un entretien avec un jury qui décide de valider tout ou partie du diplôme visé. En cas de validation partielle, des préconisations sont faites au candidat en vue d’obtenir la totalité du diplôme.

Comment se former : seul, en groupe, en présentiel ou à distance ?

Afin de permettre à vos collaborateurs de se former en fonction de l’organisation de votre activité, vos fournisseurs vous proposent différentes solutions.
1. Formations de groupe
De nombreux fabricants proposent des modules de formation organisés sous forme de séminaires qui prennent place dans des lieux accueillant du public du type salle de réception d’un hôtel.  Ces formations sont aussi des moments de rencontre, d’échange et de partage d’expérience facilités.
2. Formations in-situ
Les formations en magasin ou sur le chantier permettent une transmission directe en conditions réelles de terrain. Leur contenu est adapté spécifiquement à vos besoins.
3. Formations à distance :
• Les webinaires
Le mot webinaire est la contraction des mots web et séminaire. Un webinaire est une conférence interactive en ligne à laquelle plusieurs personnes peuvent participer à distance les unes des autres. Connectés à une plateforme, les participants échangent en visio et en audio ou chat pendant la session de formation. Les webinaires peuvent être suivis en live ou regardés en replay, mais sans interaction avec le formateur, si le ou les organisateurs le souhaitent. 
Avec la Covid-19, ce type de formation est amené à se développer. Plusieurs fabricants ont déjà intégré des webinaires à leur catalogue.
• Les vidéos de formation
Ces supports offrent une grande autonomie. Tournées et montées en amont, ces vidéos d’auto-formation sont mises à la disposition de tous et permettent à chaque collaborateur de se former dès qu’il en a le temps. Il progresse ainsi à son rythme et développe progressivement ses compétences.

CF Group France présente “La Semaine Digitale”

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Créée par CF Group France pour maintenir le lien avec ses clients, la Semaine Digitale se déroulera du 30 novembre au 4 décembre 2020. Les professionnels pourront assister à des présentations et des formations, pensées sous forme de webinaires d’une durée moyenne d’1 heure.

Composées de 2 présentations et de 3 formations techniques par jour, ces 5 journées de webinaires aborderont différentes thématiques propres à la marque :
• présentations des nouveaux produits,
• 
présentations des services proposés par CF Group France,
• formations techniques sur nos différents univers produits.

Pour vous inscrire à “La Semaine Digitale” de CF Group, prenez contact avec un responsable de secteur :
www.my-cfgroup.fr/fr/groupe-fija/notre-equipe-commerciale

La FPP lance une bourse de l’emploi

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Pour faire face aux difficultés à recruter du personnel qualifié exprimées par les acteurs de la profession, la Fédération des Professionnels de la Piscine a décidé de se mobiliser en créant une bourse de l’emploi. 

Depuis le 1er décembre, cette rubrique est disponible sur la page d’accueil du site internet de la FPP pour permettre au public d’accéder à des offres d’emploi aussi bien en recrutement direct, qu’en apprentissage.

Les annonces de recrutement doivent comporter les coordonnées du recruteur pour permettre la prise de contact avec les futurs candidats. Chaque offre restera en ligne pendant 2 mois avant d’être retirée mais il est possible de la renouveler. 

Vous souhaitez recruter un salarié et/ou un apprenti, envoyez le texte de votre annonce à ggerard@propiscines.fr

www.propiscines.fr

Polytropic : « nous travaillons sur les produits, les outils et notre façon de travailler »

Interview avec Jean-Christophe Fillot.

Texte : Sébastien Carensac

Pourquoi vous être engagé dans une démarche de réduction de votre empreinte écologique ?

Les principes de développement durable, avec des produits économiquement viables et plus respectueux de l’environnement nous rendent aussi responsables vis-à-vis de l’avenir de la planète et de nos enfants. Nous travaillons sur les produits, les outils de travail et notre façon de travailler avec des plans à court et long termes. Nos équipes jouent le jeu. Ce sont des dossiers bien intégrés avec des contraintes bien acceptées.

Quelles pratiques avez-vous déjà changées ?

Il y a deux ans, nous avons commencé à changer notre façon de travailler avec la digitalisation de l’entreprise et la réduction de nos impressions. Nous essayons de prendre conscience et de faire prendre conscience à tous nos collaborateurs que tout a un impact sur la chaine logistique. Nous travaillons donc sur les consommables et la gestion des déchets. Dans les cahiers des charges de nos supports marketing, de nos emballages, nous demandons du bois FSC, le type d’encre utilisé, etc. Cela rentre dans les mœurs. Il y a beaucoup moins de résistance en interne que je ne pensais. Tout le monde y trouve son compte et chacun a une conscience écologique et en comprend les enjeux.
Nous avons également réalisé beaucoup de travaux sur les bâtiments pour faire des bureaux des lieux de vie plus agréables. Nous incitons nos collaborateurs à venir à vélo et avons donc installé des douches. Pour nous, le bien-être en entreprise est important.

Quel impact cela a-t-il sur votre activité et sur vos produits ?

Nous améliorons les performances énergétiques de nos produits. Nous vérifions beaucoup plus sur nos bancs de test afin que ce qui est annoncé en termes de performances et de durée de vie corresponde à la réalité. Cela nous amène à améliorer nos produits chaque année. Sur la PAC, nous travaillons sur les matériaux des carrosseries afin de proposer des matériaux issus du recyclage. Nous sommes engagés dans l’écoconception. Quand nous concevons un produit, nous nous efforçons d’utiliser les mêmes composants ou des composants compatibles sur toute une gamme pour faciliter leur dépannage et leur interchangeabilité. Pas d’obsolescence programmée chez nous. Nous recevons encore aujourd’hui des demandes sur des produits fabriqués en 2005. Nous trouvons des solutions pour les réparer et augmenter leur durée de vie ou, s’il n’y a pas d’autre solution, nous orientons le client vers une Inverter sur laquelle il pourra faire des économies. Sur l’Inverter, il y a moins de composants électriques ou électromécaniques, donc moins de composants à risque comme les contacteurs, mais plus d’électronique et de programmation. Comme nous sommes soumis à la D3E, nous essayons de recycler et de réutiliser tout ce qui n’est pas réparable. Et comme nous sommes frigoristes, nous avons toutes les certifications nécessaires pour récupérer les gaz et les huiles.
Nous nous posons des questions sur nos emballages : a-t-on besoin des sachets plastiques autour de nos produits ? Obligatoires ou pas, est-ce qu’ils servent ou pas ? Pareil pour les mousses de protection. Nous remplaçons les mousses en polyuréthane ou polystyrène par du carton et modifions les tailles des étiquettes et des imprimés.
Le plus gros impact concerne les gaz réfrigérants. Nous avons été l’un des premiers fabricants à basculer sur le R32 pour nos PAC Inverter et on-off, soit sur quasiment tous nos modèles. Nous travaillons maintenant sur le R290, un gaz neutre qui ne sera pas soumis aux normes, mais qui ne nécessite pas d’avoir une vérification annuelle. Une orientation que nous avons choisie, car pour nous le CO2 n’est probablement pas un gaz intéressant pour les PAC piscine à cause des grandes masses d’eau à chauffer. Cette évolution a un effet sur la conception globale du produit, car ce sont des gaz plus difficiles à utiliser.

Quelles autres pratiques souhaitez-vous faire évoluer ?

Seuls nos déshumidificateurs et nos grosses PAC sont fabriqués en Italie. Notre bureau à Bangkok s’occupe du sourcing des composants pour que nous soyons capables de fabriquer nos PAC n’importe où dans le monde. Cela nous rend autonome vis-à-vis de nos assembleurs. Nos contrôleurs qualité ont aussi la charge de vérifier nos produits sur la chaine de fabrication, ainsi qu’à leur sortie, afin de garantir que les procédés mis en œuvre, les composants utilisés, correspondent bien à notre cahier des charges. Grâce à ces contrôles, nous sommes sûrs de pouvoir bénéficier du marquage CE. Avec ce suivi de nos partenaires nous sommes également informés des conditions de travail des ouvriers employés afin de nous assurer qu’il n’y ait pas d’abus.

Quelles approches devraient changer selon vous ?

Le travail sur les PAC Inverter nous permet de développer l’intelligence des produits et de faire évoluer le matériel selon le besoin des utilisateurs. En contrôlant en mode on-off tous les équipements, en connectant de façon plus intelligente les PAC et le traitement d’eau, et en exploitant les données fournies, nous donnons du sens à une utilisation plus raisonnée de la piscine. Nous pouvons ainsi mieux conseiller les clients, leur montrer l’impact économique et environnemental de leur piscine et leur expliquer les économies d’énergie, de produits réalisés. Et justifier l’investissement sur des Inverter très performantes. Le consommateur est prêt à entendre ces choses-là même si le produit est plus cher. Mais cela va prendre encore du temps. Avec Polyconnect pro (version light) et sa version pro (2021), l’objectif est l’optimisation de la maintenance d’une piscine afin d’éviter au consommateur de commettre toutes les erreurs de base. Pour lui, c’est une tranquillité d’esprit, et pour le produit, un meilleur fonctionnement, moins de consommations d’énergie et une meilleure durabilité. Cela compte particulièrement sur les PAC Inverter qui permettent de faire des économies à terme et qui doivent donc fonctionner de façon optimum. Nous pourrons aussi faire de la maintenance préventive sur nos pompes à chaleur. Mais pour optimiser tout ça, la clé est l’interaction entre tous les acteurs, l’intercompatibilité entre pompe de filtration et chauffage. Quand on installe un système on-off avec des appareils à vitesse variable, il faut tout faire évoluer.

Comment réduire l’empreinte écologique des piscines d’après-vous ?

Il nous faut aller plus loin dans la normalisation pour minimiser l’impact écologique des piscines. Si nous voulons parler d’empreinte environnementale et d’économie, il faut que les performances des produits soient certifiées par des organismes extérieurs. Et donner un COP moyen saisonnier pour que l’efficacité, tant en termes d’économie que d’impact sur l’environnement, soit optimale à tous les points de fonctionnement de chaque appareil. Cela créera de la confiance et nous engagera auprès du consommateur sur les économies réalisées.

www.polytropic.fr/

Bayrol : « il faut essayer de faire mieux avec moins »

Interview avec Daniel Ricard et Anne-Catherine Philippe.

Texte : Sébastien Carensac

Pourquoi vous être engagé dans une démarche de réduction de votre empreinte écologique ?

Pour l’instant, le marché bénéficie du changement climatique avec l’augmentation des températures et les canicules que nous rencontrons depuis 3 ou 4 ans. Les consommateurs investissent plus dans les piscines et ont donc davantage besoin de les entretenir.
À moyen terme, il faut s’attendre à des restrictions d’eau, notamment en France, qui peuvent venir limiter son renouvellement dans les bassins. La consommation d’eau est un vrai sujet que nous percevons dans les préoccupations des consommateurs. Cela va de pair avec la consommation électrique mais plus pour des raisons économiques qu’écologiques. En Allemagne, par exemple, la grosse tendance est de chauffer sa piscine avec des panneaux solaires.
Tous les acteurs du marché se mettent en marche par sensibilité écologique. Nous voulons tous bouger en faisant attention à nos achats aussi bien en tant qu’industriels que consommateurs pour réduire notre impact sur l’environnement. Ce n’est pas une crainte mais cela vient impacter nos décisions stratégiques.

Quelles pratiques avez-vous déjà changées ?

Nous avons été l’un des premiers à parler de l’équilibre de l’eau, de la désinfection, de la floculation et des algues. Nous ne sommes pas pour la surconsommation de produits. Nous parlons aussi de prévention des problèmes pour éviter l’usage massif des produits chocs. Il faut essayer de faire mieux avec moins, d’apporter le bon produit au bon moment. C’est dans notre ADN.
Le traitement raisonné passe aussi par la régulation automatique de la piscine. C’est le moyen le plus écologique pour traiter une piscine aujourd’hui, avec des appareils ayant une « intelligence » du traitement automatique, capables d’analyser et de fournir le juste dosage de bon produit au bon moment. Nous développons aujourd’hui des appareils de traitement automatique plus adaptés aux besoins de la moyenne des piscines privées en termes de simplicité d’utilisation et d’installation.
Nous sommes très attentifs à la qualité des matières premières que nous utilisons et réévaluons en permanence la concentration et l’efficacité de nos formules pour que le traitement soit le plus efficace possible avec la juste dose.
Nous faisons enfin très attention à nos consommations de matières plastiques, surtout pour la piscine privée, en essayant de trouver le bon équilibre entre la quantité de plastique d’emballage nécessaire et la sécurité du stockage et de la manipulation du produit. Cela demande des tests et donc des démarches longues. Nous faisons aussi des tests sur de nouveaux matériaux pour remplacer partiellement le plastique.
Sur nos sites de production nous avons changé tous nos outils et travaillons beaucoup sur la qualité de l’air et sur la filtration pour rejeter le moins de particules possibles. La sécurité dans les usines comme dans les bureaux est aussi un de nos axes de travail. Nous avons même un guide à destination des commerciaux pour réduire la consommation de leurs voitures.

Quelles autres pratiques souhaitez-vous faire évoluer ?

L’obsolescence programmée a été bannie de chez Bayrol depuis très longtemps. Pour nous, moins les appareils tombent en panne et plus nous sommes contents. Nous avons des régulations automatiques qui fonctionnent toujours après 20 ans et sont là pour durer. Nous travaillons aussi sur la durée de vie et la réparabilité de nos produits, des critères qui entrent dans la conception de nos produits.
Quelquefois, nos efforts peuvent être contrecarrés par la législation comme celle sur les concentrations de produits par exemple : avec des produits plus dilués, il va falloir 3 fois plus de produits donc d’emballages, de transport… Nous ne proposons pas non plus de promotions sur les produits : nous ne voulons pas de surconsommation mais une bonne utilisation.

Quelles approches devraient changer selon vous ?

La clé, c’est l’automatisme. En basculant du manuel à l’automatique, on réduira le surdosage : “J’ai un appareil qui gère ma piscine et qui utilise la juste quantité au bon moment.”
L’automatisme ce n’est pas simplement de l’information mais surtout la gestion automatique de l’eau d’une piscine avec un appareil qui teste l’eau en permanence, et qui, en fonction de l’information qu’il reçoit, lui aussi en permanence, injecte la dose nécessaire du bon produit, au bon moment et en bonne quantité. On parle alors de traitement raisonné de la piscine avec des appareils ayant une intelligence du traitement automatique.
Les gros progrès d’aujourd’hui portent sur les sondes. Une sonde sensible aux courants parasites est problématique dans une piscine. L’autre élément important est l’analyse des données relevées par ces sondes. C’est ce qui fait la différence entre les appareils.

Comment réduire l’empreinte écologique des piscines d’après-vous ?

Automatic Salt – Bayrol

Cela passe clairement par les automatismes et la notion de prévention afin d’éviter d’utiliser des produits chocs. Il faut faire preuve de pédagogie auprès des consommateurs afin qu’ils constatent avant d’agir. Un consommateur bien formé aura une piscine bien équilibrée s’il a les bons gestes. Et c’est grâce aux pisciniers que nous pourrons former les consommateurs à l’analyse de l’eau et installer des routines chez leur client. On a des soucis sur sa piscine quand on ne s’en est pas préoccupé auparavant. Ce n’est donc pas un problème de produit mais de formation à l’usage du robot, au nettoyage régulier de la ligne d’eau et du média filtrant… et à tout ce qui peut être fait pour ne pas trop polluer l’eau comme de ne pas laisser son chien aller dans la piscine.
Les pisciniers ont les moyens de le faire, après c’est une question de volonté, de priorisation et de formation des employés. Le piscinier qui a des employés bien formés a des clients qu’il sait garder. Ceux qui se projettent dans l’avenir en ont pris conscience et ont une forte demande de d’informations techniques de la part de leurs clients.
Chez Bayrol et depuis plus de 10 ans, nous avons fait le choix de ne pas réduire le nombre de nos commerciaux. Pour nous, ce sont des vecteurs de formation en plus d’avoir un rôle commercial en début d’année : ils parlent de technique, de business, de développement intelligent… Ils sont un relai d’information essentiel.
Nous travaillons également à une meilleure visibilité de nos messages par les clients, pour qu’ils soient vus et revus sous un angle et sous un autre dans toute l’Europe.  Nous essayons pour cela de trouver les outils (tutoriels, newsletters, infographies…) qui vont nous permettre de faire comprendre ce problème à nos clients consommateurs et professionnels.

www.bayrol.fr