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Abriblue présente ses nouveautés 2021

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Pour cette nouvelle année, Abriblue innove et présente deux nouveaux produits piscine : un banc et une terrasse mobile. Développées par le bureau d’études de la marque à Spay, fabriquées dans les ateliers basé également près du Mans et testées sur des bassins de la région de Mancelle, ces nouveautés bénéficient d’un savoir-faire 100% français.

Comme son nom le laisse présager, le Banc D Sign est une innovation voulue design, adoptant une esthétique contemporaine. Sobre, ce banc aux lignes minimalistes est un équipement outdoor conçu pour se fondre dans l’environnement dans lequel il s’intègre. Ce banc est destiné à habiller un volet automatique (conforme à la norme NF P 90-308) tout en offrant un véritable espace de détente. En effet, avec cette nouveauté, Abriblue souhaite proposer une solution modulable composée d’éléments interchangeables et évolutifs tantôt transat, tantôt tablette ou jardinière. Le Banc D Sign dispose du système Slow Mode et est pilotable via un smartphone. Côté personnalisation, le banc peut, en option, revêtir deux apparences : un habillage avec la partie centrale en aluminium grainé noir et les extrémités en bois ou un habillage intégralement en bois. Les lames du tablier peuvent quant à elles se décliner en 11 coloris pour une intégration optimale.

Avec la commercialisation de sa terrasse mobile Escale, Abriblue propose un équipement  évoluant selon les besoins des utilisateurs finaux. Déployée sur le bassin, la terrasse offre à ses propriétaires un nouvel espace de vie aménageable, mêlant sécurité et esthétisme. Grâce à ses deux plateaux coulissants, Escale permet de recouvrir entièrement le bassin et d’en empêcher l’accès. Elle protège la piscine des salissures éventuelles et assure son isolation, évitant la déperdition de chaleur tout en limitant l’évaporation de l’eau.

Côté matériaux, la terrasse mobile se compose d’une ceinture périphérique en aluminium thermolaqué et d’un platelage en bois exotiqué IPE, doté d’un système de clip remplaçant les traditionnelles vis. Sa mobilité est assurée par des roulettes de guidage dissimulées sous sa structure dépourvue de rail. Escale se déploie grâce à un système manuel de déplacement du/des panneaux. Une option de motorisation pilotable par un boîtier déporté ou via une application smartphone dédiée est également disponible..La terrasse peut, en option, être équipée d’un bandeau de led périphérique. La gestion de cette mise en lumière s’opère à l’aide d’un smartphone pour changer couleur et intensité.

www.abriblue.com

Niveko présente sa future usine de production

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Fondée en 1991, Niveko est, aujourd’hui, distribuée dans 18 pays sur un principe de BtoB avec ses partenaires commerciaux locaux, des collaborations clés dans le développement de la marque. Après avoir intégré le groupe belge Pollet Pool Group en 2018, le fabricant de piscines poursuit sa démarche d’expansion de son activité sur les marchés internationaux.

Le fabricant de piscines inaugurera, le 1er janvier prochain, un nouveau bâtiment de production. Implanté à proximité de la ville d’Uherský Brod en République Tchèque, ce dernier se situera sur un site de la marque accueillant déjà le siège, un premier bâtiment de production et un showroom intérieur comprenant plusieurs piscines en fonctionnement.

Ce nouveau bâtiment sera aménagé de deux ponts, de machines-outils CNC automatiques et d’un système de stockage à rayonnages totalement automatisé (premier de ce type en République tchèque). Ces équipements modernes participeront à l’augmentation de la part d’automatisation de production de la marque.

Avec cette nouvelle surface de 2 550m2, Niveko souhaite répondre à la demande grandissante du marché des piscines privées, galvanisée par la situation mondiale actuelle. L’entreprise prévoit ainsi, dans un premier temps, d’augmenter ses capacités de production de 50 à 70 %, et ambitionne de réduire sensiblement les délais de livraison.

www.niveko-pools.com

ESPA “Le durable et réparable a toujours été dans l’essence du groupe”

Spécialiste reconnu de la pompe, Espa est, tout à la fois, une marque discrète et omniprésente qui se développe et innove année après année. Mais qui sait réellement ce qu’elle est et ce qu’elle fait ? Entretien avec Laurent Montserrat, Directeur Opérationnel d’Espa France.

Propos recueillis par Sébastien Carensac

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’histoire d’Espa ?

C’est en 1962 qu’un groupe d’entrepreneurs espagnols, fonde la société Talleres Espa, à Banyoles dans le nord-est de l’Espagne, rebaptisée 5 ans plus tard Bombas Electricas SA. Le groupe familial, spécialiste des moteurs à usage domestique, fabrique alors des pompes à eau froide. L’entreprise se fait connaître en créant le moteur avec turbine à membrane, appelé aussi moteur à impulsion, qui permet de pomper l’eau d’un puits et la faire remonter en utilisant peu d’énergie. Une qualité très demandée dans les pays d’Afrique du Nord et Centrale souvent dépourvus d’électricité et alimentés par des groupes électrogènes de peu de puissance. Cette pompe se révèle « increvable » et fiable. Nous étions déjà dans le durable et réparable. Cela a toujours été l’essence du groupe. Avec ce moteur, l’entreprise créé et développe de nouveaux modèles de pompes immergées, de surface, d’arrosage, d’irrigation. Le développement du groupe s’est fait au fil des années. De 1962 à 1975, elle rachète ses différents sous-traitants et intègre la totalité de la capacité industrielle et la maîtrise de la fabrication d’une pompe : fonderie aluminium et fonte, injection plastique, emboutissage de l’inox, usinage des pièces, bobinage, fabrication des moteurs, assemblage des pompes et logistique. Nous allons de la matière première au produit fini. Il n’y a que quelques composants que nous ne fabriquons pas comme les garnitures mécaniques, les roulements et les condensateurs qui sont fabriqués par de grosses multinationales. Peu d’entreprises dans le monde, et seulement 5 en Europe ont cette capacité industrielle.

Dans la piscine, nous sommes les seuls à intégrer la totalité de la fabrication.
Dans notre usine de Châteauroux en France, nous avons une chaine de fabrication automatisée où nous fabriquons surtout de la pompe de relevage et de la pompe de surface. A Banyoles, village d’origine d’Espa, nous produisons essentiellement des pompes de piscine.
Le groupe s’est aussi beaucoup développé comme sous-traitant pour d’autres marques et c’est en travaillant en sous-traitance pour un fabricant américain de pompes que nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un marché sur la piscine. Nous avons donc développé notre pompe, la Flipper.
Lorsque le groupe a souhaité développer la marque Espa en France, Georges Montserrat, fort de sa formation technique dans les métiers de l’eau et de sa fibre commerciale, est apparu aux yeux de l’entreprise espagnole comme une évidence.
En 1995 est créée Espa France, avec un actionnariat français et espagnol. 
Espa réalisait alors moins d’1 million d’euros sur le territoire français. C’est à ce moment-là que j’ai intégré le groupe. Espa France est alors chargée du marché français et de l’export sur l’Europe. L’Espagne continue de gérer la partie industrielle.

Il faut savoir que 30 % de la fabrication est en marque blanche pour des distributeurs ou des fabricants. Une part qui a baissée ces dernières années avec la disparition des gros fabricants européens de piscines hors-sol.
Le groupe est aujourd’hui présent dans 80 pays sur tous les continents. Nous avons une vingtaine de filiales dans le monde : France, Espagne, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Russie, Pologne, Chine (Hong Kong et Shangai), Mexique, Chili, Argentine… L’Europe reste notre marché privilégié avec trois marchés prioritaires pour la piscine qui sont la France, l’Espagne et l’Allemagne, des marchés porteurs qui nous permettent aussi d’avoir une vision globale du marché européen. Le marché français, quant à lui, est un marché de référence, porteur et en avance sur les autres.

Comment a évolué le groupe Espa ?

Plus que jamais, nous intégrons la totalité de la fabrication. Ces dernières années, nos sites ont été renforcés et automatisés, les chaines de production ont été rationnalisées pour que nous soyons plus performants en termes de coûts. Cela nous a permis, pendant la période délicate du COVID, d’avoir la capacité d’assumer les volumes demandés et d’être réactifs sur la fabrication.
Le groupe Espa est fabricant de pompes à eau ce qui nous donne l’expertise et la compétence de fabrication notamment sur les moteurs et l’hydraulique.
En 2016, sur les 600 000 pompes fabriquées, 200 000 étaient destinées à la piscine (pompes pour piscines enterrées, hors-sol, de massage, de nage à contre-courant). Nous en sommes à 300 000.
Ces 5 dernières années, le marché mondial de la piscine a explosé. L’arrosage domestique est un marché mature et on tend vers des maisons avec de plus petits terrains, plus bétonnés et avec moins de points de fraicheur. On a donc besoin de points d’eau, qu’ils soient aériens ou enterrés. Il est donc logique que la fabrication de pompes de piscine se soit développée. Quant aux pompes de spa, nos chiffres explosent cette année.
Nous nous sommes introduits sur le marché américain depuis 
2 ans seulement pour des questions de normes. Une demande de plus en plus importante en produits moins consommateurs d’énergie nous amène à vouloir nous développer sur le continent d’Amérique du Nord. Nous sommes également présents depuis 30 ans en Amérique du sud avec des filiales au Chili, en Argentine et au Mexique qui rayonnent sur plusieurs pays. Mais nous restons fondamentalement européens, avec une vocation à privilégier cette zone. L’Europe représente 60% de notre CA global.

Les produits Espa ?

Depuis presque 60 ans, Espa est dans le développement du produit, de sa qualité et de sa longévité. Nos produits sont entièrement démontables, réparables et nous stockons toutes nos pièces détachées.
Nous avons entrepris une démarche globale il y a 15 ans avec l’adaptation de nos modes de fabrication et de nos sites de production aux normes environnementales ISO, une démarche essentielle aujourd’hui. Nous avons été les premiers dans les moteurs domestiques à proposer des moteurs efficients dont la puissance correspond à une norme européenne, des moteurs conçus avec une démarche d’eco-design, moins énergivores avec les mêmes performances hydrauliques.
Nous poursuivons nos développements sur la pompe à vitesse variable Silen Plus avec de nouveaux softwares et une application simplifiée. C’est une pompe qui se pilote seule, sans intervention humaine. Grâce au Control System qui s’installe sur la vanne, le module contrôle la vanne et la vitesse de la pompe en fonction du degré d’encrassement du filtre. Lorsque nous avons commencé à la commercialiser, son argument premier était l’économie d’énergie (jusqu’à 84%). Aujourd’hui, sa facilité d’utilisation et son silence sont devenus des arguments tout aussi importants. Sa durée de vie est deux fois plus longue qu’une pompe classique.
Autre produit phare, présenté il y a deux ans, la Silen Solar, une pompe hybride à vitesse modulable. Modulable parce qu’elle est capable de moduler sa vitesse et son intensité en fonction de l’énergie captée et hybride parce qu’elle est alimentée par une énergie renouvelable, l’énergie solaire, et peut basculer automatiquement sur le réseau électrique en cas de besoin grâce à son coffret de gestion Helios.

L’innovation est-elle encore possible sur la pompe ?

Aujourd’hui, les pompes consomment moins et sont plus silen-cieuses. Nous sommes montés en gamme sur les condensateurs, roulements et garnitures mécaniques pour augmenter leur durabilité. Nos gammes sont d’ailleurs garanties 5 ans. Nous faisons un gros travail de test sur les composants, de nouveaux matériaux… Nous testons actuellement une nouvelle garniture, mais il faudra 1 an de tests avant qu’elle ne soit mise sur le marché. Nous utilisons aussi de nouveaux bobinages avec un nouveau type de fil de cuivre enrobé qui offre une meilleure conductivité. Notre laboratoire d’essai en Espagne est auto-certifié TUV/SGS. Nous fabriquons un produit et pouvons ainsi le lancer sans passer par un laboratoire d’essai extérieur. Pourquoi ? Parce que nous concevons, nous fabriquons et certifions nos produits au travers de notre propre laboratoire d’essais, lui-même audité tous les 5 ans.
Nous travaillons conjointement avec nos partenaires pour faire évoluer nos produits et trouver des solutions.


Quels services proposez-vous aux professionnels ?

En 2005, nous avons créé Cenpisa, une filiale chargée des services de l’ensemble des sociétés du groupe en France. Elle gère nos stocks de pièces détachées (8 ans de stock) et assure le service client. Ce service a été très sollicité pendant la crise de la Covid-19. Nous avons eu de très bons retours sur ce service dans sa capacité à solutionner les problématiques clients.
Il y a 10 ans, nous avons aussi lancé la délégation de SAV qui donne de l’autonomie au client. Il analyse la panne et répare la pompe. Elle lui permet de résoudre rapidement le problème de son client et de gagner en crédibilité. Il capitalise ainsi sur son image, augmente la fidélité de ses clients et ses ventes.
Ce process nous offre une meilleure traçabilité des pannes et nous incite à faire évoluer et adapter nos produits aux nouveaux standards d’utilisation et d’installation.
Aujourd’hui, 25% de nos clients sont en délégation de service client.

Quelle est la stratégie d’Espa pour l’avenir ?

Nous sommes leaders sur notre marché. Cependant, nous souffrons d’un déficit d’image. Nous n’avons jamais fait de promotion particulière de la marque en pensant que l’image viendrait avec le volume et le maillage du marché.

Nous travaillons avec les intégrateurs, les réseaux de constructeurs et de magasins, les distributeurs. Nous assurons la promotion de la marque à travers eux.
Notre approche consommateur est dans le durable et le réparable, avec un produit économe et facile. La crédibilité de notre marque passe par une bonne information et bonne formation des consommateurs. Elle s’appuie donc sur la formation de nos distributeurs et clients.
Nous nous mobilisons également pour la formation des jeunes et misons sur l’avenir. La formation de futurs techniciens et commerciaux occupe une place importante dans notre philosophie d’entreprise. Ce sont eux les acteurs de demain sur le marché. Nous parrainons et donnons des formations dans différentes écoles spécialisées (lycées professionnels, centres de formation…).
C’est essentiel. La pompe est un produit qu’il ne faut pas négliger car il est la base de la qualité de l’eau. Elle est une composante essentielle de la piscine, son moteur, son cœur.

Quelles sont les perspectives d’évolution du marché ?

Il y a un recentrage sur l’habitat indoor et outdoor. Le marché de la cuisine en profite et celui de la piscine aussi. Les jardins sont plus petits, les piscines mieux équipées et deviennent des pièces de vie à part entière de la maison.
Quant aux marchés de la rénovation et de la réhabilitation, ils continuent de croître. Ce sont des marchés que nous devons soutenir.

Dates clés

1978 : 1re implantation en France
1985 : 1re pompe piscine au sein du groupe
1992 : création du groupe Espa regroupant toute la chaine industrielle de production
1995 : création de la filiale Espa France
1998 : obtention de la norme ISO 9001 et initiation à l’éco-responsabilité environnementale
2002 : rachat de la marque Pompes Guinard et de ses sites de production qui deviennent Espa Production France
2002 : création de Pompes Guinard Bâtiment et Pompes Guinard Loisirs
2007 : 1res versions de pompes à variation de vitesse pour la pressurisation domestique
2012 : programme E3 (Espa Efficient Engineering), approche industrielle plus éco-responsable pour des produits plus durables et moins énergivores
2013 : programme EVOPOOL® qui englobe toutes les améliorations et innovations introduites par ESPA dans ses produits et applications pour piscines
2015 : la Silen Plus intègre le variateur de fréquence afin d’économiser de l’énergie et de sensibiliser le consommateur à une forme d’utilisation écologique alliée à l’automatisation de l’utilisation

www.espa.fr

Niveko présente sa future usine de production

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Fondée en 1991, Niveko est, aujourd’hui, distribuée dans 18 pays sur un principe de BtoB avec ses partenaires commerciaux locaux, des collaborations clés dans le développement de la marque. Après avoir intégré le groupe belge Pollet Pool Group en 2018, le fabricant de piscines poursuit sa démarche d’expansion de son activité sur les marchés internationaux.

Le fabricant de piscines inaugurera, le 1er janvier prochain, un nouveau bâtiment de production. Implanté à proximité de la ville d’Uherský Brod en République Tchèque, ce dernier se situera sur un site de la marque accueillant déjà le siège, un premier bâtiment de production et un showroom intérieur comprenant plusieurs piscines en fonctionnement.

Ce nouveau bâtiment sera aménagé de deux ponts, de machines-outils CNC automatiques et d’un système de stockage à rayonnages totalement automatisé (premier de ce type en République tchèque). Ces équipements modernes participeront à l’augmentation de la part d’automatisation de production de la marque.

Avec cette nouvelle surface de 2 550m2, Niveko souhaite répondre à la demande grandissante du marché des piscines privées, galvanisée par la situation mondiale actuelle. L’entreprise prévoit ainsi, dans un premier temps, d’augmenter ses capacités de production de 50 à 70 %, et ambitionne de réduire sensiblement les délais de livraison.

www.niveko-pools.com

La FPP lance une bourse de l’emploi

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Pour faire face aux difficultés à recruter du personnel qualifié exprimées par les acteurs de la profession, la Fédération des Professionnels de la Piscine a décidé de se mobiliser en créant une bourse de l’emploi. 

Depuis le 1er décembre, cette rubrique est disponible sur la page d’accueil du site internet de la FPP pour permettre au public d’accéder à des offres d’emploi aussi bien en recrutement direct, qu’en apprentissage.

Les annonces de recrutement doivent comporter les coordonnées du recruteur pour permettre la prise de contact avec les futurs candidats. Chaque offre restera en ligne pendant 2 mois avant d’être retirée mais il est possible de la renouveler. 

Vous souhaitez recruter un salarié et/ou un apprenti, envoyez le texte de votre annonce à ggerard@propiscines.fr

www.propiscines.fr

Polytropic : « nous travaillons sur les produits, les outils et notre façon de travailler »

Interview avec Jean-Christophe Fillot.

Texte : Sébastien Carensac

Pourquoi vous être engagé dans une démarche de réduction de votre empreinte écologique ?

Les principes de développement durable, avec des produits économiquement viables et plus respectueux de l’environnement nous rendent aussi responsables vis-à-vis de l’avenir de la planète et de nos enfants. Nous travaillons sur les produits, les outils de travail et notre façon de travailler avec des plans à court et long termes. Nos équipes jouent le jeu. Ce sont des dossiers bien intégrés avec des contraintes bien acceptées.

Quelles pratiques avez-vous déjà changées ?

Il y a deux ans, nous avons commencé à changer notre façon de travailler avec la digitalisation de l’entreprise et la réduction de nos impressions. Nous essayons de prendre conscience et de faire prendre conscience à tous nos collaborateurs que tout a un impact sur la chaine logistique. Nous travaillons donc sur les consommables et la gestion des déchets. Dans les cahiers des charges de nos supports marketing, de nos emballages, nous demandons du bois FSC, le type d’encre utilisé, etc. Cela rentre dans les mœurs. Il y a beaucoup moins de résistance en interne que je ne pensais. Tout le monde y trouve son compte et chacun a une conscience écologique et en comprend les enjeux.
Nous avons également réalisé beaucoup de travaux sur les bâtiments pour faire des bureaux des lieux de vie plus agréables. Nous incitons nos collaborateurs à venir à vélo et avons donc installé des douches. Pour nous, le bien-être en entreprise est important.

Quel impact cela a-t-il sur votre activité et sur vos produits ?

Nous améliorons les performances énergétiques de nos produits. Nous vérifions beaucoup plus sur nos bancs de test afin que ce qui est annoncé en termes de performances et de durée de vie corresponde à la réalité. Cela nous amène à améliorer nos produits chaque année. Sur la PAC, nous travaillons sur les matériaux des carrosseries afin de proposer des matériaux issus du recyclage. Nous sommes engagés dans l’écoconception. Quand nous concevons un produit, nous nous efforçons d’utiliser les mêmes composants ou des composants compatibles sur toute une gamme pour faciliter leur dépannage et leur interchangeabilité. Pas d’obsolescence programmée chez nous. Nous recevons encore aujourd’hui des demandes sur des produits fabriqués en 2005. Nous trouvons des solutions pour les réparer et augmenter leur durée de vie ou, s’il n’y a pas d’autre solution, nous orientons le client vers une Inverter sur laquelle il pourra faire des économies. Sur l’Inverter, il y a moins de composants électriques ou électromécaniques, donc moins de composants à risque comme les contacteurs, mais plus d’électronique et de programmation. Comme nous sommes soumis à la D3E, nous essayons de recycler et de réutiliser tout ce qui n’est pas réparable. Et comme nous sommes frigoristes, nous avons toutes les certifications nécessaires pour récupérer les gaz et les huiles.
Nous nous posons des questions sur nos emballages : a-t-on besoin des sachets plastiques autour de nos produits ? Obligatoires ou pas, est-ce qu’ils servent ou pas ? Pareil pour les mousses de protection. Nous remplaçons les mousses en polyuréthane ou polystyrène par du carton et modifions les tailles des étiquettes et des imprimés.
Le plus gros impact concerne les gaz réfrigérants. Nous avons été l’un des premiers fabricants à basculer sur le R32 pour nos PAC Inverter et on-off, soit sur quasiment tous nos modèles. Nous travaillons maintenant sur le R290, un gaz neutre qui ne sera pas soumis aux normes, mais qui ne nécessite pas d’avoir une vérification annuelle. Une orientation que nous avons choisie, car pour nous le CO2 n’est probablement pas un gaz intéressant pour les PAC piscine à cause des grandes masses d’eau à chauffer. Cette évolution a un effet sur la conception globale du produit, car ce sont des gaz plus difficiles à utiliser.

Quelles autres pratiques souhaitez-vous faire évoluer ?

Seuls nos déshumidificateurs et nos grosses PAC sont fabriqués en Italie. Notre bureau à Bangkok s’occupe du sourcing des composants pour que nous soyons capables de fabriquer nos PAC n’importe où dans le monde. Cela nous rend autonome vis-à-vis de nos assembleurs. Nos contrôleurs qualité ont aussi la charge de vérifier nos produits sur la chaine de fabrication, ainsi qu’à leur sortie, afin de garantir que les procédés mis en œuvre, les composants utilisés, correspondent bien à notre cahier des charges. Grâce à ces contrôles, nous sommes sûrs de pouvoir bénéficier du marquage CE. Avec ce suivi de nos partenaires nous sommes également informés des conditions de travail des ouvriers employés afin de nous assurer qu’il n’y ait pas d’abus.

Quelles approches devraient changer selon vous ?

Le travail sur les PAC Inverter nous permet de développer l’intelligence des produits et de faire évoluer le matériel selon le besoin des utilisateurs. En contrôlant en mode on-off tous les équipements, en connectant de façon plus intelligente les PAC et le traitement d’eau, et en exploitant les données fournies, nous donnons du sens à une utilisation plus raisonnée de la piscine. Nous pouvons ainsi mieux conseiller les clients, leur montrer l’impact économique et environnemental de leur piscine et leur expliquer les économies d’énergie, de produits réalisés. Et justifier l’investissement sur des Inverter très performantes. Le consommateur est prêt à entendre ces choses-là même si le produit est plus cher. Mais cela va prendre encore du temps. Avec Polyconnect pro (version light) et sa version pro (2021), l’objectif est l’optimisation de la maintenance d’une piscine afin d’éviter au consommateur de commettre toutes les erreurs de base. Pour lui, c’est une tranquillité d’esprit, et pour le produit, un meilleur fonctionnement, moins de consommations d’énergie et une meilleure durabilité. Cela compte particulièrement sur les PAC Inverter qui permettent de faire des économies à terme et qui doivent donc fonctionner de façon optimum. Nous pourrons aussi faire de la maintenance préventive sur nos pompes à chaleur. Mais pour optimiser tout ça, la clé est l’interaction entre tous les acteurs, l’intercompatibilité entre pompe de filtration et chauffage. Quand on installe un système on-off avec des appareils à vitesse variable, il faut tout faire évoluer.

Comment réduire l’empreinte écologique des piscines d’après-vous ?

Il nous faut aller plus loin dans la normalisation pour minimiser l’impact écologique des piscines. Si nous voulons parler d’empreinte environnementale et d’économie, il faut que les performances des produits soient certifiées par des organismes extérieurs. Et donner un COP moyen saisonnier pour que l’efficacité, tant en termes d’économie que d’impact sur l’environnement, soit optimale à tous les points de fonctionnement de chaque appareil. Cela créera de la confiance et nous engagera auprès du consommateur sur les économies réalisées.

www.polytropic.fr/

Bayrol : « il faut essayer de faire mieux avec moins »

Interview avec Daniel Ricard et Anne-Catherine Philippe.

Texte : Sébastien Carensac

Pourquoi vous être engagé dans une démarche de réduction de votre empreinte écologique ?

Pour l’instant, le marché bénéficie du changement climatique avec l’augmentation des températures et les canicules que nous rencontrons depuis 3 ou 4 ans. Les consommateurs investissent plus dans les piscines et ont donc davantage besoin de les entretenir.
À moyen terme, il faut s’attendre à des restrictions d’eau, notamment en France, qui peuvent venir limiter son renouvellement dans les bassins. La consommation d’eau est un vrai sujet que nous percevons dans les préoccupations des consommateurs. Cela va de pair avec la consommation électrique mais plus pour des raisons économiques qu’écologiques. En Allemagne, par exemple, la grosse tendance est de chauffer sa piscine avec des panneaux solaires.
Tous les acteurs du marché se mettent en marche par sensibilité écologique. Nous voulons tous bouger en faisant attention à nos achats aussi bien en tant qu’industriels que consommateurs pour réduire notre impact sur l’environnement. Ce n’est pas une crainte mais cela vient impacter nos décisions stratégiques.

Quelles pratiques avez-vous déjà changées ?

Nous avons été l’un des premiers à parler de l’équilibre de l’eau, de la désinfection, de la floculation et des algues. Nous ne sommes pas pour la surconsommation de produits. Nous parlons aussi de prévention des problèmes pour éviter l’usage massif des produits chocs. Il faut essayer de faire mieux avec moins, d’apporter le bon produit au bon moment. C’est dans notre ADN.
Le traitement raisonné passe aussi par la régulation automatique de la piscine. C’est le moyen le plus écologique pour traiter une piscine aujourd’hui, avec des appareils ayant une « intelligence » du traitement automatique, capables d’analyser et de fournir le juste dosage de bon produit au bon moment. Nous développons aujourd’hui des appareils de traitement automatique plus adaptés aux besoins de la moyenne des piscines privées en termes de simplicité d’utilisation et d’installation.
Nous sommes très attentifs à la qualité des matières premières que nous utilisons et réévaluons en permanence la concentration et l’efficacité de nos formules pour que le traitement soit le plus efficace possible avec la juste dose.
Nous faisons enfin très attention à nos consommations de matières plastiques, surtout pour la piscine privée, en essayant de trouver le bon équilibre entre la quantité de plastique d’emballage nécessaire et la sécurité du stockage et de la manipulation du produit. Cela demande des tests et donc des démarches longues. Nous faisons aussi des tests sur de nouveaux matériaux pour remplacer partiellement le plastique.
Sur nos sites de production nous avons changé tous nos outils et travaillons beaucoup sur la qualité de l’air et sur la filtration pour rejeter le moins de particules possibles. La sécurité dans les usines comme dans les bureaux est aussi un de nos axes de travail. Nous avons même un guide à destination des commerciaux pour réduire la consommation de leurs voitures.

Quelles autres pratiques souhaitez-vous faire évoluer ?

L’obsolescence programmée a été bannie de chez Bayrol depuis très longtemps. Pour nous, moins les appareils tombent en panne et plus nous sommes contents. Nous avons des régulations automatiques qui fonctionnent toujours après 20 ans et sont là pour durer. Nous travaillons aussi sur la durée de vie et la réparabilité de nos produits, des critères qui entrent dans la conception de nos produits.
Quelquefois, nos efforts peuvent être contrecarrés par la législation comme celle sur les concentrations de produits par exemple : avec des produits plus dilués, il va falloir 3 fois plus de produits donc d’emballages, de transport… Nous ne proposons pas non plus de promotions sur les produits : nous ne voulons pas de surconsommation mais une bonne utilisation.

Quelles approches devraient changer selon vous ?

La clé, c’est l’automatisme. En basculant du manuel à l’automatique, on réduira le surdosage : “J’ai un appareil qui gère ma piscine et qui utilise la juste quantité au bon moment.”
L’automatisme ce n’est pas simplement de l’information mais surtout la gestion automatique de l’eau d’une piscine avec un appareil qui teste l’eau en permanence, et qui, en fonction de l’information qu’il reçoit, lui aussi en permanence, injecte la dose nécessaire du bon produit, au bon moment et en bonne quantité. On parle alors de traitement raisonné de la piscine avec des appareils ayant une intelligence du traitement automatique.
Les gros progrès d’aujourd’hui portent sur les sondes. Une sonde sensible aux courants parasites est problématique dans une piscine. L’autre élément important est l’analyse des données relevées par ces sondes. C’est ce qui fait la différence entre les appareils.

Comment réduire l’empreinte écologique des piscines d’après-vous ?

Automatic Salt – Bayrol

Cela passe clairement par les automatismes et la notion de prévention afin d’éviter d’utiliser des produits chocs. Il faut faire preuve de pédagogie auprès des consommateurs afin qu’ils constatent avant d’agir. Un consommateur bien formé aura une piscine bien équilibrée s’il a les bons gestes. Et c’est grâce aux pisciniers que nous pourrons former les consommateurs à l’analyse de l’eau et installer des routines chez leur client. On a des soucis sur sa piscine quand on ne s’en est pas préoccupé auparavant. Ce n’est donc pas un problème de produit mais de formation à l’usage du robot, au nettoyage régulier de la ligne d’eau et du média filtrant… et à tout ce qui peut être fait pour ne pas trop polluer l’eau comme de ne pas laisser son chien aller dans la piscine.
Les pisciniers ont les moyens de le faire, après c’est une question de volonté, de priorisation et de formation des employés. Le piscinier qui a des employés bien formés a des clients qu’il sait garder. Ceux qui se projettent dans l’avenir en ont pris conscience et ont une forte demande de d’informations techniques de la part de leurs clients.
Chez Bayrol et depuis plus de 10 ans, nous avons fait le choix de ne pas réduire le nombre de nos commerciaux. Pour nous, ce sont des vecteurs de formation en plus d’avoir un rôle commercial en début d’année : ils parlent de technique, de business, de développement intelligent… Ils sont un relai d’information essentiel.
Nous travaillons également à une meilleure visibilité de nos messages par les clients, pour qu’ils soient vus et revus sous un angle et sous un autre dans toute l’Europe.  Nous essayons pour cela de trouver les outils (tutoriels, newsletters, infographies…) qui vont nous permettre de faire comprendre ce problème à nos clients consommateurs et professionnels.

www.bayrol.fr

La piscine éco-responsable ou comment se prépare l’avenir de la piscine

L’avenir de la piscine se prépare aujourd’hui. Le sujet est sur la table depuis de nombreuses années, mais les politiques publiques, la réglementation et la normalisation nous obligent à accélérer nos réflexions et à mettre en œuvre des solutions qui pérenniserons l’activité de notre secteur. La FPP travaille sur le sujet et a publié plusieurs documents à destination des consommateurs comme des entreprises.

Texte : Sébastien Carensac

L’éco-responsabilité des piscines

L’éco-responsabilité est la responsabilité d’une entreprise vis-à-vis de l’environnement et des êtres vivants. Dans le dossier « Piscine et Climat : ce qu’il faut changer » (L’Activité Piscine n°121 et n°122), nous avions présenté, dans une première partie, les enjeux et impacts potentiels du changement climatique sur le secteur de la piscine et de ses acteurs et, dans une seconde partie, ce qu’il fallait changer pour réduire l’empreinte environnementale des piscines.

Réduire l’impact environnemental des piscines

Extraction des matières premières, transformation, fabrication, transport, maintenance, réparation, recyclage… tout au long de son cycle de vie, la piscine consomme et émet. Mettre la piscine sur la voie de l’éco-responsabilité implique de :
1. Réduire l’empreinte environnementale des piscines : réduction de leurs consommations : en eau, énergie et produits, limitation de leurs émissions (rejets d’eaux usées traitées, résidus chimiques, émissions de CO2 et de gaz à effet de serre, déchets) et augmenter la durabilité de leurs équipements.

Attention au greenwashing !

Le greenwashing ou écoblanchiment est une pratique de marketing ou de communication qui consiste à utiliser des arguments fallacieux pour faire état de bonnes pratiques écologiques et vendre des produits qui ne seraient pas non plus si… écologiques.

Il est donc indispensable, afin de conserver la confiance des clients envers la piscine, de ne communiquer que sur des éléments vérifiables, démontrables et pouvant être fournis au client en toute transparence : chiffres, certificats et labels, documents techniques…

Attention de ne pas en faire trop non plus. Il vaut mieux communiquer régulièrement sur vos engagements en faveur d’une piscine plus éco-responsable.

2. Bien équiper les piscines en privilégiant les bons équipements pour protéger l’eau des bassins, trouver le bon équilibre de l’eau, améliorer le fonctionnement des piscines, réduire leurs contraintes et limiter les oublis. Cela implique également de bien choisir ses fournisseurs : produits éco-conçus, fournisseurs engagés et locaux.
3. Changer les gestes et les réflexes au quotidien : intégrer le recyclage dans votre organisation, optimiser la logistique, vos déplacements et approvisionnements et favoriser la réparation ou le remplacement responsable.
4. Sensibiliser, conseiller et former vos clients : information, conseil, expertise et formation au traitement raisonné des piscines.
5. Automatisation et expérience piscine : pour « raisonner » le traitement et apporter du confort aux consommateurs.
Mais aussi réduire leur empreinte au sol (urbanisme), équiper la piscine comme un système de sécurité contre les incendies (sécurité)…

L’éco-responsabilité nous concerne tous

Fournisseurs, fabricants, distributeurs, pisciniers et consommateurs sont tous concernés. Les bons produits, bien conçus, sourcés, fabriqués, stockés, transportés, installés, paramétrés, utilisés, entretenus, réparés, remplacés et recyclés vont permettre de réduire l’impact environnemental des piscines et valoriser leur image auprès des pouvoirs publics comme des consommateurs, qui décideront de son futur.

Des acteurs de la piscine qui s’engagent

Beaucoup de fabricants travaillent sur le sujet. Eco-design, éco-conception, éco-responsabilité, achats responsables, recyclage des déchets, efficience énergétique… sont autant de sujets sur lesquels travaillent les industriels du secteur de la piscine pour améliorer leurs produits, les rendre plus responsables et réduire l’impact environnemental des piscines.
Au travers d’une série d’articles que vous retrouverez dans chaque prochain numéro de L’Activité Piscine, nous vous proposerons de découvrir les stratégies et les actions menées par les acteurs du secteur de la piscine afin de réduire l’impact environnemental de leur entreprise, de leurs activités pour mettre les piscines sur la voie de l’éco-responsabilité.

Comment financer vos formations ?

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Las de se perdre dans la jungle des financements et des offres pléthoriques, un bon nombre de chefs d’entreprise renoncent à se former et à former leurs salariés. Pourtant, la formation reste un outil sûr pour parfaire ses compétences.

Texte : Françoise Sigot

Si les grandes entreprises ont désormais pour la plupart structuré leur organisation en matière de formation, dans les plus petites, on hésite toujours : mettre en place un véritable plan de formation ? Céder aux sirènes des “vendeurs de stages” ? Ou simplement renoncer, faute de temps et d’argent ? La réponse se trouve dans les constats. Sans toutefois afficher de chiffres précis, il est acquis qu’une entreprise qui permet à ses salariés de se former est moins exposée au turnover. De même elle améliore sa relation avec ses clients et aborde plus facilement les difficultés grâce à des compétences plus aiguisées qui acceptent mieux le changement. Autant de paramètres qui se vérifient également du côté du chef d’entreprise. Régulièrement formé, il négocie plus facilement les mutations. « Sans compter que les temps de formation sont des occasions d’échanger avec d’autres chefs d’entreprise, de partager des expériences et des bonnes pratiques. Tout ceci est primordial pour un chef d’entreprise qui a souvent l’impression d’être isolé », commente Cyril Amprino, secrétaire général de la CGPME Rhône-Alpes.

Partir des besoins

Même convaincus par l’apport de la formation, les chefs d’entreprises restent souvent dépourvus à l’heure d’organiser des formations. Pourtant, un seul élément est à prendre en compte : les besoins. En la matière, il convient de mettre en regard d’abord les besoins de l’entreprise, puis ceux des équipes. Avant de décider d’une formation, il faut donc s’interroger sur l’intérêt qu’a l’entreprise et le ou les salariés à suivre une formation. Refuser une formation qui n’entre pas directement dans les besoins de l’entreprise ne fait pas du chef d’entreprise un tyran, c’est au contraire une occasion d’engager la réflexion avec le salarié pour confronter ses attentes avec celles de son employeur. Le moment idéal pour cela reste l’entretien annuel. Là aussi, beaucoup de petites structures hésitent encore à mettre en place cet entretien qui est pourtant bien moins chronophage qu’on ne le pense et permet de faire un point complet et précis sur les attentes des collaborateurs dans le domaine de la formation comme dans bien d’autres.

S’appuyer sur les OPCO

Etape indispensable, l’analyse des besoins de formation doit être faite en interne. En effet, seul le chef d’entreprise et ses proches collaborateurs peuvent décider des actions prioritaires à mener. Par ailleurs, prendre le temps d’aller à la rencontre de ses équipes est un acte fort en termes de management qui doit aussi venir du dirigeant ou du supérieur hiérarchique des salariés. En revanche, pour structurer un plan de formation, choisir les actions les plus adaptées aux besoins de l’entreprise et organiser les départs en formation, il est tout à fait possible de se faire aider.
« Beaucoup de petites entreprises convaincues par la valeur ajoutée de la formation ont besoin d’être guidées sur le mode opératoire », reconnait Cyril Amprino. Les Chambres consulaires, les syndicats patronaux sont alors de bons conseils, mais les relais les plus opérationnels restent les OPCO (Opérateurs de Compétences). Les OPCO ne collectent plus les contributions financières des entreprises comme les OPCA qu’ils remplacent mais financent les actions incluses dans les plans de développement des compétences. La formation est un univers où les règles et les dispositifs varient très souvent, il est indispensable pour les petites structures de se faire aider pour construire de véritables parcours de formation pour les salariés comme pour les dirigeants.

Les contributions formation des entreprises

Depuis 2019, la contribution à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage sont rassemblées dans la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance :
• Moins de 10 salariés : 0,55 % de la masse salariale versée l’année N-1
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10 et plus de 10 salariés : 1 % de la masse salariale versée l’année N-1 (Ce pourcentage est porté à 0,8 % dans le cas où l’employeur finance le compte personnel de formation à hauteur de 0,2 % du montant des rémunérations (à condition de conclure un accord collectif d’une durée de 3 ans).
• Entreprises artisanales : les artisans participent au financement de leur propre formation, ainsi que celle éventuellement de leur conjoint collaborateur ou associé et d’auxiliaires familiaux non-salariés. Pour cela, ils s’acquittent d’une cotisation de 0,29 % du plafond annuel de la sécurité sociale (ou 0,17 % en Alsace-Moselle).

Le Compte Personnel de Formation

Le compte personnel de formation (CPF) est l’une des composantes du compte personnel d’activité (CPA). Le CPA est accessible dès l’âge de 16 ans. Il permet à chaque collaborateur de consulter et d’utiliser ses droits acquis. Il est composé de deux autres comptes : le compte professionnel de prévention (C2P) et le compte d’engagement citoyen (CEC).
Le CPF a remplacé le Droit Individuel à la Formation (DIF). Les salariés ne perdent pas les heures acquises au titre du DIF avant le 1er janvier 2015. Ils doivent cependant intégrer les heures acquises au CPF avant le 31 décembre 2020 pour les conserver.

Le CPF, c’est quoi ?
Le compte personnel de formation est un compte recensant les droits acquis par tout salarié jusqu’à son départ en retraite lui permettant de suivre une formation qualifiante ou certifiante. Il est possible d’utiliser le CPF pour financer le permis B, par exemple. Les droits sont utilisables tout au long de sa vie active, y compris en période de chômage. En cas de changement d’employeur ou de perte d’emploi, le salarié ne perd pas ses droits acquis.
À noter que le CPF concerne également les travailleurs indépendants depuis le 1er janvier 2018.

À quoi ont droit vos salariés ?
En début d’année, pour un travail à temps plein, ou à temps partiel, le compte personnel de formation est alimenté automatiquement à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €. L’alimentation du compte est calculée proportionnellement au temps de travail effectué.
Les heures sont créditées par l’intermédiaire de la déclaration annuelle des données sociales (DADS) au cours du 1er trimestre suivant l’année d’acquisition.
Le salarié peut utiliser son compte personnel de formation hors temps de travail ou pendant son temps de travail :
• Hors temps de travail : dans ce premier cas, il n’a pas d’autorisation à demander à l’employeur. Il peut utiliser librement son compte pour accéder à une formation inscrite sur les listes.
 Pendant le temps de travail : en revanche, si le salarié souhaite utiliser son compte pendant son temps de travail, l’autorisation de l’employeur est indispensable sur le calendrier et sur le choix de la formation. Elle doit être demandée au moins 60 jours avant le début de la formation si celle-ci dure moins de 6 mois. L’absence de réponse de l’employeur, dans un délai de 30 jours à compter de la demande, vaut acceptation.

Comment consulter ses droits à formation ?
Pour accéder à ces informations personnalisées (droits, formations admises), votre collaborateur doit se connecter au site Internet dédié au compte formation et ouvrir un compte en étant muni de son numéro de sécurité sociale.
www.moncompteformation.gouv.fr/

Attention

N’oubliez pas de convertir les heures acquises au titre du DIF en points CPF avant le 31 décembre 2020.

Qui finance le CPF ?
Le financement du compte personnel de formation est assuré par la contribution CPF versée uniquement par les entreprises de plus de 10 salariés, à hauteur de 2 % de la masse salariale. Les entreprises concernées par cette contribution ont le choix entre verser leur contribution ou conclure un accord d’entreprise pour gérer le dispositif du compte personnel de formation en interne.


Tableau de synthèse

 

Les centres de formation d’apprentis

Vous cherchez à recruter un futur technicien piscine qualifié ? Contactez l’un des centres de formation suivants :

CFA des métiers de la piscine de Bains-les-Bains
44 rue du Chesnois – 88240 Bains-Les-Bains
Tél. 03 29 66 67 80 / ce.0880001@ac-nancy-metz.fr

CFA Lycée Léon Chiris de Grasse
51 Chemin des Capucins – 06130 Grasse
Tél. 04 93 70 95 30 / ce.0060022s@ac-nice.fr

CFA IFIR Lyon
66 avenue Jean Mermoz – 69351 Lyon
Tél. 04 78 77 05 56 / info@ifir.fr
www.ifir.fr

CFA Lycée des Métiers du Bâtiment Jean Garnier
24, Rue Henri Barbusse – 40110 Morcenx
Tél. 05 58 04 79 30 / cfa.boisethabitat@ac-bordeaux.fr

UFA de Pierrelatte
Cité scolaire Gustave Jaume
Avenue Henri Becquerel, 26700 Pierrelatte
Tél. 04 75 04 17 69 / formation.piscine@orange.fr

MFU Rennes
12 Les Rabinardières, 35760 Saint-Grégoire
Tél. 02 23 25 01 66  / mfr.urbaine.st-gregoire@mfr.asso.fr
www.mfu-rennes-stgregoire.fr

ISMP – Institut Supérieur Métiers de la Piscine / BTP CFA Vendée
23 Rond-Point du Coteau – 85001 La Roche-sur-Yon
Tél. 02 51 62 70 70
www.ismp-vendee.com/

UFA Henri Rol-Tanguy
15 rue Max Dormoy – 13110 Port-de-Bouc
Tél. 04 42 40 56 70 / ce.0131770d@ac-aix-marseille.fr
www.cfa.ac-aix-marseille.fr/ufa-rol-tanguy.html

CFA Lycée de Rignac
21 Avenue de Villefranche – 12390 Rignac
Tél. 06 82 37 86 40 / ecole.metiers.piscine@gmail.com
bp-piscine-rignac.com/

BTP-CFA des Pyrénées Orientales
Tecnosud – 205 rue Félix Trombe – 66100 Perpignan
Tél. 04 68 55 38 88 / cfabtp.perpignan@ccca-btp.fr
btpcfa-occitanie.com/btp-cfa-pyrenees-orientales-perpignan/

AFPA Béziers
Centre de Béziers 34 rue de Costesèque – 34500 Béziers
Tél. 04 67 11 17 00
www.afpa.fr/formation-qualifiante/technicien-d-equipement-de-piscines

Les épreuves de certification TEMP de l’Afpa Béziers

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Après 2 semaines de formation à distance et un mois d’interruption de formation, 11 candidats ont pu passer leur Certification de Technicien d’Équipement et de Maintenance des Piscines. Les épreuves de ce titre professionnel se sont déroulées du 9 au 10 novembre 2020 au sein du centre de formation de l’AFPA Béziers.

Lors du premier jour d’épreuves, les stagiaires ont eu à réaliser une modification hydraulique et électrique d’une installation pour la pose d’un électrolyseur. Ils devaient également procéder à une analyse et à une correction d’une eau de piscine (une eau différente par candidat, tirée au sort) et proposer une évolution du système. Enfin, chacun a répondu à un questionnaire général de type QCM.

Les épreuves de la deuxième et dernière journée se sont déroulées en présence de 3 jurys composés de professionnels du métier de la piscine :
M. PEYRARD Thierry – Cristal in Piscines à Balaruc-les-Bains
M. LEVIEUX Bruno – Union Piscines à Narbonne
M. ABESSINE Bellal – Bill Piscine à Montpellier
M. GUIDA Patrice – BNIP à Narbonne
M. FERAL Maxime – SUDEO Piscines à Montpellier
M. DURAND Thierry – Th’eau Piscines à Villeveyrac

Au programme : une mise en service d’un bassin et de ses accessoires, une explication de son fonctionnement, un entretien technique sur le traitement de l’eau, une recherche de panne électrique et un entretien individuel final.

www.afpa.fr/centre/centre-de-beziers